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LANGROLAY-SUR-RANCE

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La commune de Langrolay-sur-Rance (pucenoire.gif (870 octets) Langorlae) fait partie du canton de Ploubalay. Langrolay-sur-Rance dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LANGROLAY-SUR-RANCE

Langrolay-sur-Rance vient du breton « lann » (ermitage) et de saint Gourlae (ou saint Gourlais).

Langrolay-sur-Rance est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleurtuit ou de Plouër. Langrolay-sur-Rance est, semble-t-il, née d’un ermitage du saint breton Gourlae

Dès la fin du XIème siècle, Langrolay-sur-Rance (Langorlai) est une paroisse. A cette époque, un certain Hingan fait une donation à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur : in parrochia de Langorlai, censum piscariae de aqua que vocatur Rentia et medietatem capellae sanctorum Mevenni et Judicaelis (dans la paroisse de Langrolay, le cens de la pêcherie de la Rance et la moitié de la chapelle des Saints Méen et Judicaël) (Mor., Pr. I, 495).

Ville de Langrolay-sur-Rance (Bretagne).

Un certain " Joscelinus de Langorlai " figure en 1165 parmi les témoins d'un acte " Plaid breton " concernant l'abbaye de Saint-Jacut (Ancien Evêchés, IV, 279). En 1227, un autre acte mentionne un certain " Garinus de Langorlay " lors d'une donation d'une maison, sise à Dinan, à l'abbaye de La Vieuville, par Gervaise, dame de Dinan : " Universis Christi fidelibus presentem paginam inspecturis Gervasia, domina de Dinanno. Noverit universitas vestra quia ego, in libera voluntate mea existens, dedi pro amore Dei et concessi deo et abbatie Savigni et monachis ibidem deo servientibus, in puram et perpetuam elemosinam omnino liberam et quietam, quidquid juris habebam in domo et platea Simonis Le Feutrier et uxoris ejus, etc., que sita sunt apud Dinannum ante ecclesiam Sancti Salvatoris juxta domum Garini de Langorlay. Datum anno Domini M° CC° XXVII° " (Archives de La Vieuville - Anciens Evêchés, VI, 170).

La famille Beaumanoir de Beauchêne, issue de la branche du Besso (en Evran) semble être les seigneurs fondateurs de la paroisse. La paroisse de Langrolay(-sur-Rance) appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Langrolay(-sur-Rance) relevait du roi et dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative (suivant Ogée). Durant la Révolution, la paroisse de Langrolay dépendait du doyenné de Ploubalay. Langrolay-sur-Rance élit sa première municipalité au début de 1790.

Par l'arrêté préfectoral du 2 mars 1973, Langrolay-sur-Rance est associé à Plouër-sur-Rance pour former Plouër-Langrolay-sur-Rance, à compter du 15 mars suivant ; puis Plouër-sur-Rance et Langrolay-sur-Rance ont été séparées et érigées de nouveau en deux communes distinctes par l'arrêté préfectoral du 30 décembre 1983 à compter du 1er janvier 1984.

On rencontre les appellations suivantes : Par. de Langorlai (à la fin du XIème siècle), Langorlai (en 1165), Langorlay (en 1227), Langrollay (au XVème siècle, en 1513). Le nom de la commune devient Langrolay-sur-Rance par le décret du 25 novembre 1970.

Ville de Langrolay-sur-Rance (Bretagne).

Note 1 : « La paroisse de Langrolay est située à cinq quarts de lieue de Pleurtuit et à une lieue de Plouër. Elle est composée de 11 villages, sans y comprendre le bourg, et de 11 métairies. La majeure partie de sa population se trouve du côté de Pleurtuit », écrit-on en 1790. Le territoire de Langrolay, au dire d'Ogée, « est en général assez bien cultivé ». — On y voit une croix dite « des Quatre Chênes » ou des « Quatre Recteurs », plantée au point d'intersection des quatre communes de Pleurtuit, Pleslin, Plouër et Langrolay.

Note 2 : Renseignements Statistiques et Economiques. Superficie : 528 hectares. Population. Pouillé La Bastie : 400 communiants ; Ogée 450. — en 1790 : 640 habitants, sur lesquels 159 hommes, dont 70 citoyens actifs, la journée de travail cotée 15 sols ; 220 femmes et filles, et 161 personnes au-dessous de 18 ans. — En 1795 : 544 habitants. — En 1803 : 554 h. — En 1838 : 806. — En 1851 : 794. — En 1862 : 800. — En 1880 : 849. — En 1913 : 671. — En 1922 : 610 habitants. — Ainsi, de 1880 à 1913, en pleine période de paix et de prospérité, Langrolay a perdu le chiffre considérable de 178 habitants. Impôts. — En 1798 : 106 contribuables, dont 50 payaient moins de 3 livres. — Capitation en 1770 : 385 l. ; En 1790 : 342 l. 16 s. — Vingtièmes en 1787 : 906 l. ; en 1790 : 918 l. — Fouages en 1767 : 211 l. 14 s. ; en 1790 : 304 l. 16 s. — Total des impôts en 1790 : 1.565 livres. 12 s. — En 1802-1803 : contributions foncières, 2.600 frs. ; mobilières, 250 frs.

Note 3 : la commune de Langrolay-sur-Rance est formée des villages : la Herviaie, la Bénatais, la Ville-Daniou, la Vallée-Coucou, la Ville-ès-Rats, la Bourgaudière, Couart, les Hallouardières, la Bréhaudais, la Hennelais, la Rifflais, la Rouaudais, etc...

Voir aussi   Ville de Langrolay-sur-Rance (Bretagne) " La paroisse de Langrolay-sur-Rance durant la Révolution "

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PATRIMOINE de LANGROLAY-SUR-RANCE

l'église Saint-Laurent (1706), édifiée à l'emplacement d'un édifice antérieur (XVI-XVIIème siècle). Saint-Laurent est un diacre martyr du IIIème siècle. L'église est fondée, semble-t-il, par la famille Gouin de Beauchêne, seigneurs de Langrolay. Elle est dite en 1750 « neuve, en bon état, un peu petite et pas encore payée ». Le bénitier date du XVIIème siècle. Le retable, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle, et il est orné des statues de saint Laurent (XVIIIème siècle) et saint Divy. Le seigneur de Beauchesne possédait jadis dans l'église les droits de seigneur fondateur. " En forme de croix latine avec clocher à la croisée du transept. Au bas de la nef, tribune à laquelle on accède par un escalier extérieur ; chapelle des fonts en appenti au milieu de la longère sud. Mobilier : Retable du XVIIIème siècle ; statues anciennes de la sainte Vierge, saint Pierre, saint Laurent, saint Divy et saint Fiacre ; beau crucifix ancien " (R. Couffon) ;

Eglise de Langrolay-sur-Rance (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Méen, aujourd'hui disparue et déclarée en ruines en 1939. Cette chapelle est déjà mentionnée à la fin du XIème siècle. La moitié en fut en effet donnée à cette époque à l'abbaye de Saint-Florent par Hingant fils de Gosbert. La paroisse est dite dans cette chartre Langorlay ;

les deux croix de la Ville-Daniou (XVI-XVIIème siècle) ;

la croix de l'église Saint-Laurent (1620) ;

la croix Boissière, au hameau de la Ville-Chevalier ;

le château de Beauchêne ou Beauchesne (1698-1701), édifié par Jacques Gouin de Beauchêne ou Beauschene (1652-1730) avec les bénéfices de ses expéditions dans les Mers du Sud (1698-1701). Ce domaine était la propriété de Guillaume de Beaumanoir en 1480 ;

Ville de Langrolay-sur-Rance (Bretagne) : château de Beauchêne.

un moulin à vent, près de la Rance, et le moulin à eau des Rochettes ;

Ville de Langrolay-sur-Rance (Bretagne) : moulin des Rochettes.

A signaler aussi :

le petit pont appelée la Voute, avec un portail daté de 1659 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Méen et Saint-Judicaël, aujourd'hui ruinée et située jadis au nord du bourg de Langrolay ;

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ANCIENNE NOBLESSE de LANGROLAY-SUR-RANCE

Les terres nobles de Langrolay-sur-Rance étaient : Beauchesne ou Beauchêne, avec haute justice, qui appartenait, en 1500, à Guillaume de Beaumanoir, et, en 1780, à Mlle Gravée, ainsi que la Rigourdaine, les Vaux, la Ville-Rats ou Ville-ès-Rats, la Chiennaye, la Bréhaudais, la Riffelais ou Rifflais, Saint-Buc, la Benatais, la Ville-Bonin, le Plessis, les Noceaux, les Clos, la Vallée. Thomas de la Vallée était à la montre de Guillaume Boistel, le 22 avril 1369. Jehan de la Vallée était à la montre de Mauni, le 1er juin 1371. Guyon de la Vallée était à la montre de Du Guesclin, le 1er octobre 1371.

Les nobles à Langrolay en 1513. « Nob. escuier Guil. de Beaumanoir possède le lieu de Beauchesne, où il demeure, et la métairie du Vieux-Verger. — Pierre du Bourdonière possède la Herviaie. — Jean de Beaumanoir et ses frères possèdent la Ville-Demou. — Nob. hom. Alain Avoude tient la Herveaye. — Anne de Porcon tient la Harouardière. — Yvonne Chastel tient la Rufflaye. — Bertheline Le Leonais, dame du Val, tient la métairie de la Chienaye » (D'après Des Salles).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 3 nobles de Langrolay-sur-Rance :

Olivier BALICZON (10 livres de revenu) : défaillant

Guillaume DE BEAUMANOIR de Beauchesne (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DE LA BOURDONIERE (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

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