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KERMOROC'H

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La commune de Kermoroc'h (pucenoire.gif (870 octets) Kervoroc'h) fait partie du canton de Bégard. Kermoroc'h dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de KERMOROC'H

Kermoroc'h vient probablement du breton "ker" (village) et "morech" ou "moroc'h", nom de famille. A signaler que Saint Turiec ou Morioc était fils de Léomanic, soeur de saint Patrice et de Restitule : il fut évêque d'Inis-Valaing et l'un des apôtres que la Bretagne envoya en Irlande. Kermoroc'h pourrait bien lui devoir son nom.

Kermoroc'h est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouec. Sous l'Ancien Régime, Kermoroc’h était une succursale de Squiffiec, et devient une paroisse indépendante qu'à partir du 29 juin 1841. Kermoroch est mentionné comme châtellenie ducale en 1405. 

La seigneurie du Périer ou Perrier (Alain du Perrier était maréchal de Bretagne en 1387 et tenait le parti des Penthièvre) avait vu son château ruiné en 1394. En effet en 1394, dans sa campagne militaire contre le duc Jean IV, Olivier de Clisson fit le siège du château du Perrier (aujourd'hui Poirier) et le fit démolir. Ce château ruiné est remplacé par une forteresse comprenant tours, doubles fossés, trois pont-levis et une double cour. Le seigneur du Poirier ou Perrier revendique le titre de fondateur des églises de Squiffiec, Trégonneau, Plouisy, Landebaëron et Kermoroc'h.

Le nom du village de Langoërat semble indiquer que durant le Moyen Age, s'est édifié en ce lieu un ermitage en mémoire de saint Guérat (Woedrat). 

Au moment de la Révolution Kermoroc'h dépendait du doyenné de Bégard. Le nom est devenu Kermoroch à partir de l’an XII (arrêté du 5 Thermidor, 24 juillet 1804). Par ordonnance du 29 juillet 1841, Kermoroc’h fut érigé en paroisse, détachée de celle de Landebaëron. Kermoroc’h avec apostrophe fut adoptée à partir de 1936 (décret du 25 décembre).

On rencontre les appellations suivantes : Karmorech (en 1405), Kermoroch (en 1581), Kermorch (en 1790).

Ville de Kermoroc'h (Bretagne) : étang et moulin du Poirier.

Note 1 : Alain du Poirier ou du Périer ou Perrier, a été élevé à la dignité de maréchal de Bretagne. En 1380, il figure aux états de Vannes. En 1393, il prête serment au duc Jean IV et à son épouse qui lui promettent leur protection. En 1394, il assiste à la prise de la Roche-Derrien. En 1420, il figure à Vannes dans une association de 144 seigneurs contre la maison de Penthièvre.

Note 2 : la commune de Kermoroc'h est formée des villages : Kersteven, Kereven, Cos-Castel, ar Vouern, le Vieux-Poirier, Goas-Organt, Kermolquin, Langouerat, la Ville-Neuve, Mengant, Traou-an-Dour, Ker-Léou-Bihan, etc..

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PATRIMOINE de KERMOROC'H

l'église Sainte-Brigitte (XIXème siècle), édifiée en 1857. Sainte Brigitte (santez Berhed, en breton) est une sainte irlandaise du VIème siècle. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de trois travées plus celle du clocher (semi encastré avec tribune), transept et choeur. L’édifice actuel porte la date de 1857, bien que presque totalement reconstruit en 1894. Les plans, dressés par M. Charles Kerleau et approuvés par le conseil municipal le 29 septembre 1855, furent critiqués par l’architecte départemental, puis modifiés par le conseil des bâtiments civils et approuvés le 29 février 1856. L’adjudication des travaux fut faite le 26 août 1856 à M. Yves Bouget et la démolition de l’ancienne église commença le 2 février 1857. Un an plus tard, le 2 février 1858, la première messe y fut célébrée. L’église fut solennellement bénite par Mgr. David le 17 décembre 1863 et consacrée le 6 juillet 1884. Presque entièrement détruite par un incendie le 1er octobre 1893, elle fut reconstruite en 1894 par M. Alexandre sur les plans de l'architecte Jules Morvan et la bénédiction solennelle en eut lieu le 31 mars 1895. Parmi les statues modernes : sainte Brigitte, saint Yves (R. Couffon). La chaire, qui possède un double escalier, date du XIXème siècle ;

 Ville de Kermoroc'h (Bretagne) : église.

la chapelle Saint-Louis de Langoërat ou Langouërat (XIV – XVIIème siècle) fondée par les seigneurs Du Perrier. Il s’agit d’une ancienne église paroissiale fondée en 1373 par Alain du Perrier (fidèle du duc Jean IV) et qui était desservie par un recteur. Endommagée lors de la lutte qui opposa Olivier de Clisson au seigneur Du Perrier, elle est restaurée et agrandie au XVème siècle : le pape accorde d'ailleurs, en janvier 1380, une bulle d'indulgence pour aider à sa reconstruction. Elle est à nouveau restaurée en 1645 avant de tomber en ruine au début du XXème siècle. La verrière date de 1646. A signaler que cette chapelle a été desservie suite à une fondation de Mme Pons de Tourzelle, dont la fille, Augustine Frédérique Joséphine de Bouchet de Sourchès Pons de Tourzelle, a épousé M. Amédée François Regis de Pérusse, duc d'Escars. " Petite chapelle, d’abord rectangulaire, fondée par les seigneurs du Perrier en 1373, date inscrite au-dessus de la porte sud. Quelques années plus tard, elle fut endommagée au cours de la lutte entre le duc et le connétable de Clisson ; aussi, le 16 janvier 1380, le pape accordait-il une bulle d’indulgences en faveur de sa restauration. Au XVème siècle, elle était église paroissiale et avait un recteur, ainsi qu’il résulte d’une lettre de Nicolas V ordonnant à l’abbé de Bégar de conférer à Alain Fersan, recteur de la chapelle de Notre-Dame de Langoezrat, la vicairie paroissiale de Saint-Sauveur de Guingamp vacante par la mort de Guillaume Flori. Elle fut restaurée et agrandie d’une aile au sud en 1645 par les soins de Louis Turquet, chapelain et usufruitier de la terre du Perrier. Elle fut achetée sous la Révolution par Pierre 0llivier de Kermoroch. Mobilier du XVIIème siècle : Curieux retable avec peinture de la Vie de saint Louis, statues de Notre-Dame, de saint Louis et Pieta ; verrière signée Pitot et datée de 1646. Devant la chapelle. Croix datée de 1595. Sur la croix, d’un côté le Christ entre la sainte Vierge et saint Jean, de l’autre Pieta, saint Jean et sainte Madeleine. Sur le fût, les cinq plaies et un calice ; aux quatre angles du socle : saint Pierre, saint Paul, saint Yves, saint André. Près de la chapelle, fontaine datée de 1732 " (R. Couffon) ;

Voir   Ville de Kermoroch (Bretagne) "Les vitraux de la chapelle de Langoerat en Kermoroch ".

un ossuaire (XIXème siècle). Cet ossuaire, surmonté d'une croix, est de forme rectangulaire et comporte une plate-forme servant de tribune ;

la croix de Langoërat (1595), transportée à Locquémeau en Trédrez, puis revenue à Kermoroc'h en 1977. On y voit saint Pierre, saint Paul, saint André et saint Yves et quelques personnages de la Passion ;

Ville de Kermoroc'h (Bretagne) : calvaire

la fontaine de Langoërat (1732). Elle a été déplacée et se trouve actuellement à la pointe du Dourven à Locquémeau ;

les croix de la Villeneuve (1682), de Tossen-ar-Hoat (1771), de Sainte-Brigitte ou de Kerfichet (1775) ;

le château du Perrier ou Perier ou Poirier (XVIIIème siècle). On y voit la motte de l'ancien château du XII-XIIIème siècle, surnommée le Vieux-Poirier ou Coz-Castel. L'ancien château du Poirier ou du Périer avait été assiégé et pris le 1er juin 1393 par Olivier de Clisson, connétable de France, qui, après avoir pris cette place, la fit démolir en représaille de la destruction de la Roche-Derrien, tenue par le vicomte de Coetmen pour le compte de Clisson. Elle appartenait alors au duc Jean IV ;

le manoir de Penanrun (XVI-XVIIIème siècle). Il comporte une tourelle. Propriété de la famille Bourgblanc aux XVII-XVIIIème siècle ;

Ville de Kermoroc'h (Bretagne) : manoir de Penanrun.

les manoirs de Kermolquin (1671), de Kermouster (XVIIème siècle) ;

le moulin à eau de Traoun ; 

A signaler aussi :

le tumulus de Park-an-Ankou (âge de bronze) ;

le tumulus entre Kergadiou et Langoërat (âge de bronze) ;

un puits à balancier (XIXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de KERMOROC'H

La seigneurie de Kermoroc'h possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait au bourg de Louargat. Propriété de Pierre de Boiséon en 1522, cette seigneurie est échangée en 1654 par Claude de Boiséon (vicomte de La Bellière et Dinan) contre la seigneurie de Coatrèven qui semblait appartenir à Michel de Kergolay (baron de Pestivien et procureur de Louise de Guengat). Cette terre revient dans la famille Boiséon en 1671 suite à l'annulation de l'échange par le arrêt du parlement de Bretagne.

La seigneurie de Poirier ou Perrier s'étendait jadis sur les territoires de Kermoroc'h, Squiffiec, Plouisy, Saint-Michel, Saint-Laurent, Trégonneau, Guénézan (en Bégard), Saint-Novez (en Bégard) et Landebaëron. La seigneurie du Perrier est mentionnée en 1405, comme châtellenie ducale.  Elle possédait un droit de haute justice avec fourches à quatre piliers et l'auditoire se trouvait à Plouisy. Un aveu rendu en 1701 par Charlotte de Rohan, dame de Pons et du Poirier, à la seigneurie de Guingamp, précise que " la seigneurie du Poirier a des prééminences dans l'église de Pédernec, ainsi que fiefs, domaines et dimes dans les paroisses ou trèves de Kermoroc'h, Saint-Michel, Saint-Laurent, Trézélan et Landebaëron " (Archives des Côtes-d'Armor, E. 2569). Un document daté de 1783 précise que " La terre et seigneurie du Poirier s'étend dans les paroisses de Plouisy, Squiffiec, Trégonneau, Saint-Laurent et Guénézan, évêché de Tréguier. Elle est décorée de haute et moyenne justice. Elle a droit de pêche sur la rivière du Trieux, dans les endroits où donne le dit fief, ainsi que terrage sous la Poterie, droit de guet et a cens sur les vassaux avec droit de vente et rachat, création de juges et officiers de justice, droit de menée à la cour supérieure, justice patibulaire à quatre poteaux, issues, landes communes, largesse, franchise, droit de déshérence et de confiscation d'épaves et tous autres droits appartenant à haut justicier... Le seigneur du Poirier est fondateur des églises paroissiales et tréviales de Plouisy, Squiffiec, Trégonneau, Landebaëron, Kermoroc'h, des chapelles de Kermaria-la-lande, Saint-Jean Kergrist et de Langoërat avec nomination de chapelains à Langoërat ... Cette terre a été mise en régie à compter de 1778 [Note : Quelques années avant la Révolution, Charles Vicomte de Pons et la duchesse de la Vauguyon, née Rosalie de Pons, étaient en litige avec Louis Le Gac de Lansalut-Servigné et Paul Dubois-Berthelot (héritiers du sieur Trévenal, fermier général du Penthièvre) au sujet de l'héritage de la seigneurie du Poirier. Ce litige prit fin le 26 août 1778 suite à une transaction financière de 24.000 livres. En 1783, le régisseur Antoine Vistorte de Boiséon entreprenait des démarches pour vendre la seigneurie] et, quoique depuis ce temps les grains aient été vendus à bas prix, elle rappote plus de 16.600 livres par années. ... " (Archives des Côtes-d'Armor, E. 2570). Propriété de Hervé du Poirier ou Perrier (en 1294) et d'Alain du Perrier (maréchal de Bretagne en 1387). Cette seigneurie passe ensuite dans la famille Rohan-Guémené et Rohan, puis dans la famille de Pons, suite au remariage de Charlotte de Rohan (1661-1754) avec le comte de Pons.

Cette illustre maison Poirier (ou Perrier) possédait la seigneurie de ce nom, en Kermoroc'h [Note : « Le Poirier, en Kermoroc'h, près de Bégard, évêché de Saint-Brieuc, est le berceau de cette illustre race bretonne des Du Perrier, qui fournit des hommes dignes des premières charges du duché, aux grandes époques de notre histoire, et posséda héréditairement le comté de Quintin, jusqu'à ce qu'il se fondît en Rohan. Au Poirier, disons-nous, on trouve juxtaposés deux systèmes de fortifications antérieurs à l'usage de la grosse artillerie. Le vieux Chastel est la motte féodale avec ses retranchements en terre, élevée sur un point culminant, destinée à supporter le donjon de bois, d'où le châtelain inspectait l'horizon et où le clan se retirait lors d'alarme. L'autre château, ruiné par Clisson, lors de sa rivalité contre le duc, dont Alain du Perrier, maréchal de Bretagne, était alors le sujet dévoué, baigne ses massifs bastions dans un vaste étang, qui l'entoure de toutes parts et forme son principal système de défense. A la chapelle domestique du Poirier, N.-D.-de-Languenrat (des Langueurs), qui date de 1373, il faut voir, sur un vitrail du XVIIème siècle, le nec plus ultra de la flatterie héraldique : on y a peint, au milieu d'un Sacré-Coeur de Jésus, la macle des Rohan et la billette des du Perrier » (Bretagne contemporaine, Côtes-du-Nord, t. III, p. 56)]. Les du Perrier étaient en outre seigneurs de Kermouster, en Squiffiec, — de Coëtgonien, en Berhet, — de Kerdavy, en Questembert, — comtes de Quintin, — srs. du Menez, en Plourac'h, — du Plessis-Balisson, paroisse de ce nom, — de Bossac, en Pipriac, — de Coëcanton, en Melguen, — de Kervastar, paroisse d'Elliant, — de Guernancastel, en Plufur, — de Sourdéac, en Glénac, — de la Rochediré, en Anjou, — de Martigné-Ferchaud, paroisse de ce nom, — d'Assé et de Lavardin, au Maine, — de Kermelven, en Tréméven, — du Bois-Garin, en Spezet, — de Saint-Gilles, — de Prémorvan, — de Kergolléau, — d'Espineray, — de Kerprigent, en Plounérin. Ancienne extraction chevaleresque. — Onze générations en 1671 (arrêt du 8 janvier). (Mss. de la Bibl. de Nantes, t. m, fol. 1864-1865). Réformes et montres de 1427 à 1543, paroisses de Berhet et Plufur, évêché de Tréguier, Plourac'h et Melguen, évêché de Cornouailles et Tréméven, évêché de Saint-Brieuc. Blason : D'azur, billeté d'or (mss. de Bayeux, p. 29) [Note : " ... à dix billettes d'or "]. (Sceaux de 1348 et de 1387). Devise : Ni vanité ni faiblesse.

Illustrations. — Jean croisé en 1095. — Jean, à l'ost du duc à Ploërmel en 1290. (Le Baud, ad calcem). — Alain, marié à Tiphaine du Bourné, devait un chevalier à l'ost du duc en 1294. — En 1294, Hervé, seigneur du Perrier, pris les armes aux côtés du duc de Bretagne, Jean II. — Guillaume, fils des précédents, époux, vers 1330, d'Anne, dame de Coëtgonien, dont : - 1° Jean, qui suivit le duc de Bourbon sous les murs de Carthage (croisade de 1390) et y trouva une mort glorieuse. (D. Lob., liv. 13, p. 472). - 2° Juhel, marié à Hervoise de Quélen, père et mère de 1° Geoffroi, époux, en 1400, de Plezou, comtesse de Quintin, laquelle lui donna quatre enfants, dont Jean l'aîné [Note : Geoffroy fut tué, en 1426, à Saint-James sur Beuvron, alors qu'avec les troupes commandées par le connétable de Richemont, il tentait d'en déloger les Anglais. En 1427, Jean fut amené à ratifier, avec le duc de Bretagne et d'autres seigneurs bretons, le traité de Troyes. Suite aux décès (sans enfants) des frères (Jean III de Quintin, décédé en 1385 et Geoffroi IV de Quintin décédé en 1428) de Plézou, fille du sire de Quintin, Jean IV (fils aîné de Geoffroy et de Plezou) devint aussi à partir de 1428 seigneur de Quintin] ; 2° Pierre, marié à Isabeau, dame du Menez, auteur de la branche de ce nom et des srs. du Bois-Garin ; 3° Olivier, auteur de la branche de Kermelven. — Richard, évêque de Tréguier en 1339, jeta les fondements de sa cathédrale, vit canoniser saint Yves, en 1347, et mourut en 1349. [Note : Richard du Perrier, laissant la mître pour l'épée, prit part, en 1345, à la défense de la Roche-Derrien, assiégée par l'armée anglaise de Northampton]. — Un du Perrier, au siège de Brest, en 1373. (D. Lob., liv. 12, p. 407) ; un autre, membre de la ligue nationale en 1378 (id., ibid., p. 420). — Alain, maréchal de Bretagne en 1387 (id., 13, p. 459). — Un avocat général en la Chambre des Comptes, en 1654. (Mss. de la Bibliothèque de Nantes). Deux chevaliers de Malte : Olivier, sr. du Mené, reçu le 25 avril 1651, et Marc-Tristan, en 1654, tous deux petits-fils de Claude, fils d'autre Claude et de Françoise de la Tour, qualifié chevalier de l'Ordre du Roi, dans les quartiers de noblesse des susnommés pour leur réception au grand prieuré d'Aquitaine.

Les du Perrier étaient alliés aux Coëtmen, Quélen, du Mené, Kermellec, Kergrist, Kerprigent, Loz, Le Borgne, Perrien, du Chastel, etc. La branche aînée, fondue en 1482, dans Laval, par le mariage de Charlotte du Perrier, avec Jean de Laval (Le Paige, Dict. du Maine, t. 1, p. 487), d'où la seigneurie du nom est passée, en 1529, aux Rohan-Guémené, par le mariage de Catherine de Laval avec Louis de Rohan-Guémené (id., ibid.). La branche du Plessis-Balisson éteinte dans Villeblanche (J. de Kersauson).

Note : " JEAN IV DU PERIER. — Fils aîné de Geoffroy et de Plezou (fille de Geofroi, sire de Quintin, décédé en 1379 ou 1380), lui succède en 1428 [Note : Jean IV du Perier s'est marié deux fois. Une première fois, en 1400, avec Olive de Rougé, dont il avait eu plusieurs enfants et notamment un fils aîné, autre Geoffroy (futur Geoffroy ou Geofroi V). Une seconde fois, en 1423, après veuvage, avec Constance Gaudin, fille de Péan Gaudin, sire de Martigné-Ferchaud] ; se démet de ses biens en faveur de son fils (Geofroi V) en 1437 ; meurt en 1461 en sa demeure du Perrier. GEOFROI V DU PERIER. — Succède en 1437 ; meurt en 1444. TRISTAN DU PERIER (fils de Geofroi V et d'Isabeau de la Motte). — Succède en 1444 ; meurt en 1482 [Note : En 1451, Pierre II, duc de Bretagne, érigea Quintin en baronnie de Bretagne et, en 1478, le duc de Bretagne confia à Tristan du Perrier et au sire de Pont-l'Abbé la tutelle du jeune vicomte de Rohan]. JEANNE DU PERIER. — Succède en 1482 ; meurt en 1504 [Note : Jeanne du Perier épousa en premières noces Jean de Laval, dont elle eut un fils Guy (futur Guy XVI), puis en 1484, en secondes noces, Pierre de Rohan Guémené, baron de Ponchateau, frère de Jean II, vicomte de Rohan. Pierre de Rohan mourut en 1517 sans enfants de Jeanne du Perier, décédée en 1504]. [Note : Au décès de Jeanne du Perier, Guy XVI, comte de Laval, devint seigneur de Quintin et de Perrier. Il s'était, lui aussi, marié deux fois, la première fois avec Charlotte, princesse de Tarente, la seconde fois avec Anne de Montmorency. La baronnie de Quintin passa aux descendants de son premier mariage, tandis que la seigneurie du Perrier ou Perier était attribuée à l'aînée des enfants du second mariage, Marguerite de Laval qui, en 1529, épousa Louis V de Rohan sire de Guémené]. En ce qui touche la maison du Perier, Du Paz n'a point rangé au nombre des sires de Quintin celui que nous nommons Geofroi V du Perier, sans doute parce qu'il mourut avant son père, Jean IV du Perier. Mais ce Jean du Perier s'étant (nous l'avons prouvé) démis de tous ses biens en 1437, son fils doit évidemment prendre place parmi les sires de Quintin. Nul doute en effet que, malgré que toutes les chicanes de Jean du Perier, sa démission de biens n'ait eu dans la pratique toutes ses conséquences légales, maintenues par l'autorité ducale et par celle des tribunaux. L'érection de Quintin en baronnie en donne une bonne preuve : elle fut faite (on le sait) en faveur de Tristan du Perier, que le duc de Bretagne, dans l'acte d'érection, appelle solennellement " nostre très cher, très amé et féal le seigneur de Quintin ". Et pourtant alors (1451) Jean IV du Perier, l'aïeul de Tristan, vivait encore ; même il ne mourut que dix ans après, mais depuis son abdication il n'était plus seigneur de Quintin. Quant au curieux épisode des démêlés de Jean du Perier et de Constance Gaudin avec Geofroi du Perier et son fils Tristan, — dont il serait aisé de faire un roman historique, tout à la fois amusant et vrai — personne jusqu'ici, ni généalogiste ni historien, n'en avait soupçonné l'existence " (Arthur de la Borderie).

L'ancien domaine de la Saulaye (ou Solaye). Louis Turquet, sieur de la Saulaye, en Kermoroc’h, avocat en 1618, bachelier de Sorbonne, prêtre, historiographe de la maison de Rohan, homme de confiance des Rohan-Guémené, rédacteur des Coutumes de ses fiefs, mort en 1670 (1676 ?), avait été chargé en 1639, d’examiner les notaires, priseurs et sergents de la juridiction de Corlay et de refuser les incapables. En rémunération de ses peines et travaux, Louis Turquet avait obtenu par les Rohan le bénéfice de la chapelle de Langoërat et l'usufruit de la terre du Perier (ou Poirier). Louis Turquet est le fils de Jean Turquet, sieur de Kerpradec, qui a passé une partie de sa jeunesse à Paris chez les Rohan Guémené, et l'arrière petit-fils de François Turquet (époux en 1546 de Marie Le Veneur, dame dudit lieu de Kerpradec, en Plouha). Le frère de Louis, Pierre, sieur de Beauregard, avait la charge de procureur fiscal de la seigneurie du Perier (ou Poirier). Louis Turquet fit restaurer la chapelle de Langoërat et lui ajouta une aile, qu'il dédia à saint Louis. Blason de Louis Turquet : d’or à 2 coeurs, posés en pal, appointés en abîme et accompagnés de 3 molettes d’éperons, 2 en chef et 1 en pointe, le tout de gueules.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Kermoroc'h.  Kermoroc'h dépendait autrefois de la paroisse de Squiffiec.

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