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LES IFFS

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La commune des Iffs (bzh.gif (80 octets) An Ivineg) fait partie du canton de Bécherel. Les Iffs dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE des IFFS

Les Iffs doit son nom aux arbres centenaires situés dans l'enclos paroissial (Iffs). 

Iffs est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Tinténiac. L'histoire des Iffs est liée à celle des seigneurs du château de Montmuran. La paroisse des Iffs est mentionnée pour la première fois au XIIème siècle. Elle dépend alors de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes et de l'ancien évêché de Saint-Malo. 

En 1036, Alain III, duc de Bretagne, crée pour sa soeur Adèle l'abbaye de Saint-Georges à Rennes et lui confie la seigneurie de Tinténiac avec droit de haute justice. L'abbesse demande alors au chevalier Donoual ou Donoal, qui prendra par la suite le nom de Tinténiac, de construire un château-fort pour protéger ses terres, sous la condition d'hommage lige et devoirs de chambelnage. Construit d'abord en bois en 1036, il est remplacé, au XIIème siècle (après 1168), par une véritable forteresse (le château de Montmuran) qui va jouer un rôle important dans les guerres du moye-âge. En 1156, le duc Conan IV, à la tête d'une troupe anglaise, s'en empare avant d'aller assiéger Rennes, occupé par le vicomte de Porhoët. En 1354, la dame de Tinténiac, reçoit en son château de Montmuran, le maréchal d'Autrehen et Bertrand Du Guesclin. En 1373, le château Montmuran est occupé par les Anglais puis repris par Du Guesclin. 

Du temps de Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo (1184-1218), Olivier, seigneur de Tinténiac, et Théophanie, sa soeur, sur le conseil d'Aremburge , leur mère, donnèrent à l'abbaye de Saint-Melaine, pour le repos des âmes de Guillaume de Tinténiac, leur père, et de Geffroy de Tinténiac, leur frère, tout ce qu'ils possédaient de dîmes aux Iffs, c'est-à-dire le tiers de la dîme de cette paroisse, « totam decimam nostram de parrochia de Iis, terciam scilicet partem decime ejusdem parrochie ». Ils firent cette donation par l'entremise de l'évêque de Saint-Malo, et les religieux de Saint­Melaine leur accordèrent en échange la participation à leurs prières et à leurs bonnes oeuvres. Ces derniers s'obligèrent, en outre, à faire célébrer à perpétuité une messe chaque jour dans leur église abbatiale pour les donateurs, et ils promirent que l'un d'entre eux serait chargé spécialement de ce service et remplacé à sa mort par un autre religieux nommé par l'abbé, et cela à perpétuité. L'acte de cette donation fut scellé par le seigneur de Tinténiac et par l'évêque de Saint-Malo, en présence de tout le Chapitre abbatial de Saint-Melaine, de Pierre, archidiacre de Saint-Malo, des seigneurs de Bécherel et d'Aubigné, et d'autres grands personnages du temps (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine, 118 - D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 678 - Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne, 673). Les Bénédictins de Saint-Melaine, qui possédaient depuis longtemps déjà l'église et une partie des dîmes de Saint-Brieuc-des-Iffs, unirent toutes ces dîmes à leur prieuré de Hédé, et se trouvèrent par suite en possession des droits de patronage et présentation de la cure des Iffs ; il est, en effet, à noter que le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) dit que l'abbé de Saint-Melaine n'avait ces droits « qu'en raison de Saint-Brieuc ». Cette église de Saint-Brieuc-des-Iffs, que nous verrons en possession des moines de Saint-Melaine dès l'an 1122, était tellement antique que ce même Pouillé ms. de Saint-Malo ajoute : « On ne sait pas trop si cette trève (de Saint-Brieuc) n'est pas l'église principale ; on croit que l'église est plus an­cienne que celle des Iffs ». Toutefois, il est certain que dès le XIIIème siècle, et peu de temps après avoir reçu la dîme des Iffs, les moines de Saint-Melaine obtinrent de l'évêque de Saint-Malo l'union de ces deux églises des Iffs et de Saint-Brieuc ; dès lors, il n'y eut plus qu'un seul recteur demeurant aux Iffs, ayant un curé ou vicaire pour desservir Saint-Brieuc, considéré comme trève des Iffs. C'est ce qui ressort clairement d'un acte daté de 1262, par lequel l'évêque de Saint-Malo fait connaître que sur la présentation faite par l'abbé de Saint-Melaine de Jean de Longaulnay, il a pourvu ce prêtre des églises unies de Saint-Brieuc et des Iffs « Noverint universi quod nos contulimus ecclesiam Sancti Brioci de Vallibus et ecclesiam de Hyis nostrœ diœcesis simul unitas, magistro Johanni de Longo Alneto ad presentacionem abbatis Sancti Melanii Redon, patroni earumdem » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine, 171). Le même évêque adressa une autre lettre à son archidiacre pour qu'il installât ledit Jean de Longaulnay, nommé recteur des paroisses unies des Iffs et de Saint-Brieuc ; et ces deux lettres furent communiquées par les moines de Saint-Melaine à l'official de Rennes. Cette union des deux églises persista jusqu'à la Révolution, et Saint-Brieuc n'a été séparé des Iffs qu'en 1803. Au siècle dernier, le recteur des Iffs était seul décimateur aux Iffs mêmes, mais il n'avait qu'un tiers des dîmes de Saint-Brieuc, l'abbaye de Saint-Melaine s'y réservant les deux autres tiers ; en 1730, il déclara avoir un revenu brut de 976 livres, avec 419 livres de charges, ce qui lui laissait net 557 livres ; plus tard, le Pouillé ms. de Saint-Malo estimait son bénéfice valoir 1 500 livres de rente (Pouillé de Rennes).

On rencontre les appellations suivantes : Parochia de Iis (en 1184), ecclesia de Hyis (en 1262), Les Iffs (au XVIème siècle).

Note 1 : Ecole de garçons : sous l'épiscopat de Mgr de la Bastie (1739-1767), les prêtres des Iffs et de Saint-Brieuc-des-Iffs faisaient l'école aux garçons "chacun en son canton". Ecole des filles : école tenue par les Soeurs de la Sagesse fondée en 1787 par Joseph de la Motte, seigneur de Montmuran.

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse des Iffs : Guillaume Julienne (chanoine de Rennes en 1566 ; décédé vers 1581). Thomas Rouxin (succéda au précédent le 2 mars 1581). Jean Le Saige (résigna en faveur du suivant). Mathieu Thébault (fut pourvu le 2 novembre 1581). François Le Clerc (recteur en 1601, résigna en 1626). Julien Girard (prit possession le 13 septembre 1626 « de la cure des Iffs et de l'église de Saint-Brieuc-sous-les-Iffs y annexée »). Jacques Cochery (secrétaire de Mgr de Harlay, pourvu le 2 septembre 1639, prit possession le 4 des deux églises ; décédé en 1677). François Pasdeloup (fut pourvu le 21 août 1677). Fiacre Colleu (décédé le 23 décembre 1697). Mathurin- Gilles Paillevé (sieur de Pontdenieul, présenté par l'abbé de Saint-Melaine, refusé par l'évêque, fut pourvu par l'archevêque de Tours le 1er avril 1698 ; l'évêque nomma François du Bot, qui ne put se maintenir. M. Paillevé décède le 18 mai 1721). Guy Clément (présenté par Saint-Melaine, fut pourvu le 6 juin 1721 par l'archevêque de Tours sur le refus de le recevoir formulé par l'évêque, qui nomma Simon Viel. Guy Clément se maintint et résigna en 1736 en faveur du suivant). Pierre Queslavoine (neveu du précédent, fut pourvu le 20 novembre 1736 ; il résigna en faveur de son neveu, qui suit ; décédé âgé de soixante-et-onze ans, le 25 septembre 1774). Charles Queslavoine (pourvu le 1er octobre 1774, gouverna jusqu'à la Révolution, émigra en Angleterre et fut réinstallé en 1803 ; décédé âgé de quatre-vingt-quatre ans, le 22 avril 1823). Julien-Gilles Dingé (1823, décédé en 1877). Joseph Fixot (à partir de 1877), .....

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PATRIMOINE des IFFS

l'église Saint-Ouen (XV-XVI-XIXème siècle), édifiée sous l'impulsion des seigneurs de Laval, propriétaires du château de Montmuran, puis de la famille Coligny. Dédiée à saint Ouen, l'église des Iffs ne remonte point à la fondation de la paroisse, elle appartient tout entière aux XVème et XVIème siècles. Les seigneurs de Montmuran durent sans aucun doute contribuer à son érection ; aussi y retrouve-t-on près du choeur leur ancienne chapelle prohibitive et voit-on briller dans les verrières les écussons de Tinténiac et de Laval, Isabeau de Tinténiac ayant épousé Jean de Laval, dont naquit Jeanne de Laval, dame de Montmuran, seconde femme de Bertrand Du Guesclin. Cette église, l'une des plus intéressantes de notre diocèse, se compose d'une seule nef terminée par un chevet droit et accompagnée de quatre chapelles régulièrement posées, ce qui lui donne la forme d'une croix archiépiscopale. L'entrée est précédée d'un porche assez vaste, composé de grandes arcades ogivales, « dont une sur le front avec pignon orné de crochets et d'une croix fleuronnée et flanquée de contreforts avec clochetons, et deux autres d'égales dimensions sur les flancs. Au fond de ce porche s'ouvre la grande porte, de forme ogivale et surmontée d'une archivolte très-simple, mais bien conduite. Sur les pieds-droits, des colonnettes arrondies portent une double frise composée de deux guirlandes de feuilles de chêne et de lierre terminées par des têtes humaines » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuse, 369, 370). Une large tour carrée s'élève derrière le porche et forme le bas de la nef ; cette tour vient d'être terminée au XIXème siècle par M. l'architecte Regnault avec beaucoup de goût ; il l'a couronnée d'une galerie au-dessus de laquelle se dresse un vaste et élégant campanile de style ogival fleuri, terminé par une flèche en pierre. Comme nous ne prétendons point refaire ici la description archéologique de l'église des Iffs après M. l'abbé Brune, qui l'a si fidèlement écrite dans son Cours d'archéologie religieuse, nous entrons de suite dans cette église, dont l'intérieur est encore plus remarquable que l'extérieur. Ce qui fait, en effet, la beauté et le mérite de Saint-Ouen des Iffs, ce n'est pas seulement la belle ordonnance architecturale de l'édifice, les charmants détails de sculpture qui couvrent ses murs, l'élégance de ses fenêtres flamboyantes, la hardiesse de ses frontons couronnés de fleurs, de ses aiguilles élancées et de ses gargouilles fantastiques, c'est encore et surtout les merveilleuses peintures sur verre qui rendent cette humble église de campagne le plus pieux et le plus artistique de nos sanctuaires. Au fond du chevet droit et au-dessus du maître-autel resplendit une verrière du XVIème siècle « magnifique tableau ou plutôt réunion de tableaux » d'un brillant coloris et d'un riche effet d'ensemble. « Dans vingt panneaux enchâssés entre les meneaux de la fenêtre se développe toute l'histoire de la Passion. Depuis l'agonie du Jardin des Oliviers jusqu'à la sépulture, tout est là fidèlement et simplement représenté comme dans l'évangile. Parcourez en détail tous ces sujets traités avec tant de soin, de piété et de savoir, vous trouverez dans chaque tête le caractère qui lui est propre, dans chaque pose le sentiment qu'elle doit rendre, dans toutes les draperies une simplicité, un naturel, une décence qu'on devrait toujours observer dans les compositions religieuses. Elevez vos regards jusqu'au tympan de cette riche fenêtre, dans les coeurs et les flammes formés par les nervures, vous allez voir le Christ ressuscité, juge souverain des vivants et des morts, assis sur un arc-en-ciel, la croix à la main, ayant au-dessus de lui le Saint-Esprit et le Père-Eternel, témoins de la justice de ses sentences ; à ses pieds, des anges embouchant la trompette dernière ; à sa droite, l'archange saint Michel combattant le démon, qui, non content des âmes qui lui sont dévouées, veut encore s'emparer de celles qui sont destinées au ciel ; et, à gauche, une énorme gueule vomissant la flamme et engouffrant les damnés qu'un démon y précipite à grands coups de trident ». Quatre chapelles, avons-nous dit, accompagnent la nef ; les deux plus voisines du choeur renferment également des vitraux précieux. Celle du Midi, de forme hexagonale, est « comme la perle et le morceau délicieux de tout l'édifice ». Elle contient trois verrières. Au fond est l'histoire de la chaste Suzanne, représentée « en douze médaillons d'un fini, d'une délicatesse et d'une couleur admirables », qu'expliquent des légendes gothiques placées au-dessous de chaque tableau. A droite apparaît saint Yves, dans son riche costume d'official, repoussant l'or du riche pour rendre justice à l'indigent. A gauche est une intéressante scène historique que l'on dit être la prise de Mantes par Du Guesclin. Ce vitrail représente, en effet, un combat sous les murs d'une ville assiégée. Au milieu des guerriers flotte un drapeau jaune et rouge chargé d'une aigle éployée de sable qui rappelle l'écusson de l'illustre connétable : d'argent à l'aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, à la cotice de même brochant. On sait que Du Guesclin, ayant épousé l'héritière de Montmuran, a laissé dans la paroisse des Iffs un long souvenir de ses exploits militaires. Dans cette chapelle du Midi, Gaspard de Coligny, seigneur de Montmuran, accorda en 1636 à Louis Le Lièvre, sieur du Meslay, le droit d'avoir un banc et un enfeu dépendant de sa seigneurie de la Beaucheraye. (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 21). Vis-à-vis cette chapelle et au Nord du choeur est la chapelle des seigneurs de Montmuran, qui jouissaient dans l'église des Iffs des droits de fondation et de prééminence. L'abbesse de Saint-Georges avait dans l'église des Iffs le droit de supériorité, et elle prétendait même avoir celui de présenter le recteur du lieu ; cette prétention, qui semble justifiée par le Pouillé ms de Saint-Malo, disant que l'abbé de Saint-Melaine ne présente « qu'en raison de Saint-Brieuc », prouve encore que Les Iffs ont été extraits du territoire primitif de Tinténiac. Mais le seigneur de Montmuran réclama au XVIIIème siècle les mêmes droits de supériorité et de patronage ; de là un long procès entre lui et l'abbesse de Saint-Georges, procès terminé en 1754 par un accord réglant que la supériorité et le patronage demeureraient à l'abbesse, mais que le seigneur serait reconnu par elle fondateur et prééminencier (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 26 H, 349). Cette chapelle n'a que deux vitraux, mais ce sont deux chefs-d'oeuvre. « Qui ne reconnaîtrait dans ces charmantes verrières, dit encore M. l'abbé Brune, le crayon sûr, la palette riche et variée, l'étude approfondie de la nature, l'emploi heureux des lumières et des ombres de nos plus habiles peintres de la renaissance ? ». Dans la fenêtre du Nord on voit la Naissance de Jésus, adoré par la Vierge, saint Joseph et des anges, —la Circoncision, — la Présentation au temple, — et, dans le tympan, l'Assomption de la Sainte Vierge. La fenêtre de l'Est contient dans le haut l'Annonciation, et au bas l'Adoration des mages. On voit par ce qui précède quel grand intérêt offre l'église des Iffs ; cependant, il faut encore y remarquer les verrières, malheureusement mutilées, de la nef ; — la chapelle Saint-Fiacre, visitée depuis bien des siècles par de nombreux pèlerins ; — les bas-reliefs des stalles, représentant les douze apôtres ; — les fonts baptismaux, également anciens et curieux ; — et, enfin, un magnifique calice de la renaissance, en vermeil et garni d'émaux, portant sur le pied l'inscription suivante : Calice pour les Iffs, 1557. Deux confréries fort anciennes existent encore à la fin du XIXème siècle en cette église, celle du Rosaire et celle de Saint-Fiacre ; cette dernière, rétablie en 1859, est surtout très-florissante ; la fontaine Saint-Fiacre est non loin de l'église et de charmantes légendes locales s'y rattachent (Pouillé de Rennes). L'église se compose d'une nef à chevet droit, accostée de quatre chapelles : l'une des chapelle est désignée sous le nom de Chapelle de Laval ou de Montmuran. Les deux petites chapelles sont réunies à la nef et au choeur par des arcades en arc brisé sans chapiteaux. Cette église est remaniée au XIXème siècle. La porte ouest, celle du bras sud, celle du choeur gardent la trace d'un édifice du milieu du XVème siècle. Une porte latérale est datée de 1651 : cette porte était précédée jadis d'un petit porche couvert en dôme qui servit d'ossuaire jusqu'en 1837. La grande richesse de l'église sont ses neuf vitraux Renaissance (vers 1530) du maître verrier rennais Michel Bayonne. Ces verrières, fort bien restaurées, portent pour la plupart les armes de la famille de Laval, seigneurs de Tinténiac et de Montmuran du milieu du XIVème siècle au milieu du XVIème siècle. Le maître-autel date, semble-t-il, de 1740. Les retables des autels latéraux datent du XVIIème siècle. Les fonts baptismaux datent du XVème siècle. Le bénitier date de 1458. Les stalles sculptées, surmontées de douze bas-reliefs figurant les apôtres, datent du XV-XVIème siècle. Une cloche en bronze date de 1596. Une statue de sainte Catherine date de la fin du XVème siècle. La statue de saint Ouen date du XVII-XVIIIème siècle. Le Chemin de croix, oeuvre de Colette Rodenfuser, date de 1964. Une des chapelles renfermait jadis l'enfeu des seigneurs de la Beaucheraye ; 

l'ancienne communauté religieuse (1787), fondée par Joseph de La Motte, comte de Montmuran et Anne-Marie de Vion, son épouse. Elle est occupée par la congrégation des Filles de la Sagesse ; 

le château de Montmuran (XII-XIV-XVIIème siècle), édifié en 1036 par la famille Donoual ou Donoal de Tinténiac. Il s'agit du chef-lieu de la seigneurie de Tinténiac. M. de la Borderie soutient même qu'il n'y a jamais eu de château à Tinténiac et que la forteresse désignée sous le nom de Château de Tinténiac a toujours été celle de Montmuran. Le château est pris en 1156 par le duc Conan IV, à la tête d'une troupe anglaise. Henri II le détruit en 1168 et le reconstruit peu après. Au nom du roi Charles V, Bertrand Du Guesclin l'enleva aux Anglais en 1373. Les Français s'en emparent en 1488, après la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. Au XIVème siècle, la fortification possédait sept tours dont deux tours semi-circulaires du XIVème siècle et deux tours aux toits conques des XII-XIIIème siècles. Herses, pont-levis et douves défendent l'entrée. Le château est la propriété de la famille de Laval puis de la famille Coligny (en 1547). De 1665 à 1794, le château passe entre les mains des familles Coetquen, Mornay et La Motte. En 1794, il est vendu comme bien national à la famille Bizien. Il est la propriété de la famille de La Villéon depuis 1888. La chapelle privative date du XIVème siècle. Cette ancienne chapelle du château est appelée Sainte-Magdeleine en 1665 et Sainte-Catherine en 1713 ; elle se trouve dans le beau château-fort élevé au moyen-âge par les sires de Tinténiac, et la tradition veut que Bertrand Du Guesclin y fut armé chevalier. « Cette chapelle est demeurée à l'intérieur ce qu'elle était probablement au XIVème siècle. Des colonnettes engagées dans les angles reçoivent sur leurs chapiteaux les nervures d'une voûte en pierre. Un autel, qui n'est qu'une belle pierre de granit supportée en avant par deux colonnes courtes et peu ornementées, se lie au mur de la façade orientale. Tout ici rappelle le XIIIème ou le commencement du XIVème siècle ; mais la fenêtre, dont le large tympan est décoré de trois belles rosaces composées de nervures flamboyantes, semblerait avoir été refaite au XVème siècle. C'est la plus riche ornementation de cette époque que nous connaissions dans le diocèse » (M. l'abbé Brune, Archéologie religieuses, 380). La nouvelle chapelle, dédiée à la Sainte Vierge et bâtie par Joseph de la Motte de Lesnage, seigneur de Montmuran, fut bénite le 28 novembre 1770 ; elle continue d'être entretenue à la fin du XIXème siècle, mais n'est pas desservie. La chapellenie de Montmuran, présentée par le seigneur du lieu, valait environ 500 livres de rente ; voici les noms de quelques-uns de ses chapelains : Jean de Saleure (1558), — François de Sallenoë (1563), — Maurice Robiou (1579), — Briand du Rocher (1662), — Jean du Bouëxic (1665), — N... du Matz du Brossay (1713), — Gabriel de la Motte-Rouge (1774) — et Emmanuel de Siéyès (1784) (Pouillé de Rennes). A signaler que Bertrand Du Guesclin y fut fait chevalier en 1354 et y épousa, en 1374, la très jeune Jeanne de Laval, après le décès de sa première femme Thiphaine Raguenal. En 1547, Gaspard de Coligny, Grand Amiral de France, épousa dans la même chapelle Charlotte de Laval. Il reste aujourd'hui, de l'époque primitive, deux tours dont le donjon, et du XIVème siècle, un châtelet de défense avec ses deux pont-levis toujours en état de marche. Le corps du logis date du XVIIIème siècle ; 

le manoir de La Forêt (XVIème siècle). Au XIIIème siècle, il est fait mention d'un manoir de la "Forest" appartenant à la famille Tinténiac, seigneurs de Montmuran. Vers 1560, ce manoir est reconstruit par Gaspard de Coligny ; 

l'ancien manoir de La Basse-Billais (XVIIème siècle) ; 

la fontaine Saint-Fiacre (XVème siècle) ; 

la maison (XVIème siècle), située au bourg ; 

les maisons (XVIIème siècle), situées à l'ouest de l'église ; 

le puits (vers 1830) en fer forgé, situé face à l'entrée de l'ancien presbytère ; 

le puits situé au lieu-dit La Haute-Billais ; 

A signaler aussi : 

l'ancien manoir de la Porte, situé route de Cardroc. Propriété de la famille Ménard en 1445 ;

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ANCIENNE NOBLESSE des IFFS

Tinténiac a donné son nom à une des plus anciennes familles de Bretagne, portant pour armes : d'or à deux jumelles d'azur, au bâton de gueules brochant en bande sur le tout. En l'an 1032, le duc de Bretagne Alain III donna à l'abbaye de Saint-Georges de Rennes la châtellenie de Tinténiac. Les religieuses de ce monastère, en « nonnes bien avisées, tout en y gardant de beaux droits fort lucratifs, retrocédèrent la plus grande partie de ce fief à une rude race militaire qui porta haut ce nom breton de Tinténiac ». (A. de la Borderie). Ce fut en 1036, selon du Paz, qu'Adèle, abbesse de Saint-Georges, permit à son noble vassal Donoald de se bâtir un château à Tinténiac. Quelques années plus tard, le successeur de Donoald, Guillaume, surnommé Ismaëlite, construisit une chapelle dans son château de Tinténiac. La même abbesse Adèle régla alors avec Guillaume, en 1060, la question assez importante alors des oblations faites en cette chapelle (Cartulaire de Saint-Georges, 91, 99 et 101). « Les descendants de Guillaume continuèrent pendant plusieurs générations à porter le surnom d'Ismaëlites. C'est au XIIème siècle seulement qu'ils commencent à prendre le nom de Tinténiac. En 1180 et 1197, Guillaume de Tinténiac, dans des donations à Saint-Georges, parle le premier de son père Guillaume de Tinténiac et de son oncle Geoffroy de Tinténiac ». Mais à cette époque le château de Tinténiac n'existait plus. En 1168, Henri II, roi d'Angleterre, guerroyant contre Eudon de Porhoët, vint attaquer ce château, le prit, le rasa, le détruisit de fond en comble. Ce fut alors que les héritiers des Ismaëlites bâtirent à quelque distance de Tinténiac, dans la paroisse des Iffs, le château de Montmuran « Construite sur une éminence qui domine la contrée avoisinante, cette nouvelle forteresse remplaça pour les sires de Tinténiac leur ancien donjon réduit en ruines. Elle doit dater au moins du XIIIème siècle, car en 1269 Olivier de Tinténiac, rendant hommage à Agnès d'Erbrée, abbesse de Saint-Georges, s'engageait à lui payer annuellement sur ses seigneurie et terres de Montmuran une rente de 48 livres pour demeurer quitte des tailles et mangers que percevait l'abbaye sur ses vassaux, ainsi que des droits, profits et émoluments qu'elle tirait du marché ou cohue de Tinténiac, dont ledit Olivier restait concessionnaire ». Néanmoins, quoique privée de son château, la petite ville de Tinténiac conserva ou releva ses propres fortifications, puisqu'en 1373 elle fut assiégée et prise par du Guesclin (Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, 406). Les premiers seigneurs de Tinténiac ne nous sont guère connus que par leurs donations aux Bénédictins de Saint-Melaine et à l'abbaye de Saint-Georges, où fut inhumée Eremburge, femme de Guillaume II et mère d'Olivier Ier de Tinténiac. Olivier Ier épousa une dame nommée Théophile et en eut Alain, sire de Tinténiac, père d'Olivier II, qui s'unit à Havoise d'Avaugour, dame de Bécherel. Ces derniers donnèrent le jour à Guillaume III, sire de Tinténiac et de Bécherel, vivant en 1303. Olivier III, fils de ce dernier, épousa Eustaisse de Châteaubriant, fille du baron Geoffroy VI, dont il eut plusieurs garçons, entre autres Briand et Jean, qui lui succédèrent l'un après l'autre dans sa seigneurie de Tinténiac, — et Olivier, qui créa une branche cadette subsistant encore, établie au XVIème siècle en la seigneurie de Quimerc'h en Cornouaille. Briand, sire de Tinténiac, étant mort, en effet, sans postérité, sa châtellenie passa à son frère cadet Jean, mari de Jeanne de Dol. Celui-ci, l'un des héros du combat des Trente — dans lequel figura encore son troisième frère, Alain de Tinténiac — fut tué à la bataille de Mauron, en 1352, ne laissant qu'une fille, Isabeau de Tinténiac, qui épousa Jean de Laval, seigneur de Châtillon-en-Vendelais, et lui apporta la châtellenie de Tinténiac. De cette union naquit Jeanne de Laval, dame de Tinténiac, qui épousa d'abord l'illustre connétable Bertrand du Guesclin, dont elle n'eut point d'enfants, puis, en 1384, son cousin Guy II, sire de Laval et de Vitré ; elle mourut le 27 octobre 1433. A partir de cette époque, les barons de Vitré possédèrent la châtellenie de Tinténiac jusqu'à la mort de Guy XVI, comte de Laval et sire de Vitré, décédé en 1531, laissant veuve Antoinette de Daillon, qui le suivit au tombeau en 1539. Charlotte de Laval, fille de ces derniers, eut en partage la châtellenie de Tinténiac, et épousa en 1547 le célèbre amiral de France Gaspard de Coligny. Elle mourut en 1568 et son mari fut massacré, comme l'on sait, à la Saint-Barthélemy, en 1572. Leur fils aîné, François, comte de Coligny, leur succéda à Tinténiac, s'unit en 1581 à Marguerite d'Ailly et décéda en 1591. Sa veuve devint tutrice de son fils Gaspard, comte de Coligny et seigneur de Tinténiac (Archives du château de Châteauneuf). Celui-ci, amiral et maréchal de France, épousa en 1615 Anne de Polignac et mourut le 4 janvier 1646. De son mariage il laissait plusieurs enfants, entre lesquels Henriette de Coligny, qui eut en partage la châtellenie de Tinténiac. Cette dame épousa : 1° en août 1643, Thomas Hamilton, comte de Hadington ; 2° Gaspard de Champagne, comte de la Suze, duquel elle obtint d'être séparée. Ce fut Henriette de Coligny qui vendit, par contrat du 22 août 1662, la châtellenie de Tinténiac, moyennant 273 000 livres, à Gilles Huchet, seigneur de la Bédoyère (Archives d'Ille-et-Vilaine, E, 133). Mais Henri de Coëtquen, qualifié marquis de la Marzelière, parent de Mme Hamilton, demanda le retrait lignager au Parlement de Paris, et celui-ci, par arrêt rendu en août 1665, le lui accorda (Arrêt de Frain, 50). Henri de Coëtquen fixa sa résidence au château de Montmuran, dans la chapelle duquel il épousa, le 22 octobre 1668, Guillemette Belin, dont il eut deux enfants, Jean et Françoise de Coëtquen. Ceux-ci se trouvaient en 1680 sous la tutelle de leur mère devenue veuve. Mais Jean de Coëtquen mourut à la guerre en 1693, âgé de dix-sept ans, et sa soeur Françoise se trouva par suite maîtresse de la châtellenie de Tinténiac. Françoise de Coëtquen, mariée à Charles, comte de Mornay, décéda sans postérité le 19 mai 1743, laissant une grande fortune à de nombreux héritiers collatéraux. Ces derniers vendirent, entre autres seigneuries, la châtellenie de Tinténiac, qu'acheta presque entière (Etienne Baude, marquis de Châteauneuf, acquit en effet alors un huitième de la châtellenie) Joseph-Marie de la Motte, seigneur du Boisthomelin, par contrat du 7 juillet 1750 (Archives de Loire-Inférieure, B. 1040). Joseph-Marie de la Motte, qualifié dès lors comte de Montmuran, fonda en 1787 une maison des Filles de la Sagesse aux Iffs, de concert avec sa femme Marie-Anne de Vion. Cette dame mourut l'année suivante et le comte de Montmuran décéda, émigré à Jersey, le 18 octobre 1795, âgé de quatre-vingt-deux ans. Il ne laissait point d'enfants et son principal héritier fut son neveu Pierre - Martial de la Motte, qualifié dès 1784 de marquis de Montmuran et décédé en 1823. Mais le 13 juillet 1794 le château et la terre de Montmuran avaient été nationalement vendus (Archives d'Ille-et-Vilaine, 1Q. 96). Il est certain que Tinténiac était une châtellenie d'ancienneté, mais il est dit, de plus, dans le contrat de 1662, que « les terres et seigneuries de Tinténiac et Montmuran ont été érigées en comté par lettres du roy ». On n'indique point toutefois la date de ces lettres, dont il n'est à notre connaissance nullement ailleurs fait mention, ce qui nous rend leur authenticité très problématique. La châtellenie de Tinténiac relevait, avons-nous dit, en très grande partie de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes ; néanmoins, quelques-uns de ses fiefs relevaient directement du roi en sa Cour de Rennes. Les bailliages tenus de l'abbaye se trouvaient en Tinténiac, Les Iffs, Trimer, La Baussaine, Cardroc, La Chapelle-Chaussée et Saint-Domineuc (Aveu de Tinténiac en 1560 et 1609). Les bailliages relevant du roi s'étendaient en Bazouges-sous-Hédé, Saint-Méloir-des-Bois, La Fresnaye, Hédé, Dinan, Châteauneuf, Dingé, Guipel et Combour (Aveu de Tinténiac, rendus au roi en 1545 et 1763). C'était donc en seize paroisses qu'avait droit le seigneur de Tinténiac. De ces paroisses, Les Iffs, La Baussaine, La Chapelle-Chaussée, Cardroc, Saint-Domineuc et Trimer considéraient ce seigneur comme leur fondateur, la supériorité y étant seule retenue par l'abbesse de Saint-Georges (Archives d'Ille-et-Vilaine, 26 H, 349). Dans l'église de Tinténiac, le seigneur n'avait droit qu'à un banc avec enfeu et armoiries, le tout placé au-dessous des banc, enfeu et armoiries appartenant à l'abbesse (Archives d'Ille-et-Vilaine, 26 H, 349). Enfin ce seigneur était présentateur des chapellenies de Montmuran et de la Magdeleine en Tinténiac. La haute justice du seigneur de Tinténiac s'exerçait en la petite ville de ce nom, où se trouvaient ses ceps et collier ; elle avait « deux potences de tout temps eslevées pour l'exécution de ses jugements, l'une d'icelles plantée au bout des halles de ladite ville de Tinténiac, et l'autre en une pièce de terre appelée de toute antiquité le clos de la Justice, située près le Pont-à-l'Abbesse », sur le bord du chemin allant vers Rennes. Le possesseur de la Rufaudière, sergent féodé de Tinténiac, devait fournir un exécuteur lorsque les officiers de la juridiction condamnaient « en peine corporelle » ; il devait aussi « la garde et représentation de l'estalon des mesures de la seigneurie pour le vin ou cidre » (Aveu de Tinténiac à Saint-Georges en 1609). Appartenaient au seigneur de Tinténiac les droits de tenir en la ville de ce nom un marché le mercredi et trois foires par an : le jour Saint-Barthélemy, le premier mercredi de mai et le mercredi suivant la Toussaint ; plus trois assemblées avec privilège de bouteillage, aux fêtes de saint Pierre et de saint Fiacre, au bourg des Iffs, et au pur Saint-Laurent à La Baussaine (Aveu de Tinténiac à Saint-Georges en 1609). Certain tenancier de la ville de Tinténiac était tenu d'offrir chaque année à son seigneur « une paire de gants blancs ». De son côté, le sire de Tinténiac devait à l'abbaye de Saint-Georges une rente annuelle de 40 livres et simple obéissance, plus une pareille somme de 40 livres pour chaque rachat (Aveu de Tinténiac à Saint-Georges en 1609). Le domaine proche de la châtellenie de Tinténiac se composait de ce qui suit : dans la ville même de Tinténiac, l'auditoire et les prisons avec cour et jardin, les halles, et non loin de là la prairie Saint-Michel ; — le château de Montmuran aux Iffs, avec ses fortifications, chapelle, colombier, étang et moulin, forêt et parc d'environ 40 journaux de terre ; — les métairies de la Porte et de la Boulaye aux Iffs, de Baymas et de la Landelle en Cardroc ; — les moulins de la Bigotière aux Iffs, de Rouillon en Saint-Méloir-des-Bois, les deux moulins de Théloyer en Cardroc, le moulin Jean et le moulin Perret ; — la terre de Châtelain en Tinténiac, avec les bois de la Plesse et de la Garenne de Tanouarn, le tout contenant 200 journaux de terre (Déclaration de Tinténiac en 1609 et 1763). « A cause de ladite mestairie de Chastelain (était dû au sire de Combour par le seigneur de Tinténiac) un debvoir de parc aux bestes domestiques prises en la forest de Tanouarn par les officiers et forestiers dudit sire de Combour » (Déclaration de Combour en 1580). « Le château de Montmuran a de beaux souvenirs historiques, dit M. Paul de la Bigne Villeneuve. Du Guesclin y fut armé chevalier en 1354, après avoir battu et fait prisonnier Hue de Caverley qui, avec ses routiers, essayait de pénétrer dans Montmuran par surprise. Du Guesclin l'assiégea et en chassa encore les Anglais en 1380. De la forteresse contemporaine de ces hauts faits d'armes on retrouve à Montmuran deux tours imposantes, dont l'une peut remonter au XIIème siècle ; un long corps-de-logis moderne s'étend de l'une à l'autre. Le châtelet ou tour géminée, à créneaux et machicoulis, qui protège l'entrée où jouaient la herse et le pont-levis, est du XIVème siècle. Une chapelle de style flamboyant a remplacé, au-dessus de la porte, celle qui avait vu la veille d'armes de Bertrand du Guesclin. De grands bois et de magnifiques jardins enveloppent cette superbe résidence, qui domine au Nord-Ouest une gorge abrupte profondément creusée dans le flanc des deux collines opposées. Un étang dort au fond du ravin ; des roches escarpées s'amoncellent, mêlées aux massifs de verdure, et le vieux donjon du XIIème siècle semble dresser la tête pour surveiller le large bassin vers lequel s'inclinent, en s'adoucissant, les rampes du double coteau, ménageant aux regards une délicieuse perspective » (abbé Guillotin de Corson).

Voir aussi  Iffs "La maison de Tinténiac et le château de Montmuran

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'un seul noble des Iffs :

Jehan  MENART de Lourme (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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