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La commune de Hénansal ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENANSAL
Hénansal vient du breton « hénan » (vieux) et « sal » (manoir).
Hénansal est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Hénan(t). Il s'agit de l'ancien centre paroissial de la paroisse de Henan(t), au détriment de laquelle est créée, vers la fin du XIIème siècle, la paroisse de Hénanbihen.
Il y avait dans la seconde moitié du XIIème siècle un lieu et une famille de Henan ou de Henant. Il est possible que ce lieu se soit scindé en deux parties à partir de 1200 environ : Hénanbihen (Hénan le Petit) et Hénansal (Hénan la Salle).
Hénansal est cité dès 1163 dans une bulle papale : il est le siège d'un prieuré (appelé Saint-Pierre et situé à l'est de l'église actuelle) dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut. Ce prieuré Saint-Pierre est affermé à 950 livres (en 1666) et à 620 livres + 3 messes par semaine (en 1698). Il est affermé au sieur Le Retif de Tresselin pour 9 ans à compter de 1784 pour 1400 livres.
Hénansal (Henantsal) est cité comme paroisse dès 1213 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (Anc. év. III, 49). Cette abbaye possédait jadis des biens à Hernouet, à La Ville-Chesnard et à Saint-Maleu. Les Templiers possédaient aussi des biens à Launay-Congard, au Verger et au moulin des Vaux.
La paroisse de Hénansal appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Hénansal avait pour subdélégation Lamballe et ressortissait au siège royal de Jugon. L'évêque de Saint-Brieuc en était le seigneur, car elle faisait partie de son évêché, ainsi que le prieuré et la cure, qui pourtant appartenaient l'un et l'autre à l'abbaye de Saint-Jacut, laquelle dépendait du diocèse de Dol. La cure était à l'ordinaire. Hénansal élit sa première municipalité au début de 1790. Par décret du 27 décembre 1812, la commune d'Hénansal cède le bois de Coron à la commune de Saint-Alban.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Petri de Henan (en 1163), Henant (en 1177), Heenan (en 1182), Par. de Henant-sal (en 1213), Henansal (en 1256), Henantsal, Henansal (en 1259), Henantsal (en 1260), Henant-sal, Henansal (en 1261), Henant Sal (vers 1330), Henentsal (en 1427), Henensal (en 1428), Hennent-Sal (en 1476), Henantsal (en 1480), Hennensal (en 1480), Henent-Sal (en 1510), Henant-Sal (en 1513), Henancza (en 1536), Henansal (en 1569).
Note 1 : Nous avons puisé une grande partie des renseignements qui vont suivre dans un manuscrit intitulé : — Annales de Hénansal, commencées par M. Jean Verde, recteur, et mises dans un ordre plus clair par son successeur, M. Etienne Baudouard.
1400. — Accord entre l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois, Olivier Arnaud, et Pierre de Saint-Guétas (ou Saint-Guédas), duquel il résulte qu'il est dû douze livres monnaie à l'abbaye, sur le moulin de Saint-Guétas, et que les mêmes abbés et religieux ont droit de faire édifier un moulin à Saint-Meleuc.
1423. — Une enquête, dressée en cette année, donne la liste des gentilshommes de la paroisse de Hénansal et le nom des seigneurs dont ils relevaient : Nobles hommes du Duc. — Jehan Rébillart, — Ollivier Bosquen, — Jéhan Maupetit, — Geffroy Gesril, — Jéhan Pigien, — Jéhan Perdriel, — 0llivier de la Motte, — Thomas Veilon, — Jéhan de la Guérande, — Guillaume Crosnier, — N... , fourni par Thomine, déguerpie (veuve) d'0llivier de Saint-Méloir, — Rolland de La Motterouge, — Geffroy Guicquemer, — 0llivier Chapelle. Nobles hommes de Montafilant. — Rolland Glesvédé, — Rolland de Saint-Guétas, — La déguerpie de Jéhan Glesvédé, — Pierre Dufait, — Jéhan de la Chapelle et sa mère — Jéhan de la Piquenays, — Jéhan Maubusson, — Jéhan Rabel, — Thomine Le Saux, — Pierre de la Chapelle, — Guillaume Picquant, — Jéhan de la Vigne, — Raoul Rabel, — Jéhan Gourhan, — Chrétien Galabois ; ces deux derniers se disant nobles et leurs prétentions en débat. Nobles hommes de la Hunaudaye. — Guillaume de la Houssaye, — 0llivier Gicquel (se dit noble et est en débat), — Guillaume Le Pugneix, — Jéhan Martel, — Olivier Raoul, — Jéhan Carruel, — Ollivier Le Goulle, — 0llivier Malinge, — Jéhan Cordelier.
1441. — Une nouvelle enquête a lieu dans la paroisse et donne pour résultat une liste de nobles en état de porter les armes, composée, en majeure partie, des mêmes noms.
1453, 20 mai. - Accord intervenu à la suite d'une longue procédure, entre les religieux de Saint-Aubin-des-Bois et Jéhan de la Vigne, au sujet d'une pièce de terre nommée Le Meurtel, située à Carquillon, et dont chaque partie se disputait la possession.
1460. — Procès entre le prieur de Saint-Jacut et le recteur de Hénansal, relativement au trait de la Petite-Dîme. Les témoins appelés dans l'enquête, faite en langue latine, constatent que les gerbes, provenant de cette dîme, devaient toutes appartenir au prieur, à l'exclusion du recteur. La sentence qui intervint fut, parait-il, rendue en ce sens.
1499. — Guyon de Saint-Guétas réclame du général de la paroisse, un droit d'enfeu dans l'église, avec autel, vitre et écusson. Il demande à établir ses prééminences du côté de l'Evangile ; mais, sur l'opposition du seigneur de la Motterouge, on lui accorde ces droits du côté de l'Epître, moyennant une rente de trois boisseaux de froment.
1509. — Reconstruction du chevet de l'église. Sur une pierre, couronnant le sacraire, qui fut dans cette muraille, construit du côté de l'Evangile, on lisait l'inscription suivante : — L'an mil cinq cent neuf fut fait ce pignon tout neuf, par le seigneur d'Uzel et de la Soraye … (Note : Les sires de la Soraye habitaient la terre du même nom, paroisse de Quintenic, la branche aînée de cette famille se fondit dans la maison de Malestroit). La maîtresse vitre, dont les meneaux ont été restaurés, portait d'abord trois écussons, rappelant la famille du fondateur : — 1° du côté de l'Evangile et du sacraire (Note : C'était une armoire pratiquée dans un mur avec beaucoup de solidité ; on y renfermait les espèces eucharistiques, avant l'usage des tabernacles qui ne datent guère que du XVIIème siècle), étaient les armes de Malestroit, portant de gueules à onze besants d'or ; celui du milieu était en alliance de Malestroit et de la Soraye ; ce dernier d'hermines à deux haches d'armes, adossées de gueules, et le troisième, du côté de l'Epître, en alliance des mêmes, avec N.... et Marcheix, d'or à trois roses de gueules 2 et 1, et d'hermines à une face de gueules. Les armes de Montafilant et de la Hunaudaye étaient placées au-dessus des autres. Du côté de l'Evangile, on voyait l'écu de Châteaubriant en alliance avec celui de Montafilant : — de gueules semé de fleurs de lys d'or, sans nombre ; — de gueules à quatre fusées d'argent semées d'hermines. Du côté de l'Epitre apparaissait l'écu de Tournemine écartelé d'or et d'azur. Les armes de Rieux, posées plus tard, se voyaient au haut de la boiserie du maître-autel, au-dessus du vitrail ; d'azur à dix besant d'or.
1519, 7 août. — Afféagement consenti par l'abbé de Saint-Aubin-du-Bois, au Sieur Thomas Amelot, d'une maison et héritage, situés à proximité « du ruisseau fluent du moulin de St-Guétas, à Duretal ».
1522. — Donation par Dom André Rébuffé prêtre, à la fabrique de Hénansal, d'une rente consistant en une perrée de froment, mesure de Lamballe, plus deux sous et huit deniers, à la charge de faire dire chaque année trois messes « aux jour et feste de la benoite Trinité », — On célébrait à cette époque, paraît-il, deux fêtes de la Sainte Trinité : l'une comme aujourd'hui, le premier Dimanche après la Pentecôte ; l'autre, le Dimanche précédant le premier Dimanche de l'Avent.
1523, 28 novembre. — L'abbé de Saint-Aubin-des-Bois consent à ce que Guillaume de la Motte, sieur de Cargouet, mette trois écussons des armes dans la chapelle à droite de l'église abbatiale, à la condition qu'il entretiendra ladite vitre et qu'il acquittera une rente de trois perrées de froment, mesure de Lamballe, sur les champs Giron et Chapelle, en Hénansal (Anciens Evêchés de Bretagne, Charte de Saint-Aubin-des-Bois).
1535.
— Déclaration des témoins de la paroisse,
contenant l'état des manoirs et maisons nobles qui y sont situées :
1540. — Les registres de baptême commencent à cette époque ; il sont écrits sur parchemin jusqu'en l'année 1566 — L'usage était alors de donner deux parrains et une marraine à un garçon, et deux marraines et un parrain à une fille.
1547. — 0llivier Robert et Jéhan Le Masson, trésoriers, font refondre, par le nommé Yves Monfort, fondeur, l'une des cloches de l'église. Leur compte témoigne d'une grande quantité d'offrandes en nature ; parmi ces dernières, on remarque du chanvre, vendu six sous trois deniers ; quatre jambons, vendus huit sous onze deniers ; un jeune porc, vendu quatre sous six deniers ; du beurre, etc.
1555, 11 décembre. — Acte rapporté au prône de la grand'messe, par trois notaires, portant procuration par le général et les paroissiens de Hénansal, établissant « Leurs procureurs généraux et spéciaux, Maître Ollivier d'Estirac, Jacques de la Motte, Allain Rogon, François Guiquemer, Christophe Le Marchant, 0llivier Quatrenebat (Carnabat), Yvon Robert, Julien Boschier, Anthoine Gallouët et Rolland Bertho », à l'effet de comparaître pour eux, en jugement, par devant toutes cours, tous et chacun juges, et les défendre dans toutes les occasions où il sera besoin.
1557, 1er novembre. — Concession par Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, à Amaury de La Moussaye, sieur de Gouvello, d'une lande, située près de Bréhorel, et contenant un journal, moyennant dix sous monnaie de rente, et un chapon.
1559. — Les trésoriers de la paroisse, Olivier d'Estirac et Guyon Robert font refaire la statue de saint Nicolas, pour la somme de treize livres trois sous quatre deniers. Une frairie, dite de Saint-Nicolas existait, en effet, à Hénansal. En 1578, Dom Robert, lègue une rente de vingt livres tournois, pour l'acquit de messes qui devaient être dites par les prêtres attachés à cette frairie.
1583, 2 mai. — Fondation d'une messe basse par Jean-Clément Fabvrel, pour être dite dans l'église de Hénansal, hypothéquée sur une pièce nommée le Grand-Clos, située au village de la Vallée.
1585. — Dans le compte qu'ils présentent pour cette année, les trésoriers demandent décharge d'une somme de dix-neuf écus seize sous, pour solde des francs-archers ; c'étaient, paraît-il, des soldats chargés d'accompagner les prévois pour l'exécution des jugements, faire des saisies, etc. On voit, par le même compte, que c'est à Monbran qu'on achetait, chaque année, la provision de cire pour faire les cierges, et à Erquy, qu'on allait prendre la rousine qu'on y faisait entrer dans la proportion d'un tiers.
1589. — On était alors en pleine Ligue ; Clément 0llivier et François Rebuffé éprouvèrent beaucoup de vicissitudes pendant la durée de leurs fonctions de trésoriers. D'abord, ils furent obligés de porter au capitaine Jay, commandant la ville de Dinan, les fonds provenant de l'égail ; ils n'accomplirent ce voyage qu'avec les plus grandes difficultés, à cause des poursuites des gens de guerre qui les traquèrent et poursuivirent à travers les champs. Dans cet égail se trouvait l'imposition d'un écu, à laquelle avaient été soumis les prêtres qui avaient une chapelle à desservir. Quelque temps après, ils furent saisis et emmenés prisonniers par le sieur de la Noue-Bertho, capitaine de Lamballe, pour les punir de ce que leurs paroissiens n'étaient point allés faire le guet dans cette ville ainsi qu'on le leur avait ordonné. Mis en liberté, ils furent, quelques jours après, arrêtés par le sieur Vaussigent commandant de la Touche-à-Loup, qui les retint prisonniers pendant trois jours, parce qu'ils n'avaient pas acquitté certaines redevances imposées au général de la paroisse. Enfin, ayant été au château de la Hanaudaye, soumettre le rôle des fouages à l'approbation du sieur de Cardénoual , celui-ci les retint en otage, ainsi qu'un prêtre, Dom Pierre, qui les accompagnait, jusqu'à ce qu'ils eurent fourni bonne garantie du paiement de leurs rôles.
1591. — En cette année, dit un compte des trésoriers, l'église est ravagée par une troupe d'Anglais et de Lansquenets, qui fracturent les armoires du maître-autel et enlèvent tout ce qui se trouve à leur convenance.
1601. — Jacques des Déserts, sieur de Porpily, mandataire du prieur de Hénansal, afferme les dîmes dépendantes du prieuré, à Jean Bosquen, sieur de la Ville-Chenard, moyennant trente-huit pérées de froment, mesure de Lamballe, portables à Dahouët.
1605. — Construction d'un reliquaire près de la barrière qui se troue entre le cimetière et le presbytère, cet édifice fut démoli en 1771.
1608. — La plupart des rentes dues à l'église n'avaient point été acquittées pendant les troubles de la Ligue. — On les réclama quand la paix fut rétablie ; mais plusieurs refusèrent, entre autres Mathurine de Saint-Denoual, veuve de François de Saint-Guétas, fils Charles et tutrice de Jean, son fils aîné. — Le général de la paroisse lui intenta une action qui se termina par un jugement, condamnant la veuve de Saint-Guétas à payer ce qui était dû. — Celle-ci, pour se libérer, proposa avec l'assentiment du sieur de la Motte la Vallée, son deuxième mari, une transaction aux fabriciens, qui l'acceptèrent, et reçurent une somme de soixante livres qu'on employa à l'acquisition d'une bannière.
1608, 27 juillet. — Frère Jean du Bois-Berrangier, prieur de Hénansal, religieux et prieur claustral de Saint-Melaine, de Rennes, fait présent à la fabrice d'une chape, chasuble et deux dalmatiques de velours vert, avec leurs fanons, pour devenir participant aux prières dites dans l'église de Hénansal.
1615. — On rétablit la confrérie de Saint-Nicolas qui subsistait dès 1570, mais qui s'était dissoute peu à peu. On obtint à cet effet une bulle de Paul V, qui fut publiée par Melchior de Marcornay, évêque de Saint-Brieuc. — Cette confrérie qui, dans le principe, fut très florissante, cessa d'exister vers 1740. Il apparaît par ses statuts que, chaque année, on nommait un Maire ou Prévôt auquel les Frères et Soeurs devaient obéissance sous peine d'expulsion. — A ce Maire, on adjoignit quatre nobles, chargés d'arbitrer tous les différends qui s'élevaient entre les confrères. On désignait, en outre un greffier pour tenir les registres, et deux receveurs des rentes ou oblations. — Le chapelain de la confrairie était aussi élu chaque année ; tous les lundis, il chantait une messe pour les défunts de l'association, il recevait à cet effet, une rétribution, ainsi que les prêtres assistants.
1617. — Procès entre le général de la paroisse et Clément Dumaître, prieur de Hénansal. Ce dernier est appelé devant la cour de Saint-Brieuc, et mis en demeure de remplir, en compensation des 900 livres de revenu que lui rapportait son prieuré, les obligations auxquelles les prieurs avaient été soumis de tous temps, et qui n'avaient été suspendues que pendant la guerre de la Ligue. Ces obligations étaient, notamment, de faire dire trois messes par semaine, de fournir deux clercs pour le service intérieur de l'église, ainsi qu'un maître d'école pour instruire les enfants. Ce procès traîna en longueur, et l'on n'en a pas connu le résultat final.
1619. — Auffray du Guélembert, archidiacre de Penthièvre, se trouvant en cours de visites à Hénansal, met fin à un usage qui avait généralement subsisté jusqu'à ce moment. Il défend aux trésoriers d'acheter à l'avenir du vin pour accommunier les fidèles à Pâques et autres principales fêtes de l'année. Ce vin leur était servi, après la communion, en forme d'ablution, conformément à l'ancien rituel romain : Aqua et vinum post datam communionem per modum purificationis. C'était une dépense assez forte pour les fabriques. — L'archidiacre défend également de faire entrer de la rousine dans la confection des cierges. Ces deux réformes donnèrent lieu à une assez forte opposition, mais l'archidiacre fut très ferme et vint à bout de toutes les résistances.
1622. — Une dysenterie, qui éclate dans, la paroisse, enlève un grand nombre de personnes.
1630. — Dans la nuit du 23 au 24 avril, toute l'argenterie de l'église est enlevée par des voleurs.
1632. — Reconstruction du clocher ; les sieurs de Saint-Denoual, de la Piquenaye et de la Ville-Gourhan, fournissent les pièces de bois nécessaires. Ce travail, mal exécuté, fut refait en 1674.
1633. — Les fabriciens font l'acquisition d'une croix d'argent de la valeur de 300 livres ; un calice, une patène et autres objets, pour remplacer ceux qui avaient été volés trois ans auparavant.
1638. — Une maladie très contagieuse se déclare dans le mois de juillet, et se continue tout le reste de l'année. L'effroi est tel, que les morts sont enterrés un peu partout, quelques-uns dans le cimetière, d'autres prés des villages de la Malingeais, de Launay-Conga, etc. ; d'autres dans le cimetière de la Bouillie. — Une jeune fille, nommée Jeanne Patard, se conduisit, en cette circonstance avec un grand dévouement, et inhuma elle-même un certain nombre de morts, qu'on entassait quelquefois jusqu'à trois dans la même fosse.
1645. — On lit dans les notes de M. Verde : — « Le onze juillet fut inhumé N.H. Ollivier de la Goublaye, sieur de L'Yrrouet. Il fut tué d'un coup de fusil par Dom Pierre Boquen ; le meurtre fut fait dans le cimetière, et l'on dit que ce fâcheux accident fut cause que les Boquen perdirent la Ville-Bellanger. La dispute vint de ce que Ollivier de la Goublaye prit la ferme du prieuré qu'avait auparavant ledit Boquen ; cette ferme était alors de 750 livres par an ».
1651. — On célèbre le Jubilé universel ; à cette occasion, on va en procession jusqu'à la cathédrale de Saint-Brieuc pour gagner l'indulgence. — La bulle contenant les mots : Ecclesia major, on comprit que c'était la cathédrale qu'il fallait visiter ; depuis on a ajouté le mot parochialis pour éviter toute confusion.
1654, 17 avril. — Les religieux de Saint-Aubin obtiennent une sentence de la juridiction du Chemin-Chaussée, obligeant les sieurs Jacques Labbé, Pierre Carfantan, Thomas Rollier et autres du village de Corguiller à moudre au moulin de la Pasquerie, relevant de l'abbaye.
1669.
— Les fabriciens font mettre un tableau
neuf à l'autel de Saint-Nicolas et repeindre
toutes les statues de l'église. — Nous transcrivons le curieux marché
passé à cette occasion : «
Du
dimanche vingt-huit avril mil six cent soixante-neuf. Entre le général,
d'une part ; et hon. homme Guillaume Loger, sieur de La Marre, peintre,
demeurant en la ville de Lamballe, et N. H. Louis Chapedelaine, sieur de Laumosne, dem.
audit Lamballe d'autre part,
s'est fait le présent marché par lequel lesdits sieurs de La Marre et de Laumosne ont promis faire à leurs
couts et dépens,
dans le jour et fête de Ste-Madeleine prochains, les peintures et dorures de
l'église ci-après déclarée :
1° Repeindre et dorer l'image de saint Pierre, Pape, sa chape rouge avec des filets d'or autour, l'aube blanche, la robe de dessous avec les gants violets, la couronne dorée et azurée, la clef et le marche-pied vert et le visage en couleur de chair.
2° L'image de saint Jean-Baptiste, la robe rouge et verte par en bas, l'agneau blanc, et la politesse jaune, la tête et les mains de carnation, un filet d'or au bas de la robe, large d'un doigt.
3° L'image de saint Christophe peinte avec le petit Jésus.
4° Saint Mathurin, la ceinture verte avec un petit filet d'or ; sa chasuble rouge, sa robe blanche et ses gants violets, sa tête de carnation.
5° Sainte Geneviève, sa robe verte, son manteau rouge, son corset aussi rouge, sa couronne jaune, sa tête et ses mains de carnation, ses heures blanches.
6° Le crucifix couleur de chair, le linge qui est autour, blanc avec un petit filet d'or, la couronne d'épines vertes, et la tête de mort blanche.
7° Saint Nicolas, sa chape verte, son aube jaune, sa robe violette, sa crosse le haut jaune et le bâton blanc, sa mitre jaune, les trois petits enfants peints en couleur chair, avec les anges qui sont autour de la tête du saint.
8° Saint Michel, une armure en couleur de fer, sa croix jaune, la dragon vert et la carnation en dite couleur.
9° Les cinq
images qui sont à l'autel Sainte Marguerite, savoir :
1690. — On lit dans le registre des décès :
1692. — Le rôle des gentilshommes de la paroisse, dressé par les trésoriers, contient les noms suivants : Claude Maurille de Brehant, sieur de la Vigne ; Charles de la Motte, sieur de la Motterouge ; — Jacques Boquien, sieur de la Ville-Neuve ; — Gilles Roger, sieur des Landes ; — Jean Mavart, sieur de la Noe-Tressoleil ; — Gilles Le Forestier, sieur du Rosaye ; — Jean Guyquemer, sieur du Breil ; — François Pinel sieur du Cloître ; — Louis Collet, sieur de la Motte ; — Gilles Collet, sieur du Reposoué ; — Jean de la Villéon, sieur dudit lieu ; — François de la Planche, sieur des Landes ; — Georges Gaudin, sieur de la Perrière ; — Georgine Boquen, dame du Pont de la Noé ; — Hilaire de la Goublaye, sieur du Plessix-Rabel ; — Claude de la Goublaye, sieur du Plessix-Bellanger ; — Olivier de la Goublaye, sieur de l'Hyernoué ; — Olivier Herbert sieur du Chauchix ; — Louise Urvoy, dame de Belleville, veuve d'Antoine Duchesne.
1692. — Les milices garde-côtes sont organisées ; M. de la Goublaye du Clos-Neuf, est choisi pour capitaine de la paroisse ; — M. Rouxel de la Ville-Renault, pour enseigne, et M. Le Mercier des Babines , pour lieutenant.
1693, 9 juillet. — Déclaration par Messire François Ruffelet, recteur, qu'il possède cinq petits traits de dîme appelés : 1° La Grande Dixme, affermée 105 livres : 2° Le cours du Grault, affermé 65 livres ; 3° Le Bléporo, affermé 78 livres ; 4° La Piquée, affermée 50 livres ; 5° L'ongle du Tertre, affermé 93 livres. Il ajoute qu'il a droit, de plus, à une toison de brebis par chaque troupeau existant dans la paroisse ; il estime cette redevance à 25 livres par an. Mais il déclare aussi qu'il est grésé de décimes ordinaires et extraordinaires, d'un droit de synode, envers l'Evêque, à raison de 17 livres 4 sous par an, et envers l'archidiacre de Penthièvre, d'un droit annuel de visite, montant à 3 livres (Registre des insinuations de l'Evêché de Saint-Brieuc).
1694, 4 janvier — Les sieurs Jacques Moreau et René Rouxel, trésoriers, font la déclaration au greffe des biens de main-morte, des biens et revenus de le fabrique. Il résulte de l'état présenté par eux et dressé par le greffier de la Hunaudaye, au Chemin-Chaussée, que les rentes par grains montaient à 28 perrées un quart de froment, mesure de Lamballe, et celles en argent, à 39 livres 4 sous 6 deniers.
1694, 18 juin. — Fondation de trois messes pour être dites les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, « devant le Rosaire et image de la benoite et glorieuse Vierge Marie », par Anne de Lesmeleuc, dame de la Lande Galinée, veuve de François de Bertrand, demeurant à la Vigne ; elle fait, à cette fin, abandon à la fabrique de plusieurs pièces de terre, ainsi que de la chapelle privative qu'elle possédait dans l'église, pour établir la confrairie du Rosaire. Les armes de la bienfaitrice se trouvaient sur le tableau qu'elle fit peindre et placer sur l'autel de la confrairie.
1703, 1er mai. — Mission dirigée par M. Leuduger, chanoine de Saint-Brieuc. Un prêtre des environs de Ploërmel, M. Julien Quatreville, prêchant sur la rigueur des jugements de Dieu, mit une telle animation dans son débit, qu'étant allé confesser quelques hommes dans le cimetière, au chevet de l'église, il gagna une pleurésie dont il mourut peu de jours après. Il fut inhumé au lieu où la maladie l'avait saisi ; les paroissiens ont toujours vénéré sa tombe comme celle d'un saint.
1726, 2 octobre. — On dresse un procès verbal de réparations à faire au presbytère, et les juges de la juridiction de Lamballe procèdent d'office à l'adjudication et à l'exécution des travaux.
1727. — Le registre de décès porte la mention suivante : « Le 24 janvier 1727, fut inhumé le corps de Louis Le Barbier, âgé de 17 ans, qui eut le malheur d'être dévoré par un loup enragé, à la Malingrée ; sa mère et sa soeur, qui vinrent pour le secourir, furent dévorées, et un nommé Jean Navucet se battit si vaillamment, qu'après un rude combat, il tua cette bête furieuse. Charlotte Le Barbier mourut le 18 avril, et sa mère le 19 novembre ».
1729, 28 mai. — M. de la Monssaye, dans l'intérêt des vassaux de sa seigneurie de Saint-Guétas, les fait prévenir, par une bannie, d'avoir à prendre de lui des billets, afin de se mettre à même de jouir de l'exemption des droits de pavage, de guet, de coutumes et autres subsides qui auraient pu être réclamés d'eux par la cour de Lamballe.
1737, 14 juin. — Afféagement par les moines de Saint-Aubin, à M. Jean-Baptiste Le Denais, sieur de Guémadeuc, de plusieurs journaux de terre dans les Landes de Juhel, moyennant 20 sous de rente, payables à la Saint-Michel.
1747. — Descente des Anglais à Lorient ; on fait un rôle des chevaux et des charrettes de la paroisse, pour voiturer des troupes sur ce point.
1751. — Aveu par M. Jean-Louis Verde, recteur, à Anne-Marie-Charles de Béthune, abbé de Saint-Aubin, relativement à un boisseau de froment de rente, due à l'église de Hénansal, sur des biens situés sous la juridiction de l'abbé, dans la paroisse. On lit dans cet acte : — « Déclarant ledit sieur recteur de Hénansal, audit nom, que ledit général assemblé par sa délibération dudit jour, vingtième décembre dernier, a nommé pour homme vivant, confiscant et mourant, François Rouget, âgé de 25 ans, ou environ, fils de François et de défunte Mathurine Gautier, demeurant à la métairie de Belorient, en ladite paroisse de Hénansal pour, au décès dudit Rouget, MM. les abbés religieux de Saint-Aubin, percevoir une année de ladite rente dudit boisseau de froment, mesure de Lamballe, suivant qu'il est du à ladite église de Hénansal, pour ledit droit de rachat ; sauf, après son décès, à fournir autres hommes à ladite abbaye, pour la conservation des droits de rachats ».
1755. — Les fabriciens commandent à un artiste de Dinan, deux statues des saints Patrons de l'église, saint Pierre et saint Jean-Baptiste ; le premier a coûté 120 livres, et la deuxième 160 livres seulement ; ces statues existent encore aujourd'hui.
1758.
— On lit sur le registre de
paroisse : «
Cette année
les Anglais firent deux descentes en
Bretagne, l'une à Cancale, le dimanche 4 juin, et vinrent à Saint Servan, et y brillèrent les vaisseaux ; la
deuxième, à Saint-Briac, dimanche trois
septembre. — Après
avoir fait des ravages, ils vinrent à Matignon et à Pléboulle. Les troupes
se rendirent à Saint-Cast, le dimanche 10,
et le combat se livra dans la rade. Le recteur, de céans, quoique dégourdi,
ne se signala pas comme celui de Saint-Denoual, qui reçut 600 livres de
gratification et qui eut eu, en même temps une abbaye, si sa cause avait
été bien appuyée ».
1759. — Le roi ayant, sur la fin de cette année, exhorté ses sujets à porter leur vaisselle d'argent à la fonte, pour subvenir aux frais de la guerre, les fabriciens de Hénansal envoient à la monnaie les burettes de l'église avec leur plateau d'argent.
1779. — « Cette année il y eut une dysenterie affreuse ; celle qui régna en 1741 ne fut rien en comparaison de celle-ci. En 1741, il ne mourut que 56 personnes ; en 1779, il en fut emporté 106. Du 22 au 27 novembre, il y eut 27 sépultures. La maladie commença à la fin de juillet et ne finit qu'a la fin de novembre. Tout le monde était dans la tristesse et à peine trouvait6on qui fit les fosses et qui portât les morts ».
1780. — M. de Rieux, ayant, au commencement de l'année 1780, vendu sa seigneurie de Hénansal à M. de la Moussaye, celui-ci vint en prendre possession le lundi de la Pentecôte, 15 mai. Le capitaine de la paroisse alla à sa rencontre jusqu'au pont des Planches ; il était à la tête de 50 à 60 hommes armés. Arrivé à la porte de l'église, il fut complimenté par le recteur et, ajoute avec bonhommie Baudouard, « Il parut satisfait de notre façon d'agir, ce, qui prouve qu'il n'était pas exigeant ».
Note 2 : la commune de Hénansal est formée des villages : la Motte-Rouge, Sainte-Anne, la Ville-Mulon, le Chauchix, Ville-ès-Cadieux, Chemin-Chaussée, Launay, Conga, les Vaux, le Manoir, Saint-Guedas, les Plessix, la Vallée, les Landes-Jubel, les Touches, la Ville-Harel, la Ville-Huet, le Maupas, etc …
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Hénansal : 1409. — S. Eudes ; — 1413, Maurice Granion, chanoine de Saint-Brieuc ; — 1499, 0llivier Gallabource ; — 1542, Jehan Morel ; — 1562, Jean de l'Estang ; — 1602, Jean Guillart ; — 1644, Clément Rollier ; — 1665, Pierre Rouxel, également recteur de Saint-Cast ; — 1666, Pierre du Boisadam ; — 1667, 0llivier Le Cordic ; — 1671, Nicolas Le Fébvre ; — 1690, François Ruffelet ; — 1695, Pierre Le Métaër du Hourmelin ; — 1700, Jean de Narbonne obtient à Rome le bénéfice ; mort en 1723 ; — 1724, Guillaume Queffelect, mort en 1734 ; — 1735, Jean Verde, de Moncontour, nommé par l'Ordinaire ; — 1768, Etienne Beaudouard, de Pommeret, exilé en 1791, revenu en 1801, mort en 1812 ; — 1813, Louis-Jean Rébillard, précédemment vicaire ; — 1828, Louis-Mathurin Raul ; — 1865, François Henry ; ....
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PATRIMOINE de HENANSAL
l'église Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste (XV-XVII-XIXème siècle), reconstruite en partie en 1837-1840. La porte sud et la fenêtre du chevet datent de 1509. Le transept et le choeur ont été réédifiés en 1837, d'après les plans de M. Mesquin. La tour date de 1870 et remplace un clocher en bois de 1632 (refait en 1674). Le clocher est détruit par la foudre dans la nuit du 2 au 3 juillet 1912 puis reconstruit. La première pierre de l'église est posée le 17 mai 1869. La réception des travaux du clocher eut lieu le 15 juin 1914. Devant la table de communion se trouve une pierre tombale du XVème siècle. L'autel et le retable, oeuvre de l'ébéniste François Aubry du Fresne (de Saint-Denoual), datent de 1648-1747-1749-1755 : les sculptures sont de Georges Farida de Saint-Malo et la partie centrale du maître-autel est l'oeuvre du menuisier Guillaume de Radenac de Saint-Brieuc. Les statuettes qui se trouvent dans les niches du maître-autel sont l'oeuvre de Laurent Thomas de Dinan et datent de 1755. La table de communion, oeuvre du menuisier Du Bourg Chenu de Plurien, date de 1783. Le vitrail, oeuvre du peintre verrier Faurelles, date de 1904 et représente l'Apparition de Notre-Dame de Lourdes, l'Apparition du Sacré-Coeur et l'instruction de la Vierge par sainte Anne : on y voit les armoiries des donateurs (les familles de La Motte-Rouge, à gauche, et de Belmont, à droite). L'église abrite un crucifix en bois polychrome (XV-XVIème siècle) et une statue de saint Sébastien (XVIIème siècle) ; |
Note : Vers 1868, l'église a la forme d'une croix latine ; le chevet et les transepts datent alors d'une vingtaine d'années, le reste est un peu plus vieux, mais ne dépasse pas un siècle ; nous en exceptons, toutefois, les détails suivants : la porte de procession, qui va prochainement faire place à une autre ouverture, est du quinzième siècle ; son archivolte en accolade est ornée de crochets, choux et panaches, et ses pieds droits, formés de moulures prismatiques, sont chargés de deux pyramides cylindriques sur lesquels on a tracé des chevrons renversés. A la base de ces pyramides, on a placé en guise de consoles, d'un côté, un agneau pascal, de l'autre, un ange à genoux (XVème siècle). Au-dessus de cette porte apparaît une petite fenêtre en lancette trilobée ; elle nous paraît appartenir au XIIIème siècle. Dans la longère sud de l'église et du côté de l'Epître, est une fenêtre du XIVème siècle, partagée en deux baies par un meneau soutenant une rosace quadrilobée ; et dans le chevet droit, une maîtresse vitre flamboyante du XVIème siècle (1509), restaurée, mais ayant perdu dans ce travail son archivolte et sa voussure. Ses pieds droits sont restés intacts, ils sont décorés sur les angles de deux colonnettes cylindriques. — Des fenêtres modernes, de petites dimensions, éclairent la nef ; on lit sur leurs linteaux extérieurs : M. BAUDOUARD, R. En avant du choeur, existe une belle pierre tombale de chevalier, de deux mètres trente centimètres de longueur. Sa surface est divisée en deux par une colonnette formant deux baies à arcatures trilobées. Sous l'une d'elle est posée une épée en pal, chargée d'un écu fruste ; sous l'autre une hampe de lance ou de drapeau. Dans le bas de l'église, on voit un font baptismal en granit, octogonal et à double pédicule, ses pieds pattés, sont formés de moulures toriques. Sur le maître-autel, on remarque un joli rétable du commencement du XVIIème siècle ; il est à deux étages, terminé par un dôme. Chaque étage présente des colonnettes en torsades, des niches, des statuettes, des balustres, des urnes pinacles et autres décorations très finement sculptées ; c'est vraiment miraculeux qu'il ait survécu aux remaniements sans nombre qui ont fait de l'église de Hénansal un abri religieux sans aucun caractère (Gaultier du Mottay) ;
la croix de Pilody (1409). Cette croix porte une inscription "Me Gautier fit fère cet an 1409 - Eude recteur" ; | |
la croix du cimetière (XV-XVIème siècle). Cette croix est édifiée à l'initiative d'un nommé Robert, recteur de Hénansal de 1529 à 1547 ; |
Note : La commune de Hénansal possède vers 1868 deux croix de granit du quinzième siècle, et d'une remarquable conservation. La première est placée dans le cimetière, elle a trois mètres environ de hauteur. Ses branches sont trilobées, en avant, sous une arcade est sculpté le divin Crucifié entre la Sainte Vierge et saint Jean ; de l'autre côté, la Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus. Cette croix repose sur un socle carré dont la face antérieure présente une inscription assez difficile à lire : Dom. G. Robert. Nous avons inutilement cherché sur ce monument la date de 1400 que M. Habasque dit y avoir lue. A la sortie du village du Chemin-Chaussée, vers l'ouest, se trouve la seconde de ces croix, appelée Croix du Pilody. Son fût octogone et d'environ quatre mètres de hauteur, est soutenu par un dé très-élégant, dont la partie supérieure est également octogone ; sa base se termine en carré, et ses angles sont décorés de mascarons. Sur le bord supérieur de ce dé, on a tracé, entre deux moulures, l'inscription suivante, gravée en relief et en lettres très serrées, ce qui en rend la lecture assez pénible : M.S. GAUTIER. FICT FERE. CET. AN. LAN. MILLE. C.C.C.C. IX. N. EUDE. RECTR (Gaultier du Mottay) ;
le manoir ou château de la Vigne (XVIème siècle), édifié par la famille de La Vigne. On y trouve les armoiries de la famille de La Vigne. Propriété de Jean de La Vigne (fils de Jean de La Vigne, son père) en 1476, de Jehan et Olivier de La Vigne en 1480, de Bertrand de La Vigne en 1513 et de Mathurin de La Vigne en 1569 ; |
Note : La Vigne jouissait privativement dans l'église de la chapelle du Rosaire, dédiée dans le principe à saint André. Cette seigneurie a donné son nom à une famille qui l'a possédée pendant plusieurs siècles ; Jean de la Vigne l'habitait, en 1423, puis Bertrand de la Vigne, en 1513. Elle passa, vers 1720, dans la famille de Lesmeleuc, par le mariage de Françoise de la Vigne ; puis dans les familles de Brébant, Le Vicomte et Loz de Beaucours (Gaultier du Mottay).
le château de la Motte Rouge (XVI-XIXème siècle), propriété de la famille La Motte Rouge. Propriété de Roland de La Moterouge (ou La Motterouge) en 1428, de Roland de La Motte en 1476, de Jean de La Motte en 1513, de François de La Motte en 1536 et de Jacques de La Motte en 1569. L'édifice était encore entouré de douves en 1805. Les murs et les fenêtres sont du XVIème siècle. La toiture et les fenêtres mansardées sont du XIXème siècle. Une des cheminées porte les armes de la famille de La Motte-Rouge ; |
Note : La Motte-Rouge. — Cette terre, qui n'a cessé d'être habitée jusqu'à nos jours, et dont le château est de construction moderne, était, suivant un aveu du 7 juillet 1604, — « tenue en juveigneurie et parage de la seigneurie de Montafilant, au Chemin-Chaussée » — Elle était possédée, en 1423, par Rolland de la Motte ; en 1538 , par François de Motte (minu du 13 octobre) ; en 1570 par Jean de la Motte, écuyer, qui, le 26 novembre de cette année, présente un minu pour le rachat de Jacques de la Motte ; en 1604 , par Jean de la Motte, écuyer, juveigneur de Montafilant ; en 1691, par Charles de la Motte, écuyer, également juveigneur de Montafilant ; en 1723, par autre Charles de la Motte (minu du 2 janvier), et en 1769, par Toussaint de la Motte, chevalier, sieur de la Motterouge. — Cette seigneurie avait droit de prééminence en l'église, avec banc, enfeu et chapelle privative ; elle devait pour cette cause à la fabrique, en 1512, quatre sous tournois de rente (Gaultier du Mottay).
le manoir du Maupas (1632). Propriété successive des familles Le Sénéchal, Gaudin, Gouyquet et Micault de Mainville (début du XVIIIème siècle), Chalus (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de la Villeneuve (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir Sainte-Anne (XVIIIème siècle). On y trouvait jadis les armoiries des familles Bosquen et l'Espinay, propriétaires du manoir au XVIIIème siècle ; | |
la fontaine Saint-Gueltas ; | |
deux maisons accolées (XVème et XVIème siècles), situées au bourg ; | |
5 moulins dont les moulins à vent de la Hautière, de Pinte-Fraîche et les moulins à eau des Vaux,.. |
A signaler aussi :
l'enceinte fortifiée de Duretal (noté Durestal au XIIIème siècle). Ces fortifications sont des vestiges de l'occupation normande du Xème siècle. Ce vaste ensemble forme une demi-circonférence de 700 mètres de développement s'appuyant sur le Frémur |
Note : Les enceintes fortifiées de Duretal. — Cet ensemble de constructions en terre, offre des proportions tellement grandes que la plume hésite à les décrire, de peur d'être soupçonnée d'exagération. Qu'on suppose cependant un demi-cercle de sept cent mètres environ, s'appuyant des deux bouts sur la rivière du Frémur, et formé de remblais, pour employer un mot moderne, d'une hauteur moyenne de huit mètres, sur une base de douze à quinze mètres ; cette fortification est défendue, en outre extérieurement, par de larges fossés. Dans un des angles de cet arc de cercle se trouve une enceinte triangulaire de cinquante ares environ de superficie, fermée de talus en terre également très-élevés et qui paraît destinée à défendre tout spécialement un troisième ouvrage dont la racine plonge dans le marais qu'autrefois le Frémur formait en cet endroit. C'est un tumulus artificiel de plus de seize mètres d'élévation et de trois cents mètres au moins de pourtour à sa base. De larges fossés l'isolent, tout d'abord, de l'enceinte triangulaire dont nous venons de parler, et ensuite d'une autre construction ou enclos quadrangulaire, toujours formé d'énormes remblais, entourés de fossés et situé an nord de la première enceinte (Note : On a quelques raisons de penser, cependant, que le tumulus communiquait avec l'enclos quadrangulaire par une jetée en terre, qu'on croit apercevoir dans la direction de l'est). — Le sommet de ce tumulus colossal présente une surface légèrement ellyptique ; on y remarque quelques mouvements de terrain qui semblent le creuser un peu ; on dirait même qu'il a été fouillé. Les recherches que nous y avons faites ne nous ont pas, malgré la présence de quelques pierres, porté à penser qu'un donjon ou autre construction y ait jamais été érigé. Devant un pareil ensemble de fortifications, l'observateur confondu, se demande à quelle population elles peinent être dues. Faut-il les taire remonter aux siècles qui précédèrent l'arrivée de Jules César sur les côtes méridionales de l'Armorique, et alors on aurait devant les yeux un oppidum gaulois ; ou bien faut-il les attribuer aux temps qui suivirent la conquête ? Double problème sur lequel on discuterait sans doute longtemps. Pour notre part , nous avions , — en comparant ces travaux de défense à d'autres travaux similaires qui existent dans notre département, mais dans de moins grandes proportions, — en tout d'abord la pensée qu'ils étaient l'oeuvre des populations habitant les rives du Frémur, à l'époque mérovingienne, c'est-à-dire au temps ou les pirates du Nord désolaient nos rivages ; lesquelles, pour se mettre à l'abri des déprédations de ces pillards, auraient construit ce vaste refuge. Mais en y réfléchissant, nous n'avons pu nous arrêter à cette supposition ; l'importance, nous dirions presque l'exagération des travaux restés jusqu'à ce jour, ne nous paraissant pas répondre à une nécessité qui ne pouvait se présenter que fortuitement et pour très-peu de temps. Nous croyons donc pouvoir attribuer les fortifications de Duretal à une peuplade gauloise qui aurait tenté de résister à la conquête romaine. — Le tumulus, d'ailleurs, qui en forme la partie principale, nous semble avoir un caractère très ancien, et certaines mottes ou retranchements à esplanades tels qu'on en voit, par exemple, au Pelinec, en Canihuel, à Bourbriac etc. , qui ont certainement servi de bases à des châteaux du septième ou huitième siècles, ne peuvent lui être assimilés. Malheureusement aucune donnée historique ne nous permet de connaître exactement quels ont été antérieurement au treizième siècle les possesseurs de Duretal. Ce que nous en savons, c'est que ce tumulus et les fortifications qui l'entourent étaient, suivant toute apparence, à cette époque, la propriété de Jean de Dinan et de son père, lesquels ayant converti en étang le marais contournant le tumulus, se décidèrent, sur les réclamations de l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois, à en abaisser la chaussée, à la hauteur de cinq pieds seulement (Note : Voici, d'après MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélemy, le préambule de la charte concernant cet étang : "…….. Johannes de Dynanno, miles, salut. In Dom. Noveritis quod abessavi ad mensuram legitimam quinque pedum calciatam stagni mei de Duretal, quod ego et pater meus in prejudicium abbatis et conventus de Sancto Albino, Cyct. ord. injustè levaveramus ; quam calciatam, ego, vel heredes mei, non possumus de cetero superius elevare, etc... Datum diem ercurii proxima ante festum beati Luce Evangeliste, anno Domini, M. CC. L. octavo". Il existait, paraît-il, un deuxième étang de Duretal, car en la même année 1258, un Jean Jaon, chevalier, s'engageait de son côté, à réduire à cinq pieds la hauteur de la chaussée de cet étang (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, Tom. III, des anciens évêchés de Bretagne). — En 1535, l'étang, était converti en prairie, dite la Prée de Duretal. Aujourd'hui, le seul souvenir qu'on ait gardé de la construction du tumulus, c'est qu'il a été érigé, au dire d'une gardienne de bestiaux qui paissaient sur les lieux, pour abriter une barrique d'argent, placée encore aujourd'hui à son centre, mais que personne jusqu'ici n'a osé aller déterrer. Quoiqu'il en soit, nous appelons l'attention des archéologues sûr ce vaste ensemble de fortifications, qui a demandé des travaux et des moyens d'action presque inexpliquables, quand on pense qu'elles sont l'oeuvre des peuplades primitives. Mais, quels immenses dangers celles-ci ont-elles pu courir, quels ennemis puissants ont-elles eu à combattre, pour être obligées de s'installer si fortement sur le territoire de Hénansal ? (Note : M. Habasque appelle le tumulus de Duretal un Témène : après lui, M. Jollivet, parlant des deux tumulis, situés près du Bourg, dit qu'ils doivent être visités par le touriste ; « car bientôt, les hommes aidant, le temps les aura fait complètement disparaître. Il en sera de même, ajoute-t-il, d'une vaste enceinte, entourée de douves, ayant en certains endroits, de trente à quarante mètres de profondeur. Qu'était-ce que cette enceinte ? Les uns disent : c'était un témène, c'est-à-dire, un lieu consacré au culte des Druides, un lieu où les Armoricains s'assemblaient pour prier ; les autres voient là un ancien camp romain ....Quoiqu'il en soit, ce lieu est assez vaste pour contenir une petite armée, et ses douves profondes indiquent qu'il avait été mis à l'abri d'une attaque ». — Cet auteur parlait évidemment d'un monument qu'il n'avait pas visité, et adoptait, de préférence, le thème de l'abbé Mahé, qui voyait partout des temples « druidiques ») (Gaultier du Mottay - 1868) ;
la motte féodale de La Motte-Rouge (X-XIIème siècle) ; | |
le tumulus de Surtoué. Le tumulus de Sourtoué. Il est situé à deux cents mètres de l'église, dans la direction de l'Est. De son sommet on domine une vaste étendue de pays, et l'on aperçoit la mer, au-delà des côtes de Plévenon. Quoique aplani par la culture, son élévation au-dessus du ravin artificiel qui l'entoure est de plus de huit mètres ; sa circonférence devait être de cent vingt mètres au moins. — Formé de rocailles et de terres mélangées, il est entamé, d'un côté, de manière à faire aligner cette entaille avec la limite du champ voisin. Tout auprès, et en contrebas de ce tumulus, se trouve une autre élévation qui parait également artificielle et qu'on pourrait prendre pour une seconde motte ; le temps nous a manqué pour nous assurer s'il était aussi formé de terres rapportées ; cependant, au premier abord, tout semble le faire croire (Gaultier du Mottay - 1868) ; | |
l'allée couverte de la Ville-Bellanger, dite la Roche aux Fées (époque néolithique). La Roche aux Fées de la Ville-Bellanger. C'est une remarquable allée couverte, en granit, de treize mètres de longueur. — La plupart des pierres qui la composent ont été bouleversées, mais plusieurs de ses supports sont encore intacts ; ils sont au nombre de onze de chaque côté, et soutiennent sept tables ou couvertures, ayant perdu leur horizontalité, d'une dimension moyenne de trois mètres de long, sur deux de large. Ce monument orienté, dont l'intérieur pouvait avoir quatre-vingt-dix centimètres seulement de hauteur, sur un mètre trente centimètres de largeur, forme maintenant plusieurs réduits que les pâtres aiment à fréquenter. On nous a dit qu'on y avait fait des recherches, nous n'en connaissons pas le résultat (Gaultier du Mottay - 1868) ; |
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des haches de pierre et de bronze ont été trouvées, à diverses reprises, dans cette commune ; | |
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le
village du Chemin-Chaussée est séparé en deux par une route qui limite en
même temps d'un côté, la commune de Hénansal de l'autre côté, celle de
la Bouillie. — Cette route n'est autre que l'ancienne voie romaine,
mettant en communication la ville de Carhaix, qu'on considère généralement
comme le chef-lieu de l'ancienne cité osismienne, avec Corseul, d'une part,
et Alet (Saint-Servan), de l'autre. C'est à la sortie du Chemin-Chaussée
que se bifurquait cette voie, qui avait aussi un embranchement sur Erquy, et
dont les débris sont encore très apparents, surtout à l'ouest du village,
près de la croix Pilody, où l'ancienne chaussée forme une espèce de
bourrelet des deux côtés de la route moderne. Dans le même village sont
de nombreux débris d'anciennes constructions, et l'on y a trouvé, en
grande quantité, des monnaies romaines, à diverses reprises, notamment en
1820 ; on y a recueilli aussi des débris de poteries, des blocs de ciment
et autres fragments dont l'origine n'est pas douteuse (Gaultier
du Mottay - 1868) |
l'ancien prieuré. C'était, comme la paroisse, dans le principe, un membre de l'abbaye de Saint-Jacut [Note : Une bulle du Pape Alexandre III, rendue en faveur de Saint-Jacut, et datée de 1163, le 2 des Nones de juin, mentionne la paroisse et le prieuré par ces mots : Quicquid juris habetis in ecclesia sancti Petri de Henan (Publiée par MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Tom. III)]. M. Jean Verde, recteur, de 1734 à 1768, explique ainsi, dans une note manuscrite, comment les religieux de cette communauté perdirent la paroisse et conservèrent le prieuré de Hénansal. « Nous lisons dans l'histoire que les R.R. P.P. Bénédictins furent, dès le dixième siècle, appelés à la conduite des paroisses, à cause de la disette et de l'ignorance des prêtres séculiers. Le clergé s'étant décrassé, et le zèle des religieux ralenti, ceux-ci abandonnèrent les paroisses à ceux qui étaient destinés et faits pour les gouverner en qualité de pasteurs. Les réguliers, en se retirant dans leurs maisons, eurent la précaution de retenir la jouissance du temporel, et les prêtres desservants n'étaient payés que comme gagistes ; ce qui fait croire que, quoiqu'il y eut ici un recteur en titre, les abbés et religieux de Saint-Jacut lui assignèrent pour rétribution une certaine portion de leur dîme, c'est-à-dire le trente-sixième dans toute la paroisse, excepté cependant un trait appelé la Petite-Dîme, et cela, peut-être, pour marquer leur supériorité. Il fut de plus arrêté que le recteur leur ferait avoir par chaque année, dix-huit boisseaux de froment... Les religieux, de leur côté, devaient fournir deux enfants de choeur pour servir les messes et aider à faire les offices, et un magister ou maître d'école pour instruire la jeunesse. Tous ces arrangements n'ont plus lieu, et ils sont prescrits. — Le recteur ne donne ni argent, ni freinent aux religieux, et les religieux ne fournissent rien à la paroisse. Le recteur, néanmoins, ne perçoit que la novale, dans le canton qu'on appelle la Petite-Dîme ». Nous laisserons nos lecteurs juges dus explications de M. Verde, et nous ajouterons que toutes nos recherches, pour parvenir à la connaissance de la fondation du Prieuré de Hénansal, sont demeurées sans succès. — Lors de la tenue des Synodes diocésains, le prieur de Hénansal était appelé après les prieurs de Saint-Martin de Lamballe, de Saint-Melaine et de Saint-Michel de Moncontour, ce rang indique une fondation assez ancienne ; on trouve ce bénéfice inscrit sous le nom de Prioratus sancti Petri de Hénansal, dans un catalogue des prieurés, offices et cures, appartenant à Saint-Jacut, au commencement du quinzième siècle. M. Verde ne nous dit pas à quelle époque eut lieu la transaction qu'il suppose avoir été passée entre le clergé séculier ou l'ordinaire, et les religieux de Saint-Jacut, aussi doutons-nous qu'elle ait jamais existé. — Ce qui nous parait de plus clair, c'est qu'à une époque que nous ferions remonter au commencement du seizième siècle, la paroisse de Hénansal fut soumise au régime de l'alternative, c'est-à-dire, que le recteur était nommé par l'Evêque, lorsque son prédécesseur venait à mourir dans certains mois de l'année ; il était, au contraire, choisi par la cour de Rome, quand ce décès arrivait dans d'autres mois, d'où le titre de Romipète décerné à ce dernier. Quant au Prieuré, c'était comme on vient de le voir, un bénéfice complètement distinct de la paroisse, et celui qui en jouissait n'était aucunement tenu à résidence. — Il se composait de maisons, terres et dîmes. Ces dernières se prélevaient séparément et en dehors des autres redevances de ce genre ; seulement le titulaire était obligé de faire célébrer certains offices religieux aux termes des conventions qui avaient été arrêtées lors de l'érection du Prieuré, entre l'abbaye de Saint-Jacut et son fondateur, et subvenir, parait-il, à l'entretien de deux enfants de choeur et d'un magister ou maître d'école. Voici en quoi consistait ce bénéfice à la fin du dix-septième siècle : 1693, 23 juillet. —, Pierre Renavin, prieur commandataire, déclare au greffe des gens de main-morte : 1° Que ledit prieuré se compose d'une maison, un petit jardin et un clos contigu, dans lequel se trouve un colombier ; — 2° qu'il perçoit en outre dans la paroisse de Hénansal, les deux-tiers des dîmes, lesquels se nomment les traits de Bléporo, de Longle, des Tertres et du Gran. Le déclarant se plaint que les réparations des bâtiments et les décimes ordinaires et extraordinaires auxquels sont imposés le Prieuré et ses rentes, réduisent ses revenus dans une notable proportion. 1698, 7 juin. — Bail pour sept ans, par Claude Boüan, sieur du Chalonge, chanoine de la cathédrale de Saint-Brieuc, mandataire d'écuyer Pierre Renavin, sieur du Péret, prieur de la Madeleine de Chaumont ; des maisons, immeubles et dîmes composant le bénéfice du prieuré de Hénansal ; — à Messire François de la Goublaye, sieur du Clos-Neuf, et Dame Mathurine Halna, sa compagne, demeurant dans la paroisse de Landéhen ; — moyennant la somme de six cent vingt livres par an plus la charge de faire célébrer dans l'église de Hénansal trois messes par semaine, et d'en payer les honoraires (Archives des Côtes-d'Armor. Registre des insinuations de l'Evêché de Saint-Brieuc). Tous ces biens existaient encore à la fin du dix-huitième siècle ; ils furent aliénés en même temps que les autres propriétés de cette nature le 2 septembre 1792. — Les constructions érigées sur leur emplacement, s'appellent encore vers 1868 Le Prieuré (Gaultier du Mottay) ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Anne, aujourd'hui disparue. C'était un très-petit édifice reconstruit en 1624, par un prêtre nommé Jacques Tosvin ; il ne présentait aucun intérêt. Il avait remplacé une autre chapelle qui existait au même endroit, dans le courant du seizième siècle et qui fut probablement dévastée pendant les guerres de la Ligue. En 1578, elle était desservie par Messire Gilles Thébaud, prêtre de la paroisse de Plédéliac. Peut-être était-ce à lui qu'est due une statue de saint Gilles assez ancienne, qui se trouvait dans cette chapelle (Note : Nous ne devons pas omettre de citer une maison du quinzième siècle, située dans le bourg vers 1868, et dite Maison de la Chapelle. Ses façades étaient en pouding échantillonné, et ses ouvertures en granit. Les portes et les fenêtres avaient leurs linteaux en accolade, leurs appuis et leurs pieds droits étaient décorés de moulures prismatiques ; sous l'accolade d'une des fenêtres existait un écusson martelé, mais appartenant très-probablement à la famille de la Chapelle, alors bien posée dans ce pays et qui portait d'argent à la croix pattée de sable) (Gaultier du Mottay) ; | |
l'ancien manoir de Saint-Guédas ou Saint-Gueltas ou Saint-Guétas, aujourd'hui disparu. Fief de la famille de La Moussaye au XVIIIème siècle. Il appartenait à Olivier de Saint-Guetas en 1476 et à François de Saint-Guetas en 1513 et en 1536. En 1351, Jeannet de Saint-Guédas était le premier archer du banneret Thibaud de Rochefort, dans sa montre reçue aux gages du roi à Dinan. En 1384, le 14 juin, Pierre de Saint-Guédas ratifie, à Redon, le traité de Guérande. En 1420, le 18 mai, Pierre de Saint-Guédas et son fils Olivier font partie de la montre du sire de Rieux pour la délivrance du duc de Bretagne et de son frère Richard, "prins et détenus par Olivier de Blois, naguère se disant comte de Penthièvre ; Charles, son frère, et autres complices, fauteurs et adhérents, avecques et pour l'exécution de la confiscation de leurs choses". En 1443, Jehan de Saint-Guédas est écuyer de François, duc de Bretagne ; |
Note : — Il ne reste aujourd'hui (en 1868) de cette ancienne seigneurie que quelques fortifications du château primitif : elles se composent de deux retranchements ou levées en terre formant les deux côtés d'un vaste parallélogramme. Leur hauteur moyenne est de sept mètres ; leur largeur de dix à onze mètres. Rien d'ancien par ailleurs, dans les constructions et habitations, remaniées presque entièrement depuis un siècle sauf une cheminée de la Renaissance, à consoles de granit, supportant des têtes de lion et dont la base s'appuie sur des griffes. Les Actes de Bretagne nous montrent, en 1351, Jehannet de Saint-Guétas remplissant les fonctions de premier archer du banneret Thibaud de Rochefort, dans sa montre reçue aux gages du Roi, à Dinan. En 1384, le 14 juin, Pierre de Saint-Guétas ratifiait, à Redon, le traité de Guérande. Le 18 mai 1420, Pierre de Saint-Guétas et son fils Olivier faisaient partie de la montre du sire de Rieux pour la délivrance du dite de Bretagne et de son frère Richard, « prins et détenus par Olivier de Blois, naguère se disant comte de Penthièvre ; Charles son frère, et autres complices, fauteurs et adhérents, avecques et pour l'exécution de la confiscation de leurs choses ». Un titre de l'année 1448 constate que Rolland de Saint-Guétas était mort vers la Purification de Notre-Dame. — Jehan de Saint-Guétas, son fils, écuyer de François Ier, duc de Bretagne, fournit à la seigneurie de Lamballe un minu pour le rachat (droit de succession) de son dit père et compte à cet effet 26 sous 6 deniers (Voir Archives départementales, fond de Penthièvre). Le 25 octobre 1555, Guillaume de Saint-Guétas, seigneur de Guoguen, rend, en qualité de curateur de Charles de Saint-Guétas, seigneur dudit lieu, hommage au comte de Penthièvre, on y lit : « Un fief, juridiction et ténement nommé la tenue du Breil, situé en Hénansal, sur lequel il est dû, etc. » — « Plus un autre fief et terre, nommé la Ville-Morhen, etc. ; le fief de l'Ecotas ; plus une tourelle et masse de moulin, près les landes de la Baudrannière ». — Mais le procureur de la cour de Lamballe s'opposa le 1er septembre 1556, aux prétentions de Guillaume de Saint-Guétas et lui dénia les droits de moulin et de justice sur les biens que nous venons de désigner, dans lesquels n'étaient pas compris, cependant, ceux qui formaient les terres de Saint-Guétas, proprement dites. En 1583, le 6 juin, Messire Charles de Saint-Guétas, seigneur dudit lieu, la Planche, Mégrit, etc., chevalier de l'ordre du roi, enseigne de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de Navarre, rendit hommage au duc de Mercœur pour les mêmes biens. Son fils, Jehan de Saint-Guétas, chevalier, vicomte de Saint-Denoual et de Planguenoual, rendit aveu le 2 mai 1642, pour les terres qui lui appartenaient et qui étaient situées dans la paroisse de Hénansal. Onze ans plus tard, le marquis d'Assérac, tuteur de François de Rieux, comte de Châteauneuf, amortit en faveur dudit Jehan de Saint-Guétas, une rente de 40 livres, due par ce dernier à la seigneurie de Lamballe sur la prée de Duretal (Archives départementales, titres de Lamballe). En 1690, le 20 avril, Jean-Baptiste-Bonaventure de la Moussaye, chef de nom et d'armes, chevalier, comte de Carcouët, rendit hommage pour les biens dont il avait hérité par suite de la mort de sa mère, Jeanne de Saint-Guétas, épouse d'Amaury de la Moussaye. Il résulte d'un autre hommage, rendu le 9 mars 1700, que la maison et manoir noble de Saint-Guétas, fiefs, juridictions et dépendances, étaient en possession de Messire Charles-Joseph de la Moussaye (Procureurs fiscaux de la juridiction de Saint-Guétas, en 1729, M. Cormaux ; en 1733, M. Julien Abbé. — Sénéchal en 1775, Henry Bellanger). Le 15 novembre 1740, Anne-François-Célestin de la Moussaye, seigneur et comte dudit lieu, vicomte des vicomtés de Planguenoual et Saint-Denoual, seigneur de Carcouët, Bréhinier, la Ville-au-Lion, Cormoran, Saint-Guétas, et châtelain de Hénanbihen, rendit aussi au duc de Penthièvre hommage pour les propriétés dont il avait hérité de sa mère, et, selon toute apparence, de Charles, son frère aîné. François-Louis-Jacques-Philippe de la Moussaye, hérita de ce dernier en 1757, et était propriétaire du fief de Saint-Guétas l'époque de la Révolution. En résumé, la seigneurie de Saint-Guétas s'étendait en Hénansal et Saint-Aaron, elle contenait en superficie, suivant un aveu de 1740, trois cent quatre-vingt-onze journaux et onze cordes (Gaultier du Mottay) ;
la Piquenaye
appartenait, en 1423, à Jean, sieur dudit lieu ; en 1513, à Rolland Le
Garangier ; en 1544, à son fils, Jean Le Garangier
; en 1629, à Mathurin Le Garangier
; sa fille, Jacquemine Le Garangier, épousa
César du Guesclin ; en 1755, cette terre était en possession de la
famille de Saint-Gilles. Prééminences en
l'église, banc et tombe près l'autel Saint-Sébastien. — Les Garangier
portaient : D'argent à deux faces de gueules, accompagnées
de trois écoufles (Milans)
de sable, membrés et bécqués de gueules (Gaultier
du Mottay) ; | |
le Plessix-Rabel possédait à l'église un banc et une chapelle dite Du Plessix. — Ce fief était, en 1513, en la possession de Olivier Rabel ; en 1550, à Clément Rabel , époux de Mathurine Pyran ; ils marièrent leur fille, Anne Rabel, à Olivier d'Estriac. Cette terre passa, au dix-septième siècle, dans la famille La Villéon, et, au dix-huitième, dans celle de Loz de Beaucours (Gaultier du Mottay) ; | |
la
Ville-Bellanger donnait
également à ses possesseurs des prééminences
dans l'église,
et droit, notamment à trois tombeaux. Elle
appartenait, en 1514, à Jean Bosquen, sieur
de la Ville-Ballanger ; en 1536, à autre Jean Bosquen (aveu du 16 octobre) ; en
1583, à François Bosquen ; elle passa, en 1699, entre les mains de François-Hyacinthe
Visdeloup ; le fils de ce dernier, René-François
Visdeloup, la possédait en 1714. La famille Bosquen semble aujourd'hui disparue
; elle portait pour armes : D'or au lion de
gueules, armé, lampassé et couronné de sable (Gaultier
du Mottay) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de HENANSAL
La majeure partie des terres de la paroisse relevaient judiciairement de la baronnie de la Hunaudaye, dont l'auditoire se trouvait au village du Chemin-Chaussée. — Tous les possesseurs de cette seigneurie depuis le seizième siècle, figurent, en effet, dans les actes qui se rendaient en leur nom. Cependant, il résulte des documents que nous avons eu l'occasion de parcourir, que les barons de Montafilant étaient primitivement seigneurs de Hénansal, et que ce n'est que par suite d'une alliance contractée vers 1588 (?), que les sieurs de la Hunaudaye furent substitués à ces derniers. Aussi, sans remonter à une époque trop reculée, nous pourrons citer parmi ces seigneurs, dont l'écusson était placé en supériorité au haut de la maîtresse vitre de l'église et immédiatement au-dessous des armes des Penthièvre, — 1° en 1499, Françoise de Dinan, dame de Montafilant, épouse de François de Laval ; — 2° en 1509, Pierre de Laval, fils de cette dernière, époux de Françoise de Tournemine, dame de la Hunaudaye, décédée, sans enfants ; — 3° en 1547, la même Françoise de Tournemine, remariée à Claude d'Annebaud, maréchal de France ; — 4° à Jean d'Annebaud, mort sans enfants ; — 5° en 1570, à René de Tournemine, héritier de son cousin, Jean d'Annebaud, célèbre par son dévouement à la cause de Henri IV pendant les guerres de la Ligue ; — 6° en 1653, à François de Rieux, époux de Renée de la Feuillée ; — 7° en 1728, à Jean-Sévère, sire de Rieux, marquis d'Ouessant, époux de Marie Butaut de Marzan ; — 8° en 1759, à Louis-Auguste, comte de Rieux, lieutenant-général des armées du Roy, chevalier de saint Louis, mort le 1er mars 1767, époux de Claude-Louise d'Illières-d'Entragues (Gaultier du Mottay).
En 1400, les maisons nobles de Hénansal étaient : la Ville-Hercouet (à Rolland Picquen) et la Ville-Cadizet (à Mathurin Guerande). En 1500, la Picquenais, avec basse justice, appartenait à Racinoux.
Lors de la réformation de janvier 1428, sont mentionnés plusieurs nobles de Hénansal : Jouhan Rebillart, Jouhan Maupetit, Thomine (déguerpie Olivier de Sainct Melaer), Guillaume de La Houssaye, Geffroy Gerril, Olivier Bosquien, Olivier de La Motte, Olivier Raoul, Olivier La Goulle, Thomas Beillon (ou Veillon), Jehan Cornel, Guillaume Cronier (ou Crosnier), Roland de La Moterouge (ou Motte-Rouge), Roland Glevede, Thomonie Le Tau, (déguerpie Jean Glevede), Jehan Pierre, Pierre Chapelle, Jean Chapelle et sa mère, Guillaume Piquain, Jean de La Piquenaye, Jehan Rabel, Geffroy Guygnemer, Jehan Prediel, Olivier Malinge, Jean de Maubuchon, Jehan de La Vigne, Jehan Rabel, Raoul Rabel, Olivier Chappelle (ou Chapelle), Guillo (fils naturel de La Soraye), Jean Cordelier, Roland de Sainct-Guetas (ou Saint-Guédas), Jehan Guerrande, Jean Peignon, Pierre Daoet, Jehan Martel, Guillaume Le Puneix. Se disent nobles : Olivier Gicquel, Jean Gourhant et Thesnin Galaboes.
Lors de la réformation du 11 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Hénansal : Bléporo (à Jacques de Malestroit), La Vigne, la Hautière et la Ville-Moussard (à un nommé La Vigne), Saint-Gueltas ou Saint-Guédas, la Ville-Aune, le Sourtoué, le Guihourde (à François de Saint-Guedas), la Picquenais, Beliard, la Brousse et le Bourdon (à Jehan de Guerrangier, sieur de la Picquenaye), la Ville-Harel, Vauthual, le Breil, Coron (à François Pican), les Touches (à Le Quelneuc, sieur du Fou), autres les Touches (à un nommé Cornilliere), la Malingeais (à Jehan Perceval), les Portes-Plestin (à Alain Le Boulleurs), le Breil (à François Guygnemel), Beaurepaire (à Bertrand Symon et Jacquette du Breil), Philipportes (à Matheline Lestournel, veuve de Mathurin Guygnemer), Pont-de-la-Noë (au sieur de Quemgueret), la Touche (à dom Jacques de La Citaye de la paroisse de Plurien), une maison du bourg (Olivier de La Chappelle, sieur de la Ville-Neuve), la Ville-Neuve (à Jehanne La Goulle, épouse d'Olivier de La Chappelle), Plesseix-Rabet (à Olivier Rabet), la Ville-Cladenet (à un nommé de Lescouet), le Chauchix (à Ruellan Guygnemer), le Sournic (à Vincent de La Planche), l'Hyarnouet (à Jehanne Le Marchant, épouse de Gilles de La Motte), la Motte-Rouge (à François de La Motte), la Plesse et la Roche-Droue (à Jehan de Brehant), la Ville-Gourhan (à Jehan Rouxel), la Ville-Bellanger-Tremaudan (au sieur de Vaunoueuse), la Ville-Bellanger-Bosquien et Ferry (à Jehan Bosquien), la Ville-Blot (à Olivier Bosquien), la Lande-Padel (à Jehan Gicquel).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 37 nobles de Hénansal :
Jehan AUDREN (0, 5 livres de revenu) ; | |
Mathelin AUDREN : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Alain BELLEUC de Porte Plavin (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier BOCQUIEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume CHAPELLE (2 livres de revenu) ; | |
Jehan CHAPELLE (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Pierre CHAPELLE (2 livres de revenu) ; | |
Jehan CONOUYERS (3 livres de revenu) ; | |
Jehan CORNNEL (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Jehan DE BREHAND de la Plesse (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume DE BRONT (5 livres de revenu) ; | |
Roland DE LA CHAPELLE (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Roland DE LA MOTTE de la Motte Rouge (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan DE LA VIGNE de la Vigne (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DE SAINCT GUELTAS de Saint Guétas (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Mathelin DE SAINCT GUELTAS (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier DE SAINCT GUELTAS (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Alain DU BREIL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Thomas DU BREIL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre GERRIL (3 livres de revenu) ; | |
Olivier GIQUEL (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume GOURHANT (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Mathelin GUERRANDE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jehan GUYGNEMAR (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume GUYUEMAR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier KERGRET (3 livres de revenu) ; | |
Olivier LA GOULLE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Bertrand LE GARENGIERE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume MALINGE (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Olivier PERDRIEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ; | |
PERDRIEL (10 livres de revenu) ; | |
Guyomar PERIGAN (1 livre de revenu) ; | |
Guillaume PIQUART (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland PIQUART (40 livres de revenu) ; | |
Geoffroy RABEL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; | |
Olivier RAOUL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Olivier RIQUART (2 livres de revenu) ; | |
Mathelin ROUXEL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ; |
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