Hénansal : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Matignon)

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HENANSAL

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La commune de Hénansal (pucenoire.gif (870 octets) Henant-Sal) fait partie du canton de Matignon. Hénansal dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de HENANSAL

Hénansal vient du breton « hénan » (vieux) et « sal » (manoir).

Hénansal est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Hénan(t). Il s'agit de l'ancien centre paroissial de la paroisse de Henan(t), au détriment de laquelle est créée, vers la fin du XIIème siècle, la paroisse de Hénanbihen.

Il y avait dans la seconde moitié du XIIème siècle un lieu et une famille de Henan ou de Henant. Il est possible que ce lieu se soit scindé en deux parties à partir de 1200 environ : Hénanbihen (Hénan le Petit) et Hénansal (Hénan la Salle).

Hénansal est cité dès 1163 dans une bulle papale : il est le siège d'un prieuré (appelé Saint-Pierre et situé à l'est de l'église actuelle) dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut de l'Isle et uni à la mense abbatiale le 13 juillet 1454. Ce prieuré Saint-Pierre est affermé à 950 livres (en 1666) et à 620 livres + 3 messes par semaine (en 1698). Il est affermé au sieur Le Retif de Tresselin pour 9 ans à compter de 1784 pour 1400 livres.

Hénansal (Henantsal) est cité comme paroisse dès 1213 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (Anciens Evêchés, III, 49). Cette abbaye possédait jadis des biens à Hernouet, à La Ville-Chesnard et à Saint-Maleu. Les Templiers possédaient aussi des biens à Launay-Congard, au Verger et au moulin des Vaux.

La paroisse de Hénansal appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Hénansal avait pour subdélégation Lamballe et ressortissait au siège royal de Jugon. L'évêque de Saint-Brieuc en était le seigneur, car elle faisait partie de son évêché, ainsi que le prieuré et la cure, qui pourtant appartenaient l'un et l'autre à l'abbaye de Saint-Jacut, laquelle dépendait du diocèse de Dol. La cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Hénansal dépendait du doyenné de Matignon. Hénansal élit sa première municipalité au début de 1790. Par décret du 27 décembre 1812, la commune d'Hénansal cède le bois de Coron à la commune de Saint-Alban.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Petri de Henan (en 1163), Henant (en 1177), Heenan (en 1182), Par. de Henant-sal (en 1213), Henansal ; (en 1256), Henantsal, Henansal (en 1259), Henantsal (en 1260), Henant-sal, Henansal (en 1261), Henant Sal (vers 1330), Henentsal (en 1427), Henensal (en 1428), Hennent-Sal (en 1476), Henantsal (en 1480), Hennensal (en 1480), Henent-Sal (en 1510), Henant-Sal (en 1513), Henancza (en 1536), Henansal (en 1569).

Ville de Hénansal (Bretagne).

Note 1 : la commune de Hénansal est formée des villages : la Motte-Rouge, Sainte-Anne, la Ville-Mulon, le Chauchix, Ville-ès-Cadieux, Chemin-Chaussée, Launay, Conga, les Vaux, le Manoir, Saint-Guedas, les Plessix, la Vallée, les Landes-Jubel, les Touches, la Ville-Harel, la Ville-Huet, le Maupas, etc …

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Hénansal : 1409. — S. Eudes ; — 1413, Maurice Granion, chanoine de Saint-Brieuc ; — 1499, 0llivier Gallabource ; — 1542, Jehan Morel ; — 1562, Jean de l'Estang ; — 1602, Jean Guillart ; — 1644, Clément Rollier ; — 1665, Pierre Rouxel, également recteur de Saint-Cast ; — 1666, Pierre du Boisadam ; — 1667, 0llivier Le Cordic ; — 1671, Nicolas Le Fébvre ; — 1690, François Ruffelet ; — 1695, Pierre Le Métaër du Hourmelin ; — 1700, Jean de Narbonne obtient à Rome le bénéfice ; mort en 1723 ; — 1724, Guillaume Queffelect, mort en 1734 ; — 1735, Jean Verde, de Moncontour, nommé par l'Ordinaire ; — 1768, Etienne Beaudouard, de Pommeret, exilé en 1791, revenu en 1801, mort en 1812 ; — 1813, Louis-Jean Rébillard, précédemment vicaire ; — 1828, Louis-Mathurin Raul ; — 1865, François Henry. ....

Voir aussi   Ville de Hénansal " Les Annales de Hénansal ".

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PATRIMOINE de HENANSAL

l'église Saint-Pierre et Saint-Jean-Baptiste (XV-XVII-XIXème siècle), reconstruite en partie en 1837-1840. " Eglise lambrisée en forme de croix latine. Elle date du début du XVIème siècle ainsi que l’indiquait sur le sacraire l’inscription suivante : L’an mil cinq cent neuf fut faict ce pignon tout neuf par le seigneur d'Uzel et de la Soraye ; mais a été presqu'entièrement reconstruite au XIXème siècle. De 1837 à 1840, elle a été entièrement restaurée sur les plans de M. Mequin, ingénieur du département. Le choeur fut alors reconstruit, mais l’on conserva la fenêtre du chevet ; de même la nef dont on conserva le porche sud. En 1886, eut lieu une nouvelle restauration sur les plans de M. Maignan. L’on reconstruisit alors les pignons du transept et refit la charpente. Entre temps, une nouvelle tour, remplaçant celle de 1674, avait été édifiée sur les plans de M. Maignan, travaux adjugés le 13 octobre 1868 à M. Mathurin-Jean Folliard, entrepreneur aux Loges, en Tressaint. Construite en granit d'Erquy, la première pierre fut posée le 17 mai 1869 ; elle porte la date de 1870. Le clocher a été restauré d’après les plans de M. Louis Cosson, architecte, datés du 9 avril 1912. Les travaux furent adjugés le 25 février 1913, à M. G. Kerleau, de Plounevez-Moëdec, et leur réception fut faite le 15 juin 1914 " (R. Couffon). La porte sud et la fenêtre du chevet datent de 1509. Le transept et le choeur ont été réédifiés en 1837, d'après les plans de M. Mesquin. La tour date de 1870 et remplace un clocher en bois de 1632 (refait en 1674). Le clocher est détruit par la foudre dans la nuit du 2 au 3 juillet 1912 puis reconstruit. La première pierre de l'église est posée le 17 mai 1869. La réception des travaux du clocher eut lieu le 15 juin 1914. Devant la table de communion se trouve une pierre tombale du XVème siècle. L'autel et le retable, oeuvre de l'ébéniste François Aubry du Fresne (de Saint-Denoual), datent de 1648-1747-1749-1755 : les sculptures sont de Georges Farida de Saint-Malo et la partie centrale du maître-autel est l'oeuvre du menuisier Guillaume de Radenac de Saint-Brieuc. Les statuettes qui se trouvent dans les niches du maître-autel sont l'oeuvre de Laurent Thomas de Dinan et datent de 1755. La table de communion, oeuvre du menuisier Du Bourg Chenu de Plurien, date de 1783. Le vitrail, oeuvre du peintre verrier Faurelles, date de 1904 et représente l'Apparition de Notre-Dame de Lourdes, l'Apparition du Sacré-Coeur et l'instruction de la Vierge par sainte Anne : on y voit les armoiries des donateurs (les familles de La Motte-Rouge, à gauche, et de Belmont, à droite). L'église abrite un crucifix en bois polychrome (XV-XVIème siècle) et une statue de saint Sébastien (XVIIème siècle). " Mobilier : Maître-autel du XVIIème siècle, modifié en 1783 ; fonts à baldaquin du XVIIème siècle, chaire de 1772, balustrade de choeur de 1783. Ces dernières œuvres, ainsi que la modification du maître-autel, sont dues à Du Bourg Chenu, de Plurien. Statues anciennes de la sainte Vierge, de sainte Anne, saint Pierre (1755), saint Jean-Baptiste (1755), commandées toutes deux à Dinan, de saint André et de saint Sébastien. Deux statues de saint Nicolas et sainte Marguerite n’existent plus. Le 28 avril 1669, les fabriciens avaient passé marché avec h. h. Guillaume Loyer, sr. de la Marre, et n. h. Louise de Chappedelaine, sr. de l'Aumosne, tous deux peintres à Lamballe, pour repeindre toutes les statues de l’église qui étaient alors : la sainte Vierge, le Crucifix, saint Pierre, saint Jean-Baptiste, saint Christophe, saint Mathurin, sainte Geneviève, saint Nicolas, saint Michel, saint Julien, saint Sébastien et deux saints évêques. Croix de procession en argent, achetée 300 livres et portant sur le pied l’inscription suivante : Villard m’a faict faire ce 1634. Un calice en argent fut donné la même année, et un second date de la même époque ; encensoir en argent daté de 1740. Confessionnal de 1768. La croix d'argent de 1634 porte au début de son inscription : Mestre Jan Villart... au lieu de Villard. Nous y avons relevé deux poinçons : l'un porte un N couronné, l'autre les deux lettres J et G entrelacées avec fleur de lys. L'un des calices, armorié, porte la date de 1633, son poinçon est effacé. L'autre, également du XVIIème siècle, porte comme poinçon les lettres P et P. Un ciboire, du XVIIème siècle, ne porte aucun poinçon. L'encensoir porte l'inscription : HENANSAL 1740 et 3 poinçons : la lettre N couronnée, la lettre J couronnée et accostée en chef d'une étoile, enfin les deux lettres P et H séparées par une fleur de lys et surmontées d'une couronne. La navette porte les mêmes poinçons. Enfin, une coquille en argent porte, gravée, l'inscription : PAROISSE D'HENANSAL et la date de 1749 " (R. Couffon) ;

Eglise de Hénansal (Bretagne). Eglise de Hénansal (Bretagne).

Nota 1 : Vers 1868, l'église a la forme d'une croix latine ; le chevet et les transepts datent alors d'une vingtaine d'années, le reste est un peu plus vieux, mais ne dépasse pas un siècle ; nous en exceptons, toutefois, les détails suivants : la porte de procession, qui va prochainement faire place à une autre ouverture, est du quinzième siècle ; son archivolte en accolade est ornée de crochets, choux et panaches, et ses pieds droits, formés de moulures prismatiques, sont chargés de deux pyramides cylindriques sur lesquels on a tracé des chevrons renversés. A la base de ces pyramides, on a placé en guise de consoles, d'un côté, un agneau pascal, de l'autre, un ange à genoux (XVème siècle). Au-dessus de cette porte apparaît une petite fenêtre en lancette trilobée ; elle nous paraît appartenir au XIIIème siècle. Dans la longère sud de l'église et du côté de l'Epître, est une fenêtre du XIVème siècle, partagée en deux baies par un meneau soutenant une rosace quadrilobée ; et dans le chevet droit, une maîtresse vitre flamboyante du XVIème siècle (1509), restaurée, mais ayant perdu dans ce travail son archivolte et sa voussure. Ses pieds droits sont restés intacts, ils sont décorés sur les angles de deux colonnettes cylindriques. — Des fenêtres modernes, de petites dimensions, éclairent la nef ; on lit sur leurs linteaux extérieurs : M. BAUDOUARD, R. En avant du choeur, existe une belle pierre tombale de chevalier, de deux mètres trente centimètres de longueur. Sa surface est divisée en deux par une colonnette formant deux baies à arcatures trilobées. Sous l'une d'elle est posée une épée en pal, chargée d'un écu fruste ; sous l'autre une hampe de lance ou de drapeau. Dans le bas de l'église, on voit un font baptismal en granit, octogonal et à double pédicule, ses pieds pattés, sont formés de moulures toriques. Sur le maître-autel, on remarque un joli rétable du commencement du XVIIème siècle ; il est à deux étages, terminé par un dôme. Chaque étage présente des colonnettes en torsades, des niches, des statuettes, des balustres, des urnes pinacles et autres décorations très finement sculptées ; c'est vraiment miraculeux qu'il ait survécu aux remaniements sans nombre qui ont fait de l'église de Hénansal un abri religieux sans aucun caractère (Gaultier du Mottay).

Nota 2 : Une enquête du 4 octobre 1639, nous donne l'inventaire des armoiries qui existaient alors dans l'église paroissiale d'Hénansal (canton de Matignon, arrondissement de Dinan, Côtes du-Nord). Cette enquête fut faite par F. Grignart, lieutenant au Présidial de Rennes, à la requête de Catherine Huby, dame douairière de Galinée, pour arrêter les innovations faites depuis vingt-cinq ans par les gentilshommes de la paroisse [Note : Bibliothèque nationale, fonds français, no 22, 344, fol. 165]. Il est à remarquer que, parmi ces nombreux blasons, il y en a fort peu qui appartiennent aux familles possessionnées en Hénansal, de 1423 à 1535 : « Nous avons veu dans le chanceau au haut de la grande et maistresse vitre d'icelle, deux escussons : le premier party, la première moityé de gueulle à une face en fusée de Bretaigne, accompagnée de quattre bezans de mesme, deux en chef et deux en poincte ; l'autre de gueulle, semé de fleurs de lys d'or [Note : Parti de Dinan et de Châteaubriant]. Le second écusson : un escartelé d'or et d'azur [Note : Tournemine]. Et au desou, deux autres escussons semblables à l'autre, qui sont des escartelé, au premier et dernier cartier de gueulle aux lions leopardez d'argent [Note : Bréhan] et les deux et troisiesme cartiers d'azur à trois quintes-feilles d'or, et un chevron brizé d'argent, portant en pointe un croissant montant de mesme. Plus trois autres escussons au-dessous : le premier de gueulle à onze bezans d'or, quatre en chef, troys en face, et quatre en pointe. Le second party en alliance, de gueulle ausdicts unze bezans d'or, la seconde moitié d'argent, à une hache de gueulle, semée dermynes de sable. Le troiziesme du costé de l'épistre, party : la première moitye de gueulle ausdicts unze bezans d'or, l'autre moityé party, au premier cartier d'or, à trois marmittes de gueulle, le second de Bretaigne au chef de gueulle, le tout en banyère. Et n'aparoist aucun autre escusson dans laditte grande vittre. Et dans la vittre qu'est audesur d'un autel, au costé de l'Evangile, avons semblablemant veu troys escussons, le premier d'azur à un lion rempant d'argent, couronné d'or. Le second party de l'escusson précédant et d'argent au chef endanté de gueulle. Et le troisieme, écartelé, le premier cartier d'asur, au lion rempant d'argent couronné d'or, le second cartier d'argent au chef endanté à troys quintes feilles de gueulle, le troysiesme cartier d'argent au chef d'asur. En la vittre de la muraille et costalle de laditte esglisse du costé de l'épistre, troys escussons : le premier, de sable à dix mollettes d'esperons d'or, quattre en chef, deux en face, et quattre en pointe [Note : Saint Guetas]. Le second escartelé, au premier et dernier cartier du précédant écusson, au second et troiziesme d'argent, à troys merlettes de gueulle et une barre ondée de gueulle. Le troiziesme aussi escartelé, au premier et dernier cartier, d'asur ausdites mollettes desperons comme dessus, le second et troyziesme cartier de gueulle à dix billettes d'or, quatre en chef, deux en face, et quattre en pointe. Le premier et dernier desdits troys escussons en banyère : Les troys acolés du collier de Sainct-Michel. Plus avons veu audict chanseau, au droict et proche le millieu du maistre autel d'icelluy un banc à queue, quy paroist ancien, au devant duquel il y a un escusson en banyère chargé d'unze bezans, quattre en chef, troys en face, et quattre en poincte. Une tombe sous ledict escabeau, chargée de troys espées, et un escusson qu'est sy usé qu'on n'en peult remarquer les armes. Soubz l'arcade du costé de l'Évangile, aultre banc à queue chargé d'un escusson à troys couronnes, à une face ; une tombe audesou chargée d'un écusson pareil. Plus aultre banc à queue à costé du précédant, audelà de l'arcade, fort vieil, non armoyé, audesou d'icelluy, deux tombes armoyées d'un escusson où il paraist y avoir un lion. Audesou de la vittre, du costé de l'Épistre, au dedans du balustre, il y a deux petittes tombes et deux escussons chargés de mollettes d'esprons que ledict sieur du Pleisseix [Note : Jean de Bréhan, seigneur du Plessis-Galinée], nous maintient avoir esté innové depuis l'an mil seix centz saize. Et audesou, proche le ballutre, du mesrne costé de l'Épistre deux aultres tombes à deux escussons où paroissent des lions. Plus bas, au mesme costé, deux autres tombes chargées d'escussons pareils aux précedants, accoliez du collier Saint-Michel. A costé, proche la muraille, il y a un banc à seix chesres pour servir aux prestres. Au dedans du mesme chanteau, au costé de l'autel Sainct-Sébastien, il y a un grand banc neuf à queue, clos des deux costez ou ne paroist aucunes armes, soubz lequel il y a une tombe et un escusson chargé de troys testes de loup arachées. Et vys à vys ledict autel, soubz l'arcade, il y a aultre banc à queue, chargés de deux escussons, l'un à troys testes de loups arachées, et l'autre à troys molettes. Aultre banc à costé et hors l'arcade chargé de deux pareils écussons. Et un peu audessus, dans la mesme allé du costé de l'Evangille aultre banc a queue, près la muraille, non armoyé. A costé et proche une tombe chargée d'un escusson, party en alliance ; au premier party, troys quintes feilles et un chef ; au second une face de huict pièces. Au banc dudict chanseau soubs le letring, aultre banc à queue sans armes. Et hors ledict chameau dans la nef de ladicte esglisse, à vys et proche la chesre du prédicateur, il y a un banc à queue sans armes, soubz lequel il y a une tombe chargée d'un escusson à troys quintes feilles et un chef. Au costé et près dudict escabeau, il y a une autre tombe chargée d'un escusson de trois merlettes et troys rozes en chef et deux en pointe. A vis l'autel Sainct-Nycollas un banc à queue non armoyé. Du costé de l'Épistre, à vys l'autel Nostre-Dame ; un grand banc clos et une arcade en forme de charnier, où ne paroist aucun escusson, fors dans la viltre à costé, où il y a quattre escussons, deux au hault et deux au bas. Le premier desdicts escussons, de gueulle à quattre fussée de Bretaigne mise en face, et seix beczans, troys en chef et troys en poincte, aussi de Bretaigne. Le second, escartelé d'or et d'asur. Le troiziesme audesou, de sable en banière, à dix mollettes d'esprons d'or, comme desur. Le quatriesme aussi en banyère, escartelé au premier et au dernier de sable, ausdittes molettes d'esprons d'or cy desur. Le second et troiziesme, d'argent à troys teilles de chesne de gueulle. Au costé dudict escabeau, au milieu de l'esglisse, une tombe sans armes. Et au desou dudict grand escabeau, un aultre banc à queue fort vieil et sans armes. Troys tombes, deux desou ledict banc, et une à costé, proche la muraille, où ne paroist aucunes armes, fors sur celle proche laditte muraille, où on void une croix en roze. A vys lautel Saincte-Margueritte, un grand banc à queue fermé au costé ; au desou deux tombes où ne paraissent aucunes armes ; et c'est proche la muraille du caste de l'Évangille et un peu a costé et au desou, une tombe où ne ce remarque pareillement d'armes. Au dessus dudict autel Saincte Margueritte, se void des restes de cinq ou six escussons en peinture, quy ne se peuvent distinguer. Et de l'aultre costé de laditte esglisse, à vys l'autel Sainet André, un grand banc à queue sans armes qu'est du costé de l'Épistre. Audesur duquel à la viltre en laditte muraille, il y a deux vieilz escussons, le premier qui paroist freté d'or et de sable [Note : De la Motte, seigneur de la Motte Rouge]. Le second d'or plain. Et estant hors laditte esglise au simetiere d'icelle, avons veu au-desou de la porte dans la costalle de l'Épistre, vers le bas d'icelle esglisse, il y a une vieille arcade, et au droict une fenestre grillée proche l'autel dudict Sainct André, soubz laquelle arcade il y a une tombe eslevée, chargée d'une espée et d'un escusson à une teste de serf, accompagnée de cinq mollettes d'espron. Audesur de ladicte porte, aultre arcade vers le simetière, au droict dudict grand escabeau, devant l'autel Notre Dame, soubz laquelle arcade de dehors, il y a une tombe chargée d'une espée et un escusson à dix molettes d'espron » (Anatole de Barthelemy, 1878).

l'ancienne chapelle Sainte-Anne de Lyhernoué. En 1937, il n’en subsiste plus que les murs. Elle avait été reconstruite en 1624 ainsi que l’indique l’inscription REDIFIE PAR MESSIRE JACQUE TOSVIN 1624 ;

l'ancienne chapelle Saint-Gilles, détruite. Elle dépendait de la Motte-Rouge et était située sur le chemin conduisant du Chemin-Chaussée à Saint-Alban ;

l'ancienne chapelle Saint-Malo, mentionnée dès le XIIIème siècle, près de Duretal, dans les chartes de l'abbaye de Saint-Aubin, détruite. Le lieu est dit Saint-Maleit et aussi Saint-Mulen. La métairie de Saint-Mulen est dite démembrement de la prairie Saint-Gueltas. Les religieux avaient également édifié, en 1652, la métairie de la Roche-Audière (R. Couffon) ;

la croix de Pilody (1409). Cette croix porte une inscription "Me Gautier fit fère cet an 1409 - Eude recteur" ;

la croix du cimetière (XV-XVIème siècle). Cette croix est édifiée à l'initiative d'un nommé Robert, recteur de Hénansal de 1529 à 1547 ;

Nota 3 : La commune de Hénansal possède vers 1868 deux croix de granit du quinzième siècle, et d'une remarquable conservation. La première est placée dans le cimetière, elle a trois mètres environ de hauteur. Ses branches sont trilobées, en avant, sous une arcade est sculpté le divin Crucifié entre la Sainte Vierge et saint Jean ; de l'autre côté, la Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus. Cette croix repose sur un socle carré dont la face antérieure présente une inscription assez difficile à lire : Dom. G. Robert. Nous avons inutilement cherché sur ce monument la date de 1400 que M. Habasque dit y avoir lue. A la sortie du village du Chemin-Chaussée, vers l'ouest, se trouve la seconde de ces croix, appelée Croix du Pilody. Son fût octogone et d'environ quatre mètres de hauteur, est soutenu par un dé très-élégant, dont la partie supérieure est également octogone ; sa base se termine en carré, et ses angles sont décorés de mascarons. Sur le bord supérieur de ce dé, on a tracé, entre deux moulures, l'inscription suivante, gravée en relief et en lettres très serrées, ce qui en rend la lecture assez pénible : M.S. GAUTIER. FICT FERE. CET. AN. LAN. MILLE. C.C.C.C. IX. N. EUDE. RECTR (Gaultier du Mottay) ;

le manoir ou château de la Vigne (XVIème siècle), édifié par la famille de La Vigne. On y trouve les armoiries de la famille de La Vigne. Propriété de Jean de La Vigne (fils de Jean de La Vigne, son père) en 1476, de Jehan et Olivier de La Vigne en 1480, de Bertrand de La Vigne en 1513 et de Mathurin de La Vigne en 1569 ;

Nota 4 : La Vigne jouissait privativement dans l'église de la chapelle du Rosaire, dédiée dans le principe à saint André. Cette seigneurie a donné son nom à une famille qui l'a possédée pendant plusieurs siècles ; Jean de la Vigne l'habitait, en 1423, puis Bertrand de la Vigne, en 1513. Elle passa, vers 1720, dans la famille de Lesmeleuc, par le mariage de Françoise de la Vigne ; puis dans les familles de Brébant, Le Vicomte et Loz de Beaucours (Gaultier du Mottay).

le château de la Motte Rouge (XVI-XIXème siècle), propriété de la famille La Motte Rouge. Propriété de Roland de La Moterouge (ou La Motterouge) en 1428, de Roland de La Motte en 1476, de Jean de La Motte en 1513, de François de La Motte en 1536 et de Jacques de La Motte en 1569. L'édifice était encore entouré de douves en 1805. Les murs et les fenêtres sont du XVIème siècle. La toiture et les fenêtres mansardées sont du XIXème siècle. Une des cheminées porte les armes de la famille de La Motte-Rouge ;

Nota 5 : La Motte-Rouge. — Cette terre, qui n'a cessé d'être habitée jusqu'à nos jours, et dont le château est de construction moderne, était, suivant un aveu du 7 juillet 1604, — « tenue en juveigneurie et parage de la seigneurie de Montafilant, au Chemin-Chaussée » — Elle était possédée, en 1423, par Rolland de la Motte ; en 1538 , par François de Motte (minu du 13 octobre) ; en 1570 par Jean de la Motte, écuyer, qui, le 26 novembre de cette année, présente un minu pour le rachat de Jacques de la Motte ; en 1604 , par Jean de la Motte, écuyer, juveigneur de Montafilant ; en 1691, par Charles de la Motte, écuyer, également juveigneur de Montafilant ; en 1723, par autre Charles de la Motte (minu du 2 janvier), et en 1769, par Toussaint de la Motte, chevalier, sieur de la Motterouge. — Cette seigneurie avait droit de prééminence en l'église, avec banc, enfeu et chapelle privative ; elle devait pour cette cause à la fabrique, en 1512, quatre sous tournois de rente (Gaultier du Mottay).

Château de la Motte Rouge en Hénansal (Bretagne).

le manoir du Maupas (1632). Propriété successive des familles Le Sénéchal, Gaudin, Gouyquet et Micault de Mainville (début du XVIIIème siècle), Chalus (XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Villeneuve (XVIIIème siècle) ;

le manoir Sainte-Anne (XVIIIème siècle). On y trouvait jadis les armoiries des familles Bosquen et l'Espinay, propriétaires du manoir au XVIIIème siècle ;

la fontaine Saint-Gueltas ;

deux maisons accolées (XVème et XVIème siècles), situées au bourg ;

5 moulins dont les moulins à vent de la Hautière, de Pinte-Fraîche et les moulins à eau des Vaux,..

A signaler aussi :

l'enceinte fortifiée de Duretal (noté Durestal au XIIIème siècle). Ces fortifications sont des vestiges de l'occupation normande du Xème siècle. Ce vaste ensemble forme une demi-circonférence de 700 mètres de développement s'appuyant sur le Frémur ;

Nota 6 : Les enceintes fortifiées de Duretal. — Cet ensemble de constructions en terre, offre des proportions tellement grandes que la plume hésite à les décrire, de peur d'être soupçonnée d'exagération. Qu'on suppose cependant un demi-cercle de sept cent mètres environ, s'appuyant des deux bouts sur la rivière du Frémur, et formé de remblais, pour employer un mot moderne, d'une hauteur moyenne de huit mètres, sur une base de douze à quinze mètres ; cette fortification est défendue, en outre extérieurement, par de larges fossés. Dans un des angles de cet arc de cercle se trouve une enceinte triangulaire de cinquante ares environ de superficie, fermée de talus en terre également très-élevés et qui paraît destinée à défendre tout spécialement un troisième ouvrage dont la racine plonge dans le marais qu'autrefois le Frémur formait en cet endroit. C'est un tumulus artificiel de plus de seize mètres d'élévation et de trois cents mètres au moins de pourtour à sa base. De larges fossés l'isolent, tout d'abord, de l'enceinte triangulaire dont nous venons de parler, et ensuite d'une autre construction ou enclos quadrangulaire, toujours formé d'énormes remblais, entourés de fossés et situé an nord de la première enceinte (Note : On a quelques raisons de penser, cependant, que le tumulus communiquait avec l'enclos quadrangulaire par une jetée en terre, qu'on croit apercevoir dans la direction de l'est). — Le sommet de ce tumulus colossal présente une surface légèrement ellyptique ; on y remarque quelques mouvements de terrain qui semblent le creuser un peu ; on dirait même qu'il a été fouillé. Les recherches que nous y avons faites ne nous ont pas, malgré la présence de quelques pierres, porté à penser qu'un donjon ou autre construction y ait jamais été érigé. Devant un pareil ensemble de fortifications, l'observateur confondu, se demande à quelle population elles peinent être dues. Faut-il les taire remonter aux siècles qui précédèrent l'arrivée de Jules César sur les côtes méridionales de l'Armorique, et alors on aurait devant les yeux un oppidum gaulois ; ou bien faut-il les attribuer aux temps qui suivirent la conquête ? Double problème sur lequel on discuterait sans doute longtemps. Pour notre part , nous avions , — en comparant ces travaux de défense à d'autres travaux similaires qui existent dans notre département, mais dans de moins grandes proportions, — en tout d'abord la pensée qu'ils étaient l'oeuvre des populations habitant les rives du Frémur, à l'époque mérovingienne, c'est-à-dire au temps ou les pirates du Nord désolaient nos rivages ; lesquelles, pour se mettre à l'abri des déprédations de ces pillards, auraient construit ce vaste refuge. Mais en y réfléchissant, nous n'avons pu nous arrêter à cette supposition ; l'importance, nous dirions presque l'exagération des travaux restés jusqu'à ce jour, ne nous paraissant pas répondre à une nécessité qui ne pouvait se présenter que fortuitement et pour très-peu de temps. Nous croyons donc pouvoir attribuer les fortifications de Duretal à une peuplade gauloise qui aurait tenté de résister à la conquête romaine. — Le tumulus, d'ailleurs, qui en forme la partie principale, nous semble avoir un caractère très ancien, et certaines mottes ou retranchements à esplanades tels qu'on en voit, par exemple, au Pelinec, en Canihuel, à Bourbriac, etc. , qui ont certainement servi de bases à des châteaux du septième ou huitième siècles, ne peuvent lui être assimilés. Malheureusement aucune donnée histori­que ne nous permet de connaître exactement quels ont été antérieurement au treizième siècle les possesseurs de Duretal. Ce que nous en savons, c'est que ce tumulus et les fortifications qui l'entourent étaient, suivant toute apparence, à cette époque, la propriété de Jean de Dinan et de son père, lesquels ayant converti en étang le marais contournant le tumulus, se décidèrent, sur les réclamations de l'abbé de Saint-Aubin-des-Bois, à en abaisser la chaussée, à la hauteur de cinq pieds seulement (Note : Voici, d'après MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélemy, le préambule de la charte concernant cet étang : "…….. Johannes de Dynanno, miles, salut. In Dom. Noveritis quod abessavi ad mensuram legitimam quinque pedum calciatam stagni mei de Duretal, quod ego et pater meus in prejudicium abbatis et conventus de Sancto Albino, Cyct. ord. injustè levaveramus ; quam calciatam, ego, vel heredes mei, non possumus de cetero superius elevare, etc... Datum diem ercurii proxima ante festum beati Luce Evangeliste, anno Domini, M. CC. L. octavo". Il existait, paraît-il, un deuxième étang de Duretal, car en la même année 1258, un Jean Jaon, chevalier, s'engageait de son côté, à réduire à cinq pieds la hauteur de la chaussée de cet étang (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois, Tom. III, des anciens évêchés de Bretagne). — En 1535, l'étang, était converti en prairie, dite la Prée de Duretal. Aujourd'hui, le seul souvenir qu'on ait gardé de la construction du tumulus, c'est qu'il a été érigé, au dire d'une gardienne de bestiaux qui paissaient sur les lieux, pour abriter une barrique d'argent, placée encore aujourd'hui à son centre, mais que personne jusqu'ici n'a osé aller déterrer. Quoiqu'il en soit, nous appelons l'attention des archéologues sûr ce vaste ensemble de fortifications, qui a demandé des travaux et des moyens d'action presque inexpliquables, quand on pense qu'elles sont l'oeuvre des peuplades primitives. Mais, quels immenses dangers celles-ci ont-elles pu courir, quels ennemis puissants ont-elles eu à combattre, pour être obligées de s'installer si fortement sur le territoire de Hénansal ? (Note : M. Habasque appelle le tumulus de Duretal un Témène : après lui, M. Jollivet, parlant des deux tumulis, situés près du Bourg, dit qu'ils doivent être visités par le touriste ; « car bientôt, les hommes aidant, le temps les aura fait complètement disparaître. Il en sera de même, ajoute-t-il, d'une vaste enceinte, entourée de douves, ayant en certains endroits, de trente à quarante mètres de profondeur. Qu'était-ce que cette enceinte ? Les uns disent : c'était un témène, c'est-à-dire, un lieu consacré au culte des Druides, un lieu où les Armoricains s'assemblaient pour prier ; les autres voient là un ancien camp romain ....Quoiqu'il en soit, ce lieu est assez vaste pour contenir une petite armée, et ses douves profondes indiquent qu'il avait été mis à l'abri d'une attaque ». — Cet auteur parlait évidemment d'un monument qu'il n'avait pas visité, et adoptait, de préférence, le thème de l'abbé Mahé, qui voyait partout des temples « druidiques ») (Gaultier du Mottay - 1868) ;

la motte féodale de La Motte-Rouge (X-XIIème siècle) ;

le tumulus de Surtoué. Le tumulus de Sourtoué. Il est situé à deux cents mètres de l'église, dans la direction de l'Est. De son sommet on domine une vaste étendue de pays, et l'on aperçoit la mer, au-delà des côtes de Plévenon. Quoi­que aplani par la culture, son élévation au-dessus du ravin artificiel qui l'entoure est de plus de huit mètres ; sa circonférence devait être de cent vingt mètres au moins. — Formé de rocailles et de terres mélangées, il est entamé, d'un côté, de manière à faire aligner cette entaille avec la limite du champ voisin. Tout auprès, et en contrebas de ce tumulus, se trouve une autre élévation qui parait également artificielle et qu'on pourrait prendre pour une seconde motte ; le temps nous a manqué pour nous assurer s'il était aussi formé de terres rapportées ; cependant, au premier abord, tout semble le faire croire (Gaultier du Mottay - 1868) ;

l'allée couverte de la Ville-Bellanger, dite la Roche aux Fées (époque néolithique). La Roche aux Fées de la Ville-Bellanger. C'est une remarquable allée couverte, en granit, de treize mètres de longueur. — La plupart des pierres qui la composent ont été bouleversées, mais plusieurs de ses supports sont encore intacts ; ils sont au nombre de onze de chaque côté, et soutiennent sept tables ou couvertures, ayant perdu leur horizontalité, d'une dimension moyenne de trois mètres de long, sur deux de large. Ce monument orienté, dont l'intérieur pouvait avoir quatre-vingt-dix centimètres seulement de hauteur, sur un mètre trente centimètres de largeur, forme maintenant plusieurs réduits que les pâtres aiment à fréquenter. On nous a dit qu'on y avait fait des recherches, nous n'en connaissons pas le résultat (Gaultier du Mottay - 1868) ;

des haches de pierre et de bronze ont été trouvées, à diverses reprises, dans cette commune ;

le village du Chemin-Chaussée est séparé en deux par une route qui limite en même temps d'un côté, la commune de Hénansal de l'autre côté, celle de la Bouillie. — Cette route n'est autre que l'ancienne voie romaine, mettant en communication la ville de Carhaix, qu'on considère généralement comme le chef-lieu de l'ancienne cité osismienne, avec Corseul, d'une part, et Alet (Saint-Servan), de l'autre. C'est à la sortie du Chemin-Chaussée que se bifurquait cette voie, qui avait aussi un embranchement sur Erquy, et dont les débris sont encore très apparents, surtout à l'ouest du village, près de la croix Pilody, où l'ancienne chaussée forme une espèce de bourrelet des deux côtés de la route moderne. Dans le même village sont de nombreux débris d'anciennes constructions, et l'on y a trouvé, en grande quantité, des monnaies romaines, à diverses reprises, notamment en 1820 ; on y a recueilli aussi des débris de poteries, des blocs de ciment et autres fragments dont l'origine n'est pas douteuse (Gaultier du Mottay - 1868) ;

l'ancien prieuré. C'était, comme la paroisse, dans le principe, un membre de l'abbaye de Saint-Jacut [Note : Une bulle du Pape Alexandre III, rendue en faveur de Saint-Jacut, et datée de 1163, le 2 des Nones de juin, mentionne la paroisse et le prieuré par ces mots : Quicquid juris habetis in ecclesia sancti Petri de Henan (Publiée par MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne. Tom. III)]. M. Jean Verde, recteur, de 1734 à 1768, explique ainsi, dans une note manuscrite, comment les religieux de cette communauté perdirent la paroisse et conservèrent le prieuré de Hénansal. « Nous lisons dans l'histoire que les R.R. P.P. Bénédictins furent, dès le dixième siècle, appelés à la conduite des paroisses, à cause de la disette et de l'ignorance des prêtres séculiers. Le clergé s'étant décrassé, et le zèle des religieux ralenti, ceux-ci abandonnèrent les paroisses à ceux qui étaient destinés et faits pour les gouverner en qualité de pasteurs. Les réguliers, en se retirant dans leurs maisons, eurent la précaution de retenir la jouissance du temporel, et les prêtres desservants n'étaient payés que comme gagistes ; ce qui fait croire que, quoiqu'il y eut ici un recteur en titre, les abbés et religieux de Saint-Jacut lui assignèrent pour rétribution une certaine portion de leur dîme, c'est-à-dire le trente-sixième dans toute la paroisse, excepté cependant un trait appelé la Petite-Dîme, et cela, peut-être, pour marquer leur supériorité. Il fut de plus arrêté que le recteur leur ferait avoir par chaque année, dix-huit boisseaux de froment... Les religieux, de leur côté, devaient fournir deux enfants de choeur pour servir les messes et aider à faire les offices, et un magister ou maître d'école pour instruire la jeunesse. Tous ces arrangements n'ont plus lieu, et ils sont prescrits. — Le recteur ne donne ni argent, ni freinent aux religieux, et les religieux ne fournissent rien à la paroisse. Le recteur, néanmoins, ne perçoit que la novale, dans le canton qu'on appelle la Petite-Dîme ». Nous laisserons nos lecteurs juges dus explications de M. Verde, et nous ajouterons que toutes nos recherches, pour parvenir à la connaissance de la fondation du Prieuré de Hénansal, sont demeurées sans succès. — Lors de la tenue des Synodes diocésains, le prieur de Hénansal était appelé après les prieurs de Saint-Martin de Lamballe, de Saint-Melaine et de Saint-Michel de Moncontour, ce rang indique une fondation assez ancienne ; on trouve ce bénéfice inscrit sous le nom de Prioratus sancti Petri de Hénansal, dans un catalogue des prieurés, offices et cures, appartenant à Saint-Jacut, au commencement du quinzième siècle. M. Verde ne nous dit pas à quelle époque eut lieu la transaction qu'il suppose avoir été passée entre le clergé séculier ou l'ordinaire, et les religieux de Saint-Jacut, aussi doutons-nous qu'elle ait jamais existé. — Ce qui nous parait de plus clair, c'est qu'à une époque que nous ferions remonter au commencement du seizième siècle, la paroisse de Hénansal fut soumise au régime de l'alternative, c'est-à-dire, que le recteur était nommé par l'Evêque, lorsque son prédécesseur venait à mourir dans certains mois de l'année ; il était, au contraire, choisi par la cour de Rome, quand ce décès arrivait dans d'autres mois, d'où le titre de Romipète décerné à ce dernier. Quant au Prieuré, c'était comme on vient de le voir, un bénéfice complètement distinct de la paroisse, et celui qui en jouissait n'était aucunement tenu à résidence. — Il se composait de maisons, terres et dîmes. Ces dernières se prélevaient séparément et en dehors des autres redevances de ce genre ; seulement le titulaire était obligé de faire célébrer certains offices religieux aux termes des conventions qui avaient été arrêtées lors de l'érection du Prieuré, entre l'abbaye de Saint-Jacut et son fondateur, et subvenir, parait-il, à l'entretien de deux enfants de choeur et d'un magister ou maître d'école. Voici en quoi consistait ce bénéfice à la fin du dix-septième siècle : 1693, 23 juillet. —, Pierre Renavin, prieur commandataire, déclare au greffe des gens de main-morte : 1° Que ledit prieuré se compose d'une maison, un petit jardin et un clos contigu, dans lequel se trouve un colombier ; — 2° qu'il perçoit en outre dans la paroisse de Hénansal, les deux-tiers des dîmes, lesquels se nomment les traits de Bléporo, de Longle, des Tertres et du Gran. Le déclarant se plaint que les réparations des bâtiments et les décimes ordinaires et extraordinaires auxquels sont imposés le Prieuré et ses rentes, réduisent ses revenus dans une notable proportion. 1698, 7 juin. — Bail pour sept ans, par Claude Boüan, sieur du Chalonge, chanoine de la cathédrale de Saint-Brieuc, mandataire d'écuyer Pierre Renavin, sieur du Péret, prieur de la Madeleine de Chaumont ; des maisons, immeubles et dîmes composant le bénéfice du prieuré de Hénansal ; — à Messire François de la Goublaye, sieur du Clos-Neuf, et Dame Mathurine Halna, sa compagne, demeurant dans la paroisse de Landéhen ; — moyennant la somme de six cent vingt livres par an plus la charge de faire célébrer dans l'église de Hénansal trois messes par semaine, et d'en payer les honoraires (Archives des Côtes-d'Armor. Registre des insinuations de l'Evêché de Saint-Brieuc). Tous ces biens existaient encore à la fin du dix-huitième siècle ; ils furent aliénés en même temps que les autres propriétés de cette nature le 2 septembre 1792. — Les constructions érigées sur leur emplacement, s'appellent encore vers 1868 Le Prieuré (Gaultier du Mottay) ;

l'ancienne chapelle Sainte-Anne, aujourd'hui disparue. C'était un très-petit édifice reconstruit en 1624, par un prêtre nommé Jacques Tosvin ; il ne présentait aucun intérêt. Il avait remplacé une autre chapelle qui existait au même endroit, dans le courant du seizième siècle et qui fut probablement dévastée pendant les guerres de la Ligue. En 1578, elle était desservie par Messire Gilles Thébaud, prêtre de la paroisse de Plédéliac. Peut-être était-ce à lui qu'est due une statue de saint Gilles assez ancienne, qui se trouvait dans cette chapelle (Note : Nous ne devons pas omettre de citer une maison du quinzième siècle, située dans le bourg vers 1868, et dite Maison de la Chapelle. Ses façades étaient en pouding échantillonné, et ses ouvertures en granit. Les portes et les fenêtres avaient leurs linteaux en accolade, leurs appuis et leurs pieds droits étaient décorés de moulures prismatiques ; sous l'accolade d'une des fenêtres existait un écusson martelé, mais appartenant très-probablement à la famille de la Chapelle, alors bien posée dans ce pays et qui portait d'argent à la croix pattée de sable) (Gaultier du Mottay) ;

l'ancien manoir de Saint-Guédas ou Saint-Gueltas ou Saint-Guétas, aujourd'hui disparu. Fief de la famille de La Moussaye au XVIIIème siècle. Il appartenait à Olivier de Saint-Guetas en 1476 et à François de Saint-Guetas en 1513 et en 1536. En 1351, Jeannet de Saint-Guédas était le premier archer du banneret Thibaud de Rochefort, dans sa montre reçue aux gages du roi à Dinan. En 1384, le 14 juin, Pierre de Saint-Guédas ratifie, à Redon, le traité de Guérande. En 1420, le 18 mai, Pierre de Saint-Guédas et son fils Olivier font partie de la montre du sire de Rieux pour la délivrance du duc de Bretagne et de son frère Richard, "prins et détenus par Olivier de Blois, naguère se disant comte de Penthièvre ; Charles, son frère, et autres complices, fauteurs et adhérents, avecques et pour l'exécution de la confiscation de leurs choses". En 1443, Jehan de Saint-Guédas est écuyer de François, duc de Bretagne ;

Nota 7 : — Il ne reste aujourd'hui (en 1868) de cette ancienne seigneurie que quelques fortifications du château primitif : elles se composent de deux retranchements ou levées en terre formant les deux côtés d'un vaste parallélogramme. Leur hauteur moyenne est de sept mètres ; leur largeur de dix à onze mètres. Rien d'ancien par ailleurs, dans les constructions et habitations, remaniées presque entièrement depuis un siècle sauf une cheminée de la Renaissance, à consoles de granit, supportant des têtes de lion et dont la base s'appuie sur des griffes. Les Actes de Bretagne nous montrent, en 1351, Jehannet de Saint-Guétas remplissant les fonctions de premier archer du banneret Thibaud de Rochefort, dans sa montre reçue aux gages du Roi, à Dinan. En 1384, le 14 juin, Pierre de Saint-Guétas ratifiait, à Redon, le traité de Guérande. Le 18 mai 1420, Pierre de Saint-Guétas et son fils Olivier faisaient partie de la montre du sire de Rieux pour la délivrance du dite de Bretagne et de son frère Richard, « prins et détenus par Olivier de Blois, naguère se disant comte de Penthièvre ; Charles son frère, et autres complices, fauteurs et adhérents, avecques et pour l'exécution de la confiscation de leurs choses ». Un titre de l'année 1448 constate que Rolland de Saint-Guétas était mort vers la Purification de Notre-Dame. — Jehan de Saint-Guétas, son fils, écuyer de François Ier, duc de Bretagne, fournit à la seigneurie de Lamballe un minu pour le rachat (droit de succession) de son dit père et compte à cet effet 26 sous 6 deniers (Voir Archives départementales, fond de Penthièvre). Le 25 octobre 1555, Guillaume de Saint-Guétas, seigneur de Guoguen, rend, en qualité de curateur de Charles de Saint-Guétas, seigneur dudit lieu, hommage au comte de Penthièvre, on y lit : « Un fief, juridiction et ténement nommé la tenue du Breil, situé en Hénansal, sur lequel il est dû, etc. » — « Plus un autre fief et terre, nommé la Ville-Morhen, etc. ; le fief de l'Ecotas ; plus une tourelle et masse de moulin, près les landes de la Baudrannière ». — Mais le procureur de la cour de Lamballe s'opposa le 1er septembre 1556, aux prétentions de Guillaume de Saint-Guétas et lui dénia les droits de moulin et de justice sur les biens que nous venons de désigner, dans lesquels n'étaient pas compris, cependant, ceux qui formaient les terres de Saint-Guétas, proprement dites. En 1583, le 6 juin, Messire Charles de Saint-Guétas, seigneur dudit lieu, la Planche, Mégrit, etc., chevalier de l'ordre du roi, enseigne de cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de Navarre, rendit hommage au duc de Mercœur pour les mêmes biens. Son fils, Jehan de Saint-Guétas, chevalier, vicomte de Saint-Denoual et de Planguenoual, rendit aveu le 2 mai 1642, pour les terres qui lui appartenaient et qui étaient situées dans la paroisse de Hénansal. Onze ans plus tard, le marquis d'Assérac, tuteur de François de Rieux, comte de Châteauneuf, amortit en faveur dudit Jehan de Saint-Guétas, une rente de 40 livres, due par ce dernier à la seigneurie de Lamballe sur la prée de Duretal (Archives départementales, titres de Lamballe). En 1690, le 20 avril, Jean-Baptiste-Bonaventure de la Moussaye, chef de nom et d'armes, chevalier, comte de Carcouët, rendit hommage pour les biens dont il avait hérité par suite de la mort de sa mère, Jeanne de Saint-Guétas, épouse d'Amaury de la Moussaye. Il résulte d'un autre hommage, rendu le 9 mars 1700, que la maison et manoir noble de Saint-Guétas, fiefs, juridictions et dépendances, étaient en possession de Messire Charles-Joseph de la Moussaye (Procureurs fiscaux de la juridiction de Saint-Guétas, en 1729, M. Cormaux ; en 1733, M. Julien Abbé. — Sénéchal en 1775, Henry Bellanger). Le 15 novembre 1740, Anne-François-Célestin de la Moussaye, seigneur et comte dudit lieu, vicomte des vicomtés de Planguenoual et Saint-Denoual, seigneur de Carcouët, Bréhinier, la Ville-au-Lion, Cormoran, Saint-Guétas, et châtelain de Hénanbihen, rendit aussi au duc de Penthièvre hommage pour les propriétés dont il avait hérité de sa mère, et, selon toute apparence, de Charles, son frère aîné. François-Louis-Jacques-Philippe de la Moussaye, hérita de ce dernier en 1757, et était propriétaire du fief de Saint-Guétas l'époque de la Révolution. En résumé, la seigneurie de Saint-Guétas s'étendait en Hénansal et Saint-Aaron, elle contenait en superficie, suivant un aveu de 1740, trois cent quatre-vingt-onze journaux et onze cordes (Gaultier du Mottay) ;

la Piquenaye appartenait, en 1423, à Jean, sieur dudit lieu ; en 1513, à Rolland Le Garangier ; en 1544, à son fils, Jean Le Garangier ; en 1629, à Mathurin Le Garangier ; sa fille, Jacquemine Le Garangier, épousa César du Guesclin ; en 1755, cette terre était en possession de la famille de Saint-Gilles. Prééminences en l'église, banc et tombe près l'autel Saint-Sébastien. — Les Garangier portaient : D'argent à deux faces de gueules, accompagnées de trois écoufles (Milans) de sable, membrés et bécqués de gueules (Gaultier du Mottay) ;

le Plessix-Rabel possédait à l'église un banc et une chapelle dite Du Plessix. — Ce fief était, en 1513, en la possession de Olivier Rabel ; en 1550, à Clément Rabel , époux de Mathurine Pyran ; ils marièrent leur fille, Anne Rabel, à Olivier d'Estriac. Cette terre passa, au dix-septième siècle, dans la famille La Villéon, et, au dix-huitième, dans celle de Loz de Beaucours (Gaultier du Mottay) ;

la Ville-Bellanger donnaitégalement à ses possesseurs des prééminences dans l'église,et droit, notamment à trois tombeaux. Elle appartenait, en 1514, à Jean Bosquen, sieur de la Ville-Ballanger ; en 1536, à autre Jean Bosquen (aveu du 16 octobre) ; en 1583, à François Bosquen ; elle passa, en 1699, entre les mains de François-Hyacinthe Visdeloup ; le fils de ce dernier, René-François Visdeloup, la possédait en 1714. La famille Bosquen semble aujourd'hui disparue ; elle portait pour armes : D'or au lion  de gueules, armé, lampassé et couronné de sable (Gaultierdu Mottay) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de HENANSAL

La majeure partie des terres de la paroisse relevaient judiciairement de la baronnie de la Hunaudaye, dont l'auditoire se trouvait au village du Chemin-Chaussée. — Tous les possesseurs de cette seigneurie depuis le seizième siècle, figurent, en effet, dans les actes qui se rendaient en leur nom. Cependant, il résulte des documents que nous avons eu l'occasion de parcourir, que les barons de Montafilant étaient primitivement seigneurs de Hénansal, et que ce n'est que par suite d'une alliance contractée vers 1588 (?), que les sieurs de la Hunaudaye furent substitués à ces derniers. Aussi, sans remonter à une époque trop reculée, nous pourrons citer parmi ces seigneurs, dont l'écusson était placé en supériorité au haut de la maîtresse vitre de l'église et immédiatement au-dessous des armes des Penthièvre, — 1° en 1499, Françoise de Dinan, dame de Montafilant, épouse de François de Laval ; — 2° en 1509, Pierre de Laval, fils de cette dernière, époux de Françoise de Tournemine, dame de la Hunaudaye, décédée, sans enfants ; — 3° en 1547, la même Françoise de Tournemine, remariée à Claude d'Annebaud, maréchal de France ; — 4° à Jean d'Annebaud, mort sans enfants ; — 5° en 1570, à René de Tournemine, héritier de son cousin, Jean d'Annebaud, célèbre par son dévouement à la cause de Henri IV pendant les guerres de la Ligue ; — 6° en 1653, à François de Rieux, époux de Renée de la Feuillée ; — 7° en 1728, à Jean-Sévère, sire de Rieux, marquis d'Ouessant, époux de Marie Butaut de Marzan ; — 8° en 1759, à Louis-Auguste, comte de Rieux, lieutenant-général des armées du Roy, chevalier de saint Louis, mort le 1er mars 1767, époux de Claude-Louise d'Illières-d'Entragues (Gaultier du Mottay).

En 1400, les maisons nobles de Hénansal étaient : la Ville-Hercouet (à Rolland Picquen) et la Ville-Cadizet (à Mathurin Guerande). En 1500, la Picquenais, avec basse justice, appartenait à Racinoux.

Lors de la réformation de janvier 1428, sont mentionnés plusieurs nobles de Hénansal : Jouhan Rebillart, Jouhan Maupetit, Thomine (déguerpie Olivier de Sainct Melaer), Guillaume de La Houssaye, Geffroy Gerril, Olivier Bosquien, Olivier de La Motte, Olivier Raoul, Olivier La Goulle, Thomas Beillon (ou Veillon), Jehan Cornel, Guillaume Cronier (ou Crosnier), Roland de La Moterouge (ou Motte-Rouge), Roland Glevede, Thomonie Le Tau, (déguerpie Jean Glevede), Jehan Pierre, Pierre Chapelle, Jean Chapelle et sa mère, Guillaume Piquain, Jean de La Piquenaye, Jehan Rabel, Geffroy Guygnemer, Jehan Prediel, Olivier Malinge, Jean de Maubuchon, Jehan de La Vigne, Jehan Rabel, Raoul Rabel, Olivier Chappelle (ou Chapelle), Guillo (fils naturel de La Soraye), Jean Cordelier, Roland de Sainct-Guetas (ou Saint-Guédas), Jehan Guerrande, Jean Peignon, Pierre Daoet, Jehan Martel, Guillaume Le Puneix. Se disent nobles : Olivier Gicquel, Jean Gourhant et Thesnin Galaboes.

Lors de la réformation du 11 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Hénansal : Bléporo (à Jacques de Malestroit), La Vigne, la Hautière et la Ville-Moussard (à un nommé La Vigne), Saint-Gueltas ou Saint-Guédas, la Ville-Aune, le Sourtoué, le Guihourde (à François de Saint-Guedas), la Picquenais, Beliard, la Brousse et le Bourdon (à Jehan de Guerrangier, sieur de la Picquenaye), la Ville-Harel, Vauthual, le Breil, Coron (à François Pican), les Touches (à Le Quelneuc, sieur du Fou), autres les Touches (à un nommé Cornilliere), la Malingeais (à Jehan Perceval), les Portes-Plestin (à Alain Le Boulleurs), le Breil (à François Guygnemel), Beaurepaire (à Bertrand Symon et Jacquette du Breil), Philipportes (à Matheline Lestournel, veuve de Mathurin Guygnemer), Pont-de-la-Noë (au sieur de Quemgueret), la Touche (à dom Jacques de La Citaye de la paroisse de Plurien), une maison du bourg (Olivier de La Chappelle, sieur de la Ville-Neuve), la Ville-Neuve (à Jehanne La Goulle, épouse d'Olivier de La Chappelle), Plesseix-Rabet (à Olivier Rabet), la Ville-Cladenet (à un nommé de Lescouet), le Chauchix (à Ruellan Guygnemer), le Sournic (à Vincent de La Planche), l'Hyarnouet (à Jehanne Le Marchant, épouse de Gilles de La Motte), la Motte-Rouge (à François de La Motte), la Plesse et la Roche-Droue (à Jehan de Brehant), la Ville-Gourhan (à Jehan Rouxel), la Ville-Bellanger-Tremaudan (au sieur de Vaunoueuse), la Ville-Bellanger-Bosquien et Ferry (à Jehan Bosquien), la Ville-Blot (à Olivier Bosquien), la Lande-Padel (à Jehan Gicquel).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 37 nobles de Hénansal :

Jehan AUDREN (0, 5 livres de revenu) ;

Mathelin AUDREN : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Alain BELLEUC de Porte Plavin (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier BOCQUIEN (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume CHAPELLE (2 livres de revenu) ;

Jehan CHAPELLE (3 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Pierre CHAPELLE (2 livres de revenu) ;

Jehan CONOUYERS (3 livres de revenu) ;

Jehan CORNNEL (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Jehan DE BREHAND de la Plesse (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume DE BRONT (5 livres de revenu) ;

Roland DE LA CHAPELLE (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Roland DE LA MOTTE de la Motte Rouge (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Jehan DE LA VIGNE de la Vigne (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE SAINCT GUELTAS de Saint Guétas (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Mathelin DE SAINCT GUELTAS (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

 Olivier DE SAINCT GUELTAS (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain DU BREIL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Thomas DU BREIL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre GERRIL (3 livres de revenu) ;

Olivier GIQUEL (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume GOURHANT (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Mathelin GUERRANDE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan GUYGNEMAR (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GUYUEMAR (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier KERGRET (3 livres de revenu) ;

Olivier LA GOULLE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Bertrand LE GARENGIERE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume MALINGE (6 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et comparaît armé d'une jusarme ;

Olivier PERDRIEL (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

PERDRIEL (10 livres de revenu) ;

Guyomar PERIGAN (1 livre de revenu) ;

Guillaume PIQUART (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Roland PIQUART (40 livres de revenu) ;

Geoffroy RABEL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Olivier RAOUL (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Olivier RIQUART (2 livres de revenu) ;

Mathelin ROUXEL (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

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