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GUEGON

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La commune de Guégon (bzh.gif (80 octets) Gwegon) fait partie du canton de Josselin. Guégon dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GUEGON 

Guégon vient de « gwez » ou de « sanctus Wescones », paroisse érigée par le père Wescon.

Le territoire de Guégon aurait été évangélisé à la fin du Xème siècle par un moine de l'abbaye de Landévennec (fondée par saint Guénolé à la fin du Vème siècle ou au début du VIème siècle) du nom de Wescon, qui y aurait construit une église primitive « Sanctus Wescones ».

Guégon présente toutes les caractéristiques d’une ancienne paroisse primitive. Son territoire englobait autrefois sa trève Trégranteur ainsi que Sainte-Croix de Josselin. Il paraît bien difficile de ne pas lui adjoindre également l’ancienne paroisse de Coët-Bugat (actuellement de la commune de Guégon), ainsi que les paroisses unies de Cruguel et Billio. L’ensemble dépendait autrefois du doyenné de Porhoët. 

A noter que Coët-Bugat était à l’origine un prieuré de l'abbaye Saint-Jean-des-Prés de Josselin, elle-même créée vers 1150. Coët-Bugat était paroisse en 1387. 

Il semble également que Notre-Dame-des-Brières aujourd’hui en Guégon était jadis en Guéhenno. On rencontre l’appellation Guescon vers 1200.

Nota : une émeute de Guégonnais, suivie d'une bataille rangée entre bleus de Josselin et chouans de Guégon, a eu lieu en 1792 à mi-chemin entre Guégon et Josselin. 

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PATRIMOINE de GUEGON

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIIème siècle), remaniée au XIIIème et au XVIème siècles. Une église, orientée, en forme de croix latine, à nef sans bas-côtés, fut élevée à l'époque romane, probablement à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle. L’église est restaurée au XXème siècle. De l'église romane, il reste la façade, le mur Nord de la nef et le croisillon Nord, flanqués de contreforts plats et perpendiculaires aux angles, percés de fenêtres très étroites largement ébrasées à l'intérieur. La nef date de la seconde moitié du XIIème siècle. Au carré du transept, des arcs brisés reposent sur des colonnes à chapiteaux, engagées dans de fortes piles. La croisée du transept date du XIIIème siècle. Le choeur date du milieu du XVIème siècle. Le choeur, dont le chevet plat était percé depuis le XVIème siècle d'une grande fenêtre à réseau flamboyant (aujourd'hui bouchée), communique avec la chapelle Sud (dédiée à la Vierge) par de grandes arcades en plein cintre pénétrant dans des colonnes. Une petite tour ronde, à l'angle du croisillon Nord et du choeur, renferme l'escalier donnant accès au clocher. La charpente de la nef fut refaite en 1456. Au XVIème siècle, le choeur et le croisillon Sud furent remaniés, en même temps que l'on édifiait entre le choeur et ce croisillon une chapelle, charpentée en 1560. La tour date de 1400. Le clocher, auquel on attribuait 200 pieds de hauteur, fut frappé de la foudre en 1627 et en 1677, et renversé par une tempête dans la nuit du 30 décembre 1705 ("l'an de grâce 1705, le trentième jour du mois de décembre, sur le minuit, tomba le clocher de cette paroisse, estimé un des plus hauts du diocèse et qui pouvait avoir environ deux cents pieds de haut, par un vent impétueux .... lequel clocher fut construit dès l'an 1400" (registres paroissiaux de Guégon)). Une sacristie moderne a été construite au Nord du choeur. Dans la chapelle du Sud, la verrière de la Passion date de 1563 et a été donnée par Jean Thomé, chanoine de Vannes et recteur de Guégon de 1531 à 1577. La chapelle du croisillon Sud, refaite au XVIème siècle, appartenait jadis aux seigneurs de Coëtby (on y voit encore quelques fragments de vitraux à leurs armes). Le retable en pierre date du XVème siècle et provient de la chapelle-ès-Brières (chapelle Notre-Dame des Brières), détruite en 1949. La statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant date de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. L'huile sur toile intitulée "Donation du Rosaire à Saint Dominique et à Sainte Catherine" date de 1646. La lanterne des morts, située près de l'église, date du XVIème siècle ;

l'église Saint-Mélec (XVIème siècle), édifiée par les seigneurs de Trégranteur et Jean Thomé (recteur de Guégon), siège de la paroisse de Trégranteur, commune de Guégon. Cette église existait déjà, semble-t-il, dès l'époque romane. Elle fut profondément remaniée dans la seconde moitié du XVIème siècle. Elle comprend une nef dont les bas-côtés sont formés par le prolongement des croisillons jusqu'à la façade occidentale, un transept et un choeur jadis à chevet plat et aujourd'hui prolongé par une sacristie de construction moderne. De petites fenêtres romanes en plein cintre, très ébrasées à l'intérieur, sont les seuls témoins de l'édifice primitif. Les bas-côtés, couverts de charpentes perpendiculaires à la toiture de la nef, ouvrent sur le vaisseau principal par trois grandes arcades en tiers-point ou en plein cintre dont les archivoltes pénètrent dans des piles cylindriques. La décoration offre un mélange d'éléments flamboyants et Renaissance. On pénètre dans l'édifice par une porte géminée dont les deux baies en anse de panier sont surmontées d'accolades couronnées par un petit pinacle. Les rampants des toitures sont ornés de crochets formés de choux frisés. Sur le carré du transept s'élève un clocheton en ardoises. En haut de la nef une pierre tombale du XVème siècle, avec gisant en bas-relief, représente un chevalier vêtu de son armure. On y trouve aussi, à proximité, une colonne de justice (XVI-XVIIème siècle) surmontée des armes de la famille de Tregarantec (ancien nom de Trégranteur), ainsi que le tombeau de Jeanne de Trégaranteuc (XVème siècle) ;

l'église Notre-Dame, ancien siège de la paroisse de Coëtbugat, commune de Guégon. Elle doit son origine à un prieuré de l'abbaye de Saint-Jean-des-Près. L'église a été entièrement reconstruite au XVIIème siècle, par les chanoines réguliers de Saint-Jean qui avaient pu, en 1611, rentrer en possession du prieuré-cure qu'ils avaient abandonné depuis le XVème siècle. Le clocher, dans le style de la Renaissance pseudo-classique, fut construit en 1742 ;

la chapelle Notre-Dame-du-Borne, située au village du Borne (ou Bourne). Elle abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant (XIVème siècle) qui provient de la chapelle détruite du village de la Chapelle-des-Brières ;

l'ancienne chapelle de la Trinité, édifiée au début du XVIIème siècle au village de Canfron et signalée encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Méen, de forme rectangulaire, édifiée au XVIIème siècle au village du Bourne et signalée encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Gildas, de forme rectangulaire, édifiée au XVIIIème siècle au village de Saint-Gildas et signalée encore vers 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Antoine, édifiée au XVIIIème siècle dans un lieu isolé et signalée comme abandonnée vers 1930 ;

la croix de l'église (XVème siècle). La croix s'élève dans l'ancien cimetière ;

le château de Trégranteur (vers 1750), édifié par Hyppolyte de Rilhac (ou Brilhac), prêtre et achitecte, pour René Jean Bonin de la Villebouquais (conseiller au parlement de Bretagne et marié à une riche demoiselle de Saint-Pern). Ce château est réaménagé au XIXème siècle par la famille du Halgouët (comblement des fossés, démolition d'un colombier et des dépendances,...). Le portail en ferronnerie aux armes de Bonin et Saint-Pern date des années 1750 et est attribué à Eustache Roussin, auteur de la chaire à prêcher de l'église de Josselin. Propriété depuis 1204 de la famille des Trégarantec ou Trégaranteuc, le château passe par alliance entre les mains des familles Quelen du Broutay (en 1544), puis Bonin de Courroy (en 1571). Propriété de Pierre de Tregarantec en 1464. A partir du XIXème siècle, il devient la propriété de Hippolyte de Poulpiquet du Halgouët ;

le manoir de la Ville-ès-Vents (XVIIIème siècle), situé à Trégranteur et propriété de la seigneurie La Ville-ès-Vents ou Ville-Even. Il a appartenu jadis à la famille Josset. On y trouvait autrefois une chapelle privée, et un pigeonnier. Un calvaire s'élève aujourd'hui à l'emplacement de la chapelle disparue. Le manoir appartient à la famille du Halgouët ;

le manoir de Val-au-Houx (XV-XVIème siècle), berceau de la famille Val de Houlle. Propriété de Guillaume du Houlle en 1427 et de Pierre du Houlle en 1464. Cette seigneurie, qui avait autrefois un droit de moyenne et basse justice, appartient, en 1500, à Vinant du Houlle, puis successivement aux familles Couédor, Simon, Barbelat, Cintré (1779) et Fouquet. La porte à fronton date de 1570-1580. On y trouve un pigeonnier et un puits ;

le manoir de Coëtby ou Coët-By (XVème, XVIIème et XVIIIème siècles), édifié dans le bois de Coët-Pie. La seigneurie de Couesbi ou Couesby possédait autrefois un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété d'Ollivier de Coetbic en 1464. Propriété successive des familles Val, Talhouët de Keraveon, Talhouët de Brignac et Cintré (au XVIIIème siècle). On y trouvait autrefois une chapelle privée et un colombier (à 600 niches). L'ensemble comporte plusieurs édifices : l'un date du XIV-XVème siècle, l'autre date du XVIIIème siècle. Le porche du XIIIème siècle, démonté, a été remonté à Roche-Vilaine vers 1960-1970 ;

le manoir de Cléhinet. Siège d'une seigneurie, le manoir possédait autrefois une chapelle privée ; 

la maison de La Chapelle-des-Brières (1635). Un calice révèle la qualité de prêtre du constructeur ;

10 moulins dont les moulins à eau de Coëdigo, de Morhan, de Rosca, de Panros, de Clun, de Trevelaneu,… 

A signaler aussi :

les fortifications de la Redoute et de Lescouët ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GUEGON

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 7 nobles à Guégon : Ollivier du Coetbic, Jacques de Treguaranteuc, Pierre de Ploer, Guillaume du Houlle, Ollivier Doudart, Thomas Jamet, Guelderch de Kermorian.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 9 nobles de Guégon :

Pierre de TREGARANTEC (400 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Pierre du HOULLE (600 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume du BOT (800 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Ollivier de COETBIC (200 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Ollivier DOUDART (200 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume de QUELEN (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Les héritiers Jehan RENAUD (30 livres de revenu) : excusé ;

Jehan de PLOUER (200 livres de revenu), remplacé par Jehan Le Gutrec : porteur d'une brigandine ;

Allain LESTON : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Guégon :

Jehan de PLOUER (200 livres de revenu) de la Maison du Duc ;

Jacques de TREGARANTEUC (400 livres de revenu) ;

Jehan REGNAUD (110 livres de revenu) ;

Guillaume de QUELEN (100 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Guillemette de LANGOUET, décédée (100 livres de revenu). En est héritière, la femme Colas du Val, seigneur de Coasbic ;

Les héritiers d'Allain LESCORNE .

Jacques BAT (400 livres de revenu) ;

Vincent du BOT (400 livres de revenu) ;

Pierre de CLAINCHE (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Les héritiers Pierre du HOULLE (200 livres de revenu) ;

Jullien du HOULLE : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan PENHOET (30 livres de revenu) ;

Ollivier OUDART (40 livres de revenu) ;

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