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GLENAC

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La commune de Glénac (bzh.gif (80 octets) Glenneg) fait partie du canton de La Gacilly. Glénac dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de GLENAC

Glénac vient de "Glen" et de "Glan" (rivière).

La paroisse de Glénac est, dès le XVIème siècle (ou fin du XVème siècle), unie à celle de Cournon. Glénac est érigé en commune en 1790, puis en paroisse indépendante en 1802.

On rencontre les appellations suivantes : Glennac (en 1387), Glennar (en 1427), Glennac (en 1448, en 1481), Glenac (en 1477), Glegnac (en 1536).

Note : Situé au confluent de l'Oust et de l'Aff, borné au sud et à l'est par ces deux rivières, Glénac touche au nord la Gacilly et à l'ouest Les Fougerêts. Sa superficie est de 1369 hectares, dont un tiers environ en culture, un tiers en landes, et un tiers en prairies, bois, marais, etc... Les marais, dans lesquels s'opère la jonction de l'Oust et de l'Aff, sont très poissonneux, et fournissent en abondance une anguille à ventre jaune, nommée garceau dans le pays. En 1891, la population est de 921 habitants. Plusieurs s'adonnent à la pêche, mais le plus grand nombre se livre à l'agriculture. Sur ce territoire on rencontre quelques menhirs, mais aucun d'eux ne mérite une mention spéciale. La période romaine n'y a laissé aucun vestige, qui ait été signalé jusqu'à ce jour. La paroisse de Glénac, étant peu considérable, fut unie à celle de Cournon, dans le cours du XVème siècle. Dès lors le recteur eut le choix entre deux presbytères. Pendant le XVIème siècle, Cournon eut la préférence, et Glénac fut considéré comme une simple trève. Mais le presbytère de Glénac ayant été relevé en 1672, le recteur vint s'y fixer, et ce fut au tour de Cournon de descendre en apparence au rang de trève. En 1800, à la suppression des districts, Glénac fit partie de l'arrondissement de Vannes, sans cesser d'appartenir au canton de la Gacilly. En 1801, il fut rattaché au canton de Carentoir, et en 1802 il fut érigé de nouveau en paroisse. Au rétablissement du canton civil de la Gacilly, en 1837, Glénac en fit partie pour la seconde fois, sans cesser de dépendre, au point de vue spirituel, du doyen de Carentoir (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de GLENAC

l'église Saint-Michel (XVIIIème siècle), édifiée semble-t-il, après que le recteur des deux paroisses unies de Cournon et de Glénac eut décidé de s'installer au presbytère de Glénac. Dans l'église, se trouve une belle cloche de bronze de 1661 ;

Nota : L'église paroissiale de Glénac est dédiée au pape saint Léon II, mort le 23 mai 683. Une chapelle de style ogival est tout ce qui reste de l'ancienne église. Le nouvel édifice, en forme de croix latine n'offre rien de particulier. Les reliques du patron sont vénérées spécialement par les goutteux. Il n'y a sur ce territoire aucune chapelle de frairie, mais en revanche il y a, ou plutôt il y avait, 5 chapelles domestiques, appartenant à Sourdéac, au Haut-Sourdéac, à la Forêt-Neuve, à la Gaudinaye, et à Branféreux. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Sourdéac, fondée par les seigneurs de ce nom dans l'église paroissiale, et mentionnée dès 1515. C'est probablement la même que celle de Saint-Augustin, Sainte-Marguerite et Saint-Sébastien, à laquelle on unit en 1742 celle de Saint Jacques des Fougerêts, en fixant leur service commun dans la chapelle du château de la Forêt-Neuve. — 2° Celle de Saint-Michel, mentionnée en 1706, et complètement inconnue par ailleurs. — 3° Celle de Gilles Guyot, dont on ne connaît que le nom. — 4° Celle des Roux, sur laquelle les renseignements font défaut. La dîme était levée ici, comme à Cournon, à la 33ème gerbe ; le recteur n'en avait qu'un tiers, les deux autres parts appartenant à l'abbaye de Redon. Toutefois, ce partage ne donnait à l'abbé aucun droit de présentation, et la nomination du titulaire était à l'alternative. Malgré l'union de ses deux bénéfices, le recteur ne jouissait en 1756 que d'un revenu net de 400 livres. Glénac relevait jadis de la seigneurie et du territoire ecclésiastique de Rieux, et de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut séparé de Cournon, et érigé en commune, du canton de la Gacilly, et du district de Rochefort. Son recteur, Pierre Fleury, de Lantillac, refusa le serment en 1791, fut arrêté auprès des Fougerêts, et envoyé à Vannes au Petit-Couvent, puis à la Retraite des femmes, où il mourut le 21 janvier 1795, à 68 ans. Pendant les troubles, on vendit, comme biens nationaux, un pré appartenant à la cure, une chapelle, une maison et ses dépendances appartenant à la fabrique (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Glénac (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Glénac et ses recteurs"

la chapelle Saint-Léon (XVème siècle), reconstruite en 1921 ou 1925, située au cimetière. Il s'agit du seul reste de l'église du XVème siècle. On y voit, à l'Est, une arcade brisée, retombant sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuillages. Les fenêtres en tiers-point ont des réseaux flamboyants ;

la croix de Tréhat (XV-XVIème siècle), située sur le chemin des Fougerêts ;

la croix de Sourdéac (1607), située sur le chemin de Sourdéac. Elle porte la date de 1607 ;

l'ancien château de Branféré, disparu vers 1840. Siège de l'ancienne seigneurie de Branferreur ou Branféreux. Propriété de Jehan Musuillac ou Muzillac en 1427 (également propriétaire du château de Séréac en Muzillac) et du sieur de Thehillac en 1536. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le château de la Forêt-Neuve (XV-XVIème siècle), propriété des seigneurs de Rieux. Propriété du sieur de Rieux en 1427 et en 1536. En mai 1570, propriété du calviniste Paul Coligny de Rieux. En 1697, Noël Danycan de l'Epine, riche armateur de Saint-Malo, acquiert le château de la Forêt Neuve et la seigneurie de Rieux pour 276 000 livres, à la suite d'une ordonnance de saisie-arrêt du 3 et 4 mai 1686 sur les propriétés de M. Henri du Guénégaud, marquis de Plancy. Vers 1770, le château est la propriété de François de Rieux marié à Marie-Anne de Saulx-Tavannes. L'édifice est ravagé par les républicains fin 1790 et début 1791. En ruine à partir de 1790, il est racheté en 1819 par les familles Bellamy et Dumoustier (négociants à Redon), puis en 1825 par le comte Auguste de Foucher de Careil. Le château est reconstruit en 1826 par Auguste de Foucher de Careil, gendre de Surcouf, le célèbre corsaire. Il est cédé vers 1947 à Yves Rocher. Ce château, alors propriété de Guy de Rieux, accueille en mai 1570, le roi Charles IX et la reine Catherine de Médicis, sa mère ;

le manoir de la Gaudinaye. Siège d'une ancienne seigneurie. Propriété de Galhaut de Ressac en 1536. Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir ou château de Sourdéac (vers 1550). Siège d'une ancienne seigneurie qui possédait autrefois un droit de haute justice. Propriété successive des familles Soual, La Motte (Guillaume de la Motte en 1427), Du Perrier, La Feuillée et Jean de Rieux (en 1531). Propriété des filles de Jean de Rieux en 1536. La seigneurie est érigée en marquisat en 1597. En 1594, le château est le théâtre d'un combat entre les ligueurs et le maréchal d'Aumont. Elle reste la propriété de la famille Rieux-Sourdéac jusqu'en 1713. Une tour octogonale à quatre étages orne l'édifice. On y remarque une porte en anse de panier, avec pilastres à pinacles et accolade à chou. Les fenêtres sont géminées et décorées également d'accolades. Le château est restauré au XIXème siècle. Il est actuellement la propriété du comte Louis de Cacqueray ;

la fontaine Saint-Léon (XVIIIème siècle). Elle est couronnée d'une croix ;

les maisons (XVIIème siècle), situées à La Guchée ;

la maison (XVIIIème siècle), située à Le Houssé ;

la maison (XVIIIème siècle), située à La Boudeveillais ;

le Grand Clos (XVIIIème siècle) ;

le tombeau de la fille du célèbre corsaire Surcouf (XIXème siècle), situé au cimetière ;

4 moulins à eau dont le moulin du Choisel, de Botteveillays, Neuf et de la Grionnais ;

A signaler aussi :

le marais, situé au confluent de l'Oust et de l'Aff ;

le rocher du diable, situé à Roussimel ;

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ANCIENNE NOBLESSE de GLENAC

Le moyen âge y a constitué plusieurs seigneuries, dont la principale était celle de Sourdéac. Cette terre fut acquise, vers 1550, par Jean de Rieux, seigneur de Châteauneuf, troisième fils du Maréchal de Bretagne, et c'est probablement lui qui a construit la tour octogonale, à quatre étages, et le château qui subsistent encore. René de Rieux, son second fils, seigneur de Sourdéac, en 1563, acquit l'île d'Ouessant en 1589. Nommé gouverneur de Brest, par Henri IV, il fit de cette place le boulevard des royalistes. Il défit plusieurs fois les troupes de Mercœur, dirigea maintes expéditions, et réduisit plusieurs places sous l'obéissance du roi. Son château fut, en 1594, le théâtre d'un combat entre les Ligueurs et le maréchal d'Aumont. Ce fut en reconnaissance de ses services, que le roi lui conféra, le 3 janvier 1597, le collier de ses ordres, et érigea l'île d'Ouessant en marquisat. Sourdéac mourut en 1628, laissant des mémoires, qui depuis ont été égarés. Guy de Rieux, marquis d'Ouessant et de Sourdéac, fils aîné du précédent, mourut en 1640, à Neufbourg. Alexandre de Rieux recueillit sa succession, s'occupa du théâtre, et mourut en 1695. Paul-Hercule de Rieux, marquis d'Ouessant et de Sourdéac, baron de Neufbourg etc., mourut en 1721. Jean-Sévère de Rieux, de la branche d'Assérac, lui succéda et mourut sans alliance. Louis-Auguste de Rieux, son frère et son successeur, comte de Rieux en 1761, mourut en 1767. Louis-François-Cyr de Rieux, dernier marquis de Sourdéac et dernier comte de Rieux, mourut en Angleterre. Le château de la Fôret-neuve de Rieux, ancien rendez-vous de chasse, a été ruiné en 1790, et rebâti en 1826 par M. Auguste Foucher de Careil. Situé au bord de la forêt, dont il porte le nom, et dans une position admirable, il domine tout le pays à plusieurs lieues à la ronde. Les autres manoirs étaient, en suivant l'ordre alphabétique, la Bouis, la Bouteveillaye, Branféreux, la Chouannière, la Gaudinaye, le Grand-Clos, la Houssaye, les Noës, la Pichardaye, le Pommeret, la Rivière, et le Verger (Joseph-Marie Le Mené).

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Glénac : Guillaume de la Motte (Sourdéac, frairie de Sourdéac), Tristan de la Lande et Jehanne Jacotier (la Bouteveillaye), le sire de Rieux (la Forêt Neuve, les Alleux), Jehan Musuillac (Branferreuc), Jamet d'Avaugour (Tréal).

Nota : Il existe aussi deux hébergements que sont la Rivière et la Gaudinaye (en la Rivière) dont les noms des propriétaires sont illisibles.

Enquête sur la paroisse de Glénac en 1448 : " L’enqueste faite en la paroisse de Glennac par Nicolas Le Comte auditeur des Comptes Monsieur le Duc et Me Jehan Prodic secrétaire de mondit sieur le XXIX e jour de Xbre l’an M. IIII XLVIII, par commission de mond. sieur du XII e jour de Xbre derrain passé, touchant les demourans en lad. par. contribuans à fouage par le rapport et déposition de Guillaume Denis, Perrot Saindon, Perrot Bollo, Jehan Deprez et Jehan Raoul fabrique de lad. par. tesmoings jurez sur les Evangiles faire vray et loizal raport de tous les demourans en la par. en laquelle a IV frairies. La Frairie de Brenffereuc (brenferreuc) Jehan Bocquan ennobli. Hostels nobles : - Le hébergement de la Forest Neufve (la Forêt Neuve) appartenant au sire de Rieux, et y sont météers Denis Orain et Jehan Guiot. - L’hostel de Sourdéac (Sourdéac) appartenant au sire de la Roche d’Iré et de Boczac. Et à présent n’y a point de météer, et anciennement ont accoustumé d’y sauver météer. - L’hostel de la Boutevellaye (la Boutevellaye) lieu noble et ancien appartenant à Tristan de la Lande, et y est météer un nommé Hercelin. - L’hostel de Brenfferreuc (Brenferreuc) appartenant à Jehan de Mezuillac, et y est météer Denis Blanchart. - L’hostel de la Chohenniere (la Chohannière) noble et antien appartenant aux enfens de feu Jehan Pilet de Guer, et y est météer un nommé Tastard. - L’hostel de la Gaudinaye (la Gaudinaye) appartenant à Regnault de la Salle qui a nommé Guyon de Peaune père de sa femme, et y est météer Guillaume Loueat. - L’hostel de la Rivière (la Rivière) appartenant à la femme feu Payen Pibout, et y est météer Perrot Coquiel. - L’hostel du Vergier (le Verger) à Jehan Uguet à cause de sa femme par douaire à cause d’Eon Denis son premier mary. Signé : N. Le Comte et Perrodic ".

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise les nobles de Glénac avec ceux de Les Fougerêts.

 

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Glénac :

la Rivière (la Rivière) et la Gaudinaye (la Gaudinaye), à Galhaut de Ressac ;

Brainferreuc (Brenferreuc), au sieur de Thehillac ;

la Bouaye (la Bouye), à Guillaume de Launay ;

la Bouteveillaye (la Bouteveillaye), au sieur de Bodel (en Caro) ;

la Forest Neufve (la Forêt Neuve), au sieur de Rieux ;

Sourdeac (Sourdéac), aux filles du sieur de Rieux ;

le Verger (le Verger), à Guillaume de Launay, sieur de la Villechauve (en Les Fougerêts) ;

la Chauviniere (la Chohannière), à François du Bochet ;

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