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DAOULAS

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La commune de Daoulas (bzh.gif (80 octets) Daoulaz) est chef lieu de canton. Daoulas dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DAOULAS

Daoulas vient du breton « daou » (deux) et de « glas » ou « las » (ruisseau).

Daoulas est un démembrement des paroisses primitives d'Irvillac (rive gauche de Daoulas) et de Plougastel (rive droite de Daoulas). Ancienne châtellenie possédée successivement par les maisons de Léon et de Rohan.

Selon une légende, en 690, Jaoua, moine rescapé du meurtre perpétré par le seigneur du Faou sur la personne des moines Tadec et Judulus, fonde un monastère. La tradition rapporte encore que c'est le seigneur du Faou lui-même qui fonda, au VIème siècle, le primitif monastère "Mouster Daou-las" (Monastère des deux meurtres) de Daoulas en expiation de ses meurtres. Ce monastère est repris, semble-t-il, en 1101 par l'ordre de saint Augustin.

Vers 1167, on note la présence d’une abbaye (abbatia de Doulas, en 1173) à l'emplacement du monastère primitif, ravagé par les Normands. Cette abbaye est fondée en 1173 en faveur de l'ordre des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, par Guiomarc'h, vicomte de Léon et par Nobile, sa femme. C'est ce Guiomarc'h qui, avec le comte Hervé, son père, avait été enfermé au Castel-Nin, par le vicomte du Faou, Ruelin. Celui-ci est fait prisonnier à son tour, en 1163, par Hamon, évêque de Léon, venu au secours de son père et de son frère. Certains historiens prétendent que l'abbaye de Daoulas est fondée en 1125 et que l'abbatiale est élevée de 1167 à 1173 (même date que celle de l'édification du château de Daoulas).

La puissante famille de Léon installe une châtellenie à Daoulas, connue dès le XIIème siècle. Les vicomtes de Léon y construisent un château (castrum de Doulas, en 1173) qui sera détruit en 1472 par les Anglais. En effet Jean Ogée affirme que "en 1472, les Anglais détruisirent le fort château de Daoulas, qui existait proche la forêt du même nom et servait à la défense du pays...". Ce fait est confirmé aussi par le "Mémoire" du vicomte Jean II de Rohan "... Et au parsus outre ladicte forest dont dessus est touché en appartiennent autres en ladicte seigneurie audit Vicomte, sçavoir les bois et forestz de Doulas près ledit lieu, auquel y avoir anciennement chasteau nagueres bien emparé et fortifié pour la tuition du pais, qui, les Anglois lors menant guerre en Bretagne, fut en grand part d'iceluy ruiné et démoly". Le vicomte de Léon y enferma le vicomte du Faou, qu'il laissa, avec son frère et son fils, mourir de faim et de soif. A partir de 1363, la châtellenie de Daoulas passe par mariage et héritage à la Maison des Rohan. Le 31 octobre 1527, suite au décès de Jacques de Rohan, ses "biens meubles sont destinés à acquitter les obsèques, à régler les dettes du défunt et libérer La Garnache et Daoulas". Un aveu du Léon, daté du 8 août 1642, mentionne le château ruiné de Daoulas.

La paroisse de Daoulas qui a pris naissance autour du château et de l'abbaye,  dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. Un mandement de François Ier, du 14 mai 1541, permettait l'établissement dans le ressort de la juridiction de Daoulas, de huit notaires ou tabellions, à la nomination du vicomte de Léon. L'abbaye fut remise au Séminaire de Brest en 1692 ou 1713. 

On rencontre les formes suivantes : Abbatia, castrum de Doulas (en 1173), par. castri de Doulas (en 1186), Daoulas (en 1218), Douglasium (XIIIème siècle), Doulas (vers 1330 et en 1393).

Note 1 : Voici ce que dit l'historien P. Levot : Avant de faire partie des domaines des comtes de Léon, c'est-à-dire avant le IXème siècle, au commencement duquel on les voit apparaître dans l'histoire, le territoire qui forme aujourd'hui la commune de Daoulas appartenait aux seigneurs du Faou. Lorsque les comtes de Léon furent devenus possesseurs de ce territoire, soit par cession, soit par conquête, ils y construisirent un château qu'ils placèrent, croit-on, entre la nouvelle grande route, le moulin du pont et la chapelle Saint-Nicolas, château dont les derniers vestiges ont disparu, mais qu'on suppose avoir été un donjon supporté sur une motte conique et entouré de fossés, à peu près comme celui dont M. de Caumont donne la description dans son Cours d'Antiquités monumentales (T. V, pp. 101-102). En 1163, Ruelen (ou Ruelin), vicomte du Faou, ayant fait tomber dans un guet-apens, Hervé, comte de Léon et Guyomarc'h, son fils, et les ayant enfermés dans la forteresse de Châteaulin, Hamon, évêque de Léon, l'un des fils d'Hervé, appela aux armes les nobles du pays et leurs vassaux. Le duc Conan IV se joignit à eux et vint, en personne, prendre part à l'investissement de Châteaulin. Les deux prisonniers furent délivrés, et le vicomte du Faou, subissant la peine du talion, fut enfermé dans le château de Daoulas, où il mourut misérablement. Une enquête faite en 1479 pour la justification des droits des vicomtes de Rohan, constate que le château de Daoulas « naguères bien emparé et fortifié pour la tuition du païs, fut en grande partie d'iceluy ruiné et desmoly par les Anglois lors menant guerre en Bretagne ».

Un mandement de François Ier, du 14 mai 1541, avait permis l'établissement dans le ressort de la chatellenie ou juridiction de Daoulas, de huit notaires ou tabellions à la nomination des vicomtes de Léon, « à la condition de ne nommer à ces charges que des personnes capables de les remplir ». Bien que cette juridiction s'exerçât dans la Cornouaille, elle n'était pas soumise à la législation rurale de cette partie de la Bretagne. Elle avait une usance spéciale, insérée à la suite de la coutume de Bretagne, sous ce titre : Usances locales de la principauté de Léon, et de la jurisdiction de Daoulas. Cet "usement" est encore en vigueur vers 1875, en matière de baux, dans les communes rurales de l'arrondissement de Brest. — L'article 1er fixait à neuf ans la durée des baux, sans exclusion toutefois d'aucun autre terme, mais toujours à condition que le fermier sortant rendrait sa ferme en bon état de réparations, sans pouvoir réclamer aucune indemnité pour les améliorations qu'il aurait faites, et que le fermier entrant serait assujetti à un état des lieux. — D'après l'article 2, toutes les constructions, plantations, etc., faites par le fermier, appartenaient de plein droit au seigneur foncier sans que celui-ci fût obligé à aucune indemnité. — Le rustique (art. 3) pouvait être expulsé à l'expiration de ses neuf années de bail ; mais le propriétaire pouvait le laisser continuer de jouir par tacite reconduction, sans que cette tolérance entraînât néanmoins la déchéance de ses droits de propriétaire. — L'article 4, contraire à l'usement de Cornouaille, portant que le rustique prescrivait par quarante ans les "superfices" vers le seigneur foncier, n'admettait de prescription de cette nature, à Daoulas, par aucun laps de temps, à moins de titre contraire. — L'article 5 stipulait le paiement par le fermier, par chaque bail de neuf ans, d'une certaine somme convenue entre lui et le propriétaire (ce qu'on appelle encore commission), indépendamment du prix annuel du fermage. — L'article 6 imposait aux fermiers les mêmes corvées — elles étaient évaluées 12 livres — et les mêmes droits de terrage et de champart que dans le reste de la Cornouaille. — L'article 7 défendait au fermier de faire aucune coupe de bois, même de bois courants sur les fossés, ni de les émonder, sans l'agrément du propriétaire. — L'article 8 accordait aux fermiers des villages aboutissant à la mer le goémon ou varech qui se coupait sur les rochers ou était rejeté sur la grève, vis-à-vis de leurs terres. Le goémon flottant appartenait au premier qui le recueillait, soit en bateau, soit en se hasardant à devancer son arrivée sur le rivage. — En cas de dégradations telles qu'enlèvement de mottes ou écorchures de la terre dans les issues et franchises de la ferme, sous prétexte d'en manisser les terres labourables, l'article 9 édictait des amendes et des dédommagements contre le fermier.

Les comtes de Léon et les princes de Rohan, leurs successeurs, étaient hauts-justiciers et avaient à Daoulas une cour qui rendait la justice en leur nom. Parmi les officiers de cette cour était un voyer dont les droits et devoirs sont énumérés dans une curieuse pancarte insérée par M. Aurélien de Courson, pp. 567-571 de son Essai sur l'histoire, la langue et les institutions de la Bretagne armoricaine. Paris, Le Normant, 1840, in-8°. On y lit que le voyer, pour les émoluments de sa charge, avait la propriété du four banal de la ville ; qu'il percevait à son profit une quarte par pipe et une pinte par barrique de vin entrant à Daoulas par mer, et un boisseau par muid de sel, apporté également par mer, et passant au-delà de l'île de Rosmellec. Ceux des habitants qui étaient assujettis à la quintaine, étaient affranchis de ces redevances, à la condition d'aller quérir ces produits sur les lieux mêmes où ils avaient cru. Le voyer avait également droit à une pinte par barrique de vin sortant de Daoulas, et vendue à d'autres "provisionnaires" que des gentilshommes. Il percevait un denier par charge de cheval passant sur les trois ponts de la ville. Aux foires de la Saint-Pierre et de la Toussaint, qui se tenaient, chaque année, à la Roche-Morice (Roche-Maurice), on lui payait des droits variant de 1 à 2 deniers, sur le bétail, le beurre, la mercerie, la draperie, la chapellerie, les cuirs, etc., et à la foire de Pâques, au même endroit, le droit était d'un denier par pot de beurre valant plus de 12 deniers ; à la foire de Noël, à la Roche-Morice, comme à celle de la Saint Gilles, à Daoulas, le droit consistait dans le prélèvement du septième denier sur ceux qui étaient dus à l'abbaye de Daoulas. Un denier par mercier, par cordonnier (ceux de la ville en étaient exempts) par porc ou peau crue, était payé, à Daoulas, aux foires de la Saint-Barnabé et de la Saint-Nicolas. Le droit le plus élevé semble avoir été celui de 4 deniers par chaque troque de cheval ou de jument. Enfin, le voyer jouissait de la pêcherie du Goret, située au bas de la rivière et appelée Herc-Kervern-Tréanna ou Pen-ar-Vorlen.

La charge de voyer avait d'abord été attachée à la terre de Penhoat ou Chef du bois, en Ploudiry, possédée par la maison de Guirault, dont un membre, nous le verrons, fut abbé de Daoulas. Elle fut acquise ensuite, d'abord par la famille Lemoine, puis par celle de Kerlorzec Kersulguen qui possédait en outre la charge de subdélégué des maréchaux de France en Basse-Bretagne, avant que cette charge fût devenue vénale. L'office de voyer obligeait le titulaire à assister en personne ou par des commis aux audiences de la cour de Daoulas, et à garder les personnes arrêtées et détenues par les ordres de cette cour. Le lendemain, à l'heure de prime, des officiers de la cour retiraient les détenus des mains du voyer et les conduisaient dans les prisons de la Roche-Morice avec l'assistance de quelques habitants de Daoulas, obligés, à cause de leurs demeurances, à cette nature de service. Le premier dimanche après la Toussaint, le voyer faisait la recette des rentes censives dues aux vicomtes de Rohan, et la remettait au receveur particulier de cette seigneurie. Sur la recette qu'il faisait dans la ville de trois deniers dus par feu ou maison, il en retenait un pour son droit de recette. Il était tenu d'entretenir, en bon état, le pont de Callac près du manoir de Kérisit, le grand pont ou pont Squilfin, dans la rue Baly, et le petit pont appelé Anez. Enfin, le voyer devait se trouver, le premier jour de l'an, à l'issue de la grande-messe, dans la rue du Guermeur, vis-à-vis d'une maison nommée la Maison du voyer, y planter une quintaine, et fournir aux nouveaux mariés de l'année précédente, obligés à cette quintaine, des chevaux et une pièce de bois en forme de lance pour la courir. Les nouveaux mariés étaient, de leur côté, "tenus de donner à dîner, le même jour, au voyer, à un gentilhomme dont il se faisait accompagner, à ses commis, ainsi qu'à ses serviteurs qui conduisaient les chevaux, à payer leur repeue, et faute à eux de se présenter, ils devaient payer 60 sols d'amende, plus six écus pour le dîner du voyer et la repeue des chevaux".

La quintaine de Daoulas était un mélange des cérémonies qui avaient lieu à Brest lors de la plantation du mai et de celles qui s'y pratiquaient lors de l'installation des maires (Note : Histoire de la Ville et du Port de Brest, par P. Levot, T. 1er, pp. 96-102 et 211. Brest, Ed. Anner, 1863, in-8°), ce qui ne doit pas trop surprendre, puisque Brest était, en très-grande partie, un fief des comtes de Léon, et que les coutumes suivies dans leurs fiefs devaient peu différer entre elles, surtout quand ils n'étaient pas éloignés les uns des autres. A Brest, il est vrai, la course à cheval était remplacée par une joute sur l'eau, ainsi que dans la plupart des localités maritimes [Note : Recherches historiques sur la ville de Brest avant 1789, etc., par P. Levot (Bulletin de la Société académique, T. 2)] ; mais il y avait à la course et à la joute une cause analogue, l'obligation pour les nouveaux mariés de courir ou de sauter à l'eau, et, en cas d'abstention, de payer une amende.

Daoulas, d'après une légende recueillie par notre excellent ami, M. Flagelle, aurait été, au moyen-âge, le théâtre d'un événement que nous avons mentionné dans notre Histoire de la Ville et du, Port de Brest (T. 1, p. 220-222). Elle se rattache trop intimement à notre sujet pour que nous puissions nous abstenir de la reproduire ici, d'autant plus que cette reproduction nous permettra de réparer l'erreur involontaire que nous avons commise en disant que les sept enfants recueillis à Brest y auraient été inhumés, tandis qu'après leur mort ils avaient été enlevés par des anges.

« D'après une tradition du pays, dit M. Flagelle, il existait autrefois à Landévennec, au village nommé aujourd'hui Seiz Kroas, un forgeron dont la femme était extrêmement pieuse. Cette femme se rendait régulièrement tous les matins à l'abbaye pour y entendre la messe, ce qui déplaisait à son mari. Celui-ci lui en fit des reproches, prétendant que ce n'était pas le sentiment religieux qui l'attirait à l'abbaye, mais les moines. La femme se défendit de cette inculpation outrageante, et dit à son mari qu'il devait être aussi sûr de son innocence qu'elle était certaine de pouvoir tenir entre ses mains le soc de charrue qu'il forgeait en ce moment. « Eh bien ! porte-le à Landévennec », lui répondit son mari, en jetant sur le sol le soc incandescent. La digne femme le prit dans les mains et le porta au bourg, distant d'environ une demi-lieue de la forge. Ceci ayant été considéré par les habitants comme un miracle, le soc fut placé entre deux saints dans l'église de l'abbaye, où il resta jusqu'à la Révolution. Quelque temps après, la femme du forgeron accoucha de sept garçons. Le mari les enleva, les mit tous les sept dans une maie à pâte ou pétrin, les porta à l'anse de Pen-Forn, là où se trouvent aujourd'hui mouillés les vaisseaux de l'Etat, et les abandonna à la merci des flots. La maie fut entraînée vers le Faou dont les habitants voulurent recueillir les enfants ; mais ceux-ci, tout en témoignant leur reconnaissance, dirent qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter en cet endroit et qu'ils devaient aller plus loin ; puis ils prédirent que le bois du Kranou ou Krano, qui s'étendait jusqu'à la ville, fournirait éternellement les plus beaux bois. d'oeuvre de tout le pays, ce qui s'exprime encore de la manière suivante dans les environs :  Er forest ar Krano - Biken koat na vanko. (Dans la forêt de Kranou, - Jamais le bois ne manquera). Les enfants furent ensuite entraînés vers l'ouest, et lorsqu'ils passèrent vis-à-vis le sillon de Landévennec (sillon des Anglais) on les entendit, du bourg, chanter d'une voix forte des cantiques mélodieux. La maie, poussée par les flots, aborda à Daoulas. Les habitants accoururent au rivage, mais pas un seul d'entre eux pour recevoir les enfants. Ceux-ci poussèrent au large leur léger esquif, et dirent aux Daoulasiens qu'avant longtemps leur bois du Garz ne pourrait fournir un simple timon ou gaule de charrette. On prétend que c'est depuis cette époque que ce bois n'est plus qu'un mauvais taillis. Après avoir été longtemps ballotés par les vagues, les sept enfants abordèrent enfin sous le château de Brest ; ils y furent accueillis par les habitants et transportés dans une maison voisine du château, mais ils y moururent tous les sept peu de temps après leur arrivée, et leurs corps furent enlevés par des anges. La maison fut démolie, et l'on bâtit à sa place une église en leur honneur sous le vocable des Sept Saints. Le village où étaient nés les enfants, et dont on n'a pu retenir l'ancien nom, prit celui de Seiz Kroas, sept croix, sept douleurs ». Comme toute légende, celle qui précède a des variantes. Telle est celle que M. Pol de Courcy a consignée dans la Bretagne contemporaine. Finistère. Nantes, Charpentier, 1869, grand in-folio. Voici cette variante : « Une femme, très-pauvre et déjà pourvue d'une nombreuse lignée, mit au monde sept enfants à la fois dans une mazière qu'elle occupait sur la place du marché (le marc'hallac'h) et qui, en souvenir de cet accouchement multiple, a conservé le nom de mazière des sept saints. Effrayés d'une semblable fécondité qui leur offrait la perspective de sept bouches de plus à nourrir, les habitants de Daoulas chassèrent les enfants et leur mère qui ne dit que ces mots en prenant la route de Brest :  Brest var cresq, Daoulas var discar. - Pa saofot eun ti, é couézo tri. (« Brest croîtra, Daoulas décherra ; quand vous bâtirez une maison, il en tombera trois » ). Depuis ce temps, ajoute la légende, l'ancienne belle ville de Daoulas disparaît peu à peu, et Brest qui accueillit les proscrits, et qui les honora ensuite comme saints, étend journellement sa ceinture ».  

La décadence de Daoulas ne nous semble pas dater de l'expulsion de la malheureuse mère, mais avoir été le résultat d'un concours de circonstances qui lui sont tout à fait étrangères. Résidence, sinon constante, du moins fréquente, de quelques membres de la maison de Rohan et du nombreux personnel attaché à une puissante famille féodale ; siége d'une cour de justice desservie par des juges, des greffiers, des huissiers, des procureurs, des notaires, etc., Daoulas réunissait, au moyen âge, toutes les conditions nécessaires pour constituer ce qu'on appelait ville. Alors une ville devait ce nom, moins au nombre de ses rues, de ses maisons et au chiffre de sa population qu'à son importance civile ou politique, et Daoulas l'emportait tellement sur les localités l'environnant qu'une qualification consacrant cette supériorité lui avait été attribuée. D'ailleurs, si le chiffre de la population est le principal élément statistique de la constitution d'une ville, celle de Daoulas devait justifier ce nom, à en juger par le nombre de ses rues dont les principales étaient les rues du Guermeur, de la Fontaine, de Baly, des Orfèvres, de Ru bihan, et dans l'une desquelles était un hôtel appelé Leur ar Coat. On objectera peut-être que comparées à celles d'à présent, ces rues n'en méritaient pas le nom. D'une manière absolue, oui ; relativement, non. D'autres motifs que ceux que nous venons de déduire ont dû ajouter à l'importance prolongée de Daoulas. Placé sur un coteau, dominé par des hauteurs couvertes d'une riche végétation, et dominant lui-même une petite rivière qui se jette dans la rade de Brest, et est accessible à des barques de 40 à 50 tonneaux, Daoulas présente à celui qui remonte cette rivière un paysage calme et harmonieux. « Rien de plus varié, de plus fertile, de plus riant, dit avec raison M. Pol de Courcy (Bretagne contemporaine, etc. Finistère. Nantes  Charpentier, in-folio), que la route qui, longeant la rive, gauche de la rivière, conduit au bourg de Logonna, situé à l'extrémité d'une presqu'île resserrée entre la rivière de Daoulas, la rade de Brest et la rivière de l'Hôpital. On chemine constamment au milieu de bosquets et de vergers, plantés de toutes sortes d'arbres fruitiers de la végétation la plus vigoureuse, au travers desquels on aperçoit, de temps à autre, les nombreuses baies qui découpent ce coin de terre et le font ressembler à un jardin ».

Propice à la santé, l'air pur et vivifiant qu'on respire à Daoulas explique pourquoi il devint de bonne heure et resta longtemps le centre d'une société choisie qui venait, ou s'y fixer à demeure, ou y passer, chaque année, quelques mois de villégiature. Les agréments de cette société tenaient en partie à son contact avec les chanoines de l'abbaye. Nous ne voulons pas dire que, s'écartant de la règle qui leur était imposée, ils eussent pris des allures aussi mondaines que certains de leurs confrères de plus d'une grande ville qui avaient substitué au rabat de toile grossière un rabat de fine batiste empesée, et la ceinture de soie à la ceinture de cuir ; qui, au lieu de cheveux courts, en portaient de longs et frisés, et à défaut de cheveux naturels, des perruques poudrées, une calotte de maroquin, des manchettes brodées, etc. ; nous ne voulons pas dire non plus que leurs moeurs eussent subi le relâchement que faisait supposer, à tort ou à raison, un costume si coquet ; mais il ne nous semble pas téméraire de penser qu'ils n'observaient pas strictement la règle primitive, et que mêlés à la société locale, ainsi que leurs hôtes — les revenus de l'abbaye avant son union au séminaire des Jésuites de Brest lui permettaient de pratiquer largement l'hospitalité — ils exerçaient sur cette société une influence avantageuse pour elle. Pour nous, la décadence de Daoulas ne commença à se manifester que quand cette union amena la dispersion des chanoines ; la suppression des justices seigneuriales en 1790 l'accentua de plus en plus. C'est vers 1825, tout au plus qu'elle a été entièrement consommée, car, alors, Daoulas était encore un centre où les habitants et les étrangers qui venaient y passer la belle saison, rivalisaient d'ardeur à organiser des parties de plaisir dont le souvenir s'est conservé.

Aujourd'hui Daoulas est presque une solitude ; son nom générique et officiel de commune permet à l'amour-propre local de lui maintenir la qualification de ville que d'impolis réalistes remplacent par celle de bourg. Si l'on en a fait un chef-lieu de canton, c'est en raison de sa situation centrale entre dix communes dont six lui sont supérieures en superficie et en population. On ne compte, en effet, vers 1875, dans toute la commune de Daoulas que cinq fermes et 122 maisons d'habitation, réparties ainsi : 1° la rue principale, dite de l'Eglise, 22 ; son prolongement nommé Pen-an-guer, 32 ; la partie de la place aux foires, 6 ; la route nationale, 20 ; Pen-ar-Vally, 9 ; le Vally, 17 ; rue Bihan, 6 ; rue Le Lan, 4. La rue de l'Eglise, qui naguère encore était si mal pavée qu'elle formait, à bien dire, une suite de fondrières que l'insuffisance du budget (1,500 de recettes annuelles en moyenne) ne permettait pas de combler, a été macadamisée dans sa partie centrale. A chaque maison est généralement annexé un jardin. Il en est un justement admiré des horticulteurs. Créé par M. Galmiche, négociant de Brest, qui s'était retiré à Daoulas, il est soigneusement entretenu par son fils. Aménagé d'une manière pittoresque, il se recommande en outre par l'excellence et la variété de ses produits.

Vers 1875, la superficie de la commune est de 170 hectares, se subdivisant de la manière suivante : terres labourables, 100 ; prés et pâtures, 25 ; vignes et jardins, 5 ; bois, 1 ; landes et terres incultes, 4 ; superficie des propriétés bâties, 23 ; contenances non imposables, 12 ; plus trois moulins à eau. Il ne se fait alors à Daoulas d'autre commerce que celui de consommation, et à part les trois moulins qui ne fonctionnent que pour cette consommation, la seule industrie qu'on y exerce est celle de la fabrication d'une porcelaine de kaolin dont des gisements, découverts il y a quelques années, sur divers points de la commune, ont suggéré l'idée d'une exploitation qu'ont fondée MM. Goubin, Villiers, de Goësbriand et du Rusquec. Dirigée maintenant, sous la raison sociale V. Marchais et Cie, par M. Marchais, principal associé, elle fabrique des produits analogues à ceux de Limoges, moins le décor, et occupe une soixantaine de malheureux du pays. La moitié de la fabrication fait concurrence à celle de Limoges, à Paris et dans d'autres villes ; la seconde moitié consiste en une spécialité de porcelaine, allant au feu, qui ne se fait pas à Limoges, et dont Bayeux seul possède une fabrique semblable. Tous ces articles étant d'un service courant, l'écoulement en est facile, et a lieu en partie les jours de foire qui se tiennent à Daoulas, de deux mois en deux mois, le premier mercredi de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre, jours où il sort de sa torpeur habituelle, pour y retomber le lendemain.

Nous terminerons la première partie de cette étude sur Daoulas par les détails suivants : Vers 1875, sur la place de l'église, tout près du mur de l'ancienne abbaye, on voit un arbre de la liberté dont l'histoire est assez curieuse. Dans le principe, il avait été planté au milieu de la place, qui est très-petite, et il y était une cause de gène. Lorsque vint, sous la Restauration, l'ordre d'abattre les arbres de la liberté, M. Palasne de Champeaux, ancien aide-de-camp de Bernadotte qui, après les guerres de la République et de l'Empire, s'était retiré à Daoulas, en était alors maire. Il fit vendre l'arbre publiquement, mais l'acheta sous main, et l'ayant fait placer là où il est, il planta autour quelques chênes de sa propriété. Lorsque l'effervescence populaire fut calmée, il fit enlever ces derniers, et il ne resta que l'arbre historique, qui est fort beau. Naguère encore on voyait à Daoulas, dans une parcelle de terre circonscrite par la route vicinale de Daoulas à Irvillac, l'étang, le pertuis de l'étang et la rivière de Daoulas, les ruines s'élevant à environ six mètres au-dessus du sol d'une tour ronde dont le propriétaire, M. Forestier, a fait servir les matériaux à une construction. Ce qu'il y avait de curieux, c'est que les pierres qui en formaient la fondation n'étaient reliées entre elles par aucun ciment. Chaque pierre était un moellon grand et "essemelé". Les joints étaient remplis de ce merl qu'on récolte dans la rade de Brest, et qui semblait n'avoir subi aucune préparation. Cette tour, placée au point où l'on pouvait passer la rivière de Daoulas, était peut-être, pense M. Galmiche, une de ces tours de péage seigneurial où l'on aurait rançonné les voyageurs allant de la Cornouaille en Léon et vice versa. La tour dont parle M. Galmiche est vraisemblablement celle dont il a été question tout au début du texte. 

Note 2 : Nous donnons ici une pièce (E. 125), portant la date de 1678, qui jette quelque jour sur les coutumes et usages de Daoulas au XVIIème siècle. C'est la pancarte des droits et charges du voyer de la seigneurie de Daoulas ; la fonction de voyer sera particulièrement établie par la nomenclature de ses charges. Mais voyons d'abord quels en étaient les droits : « Pancarte des debvoirs et droits seigneuriaux deus à Messire Jean de Treanna, chef de noms et d'armes, chevalier seigneur de Lanvilo, Kervern, Kerazan, Tremaria, de Coetnempren, Liscoet, Coetelex, etc. Comme voyer féodé et héréditaire de la terre, seigneurie et chastellenie de Daoulas, membre de la principauté de Léon. -1. — Four banal en la ville de Daoulas pour cuire aux manans et habitus d'icelle. Devoirs de rivière, -2. — Une quarte de vin de chacune pippe de vin, sçavoir une pinte de chacune barrique rendue par mer en la dite ville. -3. —Un boisseau de sel de chacun muids de sel apporté par mer. Quels debvoirs sont dus lorsqu'ils entrent en la dite rivière et qu'ils passent l'isle Rosmellec, fors des habitans de Daoulas qui auront courre la quintaine, lesquels sont quittes des dits devoirs, pourvu qu'ils aient été les quérir sur les lieux où ils auront creus et non autrement. Devoirs de ville. -4. — Une pinte de vin chacune barrique de vin qui sera vendue à Daoulas pour sortir d'icelle ville à autres qu'aux gentilhommes pour provision. Péage. -5. — Pour droit de péage percevra le dit voyer un denier de chacune somme ou charge de cheval qui passera dessus les ponts de Daoulas. Foires de Saint-Pierre et la Toussaint. -6. Au dit seigneur voyer à cause de son voyerage appartient les devoirs des dites foires qui se tiennent à la Roche-Maurice, scavoir de toutes les bestes vives vendues aux dites foires de chacune beste Daumale 2 deniers. -7. — De chacun porc 2 deniers. -8. — De chacun cheval ou jument 8 deniers. -9. — De chacun mouton mort 1 denier. -10. — De chacune vente de beurre (si elle passe la valeur de 12 deniers) 1 denier. - 11. — De chacune somme ou charge d'escuelles ou sabots de bois 2 deniers. -12. — De chacun estal de drapier 1 denier. -13. — De chacun mercier qui étale 2 deniers. -14. — Des autres merciers qui vont par ville 1 denier. -15. — De chacun cordonnier 1 denier. -16. — De chacun vendeur de pots de terre 1 denier. -17. — De chacun peau crue de beste 1 denier. Foire de Noël à la Roche-Maurice. -18. — Le 7ème denier des coutumes que lèvent les abbé et couvent de Daoulas à cette foire. Foire de Saint-Gilles à Daoulas. -19. — Le 7ème denier que les dits abbé et couvent lèvent à cette foire. Foire de Pâques à la Roche-Maurice. - 20. — Pour vente de beurre au pot (s'il passe 12 deniers) 1 denier. - 21. — De chacun vendeur de pot de terre 1 denier. - 22. — De chacun cordonnier, drapier et autres marchands comme ci-devant aux fêtes de Saint-Pierre et Toussaint. Foire de Saint-Nicolas. -23. — A cette foire, le jour de la fête de M. saint Nicolas, de chacun étal de boucher 1 denier. -24. — De chacun mercier 1 denier. -25. — De chacun porc 1 denier. -26. — De chacune peau crue 1 denier. -27. — De chacun cordonnier 1 denier, fors de ceux de la ville de Daoulas. Foire de Saint-Barnabé à Daoulas. -28. — Pareil droit comme à la foire saint Nicolas. -29. — De chacun chapelier 1 denier. - 30. — De chacune troque de cheval ou jument 4 deniers. -31. — Appartient au dit seigneur voyer le goret ou pescherie qui est au bout de la grève que l'on appelle Bec-Kervern-Tréanna autrement Pen-ar-Vorlen, le dit goret situé en la rivière de Daoulas. -32. — A le dit voyer droit de faire pescher tant dans la rivière qui descend à Daoulas que dans la mer. Charges que le dit seigneur doit pour le dit voyerage. - 1° Est obligé comme voyer se présenter par lui ou ses commis députés ès délivrances et plaids généraux et ordinaires de la juridiction de Daoulas. -2° Est tenu de garder les prisonniers détenus par les officiers de la dite cour jusqu'au lendemain de leur prise, à l'heure de prime, et pour lors les dits officiers sont obligés de prendre du dit voyer les dits prisonniers pour les mener aux prisons de la Roche-Maurice avec l'aide de quelques-uns des habitants de Daoulas qui sont sujets à cause de leur demeure d'aider à la conduite des dits prisonniers. -3° Est tenu ... recevoir les deniers de rentes censives dues en la dite ville à chacun jour de dimanche premier subséquent la Toussaint, payables au dit voyer pour les rendre au receveur ordinaire de la seigneurie, sauf le onzième denier pour droit de recepte. -4° Est tenu ... recevoir les deniers au foin deus à M. de Rohan de chacun habitant de Daoulas qui a fen en sa maison, qui est 3 deniers, et a tierce partie des dits deniers pour droit de recette. -5° Est tenu ... tenir trois ponts en bonne réparation : le pont proche de Kerisit appelé Pont-Callac, l'autre pont en la rue Baly appelé le Grand-Pont ou le pont Squilfin, et le petit pont Anez, commençant proche la maison à présent de M. Olivier Bodiou et passant à droict et au travers de la rue sous la maison nommée le vieux Kérisit pour rendre l'eau dans la rive de la mer... -6° Doit le dit voyer fournir quintaine... ». Ce devoir de quintaine longuement décrit dans la pancarte l'est d'une manière plus intéressante dans la supplique que voici, du voyer réclamant près des juges contre une infraction à l'ancien usage (1E. 128, la supplique est de l'année 1680). « MM. les juges présidiaux de Quimper, supplie humblement Missire Jan de Tréanna, chef de nom et d'armes, chevalier seigneur de Lanvilio, Kerven et autres seigneuries, voyer féodé et héréditaire de la seigneurie de Daoulas, demandeur. Contre Mérien Jahouen et Jeanne Keromen, sa femme, deffendeurs. Exposant qu'il y a longues années que luy et MM. ses ancêtres sont voyers de la dite seigneurie de Daoulas sous les hauts et puissants les seigneurs de Rohan les queulx ont fixé les charges et subjections qui incombent et sont annexées audit voyerage et à ces conditions il s'est soumis, engagé, inféodé vers les dits seigneurs. Il est certain que l'une des dites charges consiste en une obligation au dit voyer de fournir une quintaine et des chevaux pour y courir et une pièce de bois en forme d'une lance, à chacun 1er jour de Janvier, aux nouveaux mariez et espousez de la dite ville et paroisse de Daoulas pour l'année de précédent le dit mois de Janvier qu'ils auront espousé. Remarquable que ceste obligation regarde par généralité tous nouveaux mariés et espousés sans exception d'aucun, lesquels ne peuvent s'exempter à monter à cheval faire la dite course, pour de la lance que l'on leur présente atteindre à leur possible la dite quintaine ou poteau de bois piqué pour la marque de la dite course et de l'exercice que les seigneurs de Rohan sont en droit de faire faire à leurs subjectz. Il sera observé que les dits mariez doivent ensuite et sont subjectz de bailler iceluy jour de la dite course un disner au dit voyer ayant un gentilhomme pour luy tenir compagnie au dit disner, doivent aussi le disner des serviteurs du dit voyer et de ses commis pour conduire les chevaux pour chacun quintaine, auxquels chevaux ils sont obligés payer et desfrayer la repüe en la dite ville de Daoulas. Est-il qu'on a toujours continué ces exercices et acquitté ces dits devoirs en la ville de Daoulas sans aucune difficulté pendant le séjour actuel du dit suppliant en son manoir do Kerven situé es metes de la dit ville de Daoulas. Mais il se rencontre qu'en l'année 1679 qu'il y eut 7 nouveaux mariez et espousés, lesquels se représantérent en la place accoustumée en la dite ville de Daoulas le 1er jour de Janvier dernier qui firent la course ordinaire sur les chevaux que le suppliant leur présenta, à la réserve du dit Jahouen qui se laissa défaillir sans monter à cheval ni ensuite, non plus que la dite Keromen sa femme contribuer au disner du dit sieur Voyer, ny aux autres devoirs cy-dessus expliquez souls prétexte d'une grosse despense qu'ils se figuraient estre obligés de faire pour le disner. Mais comme le suppliant n'exige rien que ce qui est honneste et deu à sa qualité et que d'ailleurs il n'est pas tenu laisser périr ses droits il a cru bien agir de faire procéder à un prix réglé pour le dit disner et sa séquelle afin que sur le règlement il puisse faire payer une septième portion aux dits défendeurs, et à l'avenir mettre en liberté de fournir le dit dîner ou le prix qui sera réglé par personnes de mérite ou à taxe de justice. Et puisqu'il n'est pas de la compétence de la juridiction de Daoulas (d'où les défendeurs sont justiciables, ayanz une maison en la dite ville) de faire un règlement certain au subject ci-dessus, et qu'en semblables occasions, la cour vous a conservé l'authorité des dits règlements comme supérieurs de la dite juridiction de Daoulas. Le suppliant requiert.... Ce considéré, qu'il vous plaise luy permettre d'appeler les dits deffendeurs devant vous pour subir : 1° la condamnation de 60 sols pour chacun défaillant de monter à cheval pour courir la quintaine ; 2° être fait règlement pour le disner ; 3° estre les dits défendeurs condemnez de payer la 7ème portion du dit disner qui estoit du au 1er Janvier... et ferez bien ». Satisfaction fut donnée au sieur de Tréanna, et le présidial de Quimper condamna Jahouen à 60 sols pour n'être pas monté à cheval ; quant au dîner, il fut estimé valoir 20 livres (M. Peyron).

Note 3 : Rôle des décimes de Daoulas en 1789 : Kerien, recteur (14 livres), la Fabrice (7 livres), le Rosaire (2 livres), la Trinité (2 livres), Saint-Nicolas (2 livres). Total : 27 livres. Liste non exhaustive des Vicaires perpétuels ou Recteurs de Daoulas : - 1548 : Nouel Morvan. - 1598 : J. Heriou. - 1626-1653 : Alain Callac. C'est de son temps, en 1644, que le V. P. Maunoir donna sa première mission à Daoulas ; le concours du peuple des paroisses voisines fut si grand, que le Père missionnaire fut obligé d'appeler à son aide le Père Recteur du Collège de Quimper, Alain de Launay, et le Père Guillaume Thomas. Une sécheresse persistante menaçait la récolte, lorsque le Père réunit tous les enfants, jeunes gens et jeunes filles de toute la contrée et leur fit chanter un cantique à saint Corentin pour obtenir la cessation de la sécheresse, et dès qu'ils eurent chanté cette strophe : Roït, va Escop, me ho suppli, - Ur glao douar d'eoc'h Escopti, - Roït deomni oll ur bloavez mat - Do servicha a galon vat, une pluie douce et abondante tomba et vint garder la moisson d'une perte irréparable. - 1654-1671 : Mathieu Bodénès. Donna une autre mission, en 1660, avec le concours du V. P. Maunoir. - 1671-1707 : Guillaume Kervella. - 1723 : Jean-René du Moulin. - 1752 : H. Grall, recteur. - 1753-1756 : Auffret, chanoine et recteur. - 1756-1757 : Fr. Rocher, chanoine et recteur. - 1758-1770 : J. Le Menez, chanoine et recteur. - 1773-1780 : Jean-Pierre Bourillon, chanoine et recteur, devient recteur de Hanvec. - 1781-1785 : Fr. Le Berre. - 1786 : Graveran, curé d'office. - 1786-1790 : Pierre-Joseph Kerlen, né en 1744 ; il refusa le serment, ainsi que son vicaire, M. D'hervé ; détenu aux Capucins de Landerneau à la fin de 1793 ; il fut déporté sur le Wasington, en rade de l'île d'Aix, où il mourut le 5 Octobre 1794, et fut enterré à l'île Madame. Les Archives départementales conservent (L. 103) le récit d'un acte de brigandage commis à Daoulas à la fin de l'année 1792. Là pièce est datée du 3 Février 1793 : « Mathurin-Louis Le Forestier, né en la paroisse de St Sauveur, à Quimper, le 17 Août 1722, âgé de soixante ans et père de cinq enfants, a été victime, dans la nuit du cinq au six Décembre dernier, en sa petite bastide de Kerizit, paroisse de Daoulas, des assassins et voleurs qui, après l'avoir cruellement maltraité, l'ont enfermé avec ses enfants et domestiques, dans une cave sous un escalier de pierre, et ont volé tout l'argent monnayer, l'argenterie, flambeaux d'argent, draps, nappes, linges, pour la valeur d'au moins mille écus ; le plaignant demande en conséquence exemption du paiement de ses contributions pour 1792 ». Liste non exhaustive des Curés de Daoulas depuis le Concordat : - 1804-1808 : Alexandre-Marie Joquet, né à Saint-Pol de Léon le 8 Juin 1761, prêtre en 1785, vicaire de Plouvorn, puis de Landerneau ; il refusa do prêter le serment en 1791 ; nommé curé de Daoulas au Concordat, il écrivait cette lettre qui, pour dater de plusieurs années, ne manque pas d'actualité : « Daoulas, 6 Novembre 1805. MONSEIGNEUR, La paroisse de Daoulas chef-lieu de canton, n'a pas plus d'un petit quart de lieue dans sa plus grande dimension. Sa population est d'environ cinq cents âmes. Ses moyens offrent si peu de ressource qu'en mettant à exécution l'arrêté de M. le Préfet sur le logement que la loi accorde aux curés, on ne pourrait prélever la modique somme de cinquante écus qu'en grevant les habitans. Depuis que je suis à Daoulas le logement est à ma charge. Je ne vois d'autre moyen de procurer quelqu'avantage même à la commune, qu'en remettant en vigueur une circonscription qui a déjà eu lieu. Elle avait un vice radical, il est vrai, parce qu'elle n'était l'ouvrage que d'une puissance temporelle qui avait envahi tous les pouvoirs. Cette circonscription, cependant, offre un avantage réel aux administrants et aux administrés. Les plus éloignés des villages qu'elle avait annexés à Daoulas n'en sont pas à plus d'une demi lieue, tandis que, dans l'ordre actuel, ils sont à trois quarts de lieue, une lieue et même à cinq quarts de lieue de leurs églises respectives. La raison qui avait fait procéder à cette circonscription, c'est que tous ces villages sont beaucoup plus voisins de Daoulas et que la fréquentation de cette église leur est infiniment plus commode : aussi les habitans de ces villages ne vont presque jamais à leur église à moins que la nécessité ne les y contraigne ; mais quel danger ne courre pas la vie des enfants qu'il faut porter au baptême à une si grande distance et par des chemins fort difficiles et en vérité impraticables en hyver ! Il arrive aussi que je dessers tous ces villages : que de nuit come de jour on me cherche pour porter aux malades les secours de la religion. Il est impossible que je m'y refuse (il y a sur cela une convention entre MM. les desservants et moi). De plus, en m'y refusant, il serait souvent à craindre que les malades fussent privés des derniers sacrements : on a beau dire, on attend presque toujours à la dernière extrémité avant de nous prévenir et lorsqu'il n'y a plus moyen d'attendre on nous cherche ; qu'arriverait-il si on ne recourait pas au plus voisin et qu'en résulte-t-il ? Que je fais l'ouvrage de trois ou quatre sans percevoir aucun émolument. Ce n'est pas, Monseigneur, que je me laisse guider par esprit de cupidité, j'ose dire hautement qu'il n'a jamais eu d'empire sur moi ; mais cependant faut-il que le prêtre vive : Dignus est operarius mercede suâ. Je ne vous parle pas des raisons particulières qui me feraient désirer une honnête médiocrité. Je me tais sur les infirmités d'une mère plus que septuagénaire qui, come ses enfants, a senti le poids de la Révolution qui lui a enlevé une honnête aisance dont elle jouissait. Je ne vous dirai pas que je suis le père nourissié de ma famille. La grande difficulté qui pourrait s'opposer au projet que j'ai l'honneur de vous soumettre, gît en ce que la partie de Dirinon qui est à ma porte est du canton de Landerneau, et que les portions qu'on pourrait d'ailleurs annexer à Daoulas sont portées sur le rôle des impôts dans des communes différentes. Mais on voit souvent que pour le civil on dépend d'un endroit et d'un autre pour le spirituel ; le gouvernement d'ailleurs n'y perdrait rien, et si on ne voit pas de difficulté à réunir au canton du Faou, Rumengol du canton de Daoulas, je ne vois pas qu'il doive y avoir plus de difficulté pour réunir une partie de Dirinon à l'église de Daoulas. J'ai l'honneur de vous envoyer cy joint, Monseigneur, le catalogue des villages compris dans l'ancienne circonscription. J'ai l'honneur d'être avec un profond respect, Monseigneur, de Votre Grandeur, le très humble et très obéissant serviteur. JOGUET, curé de Daoulas ». « Noms des villages et simples fermes que l'on m'a donnés comme formant la circonscription de Daoulas en 1791. Détachés de Logonna : Rubuzaouen, Roudouroux, Penanvern, Lehellen. Détachés d'Irvillac : Ty-Huéla, Traonévézec, Porzvénan, Rosmélec, les deux Vernnec, tes doux Ménéhy, Kervigni, Kernéis Runguen, Le Rest ar Poulligou, Le Poulligou, Run an Moal, Le petit Veillénec, Le Guern-an-Dérédec, Le Guerniec, Lesvréac'h. Détachés de Trévarn : le bourg de Trévarn, les deux Runarher, La Ville-Neuve-L'haridon, Kerguélen, La Ville Neuve-Pont-Quélennec, Le Cleus-Bras, Guern ar Piquet. Détachés de Dirinon : Rest-ar-hy-du, Lezuzan, La Grange, Keranborn, Coatérouen, Trébéolin, Penanrun, Irbrat, Kerderrien, Stanq-Guénou, Mesasten, Landrévézan, Corlaziou, Tout-Cuz, Kergavarrec, les deux Kerguern, Coaty, La Ville-Neuve, Stanq-Meur, Kerananprannou, les deux Squivit, Comménec, Kervaden, Kerouant. Tous ces villages forment presqu'une circonférence parfaite dont le centre est Daoulas ; et le point le plus éloigné du centre n'est pas à plus d'une demi-lieue ». Le résultat de cette démarche ne semble pas avoir été autre, pour M. Joguet, que sa translation à la cure de Ploudiry, en 1808. - 1808-1816 : Henri Lozach, né en 1745, à Quimper. - 1816-1820 : Milliau Billon, né à Ploéven, le 2 Avril 1786, prêtre en 1814. Se démit en 1820. La cure demeura vacante de Mai à Novembre 1820. - 1820-1821 : Jean Le Coz, curé de Carhaix, se retire à Pont-Croix. - 1822-1825 : M. Christophe Le Pape, de Lopérec, décédé en 1825. - 1825-1827 : M. Yves-Marie Raguenez, né en 1769 à Plouzané, décédé en 1827. - 1827-1843 : Yves 0llivier, de Plougoulm, donna sa démission en 1843. - 1844-1866 : Claude Réviron, curé de Carhaix, né à Pleyben. - 1864-1888 : Robic, du Faouet. - 1888-1893 : Augustin Troussel, de Guerlesquin. - 1893 : Félix-Hyacinthe Buors, de Lesneven, .... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de DAOULAS

l'église abbatiale Notre-Dame (1167), restaurée aux XVIème et XIXème siècles. Il s'agit de l'ancienne abbatiale. De l'édifice primitif, commencé en 1167 et consacré le 12 septembre 1232, il ne subsiste que la nef. L'église a connu par la suite plusieurs transformations, notamment la reconstruction, entre 1520 et 1535, sous l'abbatiat de Charles Jégou, du transept, d'un clocher et d'un choeur détruits vers 1830. L'église actuelle n'est donc qu'une partie de l'ancien édifice, dont on a supprimé le choeur et le transept sud. Une importante campagne de travaux menés jusqu'en 1880 par l'architecte Bigot a restitué à l'édifice sa silhouette romane. L'abside en hémicycle et les deux absidioles latérales ont été construites en 1876 et 1877 (sur les plans de Bigot). Seuls la façade occidentale, le mur nord et l'intérieur de la nef à sept travées avec bas-côtés subsistent de l'édifice primitif (1167-1173). La façade ouest de l'église comporte deux étages : l'inférieur comprend une porte en plein cintre entre deux arcatures, le supérieur comprend trois fenêtres en plein cintre entre les quatre contreforts, les deux latérales plus étroites. L'intérieur de l'église mesure 28 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur. La chaire date du XVII-XVIIIème siècle. L’entrée de la salle capitulaire date du XIIème siècle. Le porche aux apôtres, édifié pour l'abbé Jean Le Prédour, date de 1560 : il a été déplacé en 1880 par Bigot. A l'intérieur, de chaque côté du porche, sont des niches (séparées par des pilastres et décorées de coquilles et galons plats) contenant les statues des douze Apôtres (la statue de saint Pierre porte la date de 1560). Les arcades datent de 1173-1881. Au revers du porche, se trouvent quelques statues anciennes en kersanton dont saint Riec (1447), la Vierge-Mère, saint Augustin, Annonciation et une Pietà. A noter que saint Riec, fils d'Elorn, seigneur de la Roche-Maurice, fut à Landévennec un des disciples de saint Guénolé. Le clocher date de 1667. Le retable date du XVIIème siècle. On y trouve plusieurs statues : celle de saint Sébastien, saint Roch, saint Clair (1542, premier évêque de Nantes au IIIème siècle), saint Jean-Baptiste (XVème siècle), sainte Marguerite. Dans le cimetière se trouve encore la pierre tombale de l'abbé Charles Jégou (décédé en 1535), le même qui fit construire vers 1530 la maîtresse vitre de 8 mètres de haut et 5 mètres de large ;

Nota 1 : L'église telle qu'elle existe actuellement ne représente pas toute la longueur ancienne, mais l'extrémité supprimée, c'est-à-dire le chœur et une sorte de transept midi ne dataient que du XVème ou du XVIème siècle. En 1876 et 1877 il a été fait à cet édifice d'excellents travaux de restauration sous la direction de M. Bigot, architecte diocésain, qui a construit l'abside en hémicycle, les deux absidioles terminant les bas-côtés et le collatéral Sud. Ce que nous avons d'authentique du XIIème siècle c'est le portail Ouest et la nef avec son bas-côté Nord. La façade Ouest est précieuse pour nous, car elle est avec celle de Saint-Mathieu la seule façade romane qui soit restée intacte, sans aucun remaniement. Elle se compose ainsi : au milieu une large porte accostée de chaque côté de deux colonnettes portant les archivoltes d'un arc à plein-cintre et latéralement deux autres arcades aveugles plus étroites à côté desquelles montent deux contreforts larges, peu saillants. A sept mètres de hauteur environ, le mur subit un retrait où prennent naissance quatre contreforts plats qui encadrent et séparent trois fenêtres à plein-cintre, dont celle du milieu plus large que les deux autres. Le tout se termine par un gâble assez aigu ; cet ensemble est simple, mais a en même temps un air de grandeur et de dignité. A l'intérieur la nef longue de 28 mètres et large de 7, avec bas-côtés de 3 m. 50, est composée de 7 travées fo­mées par des piliers en croix grecque, c'est-à-dire ayant un pilastre sur chacune des quatre faces, piliers hauts de 5 mètres couronnés d'un simple tailloir à chanfrein et partant des arcs à plein-cintre à double archivolte. Au-dessus de ces arcades viennent des fenêtres étroites à l'extérieur et évasées intérieurement. Il faut noter, de chaque côté de la porte Ouest, une ornementation en sculpture méplate formant comme un large bandeau ou litre qui se compose d'ornements variés dans lesquels on remarque surtout un simulacre de nattes tressées en osier ou en roseaux. Cette décoration rappelle les sculptures analogues de la nef de la cathédrale de Bayeux. Dans l'ancienne église, se voyaient plusieurs autels dont voici quelques vocables : Le maître-autel, dédié à Notre-Dame, portait un retable sculpté en bois représentant, dans sept médaillons, les mystères de l'Annonciation, la Visitation, la Naissance de N. S., la Mort de la Sainte-Vierge, la Circoncision, l'Adoration des Mages, la Purification ; ce retable était surmonté d'une crosse qui supportait le saint ciboire, comme on le voit encore au maître-autel de la cathédrale de Saint-Pol de Léon. Dans la nef, autel de la paroisse, dédié également à la Sainte-Vierge. Autel de Sainte-Catherine, avec sculptures en albâtre. Autel de Saint-Erasme, où est représenté son martyre, dit le chanoine Pinson, en sculpture à faire pitié ; c'est peut-être de cet autel que provient le panneau en bois sculpté qui se voit au Musée de Morlaix, et où l'on voit les bourreaux dévidant sur un cabestan les entrailles du martyr. Autel de Saint-Yves. Autel de Jésus souffrant. Autel de Saint-Gilles, dans la chapelle du Faou. Autel de Saint-Goulven. Autel de Saint-Memor ; saint très honoré dans le pays, représenté tenant les entrailles entre ses mains ; on le confond avec saint Mamert et saint Adrien, dont on arracha également les entrailles ; mais il semble se distinguer, à Daoulas, de saint Erasme, qui subit un martyre analogue. Chapelle du Rosaire, autrefois dédiée à saint Sébastien. Chapelle de Sainte-Anne. Chapelle de N.-D. de Pitié. Autel des saints Cosme et Damien, avec des peintures de 1596, représentant leur martyre. Chapelle de Saint-Pierre, dont l'autel est surmonté de la statue du Prince des Apôtres. Autel de la Madeleine. On remarquait, de plus, dans l'église, les statues de saint Augustin, saint Roch, et celle de saint Clair, portant la date de 1542. Dom Pinson nous apprend que le chœur était plus étroit « que le reste du corps de l'église, à cause des quatre gros piliers qui soutiennent la tour qui ont plus de volume que les autres », que ces quatre gros piliers de maçonnerie soutenaient, au-dessus du choeur, la tour « dans laquelle sont deux fort belles cloches et trois autres petites ; elle est couverte d'une aiguille de charpente et de plomb des plus hautes qne l'on puisse voir ». A la fin du XVIème siècle, on construisit un porche près du transept côté du Midi, non loin duquel se trouvaient les fonts baptismaux. Lors de la réparation de cette partie de l'église, ce porche fut reconstruit à une des extrémités du cimetière, où il sert à la fois d'arc de triomphe et de campanile. Il s'ouvre sur un côté par une arcade surbaissée surmontée d'un tympan qu'encadre une arcade ogivale. L'autre côté est percé de deux portes jumelles en anse de panier. C'est un travail de la Renaissance, correspondant aux porches de Pencran et de Landivisiau, la porte latérale de la Roche et au portail Ouest de Rumengol. Le socle de la statue de saint Pierre porte la date de 1566, mais le porche lui-même pourrait être antérieur de quelques années. La grande arcade d'entrée et les deux portes intérieures ont conservé dans leur encadrement tous les détails de la période flamboyante ; mais en dehors de là, la plupart des motifs d'ornementation rappellent la Renaissance, particulièrement dans le bénitier, les niches des Apôtres et le couronnement des portes jumelles. Le tympan de l'entrée reproduit la scène de la Nativité de l'Enfant Jésus, sujet traité avec tant de grâce et de naïveté dans les porches de Pencran et de La Martyre (M. Abgrall, 1906).

Nota 2 : Dès le XVIème siècle, l'église abbatiale était en possession d'un orgue, et le 14 Mai 1607, le sieur de Sourdéac, administrateur pour son fils, M. de Rieux, du temporel de l'abbaye, « faisant pour le seigneur abbé, son fils, et les chanoines de Daoulas, arresta qu'aucun ne pourra estre pourvu à l'advenir du vicariat de Daoulas, qui ne sache toucher les orgues et ne soit religieux ou en état de l'estre ». Les vicaires perpétuels qui suivront seront donc également des artistes qui se succéderont à la tête de la paroisse ; et pour que l'instrument répondit au talent des artistes, le chanoine Pinson nous apprend qu'il fut refait, en 1672, des deniers de la paroisse et de la communauté, par les soins du Sr. Dupont, trésorier de l'église. C'est, dit-il, « un orgue des plus accompli de la Province, aussi bon que beau, c'est un seize pieds au grand-corps et huit pieds au positif, ayant écho tout entier et 46 jeux ».

la chapelle Sainte-Anne (XVème siècle), agrandie en 1667. De forme rectangulaire, la chapelle a conservé son chevet à trois pans caractéristique de l'atelier Beaumanoir (elle a été amputée au XIXème siècle d'une chapelle en aile au sud) et présente un porche reconstruit en 1667. Une cloche date de 1568. A l'intérieur de la chapelle, un joli retable renferme les statues de la Vierge Marie (XIVème siècle) et de sainte Anne assises. Au milieu d'elles, l'Enfant Jésus est posé debout sur le tabernacle. Aux angles du retable, dans des niches, on voit saint Joachim d'un côté, et un diacre de l'autre. Au côté nord, on voit une statue de saint Laurent et un beau groupe de Pietà ;

Nota 3 : Sainte-Anne — ou l'Hôpital — de très ancienne fondation ; en 1429, Even Buzit, de Roscoff, y fit une fondation de 2 raz de froment, et le 9 Décembre 1532, — l'abbé Jean du Largez fondait en la chapelle de Sainte-Anne une messe chaque vendredi avec prières en langue vulgaire, et à la fin de la messe, le prêtre devait lire « la Passion de Notre-Seigneur selon les quatre Evangélistes, chacun par ordre ». En 1843, le rapport de M. Menu du Mesnil, architecte, chargé de la construction du presbytère, constate l'ancienne architecture d'une partie de cette chapelle. « Elle a, dit-il, la forme de la croix latine avec un seul transept ; cette forme se présente rarement. Cette chapelle, en très grande vénération, présente deux styles différents, toute la nef et la façade qui regarde l'église sont évidemment du XVIème siècle. Quant à l'aile latérale ou transept, elle est séparée de la nef par une colonne en pierre de 0m. 30 c. de diamètre, à chapiteau sculpté, dont les décorations rappellent l'architecture lombarde ; c'est ce transept qui vient d'être démoli pour servir à la construction du presbytère. En examinant la forme des matériaux, de petite dimension, posés sous mortier de chaux, la grande épaisseur des murs, qui ont près d'un mètre, la forme de l'arcade, qui n'est pas semblable à celle de la grande façade, tout porte à croire que cette portion est bien antérieure à la nef, et des premiers temps de l'ère chrétienne dans le pays ». Statues : sainte Anne, Sainte-Vierge, saint Zacharie, saint Jean-Baptiste, saint Etienne, saint Laurent, Pietà, Ecce Homo. L'abside à pans coupés et à pignons aigus est accompagnée de contreforts couronnés de clochetons. Sur le milieu de la façade Nord est une porte monumentale accostée de quatre colonnes corinthiennes surmontées d'une corniche portant un fronton avec niche ionique dans le milieu, volutes sur le rampant et lanternon de couronnement. Dans la frisé se lit la date de 1667, et la niche principale contient la statue de sainte Anne assise, faisant lire la Sainte-Vierge. A l'intérieur, le retable à colonnes torses du maître-autel renferme un groupe de sainte Anne et la Sainte-Vierge assises, et l'Enfant Jésus debout au milieu d'elles (M. Abgrall, 1906).

Voir aussi  Daoulas Description et Photos de la chapelle Sainte-Anne de Daoulas en 2008 

le cloître (XIIème siècle), attenant à l'église et reconstitué par Bigot en 1876-1877, a été restauré par les soins du propriétaire M. Danguy des Déserts (gendre de Bigot). Le cloître est de forme rectangulaire, presque carré et comprend onze arcades sur l'un des côtés et dix sur l'autre. Une vasque monolithe (retrouvée en 1875) occupe le centre du préau : elle fut faite au temps de l'abbé Guérault (au XIVème siècle). Quelques pierres sculptées provenant des démolitions du choeur ont été recueillies dans le cloître : on y voyait les armes de l'abbé Jean de Kerguiziau (mort en 1581), et celles de Charles-Maurice Le Tellier, fils du marquis de Louvois, chancelier de France, pourvu de l'abbaye de Daoulas, en 1651 n'ayant encore que neuf ans, et mort archevêque de Reims en 1710 . 

Nota 4 : "Le plus ancien cloître du Finistère est celui de l'abbaye de Daoulas ; il appartient au XIIème siècle et porte le cachet de l'architecture romane. S'il a l'avantage d'être classé au premier rang sous le rapport de l'art et de l'ancienneté, il est l'un de ceux qui embrassent l'espace le moins étendu. Deux des côtés de ses arcatures mesurent hors oeuvre, 14 m 60 c. et les deux autres 12 m. 45 c. Ceux de l'est et de l'ouest sont percés par douze baies ; ceux opposés n'en contiennent que dix. Toutes les arcades sont en plein-cintre extradossé ; leurs claveaux sont serrés et très étroits ; ils n'ont que 0 m. 13 c. d'épaisseur sur 0 m. 23 c. de hauteur ; les cintres sont supportés par de simples colonnettes de 0 m. 15 c de diamètre et par d'autres géminées alternativement. Pour prévenir la poussée au vide, chacun des angles du monument se trouve fortifié par un groupe de quatre colonnettes. Le fût de celles-ci a 0 m. 90 c. de hauteur, les bases sont empâtées et les chapiteaux, tous variés, doivent leur ornementation au règne végétal. Ceux-ci ont été traités avec un talent artistique qu'on ne rencontre nulle part à cette époque dans la Basse-Bretagne. En effet, leur sculpture n'a aucun rapport avec celle qui se voit dans le même siècle dans les églises de Loctudy, de Fouesnant et de Perguet : à cette époque et dans notre pays la sculpture était encore à l'état de l'enfance de l'art. Aussi est-on surpris heureusement dans le cloître de Daoulas, en remarquant un spécimen qui ferait honneur à un artiste habile de nos jours. C'est pourquoi ce cloître est l'objet de la curiosité des étrangers qui se plaisent à l'admirer et à en dessiner les détails. Les chapiteaux sont recouverts par de larges tailloirs presque tous ciselés présentant des dents de scie, des damiers ou des enroulements en losange. Les arcades sont simples, à l'exception de l'une d'elles ornée d'un gros tore losangé. Dans le centre de l'atrium est une vasque granitique et sculptée qui recevait primitivement un jet d'eau. En 1793, lorsque les bâtiments de cette ancienne abbaye furent vendus aux enchères publiques, les deux ailes sud et nord furent presque aussitôt après démolies, ainsi que la charpente et couverture du cloître. Plus tard, les restes de ces locaux devinrent la propriété du général Barbé qui eut le bon esprit de les respecter ; mais lorsqu'il revendit celle-ci à Mlle de B...., on se mit bientôt après à renverser deux côtés et demi du cloître pour en vendre les matériaux. Si le reste fut alors épargné, c'est probablement parce que d'autres acheteurs ne s'étaient pas présentés. Heureusement qu'en ce moment cette propriété passa de nouveau en d'autres mains. Ce fut dans celles de M. Francis de Goësbriant qui, non seulement trouva très mauvaise une telle destruction, mais encore se plut à réunir les quelques débris renversés et disséminés ça et là.. Enfin, en 1880, la famille d'un des enfants de M. Bigot (architecte diocésain) devint propriétaire de ces lieux. Cette circonstance me permit de bien considérer la valeur de ce cloître que j'aimais à contempler. Il ne restait plus alors qu'un côté et demi resté debout, encore était-il ébranlé et prêt à tomber par la violence du vent. Je le fis étançonner d'abord pour prévenir sa chute. A l'aide des vestiges recueillis, de la recherche de quelques autres et d'une certaine quantité de pierres manquantes que je fis extraire de la même carrière, en Logonna, j'ai pu reconstruire trois des quatre côtés. Mais, pour compléter le dernier de ceux-ci, j'ai le regret de ne pouvoir l'entreprendre à cause de la dépense qui en résulterait. Ce que j'ai fait suffira, d'ailleurs pour en faire apprécier la beauté et en perpétuer le souvenir. On sait que la fondation de l'abbaye de Daoulas date de 1173. L'église fut commencée en 1167 et terminée en 1173. Le cloître a été édifié en même temps. Je suis heureux de partager l'avis de M. de Fréminville en répétant que ce cloître est incontestablement le plus joli monument qui existe en ce genre dans le Finistère. Dans la courte visite qu'il y fit, le nombre des arcades qu'il accuse dans son ouvrage des antiquités de ce département n'est pas exact ; il n'en a compté que onze d'un côté au lieu de douze et sept de l'autre au lieu de dix. Ce n'est là du reste qu'une petite erreur de détails. M. de Fréminville ajoute qu'il est bien à désirer que le propriétaire qui possédait ce cloître n'en achevât pas la démolition. Je ne puis passer sous silence un tel voeu, sans rendre hommage au sentiment d'admiration exprimé par le savant antiquaire dont l'amour pour les monuments anciens a beaucoup aidé à sauver plusieurs d'une ruine complète" (M. Bigot, architecte diocésain).

Nota 5 : Outre l'église abbatiale nous trouvons à Daoulas un cloître roman fort intéressant. Ce cloître est maintenant dépourvu de sa toiture ; il a été même en partie démoli, les colonnes et les arcades de deux des côtés avaient été jetées à terre, mais il y a quinze ou vingt ans, le propriétaire actuel, M. Danguy des Déserts, d'accord avec son beau-père, M. Bigot, architecte diocésain, fit restaurer le tout et nous avons maintenant debout les quatre côtés du carré, comprenant quarante-quatre arcades. Les angles sont formés d'un faisceau de quatre colonnettes et dans les côtés ces colonnes cylindriques sont alternativement simples et jumelées, couronnées de chapiteaux élégants dont la corbeille est tapissée d'ornements variés, feuilles recourbées et lancéolées, crossettes, volutes ; quelques-uns des tailloirs sont aussi décorés de zigzags, dents de scie, losanges, étoiles. Au milieu du préau se trouve une vasque octogonale dont chacun des huit pans offre une ornementation différente ; elle a été faite au temps de l'abbé Guérault, 1352-1398 (Le Vot). 

la chapelle Saint-Roch (moyen âge). Chapelle située sur la hauteur voisine du chevet de l'église abbatiale et rebâtie en 1774. En 1732, elle fut dotée d'une cloche fondue par M. Beurié de la Rivière, de Brest. Elle est frappée des armes de René du Louet, dernier abbé régulier de l'abbaye de 1581 à 1598. Au-dessus de la porte en plein cintre, une petite niche abrite une statuette de saint Roch ;

l'oratoire "Notre-Dame des Fontaines" de l’abbaye (1550), restauré en 1847 et en 1885. Cet oratoire, de forme rectangulaire avec façade à claire-voie, a été édifié près d'une fontaine sacrée, élevée en dehors de l'enclos de l'abbaye. Il renferme un panneau représentant la Nativité de la Vierge et une statuette de saint Théleau. Dans les curieuses frises qui courent autour de la chapelle sont sculptées en encorbellement les armoiries de l'abbé Jean le Prédour qui gouverna l'abbaye pendant vingt-trois ans (1550-1573) et mourut le 10 mai 1573 ;

Nota 6 : Le 20 Août 1841, M. 0llivier, curé de Daoulas, écrivait à Monseigneur : « Vous savez qu'il y a, en dehors de l'enclos de l'ancienne abbaye de Daoulas, une toute petite chapelle dédiée à la Sainte-Vierge, sous la dénomination de N.-D. des Fontaines, et qu'auprès se trouve une très belle fontaine en pierres de taille. Cette chapelle fut comprise dans la vente des biens de la communauté, et depuis elle n'a jamais été rendue au culte ; néanmoins, on l'a toujours laissée dans l'état où elle était, on ne l'a jamais employée à aucun usage profane, et elle n'a subi d'autres dégradations que celles du temps, que les divers propriétaires qu'elle a eus ont eu soin de réparer, si non par respect pour la chapelle, du moins par crainte des Daoulasiens qui, à les en croire, auraient fait un mauvais parti à celui qui l'aurait laissée tomber en ruines. M. le général Bonté, à qui elle appartient aujourd'hui, et qui est venu se fixer à l'abbaye, m'est venu prier d'y dire quelquefois la messe et d'y aller avec la procession, comme aux autres chapelles. Quand je lui ai observé que je ne pouvais acquiescer à sa demande sans recourir à Votre Grandeur, il m'a prié de lui en parler, s'engageant à tenir toujours la chapelle dans un état décent et à faire l'abandon de toutes les offrandes à la fabrique. Comme elle était jadis d'une très grande dévotion qui n'est pas encore entièrement éteinte, car bien des personnes d'assez loin ont conservé l'habitude de venir la visiter à toutes les fêtes de la Vierge, je pense que si l'on y disait la messe, cette dévotion se renouvellerait, et rapporterait quelque chose à notre fabrique, qui est, comme vous le savez, si pauvre ». Cette chapelle est élevée près d'une fontaine déjà citée dans un acte de 1450 sous le nom de fontaine Notre-Dame. Le bassin de la fontaine est surmonté d'une sorte de petite chapelle gothique en pierre de Kersanton, couverte de deux rampants aigus avec clochetons aux quatre angles. Au fond de la voûte en anse de panier est un bas-relief représentant Notre-Seigneur en croix ; à côté de lui sainte Catherine de Sienne, foulant aux pieds un dragon, montrant de la main droite la plaie du côté du Sauveur, et tenant un coeur de la main gauche. Elle est vêtue d'une robe serrée par une ceinture, d'un scapulaire et d'un manteau. Dans la niche du fronton il y a une Vierge-Mère qui tient une pomme ou une boule, ainsi que l'Enfant Jésus. Un caniveau partant de la fontaine conduit l'eau dans trois petites auges creusées dans la même pierre et de là elle se déverse dans un grand bassin de 2 m. 10 sur 1 m. 80. L'ensemble est entouré d'une belle enceinte en pierres de taille formant un rectangle de 6 mètres sur 4 mètres, ayant soubassement et couronnement moulurés, avec bancs à l'intérieur et à l'extérieur pour l'usage des pèlerins. Au dos de la fontaine on lit cette inscription gothique : Le Xème jour de Juing lan mil V centz Lte (1550) fut renouvellé ceste fontaine p. M. O. du Chatel de Doulas Abbé. Tout à côté, est l'oratoire du XVIème siècle désigné sous le nom de chapelle de Notre-Dame des Fontaines. L'abside est en maçonnerie, les côtés sont vitrés et la façade est formée d'une claire-voie à balustres tournés. La partie basse de la porte est pleine et formée de deux panneaux d'ornements et bas-reliefs d'excellent style. Au-dessus, la toiture forme auvent et est ornée d'ardoises découpées en écailles et en losanges faisant une excellente décoration. A l'intérieur, aux deux côtés de l'autel, sont les statues de la Vierge-Mère et de saint Jean-Baptiste. Sur une paroi latérale est une jolie Vierge gothique, tenant sur ses genoux l'Enfant Jésus drapé. De l'autre côté on voit, en bas-relief, une petite sainte Anne couchée dans un lit à panneaux gothiques, provenant certainement d'un groupe de la Nativité de la Sainte-Vierge. Puis un petit saint Théleau en chape, mitre et crosse, à cheval sur un cerf. Presque en face est un tableau de saint Nicolas, à genoux devant la Sainte-Vierge, saint Joseph et l'Enfant Jésus ; à ses pieds il a les trois petits enfants qu'il vient de ressusciter. Ce tableau provient, sans doute, de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas. Notre-Dame des Fontaines est invoquée spécialement pour la guérison des maux d'yeux (M. Peyron, 1905).

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, située jadis près du château et aujourd'hui disparue. Ancienne chapelle du château, est citée dans l'acte de fondation de l'abbaye, en 1173. Elle était dédiée à saint Nicolas. Un acte de 1435 parle de la rue Saint-Nicolas, et en 1492, le Roi confirmait le droit de l'abbé et couvent de Daoulas à prendre les offrandes qui se font en la chapelle Saint-Nicolas. Le 7 juin 1510, Claude de Rohan, évêque de Quimper, accordait 40 jours d'indulgence aux fidèles qui visiteraient la chapelle de Saint-Nicolas à ses fêtes de Mai et de Décembre. Cette chapelle n'existe plus ;

l'ancien ossuaire du cimetière (1454), restauré en 1589, reconstruit en 1774 et en 1876 (par Bigot) pour servir de sacristie. Appelée jadis chapelle Saint-Roch, il s'agit d'un édifice rectangulaire en kersanton à l'exception du soubassement. Il porte une inscription avec la date de 1589 et les armes de l'abbé René Du Louet (1581-1598) ;

Nota 7 : Edicule construit dans le cimetière, vis-à-vis la chapelle de Sainte-Anne, par René du Louet, 1581-1598. Lors de la restauration de l'église, vers 1875, il fut démoli et employé à la construction de la sacristie actuelle, qui formait autrefois le bas-côté Nord ou tour du chœur de l'église. La clôture de la sacristie est formée par l'ancien ossuaire, présentant des fenêtres séparées par des pilastres en gaine, avec sa porte encadrée par deux colonnes ioniques cannelées avec bague sculptée à hauteur du fût. 

le calvaire du champ de foire (1585) ;

le calvaire du cimetière (XVème siècle) ;

la croix de Manfuric de Lézuzan (1450) ;

la croix de la chapelle Saint-Roch (Moyen Age) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix encastrée du cimetière (XVIème siècle), la croix de Guern-Dérédec (XVIème siècle), la croix de Kernéis (XVIème siècle), restaurée au XXème siècle. A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : la croix Croaz-an-Gludic, la croix de Parc-ar-Groaz citée en 1598 dans un titre de l'abbaye ;

le manoir du Vieux Kérisit (1626) ;

la fontaine Notre-Dame-des-Fontaines (1550), déverse dans trois petites auges ses eaux qui s'écoulent ensuite dans un grand bassin. La fontaine est surmontée d'un édicule portant une inscription. Elle abritait jadis, dans deux niches distinctes, une sainte Augustine offrant son choeur au Christ en Croix et piétinant un monstre et une Vierge-Mère. Notre-Dame-des-Fontaines est spécialement invoquée pour la guérison des maux de la vue ;

la fontaine Saint-Nicolas (XIXème siècle) ;

les maisons de la rue de l’église (XIV-XVIIème siècle) ;

la maison de Jérusalem (XVème siècle), édifiée par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ;

4 moulins dont le moulin à eau des Sales, du Pont,…

A signaler aussi :

l'existence d’une villa gallo-romaine sur les hauteurs de Saint-Roch ;

une motte féodale (XIème siècle) ;

l'ancienne faïencerie (XIXème siècle), située quai du Valy ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de DAOULAS

 

Maisons nobles :

- Forestier, Sr. de Kerizit : de sable à la bande (alias à trois bandes) fuselée d'argent.

- Kergoet, Sr. de Kerizit : de gueules à six besants d'argent. La branche de Kerizit fondue dans Taillart et Le Forestier.

- Kerizit, Sr. du dit lieu : d'azur à une fasce d'or surmontée d'une étoile de même.

- Léon, Sr. de Daoulas : d'or au lion morné de sable, qui est Léon, à la bordure chargée de onze annelets en orle comme marque de juveigneurie.

- Lanrivinen, Sr. de Kerizit : d'or au pin arraché de sinople, accompagné en pointe d'une abeille (alias en chef d'un papillon) de gueules ; devise : Espoir me conforte.

- Rohan, Sr. de Daoulas : de gueules à neuf macles d'or 3.3.3.

- Sauleraye (de la), Sr. de Kerizit : d'argent au chef de sable chargé d'un lambel d'or.

- Taillard, Sr. de Kerizit : d'hermines à cinq fusées de gueules accolées et rangées en bande ; devise : Ante que bran que doublar, Plutôt rompre que plier (devise espagnole).

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Daoulas sont mentionnés :

le sieur de Roscerf, default ;

Jehan Kergoet, default ;

Duen de Kervern, dict faire pique sèche.

(à compléter)

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