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DAOULAS

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La commune de Daoulas (bzh.gif (80 octets) Daoulaz) est chef lieu de canton. Daoulas dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de DAOULAS

Daoulas vient du breton « daou » (deux) et de « glas » ou « las » (ruisseau).

Daoulas est un démembrement des paroisses primitives d'Irvillac (rive gauche de Daoulas) et de Plougastel (rive droite de Daoulas). Ancienne châtellenie possédée successivement par les maisons de Léon et de Rohan.

Selon une légende, en 690, Jaoua, moine rescapé du meurtre perpétré par le seigneur du Faou sur la personne des moines Tadec et Judulus, fonde un monastère. La tradition rapporte encore que c'est le seigneur du Faou lui-même qui fonda, au VIème siècle, le primitif monastère "Mouster Daou-las" (Monastère des deux meurtres) de Daoulas en expiation de ses meurtres. Ce monastère est repris, semble-t-il, en 1101 par l'ordre de saint Augustin.

Vers 1167, on note la présence d’une abbaye (abbatia de Doulas, en 1173) à l'emplacement du monastère primitif, ravagé par les Normands. Cette abbaye est fondée en 1173 en faveur de l'ordre des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, par Guiomarc'h, vicomte de Léon et par Nobile, sa femme. C'est ce Guiomarc'h qui, avec le comte Hervé, son père, avait été enfermé au Castel-Nin, par le vicomte du Faou, Ruelin. Celui-ci est fait prisonnier à son tour, en 1163, par Hamon, évêque de Léon, venu au secours de son père et de son frère. Certains historiens prétendent que l'abbaye de Daoulas est fondée en 1125 et que l'abbatiale est élevée de 1167 à 1173 (même date que celle de l'édification du château de Daoulas).

La puissante famille de Léon installe une châtellenie à Daoulas, connue dès le XIIème siècle. Les vicomtes de Léon y construisent un château (castrum de Doulas, en 1173) qui sera détruit en 1472 par les Anglais. En effet Jean Ogée affirme que "en 1472, les Anglais détruisirent le fort château de Daoulas, qui existait proche la forêt du même nom et servait à la défense du pays...". Ce fait est confirmé aussi par le "Mémoire" du vicomte Jean II de Rohan "... Et au parsus outre ladicte forest dont dessus est touché en appartiennent autres en ladicte seigneurie audit Vicomte, sçavoir les bois et forestz de Doulas près ledit lieu, auquel y avoir anciennement chasteau nagueres bien emparé et fortifié pour la tuition du pais, qui, les Anglois lors menant guerre en Bretagne, fut en grand part d'iceluy ruiné et démoly". Le vicomte de Léon y enferma le vicomte du Faou, qu'il laissa, avec son frère et son fils, mourir de faim et de soif. A partir de 1363, la châtellenie de Daoulas passe par mariage et héritage à la Maison des Rohan. Le 31 octobre 1527, suite au décès de Jacques de Rohan, ses "biens meubles sont destinés à acquitter les obsèques, à régler les dettes du défunt et libérer La Garnache et Daoulas". Un aveu du Léon, daté du 8 août 1642, mentionne le château ruiné de Daoulas.

La paroisse de Daoulas qui a pris naissance autour du château et de l'abbaye,  dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. Un mandement de François Ier, du 14 mai 1541, permettait l'établissement dans le ressort de la juridiction de Daoulas, de huit notaires ou tabellions, à la nomination du vicomte de Léon. L'abbaye fut remise au Séminaire de Brest en 1692 ou 1713. 

On rencontre les formes suivantes : Abbatia, castrum de Doulas (en 1173), par. castri de Doulas (en 1186), Daoulas (en 1218), Douglasium (XIIIème siècle), Doulas (vers 1330 et en 1393).

Note : Voici ce que dit l'historien P. Levot : Avant de faire partie des domaines des comtes de Léon, c'est-à-dire avant le IXème siècle, au commencement duquel on les voit apparaître dans l'histoire, le territoire qui forme aujourd'hui la commune de Daoulas appartenait aux seigneurs du Faou. Lorsque les comtes de Léon furent devenus possesseurs de ce territoire, soit par cession, soit par conquête, ils y construisirent un château qu'ils placèrent, croit-on, entre la nouvelle grande route, le moulin du pont et la chapelle Saint-Nicolas, château dont les derniers vestiges ont disparu, mais qu'on suppose avoir été un donjon supporté sur une motte conique et entouré de fossés, à peu près comme celui dont M. de Caumont donne la description dans son Cours d'Antiquités monumentales (T. V, pp. 101-102). En 1163, Ruelen (ou Ruelin), vicomte du Faou, ayant fait tomber dans un guet-apens, Hervé, comte de Léon et Guyomarc'h, son fils, et les ayant enfermés dans la forteresse de Châteaulin, Hamon, évêque de Léon, l'un des fils d'Hervé, appela aux armes les nobles du pays et leurs vassaux. Le duc Conan IV se joignit à eux et vint, en personne, prendre part à l'investissement de Châteaulin. Les deux prisonniers furent délivrés, et le vicomte du Faou, subissant la peine du talion, fut enfermé dans le château de Daoulas, où il mourut misérablement. Une enquête faite en 1479 pour la justification des droits des vicomtes de Rohan, constate que le château de Daoulas « naguères bien emparé et fortifié pour la tuition du païs, fut en grande partie d'iceluy ruiné et desmoly par les Anglois lors menant guerre en Bretagne ».

Un mandement de François Ier, du 14 mai 1541, avait permis l'établissement dans le ressort de la chatellenie ou juridiction de Daoulas, de huit notaires ou tabellions à la nomination des vicomtes de Léon, « à la condition de ne nommer à ces charges que des personnes capables de les remplir ». Bien que cette juridiction s'exerçât dans la Cornouaille, elle n'était pas soumise à la législation rurale de cette partie de la Bretagne. Elle avait une usance spéciale, insérée à la suite de la coutume de Bretagne, sous ce titre : Usances locales de la principauté de Léon, et de la jurisdiction de Daoulas. Cet "usement" est encore en vigueur vers 1875, en matière de baux, dans les communes rurales de l'arrondissement de Brest. — L'article 1er fixait à neuf ans la durée des baux, sans exclusion toutefois d'aucun autre terme, mais toujours à condition que le fermier sortant rendrait sa ferme en bon état de réparations, sans pouvoir réclamer aucune indemnité pour les améliorations qu'il aurait faites, et que le fermier entrant serait assujetti à un état des lieux. — D'après l'article 2, toutes les constructions, plantations, etc., faites par le fermier, appartenaient de plein droit au seigneur foncier sans que celui-ci fût obligé à aucune indemnité. — Le rustique (art. 3) pouvait être expulsé à l'expiration de ses neuf années de bail ; mais le propriétaire pouvait le laisser continuer de jouir par tacite reconduction, sans que cette tolérance entraînât néanmoins la déchéance de ses droits de propriétaire. — L'article 4, contraire à l'usement de Cornouaille, portant que le rustique prescrivait par quarante ans les "superfices" vers le seigneur foncier, n'admettait de prescription de cette nature, à Daoulas, par aucun laps de temps, à moins de titre contraire. — L'article 5 stipulait le paiement par le fermier, par chaque bail de neuf ans, d'une certaine somme convenue entre lui et le propriétaire (ce qu'on appelle encore commission), indépendamment du prix annuel du fermage. — L'article 6 imposait aux fermiers les mêmes corvées — elles étaient évaluées 12 livres — et les mêmes droits de terrage et de champart que dans le reste de la Cornouaille. — L'article 7 défendait au fermier de faire aucune coupe de bois, même de bois courants sur les fossés, ni de les émonder, sans l'agrément du propriétaire. — L'article 8 accordait aux fermiers des villages aboutissant à la mer le goémon ou varech qui se coupait sur les rochers ou était rejeté sur la grève, vis-à-vis de leurs terres. Le goémon flottant appartenait au premier qui le recueillait, soit en bateau, soit en se hasardant à devancer son arrivée sur le rivage. — En cas de dégradations telles qu'enlèvement de mottes ou écorchures de la terre dans les issues et franchises de la ferme, sous prétexte d'en manisser les terres labourables, l'article 9 édictait des amendes et des dédommagements contre le fermier.

Les comtes de Léon et les princes de Rohan, leurs successeurs, étaient hauts-justiciers et avaient à Daoulas une cour qui rendait la justice en leur nom. Parmi les officiers de cette cour était un voyer dont les droits et devoirs sont énumérés dans une curieuse pancarte insérée par M. Aurélien de Courson, pp. 567-571 de son Essai sur l'histoire, la langue et les institutions de la Bretagne armoricaine. Paris, Le Normant, 1840, in-8°. On y lit que le voyer, pour les émoluments de sa charge, avait la propriété du four banal de la ville ; qu'il percevait à son profit une quarte par pipe et une pinte par barrique de vin entrant à Daoulas par mer, et un boisseau par muid de sel, apporté également par mer, et passant au-delà de l'île de Rosmellec. Ceux des habitants qui étaient assujettis à la quintaine, étaient affranchis de ces redevances, à la condition d'aller quérir ces produits sur les lieux mêmes où ils avaient cru. Le voyer avait également droit à une pinte par barrique de vin sortant de Daoulas, et vendue à d'autres "provisionnaires" que des gentilshommes. Il percevait un denier par charge de cheval passant sur les trois ponts de la ville. Aux foires de la Saint-Pierre et de la Toussaint, qui se tenaient, chaque année, à la Roche-Morice (Roche-Maurice), on lui payait des droits variant de 1 à 2 deniers, sur le bétail, le beurre, la mercerie, la draperie, la chapellerie, les cuirs, etc., et à la foire de Pâques, au même endroit, le droit était d'un denier par pot de beurre valant plus de 12 deniers ; à la foire de Noël, à la Roche-Morice, comme à celle de la Saint Gilles, à Daoulas, le droit consistait dans le prélèvement du septième denier sur ceux qui étaient dus à l'abbaye de Daoulas. Un denier par mercier, par cordonnier (ceux de la ville en étaient exempts) par porc ou peau crue, était payé, à Daoulas, aux foires de la Saint-Barnabé et de la Saint-Nicolas. Le droit le plus élevé semble avoir été celui de 4 deniers par chaque troque de cheval ou de jument. Enfin, le voyer jouissait de la pêcherie du Goret, située au bas de la rivière et appelée Herc-Kervern-Tréanna ou Pen-ar-Vorlen.

La charge de voyer avait d'abord été attachée à la terre de Penhoat ou Chef du bois, en Ploudiry, possédée par la maison de Guirault, dont un membre, nous le verrons, fut abbé de Daoulas. Elle fut acquise ensuite, d'abord par la famille Lemoine, puis par celle de Kerlorzec Kersulguen qui possédait en outre la charge de subdélégué des maréchaux de France en Basse-Bretagne, avant que cette charge fût devenue vénale. L'office de voyer obligeait le titulaire à assister en personne ou par des commis aux audiences de la cour de Daoulas, et à garder les personnes arrêtées et détenues par les ordres de cette cour. Le lendemain, à l'heure de prime, des officiers de la cour retiraient les détenus des mains du voyer et les conduisaient dans les prisons de la Roche-Morice avec l'assistance de quelques habitants de Daoulas, obligés, à cause de leurs demeurances, à cette nature de service. Le premier dimanche après la Toussaint, le voyer faisait la recette des rentes censives dues aux vicomtes de Rohan, et la remettait au receveur particulier de cette seigneurie. Sur la recette qu'il faisait dans la ville de trois deniers dus par feu ou maison, il en retenait un pour son droit de recette. Il était tenu d'entretenir, en bon état, le pont de Callac près du manoir de Kérisit, le grand pont ou pont Squilfin, dans la rue Baly, et le petit pont appelé Anez. Enfin, le voyer devait se trouver, le premier jour de l'an, à l'issue de la grande-messe, dans la rue du Guermeur, vis-à-vis d'une maison nommée la Maison du voyer, y planter une quintaine, et fournir aux nouveaux mariés de l'année précédente, obligés à cette quintaine, des chevaux et une pièce de bois en forme de lance pour la courir. Les nouveaux mariés étaient, de leur côté, "tenus de donner à dîner, le même jour, au voyer, à un gentilhomme dont il se faisait accompagner, à ses commis, ainsi qu'à ses serviteurs qui conduisaient les chevaux, à payer leur repeue, et faute à eux de se présenter, ils devaient payer 60 sols d'amende, plus six écus pour le dîner du voyer et la repeue des chevaux".

La quintaine de Daoulas était un mélange des cérémonies qui avaient lieu à Brest lors de la plantation du mai et de celles qui s'y pratiquaient lors de l'installation des maires (Note : Histoire de la Ville et du Port de Brest, par P. Levot, T. 1er, pp. 96-102 et 211. Brest, Ed. Anner, 1863, in-8°), ce qui ne doit pas trop surprendre, puisque Brest était, en très-grande partie, un fief des comtes de Léon, et que les coutumes suivies dans leurs fiefs devaient peu différer entre elles, surtout quand ils n'étaient pas éloignés les uns des autres. A Brest, il est vrai, la course à cheval était remplacée par une joute sur l'eau, ainsi que dans la plupart des localités maritimes [Note : Recherches historiques sur la ville de Brest avant 1789, etc., par P. Levot (Bulletin de la Société académique, T. 2)] ; mais il y avait à la course et à la joute une cause analogue, l'obligation pour les nouveaux mariés de courir ou de sauter à l'eau, et, en cas d'abstention, de payer une amende.

Daoulas, d'après une légende recueillie par notre excellent ami, M. Flagelle, aurait été, au moyen-âge, le théâtre d'un événement que nous avons mentionné dans notre Histoire de la Ville et du, Port de Brest (T. 1, p. 220-222). Elle se rattache trop intimement à notre sujet pour que nous puissions nous abstenir de la reproduire ici, d'autant plus que cette reproduction nous permettra de réparer l'erreur involontaire que nous avons commise en disant que les sept enfants recueillis à Brest y auraient été inhumés, tandis qu'après leur mort ils avaient été enlevés par des anges.

« D'après une tradition du pays, dit M. Flagelle, il existait autrefois à Landévennec, au village nommé aujourd'hui Seiz Kroas, un forgeron dont la femme était extrêmement pieuse. Cette femme se rendait régulièrement tous les matins à l'abbaye pour y entendre la messe, ce qui déplaisait à son mari. Celui-ci lui en fit des reproches, prétendant que ce n'était pas le sentiment religieux qui l'attirait à l'abbaye, mais les moines. La femme se défendit de cette inculpation outrageante, et dit à son mari qu'il devait être aussi sûr de son innocence qu'elle était certaine de pouvoir tenir entre ses mains le soc de charrue qu'il forgeait en ce moment. « Eh bien ! porte-le à Landévennec », lui répondit son mari, en jetant sur le sol le soc incandescent. La digne femme le prit dans les mains et le porta au bourg, distant d'environ une demi-lieue de la forge. Ceci ayant été considéré par les habitants comme un miracle, le soc fut placé entre deux saints dans l'église de l'abbaye, où il resta jusqu'à la Révolution. Quelque temps après, la femme du forgeron accoucha de sept garçons. Le mari les enleva, les mit tous les sept dans une maie à pâte ou pétrin, les porta à l'anse de Pen-Forn, là où se trouvent aujourd'hui mouillés les vaisseaux de l'Etat, et les abandonna à la merci des flots. La maie fut entraînée vers le Faou dont les habitants voulurent recueillir les enfants ; mais ceux-ci, tout en témoignant leur reconnaissance, dirent qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter en cet endroit et qu'ils devaient aller plus loin ; puis ils prédirent que le bois du Kranou ou Krano, qui s'étendait jusqu'à la ville, fournirait éternellement les plus beaux bois. d'oeuvre de tout le pays, ce qui s'exprime encore de la manière suivante dans les environs :

Er forest ar Krano

Biken koat na vanko.

Dans la forêt de Kranou,

Jamais le bois ne manquera.

Les enfants furent ensuite entraînés vers l'ouest, et lorsqu'ils passèrent vis-à-vis le sillon de Landévennec (sillon des Anglais) on les entendit, du bourg, chanter d'une voix forte des cantiques mélodieux. La maie, poussée par les flots, aborda à Daoulas. Les habitants accoururent au rivage, mais pas un seul d'entre eux pour recevoir les enfants. Ceux-ci poussèrent au large leur léger esquif, et dirent aux Daoulasiens qu'avant longtemps leur bois du Garz ne pourrait fournir un simple timon ou gaule de charrette. On prétend que c'est depuis cette époque que ce bois n'est plus qu'un mauvais taillis. Après avoir été longtemps ballotés par les vagues, les sept enfants abordèrent enfin sous le château de Brest ; ils y furent accueillis par les habitants et transportés dans une maison voisine du château, mais ils y moururent tous les sept peu de temps après leur arrivée, et leurs corps furent enlevés par des anges. La maison fut démolie, et l'on bâtit à sa place une église en leur honneur sous le vocable des Sept Saints. Le village où étaient nés les enfants, et dont on n'a pu retenir l'ancien nom, prit celui de Seiz Kroas, sept croix, sept douleurs ».

Comme toute légende, celle qui précède a des variantes. Telle est celle que M. Pol de Courcy a consignée dans la Bretagne contemporaine. Finistère. Nantes, Charpentier, 1869, grand in-folio. Voici cette variante :

« Une femme, très-pauvre et déjà pourvue d'une nombreuse lignée, mit au monde sept enfants à la fois dans une mazière qu'elle occupait sur la place du marché (le marc'hallac'h) et qui, en souvenir de cet accouchement multiple, a conservé le nom de mazière des sept saints. Effrayés d'une semblable fécondité qui leur offrait la perspective de sept bouches de plus à nourrir, les habitants de Daoulas chassèrent les enfants et leur mère qui ne dit que ces mots en prenant la route de Brest :

Brest var cresq, Daoulas var discar.

Pa saofot eun ti, é couézo tri.

« Brest croîtra, Daoulas décherra ; quand vous bâtirez une maison, il en tombera trois »

Depuis ce temps, ajoute la légende, l'ancienne belle ville de Daoulas disparaît peu à peu, et Brest qui accueillit les proscrits, et qui les honora ensuite comme saints, étend journellement sa ceinture ».  

La décadence de Daoulas ne nous semble pas dater de l'expulsion de la malheureuse mère, mais avoir été le résultat d'un concours de circonstances qui lui sont tout à fait étrangères. Résidence, sinon constante, du moins fréquente, de quelques membres de la maison de Rohan et du nombreux personnel attaché à une puissante famille féodale ; siége d'une cour de justice desservie par des juges, des greffiers, des huissiers, des procureurs, des notaires, etc., Daoulas réunissait, au moyen âge, toutes les conditions nécessaires pour constituer ce qu'on appelait ville. Alors une ville devait ce nom, moins au nombre de ses rues, de ses maisons et au chiffre de sa population qu'à son importance civile ou politique, et Daoulas l'emportait tellement sur les localités l'environnant qu'une qualification consacrant cette supériorité lui avait été attribuée. D'ailleurs, si le chiffre de la population est le principal élément statistique de la constitution d'une ville, celle de Daoulas devait justifier ce nom, à en juger par le nombre de ses rues dont les principales étaient les rues du Guermeur, de la Fontaine, de Baly, des Orfèvres, de Ru bihan, et dans l'une desquelles était un hôtel appelé Leur ar Coat. On objectera peut-être que comparées à celles d'à présent, ces rues n'en méritaient pas le nom. D'une manière absolue, oui ; relativement, non. D'autres motifs que ceux que nous venons de déduire ont dû ajouter à l'importance prolongée de Daoulas. Placé sur un coteau, dominé par des hauteurs couvertes d'une riche végétation, et dominant lui-même une petite rivière qui se jette dans la rade de Brest, et est accessible à des barques de 40 à 50 tonneaux, Daoulas présente à celui qui remonte cette rivière un paysage calme et harmonieux. « Rien de plus varié, de plus fertile, de plus riant, dit avec raison M. Pol de Courcy (Bretagne contemporaine, etc. Finistère. Nantes  Charpentier, in-folio), que la route qui, longeant la rive, gauche de la rivière, conduit au bourg de Logonna, situé à l'extrémité d'une presqu'île resserrée entre la rivière de Daoulas, la rade de Brest et la rivière de l'Hôpital. On chemine constamment au milieu de bosquets et de vergers, plantés de toutes sortes d'arbres fruitiers de la végétation la plus vigoureuse, au travers desquels on aperçoit, de temps à autre, les nombreuses baies qui découpent ce coin de terre et le font ressembler à un jardin ».

Propice à la santé, l'air pur et vivifiant qu'on respire à Daoulas explique pourquoi il devint de bonne heure et resta longtemps le centre d'une société choisie qui venait, ou s'y fixer à demeure, ou y passer, chaque année, quelques mois de villégiature. Les agréments de cette société tenaient en partie à son contact avec les chanoines de l'abbaye. Nous ne voulons pas dire que, s'écartant de la règle qui leur était imposée, ils eussent pris des allures aussi mondaines que certains de leurs confrères de plus d'une grande ville qui avaient substitué au rabat de toile grossière un rabat de fine batiste empesée, et la ceinture de soie à la ceinture de cuir ; qui, au lieu de cheveux courts, en portaient de longs et frisés, et à défaut de cheveux naturels, des perruques poudrées, une calotte de maroquin, des manchettes brodées, etc. ; nous ne voulons pas dire non plus que leurs moeurs eussent subi le relâchement que faisait supposer, à tort ou à raison, un costume si coquet ; mais il ne nous semble pas téméraire de penser qu'ils n'observaient pas strictement la règle primitive, et que mêlés à la société locale, ainsi que leurs hôtes — les revenus de l'abbaye avant son union au séminaire des Jésuites de Brest lui permettaient de pratiquer largement l'hospitalité — ils exerçaient sur cette société une influence avantageuse pour elle. Pour nous, la décadence de Daoulas ne commença à se manifester que quand cette union amena la dispersion des chanoines ; la suppression des justices seigneuriales en 1790 l'accentua de plus en plus. C'est vers 1825, tout au plus qu'elle a été entièrement consommée, car, alors, Daoulas était encore un centre où les habitants et les étrangers qui venaient y passer la belle saison, rivalisaient d'ardeur à organiser des parties de plaisir dont le souvenir s'est conservé.

Aujourd'hui Daoulas est presque une solitude ; son nom générique et officiel de commune permet à l'amour-propre local de lui maintenir la qualification de ville que d'impolis réalistes remplacent par celle de bourg. Si l'on en a fait un chef-lieu de canton, c'est en raison de sa situation centrale entre dix communes dont six lui sont supérieures en superficie et en population. On ne compte, en effet, vers 1875, dans toute la commune de Daoulas que cinq fermes et 122 maisons d'habitation, réparties ainsi : 1° la rue principale, dite de l'Eglise, 22 ; son prolongement nommé Pen-an-guer, 32 ; la partie de la place aux foires, 6 ; la route nationale, 20 ; Pen-ar-Vally, 9 ; le Vally, 17 ; rue Bihan, 6 ; rue Le Lan, 4. La rue de l'Eglise, qui naguère encore était si mal pavée qu'elle formait, à bien dire, une suite de fondrières que l'insuffisance du budget (1,500 de recettes annuelles en moyenne) ne permettait pas de combler, a été macadamisée dans sa partie centrale. A chaque maison est généralement annexé un jardin. Il en est un justement admiré des horticulteurs. Créé par M. Galmiche, négociant de Brest, qui s'était retiré à Daoulas, il est soigneusement entretenu par son fils. Aménagé d'une manière pittoresque, il se recommande en outre par l'excellence et la variété de ses produits.

Vers 1875, la superficie de la commune est de 170 hectares, se subdivisant de la manière suivante : terres labourables, 100 ; prés et pâtures, 25 ; vignes et jardins, 5 ; bois, 1 ; landes et terres incultes, 4 ; superficie des propriétés bâties, 23 ; contenances non imposables, 12 ; plus trois moulins à eau. Il ne se fait alors à Daoulas d'autre commerce que celui de consommation, et à part les trois moulins qui ne fonctionnent que pour cette consommation, la seule industrie qu'on y exerce est celle de la fabrication d'une porcelaine de kaolin dont des gisements, découverts il y a quelques années, sur divers points de la commune, ont suggéré l'idée d'une exploitation qu'ont fondée MM. Goubin, Villiers, de Goësbriand et du Rusquec. Dirigée maintenant, sous la raison sociale V. Marchais et Cie, par M. Marchais, principal associé, elle fabrique des produits analogues à ceux de Limoges, moins le décor, et occupe une soixantaine de malheureux du pays. La moitié de la fabrication fait concurrence à celle de Limoges, à Paris et dans d'autres villes ; la seconde moitié consiste en une spécialité de porcelaine, allant au feu, qui ne se fait pas à Limoges, et dont Bayeux seul possède une fabrique semblable. Tous ces articles étant d'un service courant, l'écoulement en est facile, et a lieu en partie les jours de foire qui se tiennent à Daoulas, de deux mois en deux mois, le premier mercredi de janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre, jours où il sort de sa torpeur habituelle, pour y retomber le lendemain.

Nous terminerons la première partie de cette étude sur Daoulas par les détails suivants :

Vers 1875, sur la place de l'église, tout près du mur de l'ancienne abbaye, on voit un arbre de la liberté dont l'histoire est assez curieuse. Dans le principe, il avait été planté au milieu de la place, qui est très-petite, et il y était une cause de gène. Lorsque vint, sous la Restauration, l'ordre d'abattre les arbres de la liberté, M. Palasne de Champeaux, ancien aide-de-camp de Bernadotte qui, après les guerres de la République et de l'Empire, s'était retiré à Daoulas, en était alors maire. Il fit vendre l'arbre publiquement, mais l'acheta sous main, et l'ayant fait placer là où il est, il planta autour quelques chênes de sa propriété. Lorsque l'effervescence populaire fut calmée, il fit enlever ces derniers, et il ne resta que l'arbre historique, qui est fort beau.

Naguère encore on voyait à Daoulas, dans une parcelle de terre circonscrite par la route vicinale de Daoulas à Irvillac, l'étang, le pertuis de l'étang et la rivière de Daoulas, les ruines s'élevant à environ six mètres au-dessus du sol d'une tour ronde dont le propriétaire, M. Forestier, a fait servir les matériaux à une construction. Ce qu'il y avait de curieux, c'est que les pierres qui en formaient la fondation n'étaient reliées entre elles par aucun ciment. Chaque pierre était un moellon grand et "essemelé". Les joints étaient remplis de ce merl qu'on récolte dans la rade de Brest, et qui semblait n'avoir subi aucune préparation. Cette tour, placée au point où l'on pouvait passer la rivière de Daoulas, était peut-être, pense M. Galmiche, une de ces tours de péage seigneurial où l'on aurait rançonné les voyageurs allant de la Cornouaille en Léon et vice versa. La tour dont parle M. Galmiche est vraisemblablement celle dont il a été question tout au début du texte. 

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PATRIMOINE de DAOULAS

l'église abbatiale Notre-Dame (1167), restaurée aux XVIème et XIXème siècles. Il s'agit de l'ancienne abbatiale. De l'édifice primitif, commencé en 1167 et consacré le 12 septembre 1232, il ne subsiste que la nef. L'église a connu par la suite plusieurs transformations, notamment la reconstruction, entre 1520 et 1535, sous l'abbatiat de Charles Jégou, du transept, d'un clocher et d'un choeur détruits vers 1830. L'église actuelle n'est donc qu'une partie de l'ancien édifice, dont on a supprimé le choeur et le transept sud. Une importante campagne de travaux menés jusqu'en 1880 par l'architecte Bigot a restitué à l'édifice sa silhouette romane. L'abside en hémicycle et les deux absidioles latérales ont été construites en 1876 et 1877 (sur les plans de Bigot). Seuls la façade occidentale, le mur nord et l'intérieur de la nef à sept travées avec bas-côtés subsistent de l'édifice primitif (1167-1173). La façade ouest de l'église comporte deux étages : l'inférieur comprend une porte en plein cintre entre deux arcatures, le supérieur comprend trois fenêtres en plein cintre entre les quatre contreforts, les deux latérales plus étroites. L'intérieur de l'église mesure 28 mètres de longueur sur 14 mètres de largeur. La chaire date du XVII-XVIIIème siècle. L’entrée de la salle capitulaire date du XIIème siècle. Le porche aux apôtres, édifié pour l'abbé Jean Le Prédour, date de 1560 : il a été déplacé en 1880 par Bigot. A l'intérieur, de chaque côté du porche, sont des niches (séparées par des pilastres et décorées de coquilles et galons plats) contenant les statues des douze Apôtres (la statue de saint Pierre porte la date de 1560). Les arcades datent de 1173-1881. Au revers du porche, se trouvent quelques statues anciennes en kersanton dont saint Riec (1447), la Vierge-Mère, saint Augustin, Annonciation et une Pietà. A noter que saint Riec, fils d'Elorn, seigneur de la Roche-Maurice, fut à Landévennec un des disciples de saint Guénolé. Le clocher date de 1667. Le retable date du XVIIème siècle. On y trouve plusieurs statues : celle de saint Sébastien, saint Roch, saint Clair (1542, premier évêque de Nantes au IIIème siècle), saint Jean-Baptiste (XVème siècle), sainte Marguerite. Dans le cimetière se trouve encore la pierre tombale de l'abbé Charles Jégou (décédé en 1535), le même qui fit construire vers 1530 la maîtresse vitre de 8 mètres de haut et 5 mètres de large ;

la chapelle Sainte-Anne (XVème siècle), agrandie en 1667. De forme rectangulaire, la chapelle a conservé son chevet à trois pans caractéristique de l'atelier Beaumanoir (elle a été amputée au XIXème siècle d'une chapelle en aile au sud) et présente un porche reconstruit en 1667. Une cloche date de 1568. A l'intérieur de la chapelle, un joli retable renferme les statues de la Vierge Marie (XIVème siècle) et de sainte Anne assises. Au milieu d'elles, l'Enfant Jésus est posé debout sur le tabernacle. Aux angles du retable, dans des niches, on voit saint Joachim d'un côté, et un diacre de l'autre. Au côté nord, on voit une statue de saint Laurent et un beau groupe de Pietà ;

Voir aussi  Daoulas Description et Photos de la chapelle Sainte-Anne de Daoulas en 2008 

le cloître (XIIème siècle), attenant à l'église et reconstitué par Bigot en 1876-1877, a été restauré par les soins du propriétaire M. Danguy des Déserts (gendre de Bigot). Le cloître est de forme rectangulaire, presque carré et comprend onze arcades sur l'un des côtés et dix sur l'autre. Une vasque monolithe (retrouvée en 1875) occupe le centre du préau : elle fut faite au temps de l'abbé Guérault (au XIVème siècle). Quelques pierres sculptées provenant des démolitions du choeur ont été recueillies dans le cloître : on y voyait les armes de l'abbé Jean de Kerguiziau (mort en 1581), et celles de Charles-Maurice Le Tellier, fils du marquis de Louvois, chancelier de France, pourvu de l'abbaye de Daoulas, en 1651 n'ayant encore que neuf ans, et mort archevêque de Reims en 1710 . 

Note : "Le plus ancien cloître du Finistère est celui de l'abbaye de Daoulas ; il appartient au XIIème siècle et porte le cachet de l'architecture romane. S'il a l'avantage d'être classé au premier rang sous le rapport de l'art et de l'ancienneté, il est l'un de ceux qui embrassent l'espace le moins étendu. Deux des côtés de ses arcatures mesurent hors oeuvre, 14 m 60 c. et les deux autres 12 m. 45 c. Ceux de l'est et de l'ouest sont percés par douze baies ; ceux opposés n'en contiennent que dix. Toutes les arcades sont en plein-cintre extradossé ; leurs claveaux sont serrés et très étroits ; ils n'ont que 0 m. 13 c. d'épaisseur sur 0 m. 23 c. de hauteur ; les cintres sont supportés par de simples colonnettes de 0 m. 15 c de diamètre et par d'autres géminées alternativement. Pour prévenir la poussée au vide, chacun des angles du monument se trouve fortifié par un groupe de quatre colonnettes. Le fût de celles-ci a 0 m. 90 c. de hauteur, les bases sont empâtées et les chapiteaux, tous variés, doivent leur ornementation au règne végétal. Ceux-ci ont été traités avec un talent artistique qu'on ne rencontre nulle part à cette époque dans la Basse-Bretagne. En effet, leur sculpture n'a aucun rapport avec celle qui se voit dans le même siècle dans les églises de Loctudy, de Fouesnant et de Perguet : à cette époque et dans notre pays la sculpture était encore à l'état de l'enfance de l'art. Aussi est-on surpris heureusement dans le cloître de Daoulas, en remarquant un spécimen qui ferait honneur à un artiste habile de nos jours. C'est pourquoi ce cloître est l'objet de la curiosité des étrangers qui se plaisent à l'admirer et à en dessiner les détails. Les chapiteaux sont recouverts par de larges tailloirs presque tous ciselés présentant des dents de scie, des damiers ou des enroulements en losange. Les arcades sont simples, à l'exception de l'une d'elles ornée d'un gros tore losangé. Dans le centre de l'atrium est une vasque granitique et sculptée qui recevait primitivement un jet d'eau. En 1793, lorsque les bâtiments de cette ancienne abbaye furent vendus aux enchères publiques, les deux ailes sud et nord furent presque aussitôt après démolies, ainsi que la charpente et couverture du cloître. Plus tard, les restes de ces locaux devinrent la propriété du général Barbé qui eut le bon esprit de les respecter ; mais lorsqu'il revendit celle-ci à Mlle de B...., on se mit bientôt après à renverser deux côtés et demi du cloître pour en vendre les matériaux. Si le reste fut alors épargné, c'est probablement parce que d'autres acheteurs ne s'étaient pas présentés. Heureusement qu'en ce moment cette propriété passa de nouveau en d'autres mains. Ce fut dans celles de M. Francis de Goësbriant qui, non seulement trouva très mauvaise une telle destruction, mais encore se plut à réunir les quelques débris renversés et disséminés ça et là.. Enfin, en 1880, la famille d'un des enfants de M. Bigot (architecte diocésain) devint propriétaire de ces lieux. Cette circonstance me permit de bien considérer la valeur de ce cloître que j'aimais à contempler. Il ne restait plus alors qu'un côté et demi resté debout, encore était-il ébranlé et prêt à tomber par la violence du vent. Je le fis étançonner d'abord pour prévenir sa chute. A l'aide des vestiges recueillis, de la recherche de quelques autres et d'une certaine quantité de pierres manquantes que je fis extraire de la même carrière, en Logonna, j'ai pu reconstruire trois des quatre côtés. Mais, pour compléter le dernier de ceux-ci, j'ai le regret de ne pouvoir l'entreprendre à cause de la dépense qui en résulterait. Ce que j'ai fait suffira, d'ailleurs pour en faire apprécier la beauté et en perpétuer le souvenir. On sait que la fondation de l'abbaye de Daoulas date de 1173. L'église fut commencée en 1167 et terminée en 1173. Le cloître a été édifié en même temps. Je suis heureux de partager l'avis de M. de Fréminville en répétant que ce cloître est incontestablement le plus joli monument qui existe en ce genre dans le Finistère. Dans la courte visite qu'il y fit, le nombre des arcades qu'il accuse dans son ouvrage des antiquités de ce département n'est pas exact ; il n'en a compté que onze d'un côté au lieu de douze et sept de l'autre au lieu de dix. Ce n'est là du reste qu'une petite erreur de détails. M. de Fréminville ajoute qu'il est bien à désirer que le propriétaire qui possédait ce cloître n'en achevât pas la démolition. Je ne puis passer sous silence un tel voeu, sans rendre hommage au sentiment d'admiration exprimé par le savant antiquaire dont l'amour pour les monuments anciens a beaucoup aidé à sauver plusieurs d'une ruine complète" (M. Bigot, architecte diocésain).

la chapelle Saint-Roch (moyen âge). Elle est frappée des armes de René du Louet, dernier abbé régulier de l'abbaye de 1581 à 1598. Elle est rebâtie en 1774. Au-dessus de la porte en plein cintre, une petite niche abrite une statuette de saint Roch ;

l'oratoire "Notre-Dame des Fontaines" de l’abbaye (1550), restauré en 1847 et en 1885. Cet oratoire, de forme rectangulaire avec façade à claire-voie, a été édifié près d'une fontaine sacrée, élevée en dehors de l'enclos de l'abbaye. Il renferme un panneau représentant la Nativité de la Vierge et une statuette de saint Théleau. Dans les curieuses frises qui courent autour de la chapelle sont sculptées en encorbellement les armoiries de l'abbé Jean le Prédour qui gouverna l'abbaye pendant vingt-trois ans (1550-1573) et mourut le 10 mai 1573 ;

l'ancienne chapelle Saint-Nicolas, située jadis près du château et aujourd'hui disparue ;

l'ancien ossuaire du cimetière (1454), restauré en 1589, reconstruit en 1774 et en 1876 (par Bigot) pour servir de sacristie. Appelée jadis chapelle Saint-Roch, il s'agit d'un édifice rectangulaire en kersanton à l'exception du soubassement. Il porte une inscription avec la date de 1589 et les armes de l'abbé René Du Louet (1581-1598) ;

le calvaire du champ de foire (1585) ;

le calvaire du cimetière (XVème siècle) ;

la croix de Manfuric de Lézuzan (1450) ;

la croix de la chapelle Saint-Roch (Moyen Age) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix encastrée du cimetière (XVIème siècle), la croix de Guern-Dérédec (XVIème siècle), la croix de Kernéis (XVIème siècle), restaurée au XXème siècle. A signaler aussi des croix aujourd'hui disparues : la croix Croaz-an-Gludic, la croix de Parc-ar-Groaz citée en 1598 dans un titre de l'abbaye ;

le manoir du Vieux Kérisit (1626) ;

la fontaine Notre-Dame-des-Fontaines (1550), déverse dans trois petites auges ses eaux qui s'écoulent ensuite dans un grand bassin. La fontaine est surmontée d'un édicule portant une inscription. Elle abritait jadis, dans deux niches distinctes, une sainte Augustine offrant son choeur au Christ en Croix et piétinant un monstre et une Vierge-Mère. Notre-Dame-des-Fontaines est spécialement invoquée pour la guérison des maux de la vue ;

la fontaine Saint-Nicolas (XIXème siècle) ;

les maisons de la rue de l’église (XIV-XVIIème siècle) ;

la maison de Jérusalem (XVème siècle), édifiée par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem ;

4 moulins dont le moulin à eau des Sales, du Pont,…

A signaler aussi :

l'existence d’une villa gallo-romaine sur les hauteurs de Saint-Roch ;

une motte féodale (XIème siècle) ;

l'ancienne faïencerie (XIXème siècle), située quai du Valy ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de DAOULAS

(à compléter)

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