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LE CROISIC |
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La commune
du Croisic ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du CROISIC
Le Croisic vient du breton "kroazig", petite croix ou petite grève, évoquant peut-être la croix qui marquait l'emplacement du baptême des premiers Croisicais par Saint-Félix, évêque de Nantes au Vème siècle.
Au cours de l'Histoire, Le Croisic eut à subir de nombreux assauts et sièges. Il est connu des Romains il y a plus de 2000 ans, évangélisé par les Saxons au Vème siècle, envahi par les Normands au IXème siècle, délivré par Alain Barbetorte au Xème siècle. Lors de la guerre de succession de Bretagne, Le Croisic est occupé par l'Amiral Louis d'Espagne (1342) qui combat pour le compte de Charles de Blois. Peu d'années après (en 1355), Nicolas Bouchart, qui tient le parti de Montfort, y fait construire un château que les habitants défendront énergiquement contre les troupes de Charles de Blois. Jean IV fait, en outre, fermer la presqu'île par un mur de pierres de taille qui est appelé la Barrière.
Au XVème siècle, nous voyons une flotte de cinq navires armée au Croisic, par ordre de François II (1470), et, lorsque le duc est attaqué par les Français à Nantes, les Croisicais (habitants de Croisic) volent à son secours en portant la croix noire de leurs armoiries et l'hermine de la Bretagne. C'est aussi au large du Croisic que se déroule la célèbre "bataille des Cardinaux" (1759) qui voit la défaite française sous les ordres du Maréchal de Conglans.
Si l'on en croit une bulle du pape Alexandre VI (datée du 4 octobre 1501), Le Croisic aurait compté 4 000 âmes en 1501. Le Croisic comprenait à cette époque onze quartiers : Haut et Bas Lenigo, Lingorzec, Notre-Dame, le Lain-Thibaut, Saint-Christophe, Jaglouet, Kerval, la Rue-Neuve, Saint-Yves et Jagoussaut. Aux XVIème et XVIIème siècles, la population est frappée par des épidémies de peste. En 1597, la ville du Croisic est pris par La Tremblaye qui guerroyait au compte de Henri IV, et soumis à une rançon de 30 000 écus. La Tremblaye fait, en outre, raser les fortifications de la ville. Le Croisic envoie des députés aux Etats de Bretagne en 1667. La pêche est la grande industrie du Croisic. La cité du Croisic, jusqu’alors rattachée au Bourg de Batz, est érigée en paroisse en 1763. Elle relève directement du roi.
Note 1 : liste non exhaustive des recteurs de la commune du Croisic : Cavaro de Kergorre (de 1763 à 1790), Julien Crossay, Jean Baptiste Lallement (de 1802 à 1821), Paul Cottineau (de 1822 à 1837), Joseph Bigaré (de 1838 à 1878), Julien Dauffy (de 1879 à 1892), J. B. Clénet.
Note 2 : liste non exhaustive des principaux maires de la commune du Croisic sous l'Ancien Régime : d'Espinose, Dubochet, Duboys de La Retaudière, David de Drézigné. Après la Révolution, on trouve : Sébastien Gaudin, Millon de Villeroi, René Frogier de Kermadec, Jean Baptiste Gallerand (1806 à 1820), Joseph Tessier (de 1820 à 1832), Caillard, Thomazi, Amelot, le Barbier de Pradun, Edouard Benoît (de 1848 à 1868), Augustin Maillard (de 1872 à 1901), Emmanuel Provost, Joseph Butat, Masson, Clénet.
Note 3 : en feuilletant les registres d'état civil de la commune du Croisic, on relève les noms de la vieille aristocratie du Croisic : de La Bourdonnaye, de Becdelièvre, Pourceau de Montdoré, d'Aiguillon, de Sécillon, de Couéssin. Parmi les principaux magistrats du Croisic, on trouve : d'Espinoze, Guillaume Dubochet, Coquard, Audet du Pradel, Lequéré du Sorinay, Duboys de Lartaudière, Maillard des Forges, Le Breton de Pontneuf, David de Drézigné, Cavaro de Kergore, Yvicquel, ..... Parmi les officiers de vaisseaux du Croisic, on trouve : du Bochet, Quatreville, Jégou, Guilloré, Frogier, Montfort, Fouré, Cramzel, Le Teissier, Dessalines, ....
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PATRIMOINE du CROISIC
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l'église
Notre-Dame-de-Pitié (XVI-XVII-XIXème siècle), située rue de la duchesse
Anne. Cette église aurait, semble-t-il, remplacé une ancienne chapelle dédiée
à Notre-Dame de Pitié. L'existence de cette chapelle est confirmé par une
bulle de Sixte IV du 20 janvier 1432 et par une bulle d'Innocent VIII du 25
juin 1486, relatives toutes les deux à Notre-Dame de Pitié. La première pierre est posée
par le miseur (ou trésorier) Jacques Penfaut le 4 décembre 1494. Elle
aurait été édifiée par la "Corporation des Maîtres Maçons de
Lamballe". Dans une bulle du 4 octobre 1501, le Souverain Pontife
Alexandre VI permet aux habitants de "faire bénir et consacrer la
nouvelle église, d'y célébrer la messe, d'y avoir des fonts baptismaux et
d'y faire administrer les Sacrements". L'église est bénite et
consacrée une première fois le 25 mars 1507 par le "Très
Révérend Père en Dieu, Mathieu de Plédran", évêque de Dol,
ancien chanoine de Nantes (à noter que le miseur ou trésorier, à cette
époque, est Guinolay Enès), puis une seconde fois le 2 janvier 1525,
époque où "on acheva de consacrer et bénir ladite église".
Il se pourrait qu'une partie de l'église ait été édifiée par les soins
et aux frais du seigneur de la Haie de Silz, et du Coscat (paroisse d'Arzal),
de Lauvergnac, de Trescalan, de Clis, etc ... dont les armes ("de
gueules à trois coquilles d'argent") figurent dans le choeur de la
chapelle au-dessus d'un enfeu attribué, pour cette raison, à la famille de
la Haye. L'église est restaurée au XIXème siècle. Elle est
composée initialement de trois nefs principales auxquelles on a rajouté la nef du Rosaire (au sud).
Notre-Dame de Pitié possède cinq travées dans la longueur des trois nefs
primitives et quatre arcades pour la nef du Saint-Rosaire. Le clocher actuel
de l'église, succède à une tour de bois édifiée à la hâte et
provisoirement du 25 avril 1526 au 26 août de la même année. En 1680, les
habitants du Croisic prennent le parti de "rebâtir de neuf"
le dôme de leur clocher : "Attendu que la charpente du clocher de
N. D. de Pitié est tellement pourrie et gastée, qu'elle menace de tomber ;
qu'il serait besoin et nécessaire de rebastir de neuf le clocher de ladite
église, estant vieil et caducq, ne pouvant presque plus servir, est d'avis
qu'il soit mis bas, et qu'au lieu et place d'iceluy il soit fait construire
un dosme de pierre de taille, pareil à celui qui est sur la tour de Batz,
et, pour ce sujet, le sieur Caris, architecte de Nantes, sera mandé venir
sur les lieux pour, après avoir visité la tour qui porte ledit clocher,
faire un dessin pour la construction dudit dôme" (délibération
du général de paroisse du 11 février 1680). On travaille de 1683 à 1687,
mais le clocher, tel qu'il est de nos jours, ne date guère que de 1700 et
il atteint 56 mètres de hauteur : tout comme celle
de Batz-sur-Mer, elle constitue un amer, point de repère précieux pour les
navires. Le 4 octobre 1709, a lieu la bénédiction des trois cloches (Esther-Renée,
Jeanne-Olive et Jeanne-Renée). Esther-Renée (1 843 livres) a pour parrain
Paul Maillard des Forges et pour marraine, Esther Duppé, épouse de
Dubochet, sieur de La Porte. Jeanne-Olive (1 360 livres) a pour parrain
Olivier Guilloré, sieur de Kerdréan, et pour marraine, Jeanne Jégo.
Jeanne-Renée (126 livres) a pour parrain Jean Dubochet et pour marraine,
demoiselle Renée Yviquel. Vers 1764 deux de ces cloches sont reconnues
défectueuses et sont fondues en une seule qui est baptisée le 6 août
1765. Ce jour-là même, pris place à côté de sa grande soeur, une autre
cloche de dimensions plus modeste , coulée avec le bronze d'un canon sauvé du "Soleil
Royal" (bâtiment ayant fait partie de l'escadre de M. de Conflans et
qui était venu s'échouer le 30 novembre 1759 en vue de Saint-Goustan, avec
le "Héros"). Lors de la Révolution, le 11 avril 1793, l'ordre
est donné de faire descendre toutes les cloches destinées à être
échangées contre des canons. Dans
l'église, on remarque plusieurs dalles funéraires : une dalle se trouve au
haut de l'allée du milieu de la nef ("Cy gist Dame Julienne
Yvicquel, Dame de K/liviny, décédée le ...."), une dalle se
trouve en face du grand autel ("Cy gist et repose le corps de Jan
Dubochet, décédé le 11 juin MDCCXLII"), une dalle située près
de la précédente ("Cy gist le corps de noble homme Thobye Dubochet
de la Porte, décédé le 26 juillet MDCCXIX"), et une dalle
située près du pilier du choeur ("Cy gist Damoiselle Renée
André, veuve de M. Dessalines"). L'abbé Clénet a retrouvé une plaque de bronze qu'il a fait
apposer près de la porte de la nef du Rosaire (elle rappelle les noms de
Pierre Le Gruyer et de Marie Fouquer, son épouse). Le portail principal date du XVI-XVIIème siècle.
La porte du côté gauche date de 1528 : "elle est formé de deux
ventaux et possède deux baies séparées par un trumeau ; chaque baie est
surbaissée en anse de panier ; le tympan qui se trouve au-dessus de ces
baies est ogival ; il est orné d'une rose à meneaux, de trilobes, de
flèches en pointes ; le bandeau de l'ogive est formé de nombreuses
voussures et son sommet se relève à contre-courbure de façon très
élégante". L'église conserve des peintures
du XVIème siècle évoquant des scènes de la Bible et des Evangiles. La
peinture intitulée "La Sainte Trinité" date du XVIème siècle.
La peinture intitulée "L'éducation de la Vierge" date du
XVIIème siècle. La peinture intitulée "La déploration du
Christ" date du XVIIème siècle. La peinture intitulée "Le
Passage de la Mer Rouge", œuvre de Louis Desjardins, date du XVIIème
siècle. La peinture intitulée "La Guérison des dix lépreux",
œuvre d'Elie Delaunay, date de 1850. Les crédences datent du XVIIIème siècle.
La chaire à prêcher, œuvre des menuisiers Mathurin Tavarson et Jean Bily
et offert par le marquis du Broc (capitaine du Croisic), date de 1764.
L'aile dédiée à Notre-Dame du Saint-Rosaire (autrefois à la
Sainte-Trinité). A signaler que l'autel de la Sainte-Trinité (autrefois
dédié à la Sainte Trinité) avait été
consacré le 20 août 1546 par le R.P. Leroux, suffragant à Nantes) est
rendue extrêmement intéressante par les peintures dont nous parlerons plus
loin, ainsi que par un magnifique retable. Le
retable du Rosaire, en bois doré, date de 1788 : ce retable provient du
couvent des capucins et il est replacé dans l'église au cours du XIXème
siècle par l'abbé Bigaré ("Le 23 avril 1714, M. Devin,
maître-doreur de Nantes, place le tabernacle dans la chapelle des Capucins
et les deux tableaux de Saint-Jean-Baptiste et de la Madeleine qui couvrent
les deux reliquaires. Ce tabernacle ayant servi depuis 1669. On le redora du
16 mars au 21 avril. Il y est entré deux milliers et demi du plus bel or de
Paris. Le millier d'or a coûté 44 livres chez un nommé Le Prestre,
batteur d'or, au Marché-Neuf. Les demoiselles Jeanne et Marie Bourdic de
Boisbili ont fait toute la dépense du tabernacle et des deux tableaux...Le
tout a coûté à ces deux demoiselles 355 livres"). L'Eglise du
Croisic réduite à quatre autels (Sainte-Anne, Saint-Jean, le Rosaire et le
maître-autel), en avait deux autres vers 1758, ceux de
"l'Annonciation" et de "Saint-Julien", placés dans le
choeur, le long des deux derniers piliers (d'après les registres du
Général de paroisse du 6 novembre 1758). Ces deux derniers autels ont
été supprimés par ordre de l'Evêque (ordonnance de l'Evêque de Nantes
du 7 octobre 1758). La statue de Notre-Dame des Vents, en bois,
date du XVIème siècle. L'ecce homo, en bois, date du XVIIème siècle. La
statue de Saint-Jacques de Compostelle, en bois, date du XVIIème siècle.
La statue de la Vierge à l'Enfant date de la fin du XVIIIème siècle. La
bannière de procession Notre-Dame de Pitié date du XIXème siècle. Le
bateau ex-voto "Le Saint-Pierre", en bois polychrome et œuvre du
sculpteur Cadin, date des années 1850. Les murs de l'édifice sont percés
de magnifiques fenêtres flamboyantes, disposées de la manière suivante :
- dans le choeur, une très belle verrière au centre, quatre fenêtres plus
petites sur les côtés, - dans la nef de gauche, trois fenêtres ogivales,
- à droite, quatre fenêtres également ogivales, toutes indistinctement
surmontées d'un fronton triangulaire. Le vitrail Saint-Goustan, œuvre des
maîtres-verriers Clamens, Bordereau et Megnen, date de 1886. Le vitrail
Saint-Christophe, œuvre du maître-verrier Charles Lorin, date de 1901. Le
vitrail qui représente Saint-Yves est l'oeuvre de Charles Lorin
(peintre-verrier à Chartres) : saint Yves est représenté en costume
d'official rendant la justice et près de lui un religieux distribue des
aumônes (d'un côté les armes de Bretagne, de l'autre les armes de la
famille de Saint-Yves "d'or à la Croix engreslée de sable,
cantonnée de quatre allérions de même"). Une
chapelle privée, dédicacée à saint Pierre, avait été édifiée en 1675
sur le côté Sud de l'église par Pierre Le Gruyer et son épouse Marie
Fouquer : cette chapelle a été démolie suite à la construction du
presbytère en 1860. Dans l'église, on remarque deux dalles funéraires
portant les noms et titres des Dubochet. La nef du Rosaire comporte sur la
première voûte une représentation du mystère de la Sainte Trinité (un
seul Dieu en trois personnes) et sur la deuxième voûte, la création de
l'homme (Adam) et de la femme (Eve) avec un premier tableau (création
d'Adam et d'Eve), un deuxième tableau (arbre de la science du bien et du
mal), un troisième tableau (Adam et Eve chassés du Paradis terrestre) et
un quatrième tableau (Caïn tuant son frère Abel). Au-dessus des Fonts
baptismaux on peut voir une représentation des quatre évangélistes :
saint Mathieu et l'Ange, saint Marc et le Lion, saint Luc et le boeuf, saint
Jean et l'aigle. Au niveau de la nef Saint-Jean, on peut distinguer une
vague silhouette de saint François d'Assise recevant les stigmates. La
Grande nef nous montre un navire (l'Arche de Noë, semble-t-il) : à droite
est représenté le mystère de l'Annonciation, à gauche est représentée
l'Adoration des Mages, et on peut lire la date 1550. Notre-Dame de Pitié
fut tour à tour temple républicain, mairie, salle de banquet, magasin du
génie, magasin d'artillerie, écurie. L'église a subi plusieurs
profanations (statues mutilées, vitraux brisés, ....) dont celle des
soldats composant en 1793 le détachement du génie. A noter aussi que dès
1525, il existait un cimetière (bénit le 3 janvier 1525 par Messire
Geoffroy Le Borgne, auxiliaire de l'Evêque de Vannes) autour de l'église
Notre-Dame de Pitié. La fille d'Olivier Le Gruyer et de Françoise Le Bihan
est ensevelie dans l'église le 21 janvier 1527. Sur le terrain de l'ancien
cimetière acheté au prix de 1642 centimes le 28 janvier 1857 par l'abbé
Bigaré, curé de la paroisse du Croisic, ce dernier fait édifier le
presbytère en 1861 par M. Michée, entrepreneur à Guérande, d'après les
plans de M. Henri Gilée, architecte à Nantes et sur l'emplacement même de
l'ancien ossuaire. Le nouveau cimetière a été édifié sur un pré offert
par la famille Millon des Buttes à la commune du Croisic, le 2 octobre 1832
; | |
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la
chapelle Saint-Goustan (IX-XIXème siècle), située avenue de Saint-Goustan
et aujourd'hui propriété privée. La légende raconte qu'un moine
celtique, Saint-Goustan (moine de l'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys chargé
par son abbé saint Félix, d'aller évangéliser Beauvoir-sur-Mer), rejeté sur la côte, se cramponna à un rocher et
y laissa l'empreinte de son corps. La chapelle fut érigée au IX-Xème siècle
sur ce même rocher. Autour de la chapelle s'étendait jadis un petit
cimetière existant dès 1670. Cette chapelle est désaffectée à la Révolution et
sert de magasin à poudre. La chapelle est achetée en 1895 par l'historien
Maillard de la Morandais qui la reconstruit. La statue de Saint Goustan est
dans l'église paroissiale, à l'autel du Rosaire. La chapelle Saint-Goustan,
proche de l'établissement de Saint-Jean de Dieu, comprenait jadis un
sanctuaire, une sacristie et un cimetière. Jadis les malades venaient se
plonger dans une petite piscine, aujourd'hui disparue, pour y recouvrer la
santé. Le dimanche 21 janvier 1703, le "Général de paroisse" se
réunit dans la sacristie de l'église Matrice de Saint-Guinolay du bourg
parochial de Batz pour étudier la manière de réparer les dégâts de
la tourmente qui s'était élevée dans la nuit du 15 au 16, et avait
sévi toute la matinée du lendemain enlevant "partie des
couvertures, tant de cette église Saint-Guinolay, N.D. du Mûrier,
Saint-Laurent, Saint-Michel ; que des églises N.D. de Pitié de la ville du
Croisic, Saint-Yves, Saint-Goustan...." brisant aussi "la
plus grande partie des vitres desdites églises et chapelles de cette
paroisse, de sorte que l'on n'y put tenir de luminaire allumé pour le
sacrifice de la Sainte-Messe". Le 14 mars 1756, le premier
marguillier, M. René David de Drezigné "remontrait au général
assemblé dans la sacristie de N. D. de Pitié qu'il y avait dans la
chapelle Saint-Goustan, auprès du maître-autel, un tableau représentant
la Visitation de la Sainte Vierge qui était attaché et arrêté contre les
murs avec des crochets de fer, lequel a été enlevé, ...." ; | |
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la
chapelle du Crucifix (XVIème siècle - fin du XIXème siècle), située
avenue Emmanuel Proust. Le fondateur de cette chapelle est un certain Radulphe
Karahès ou K/hais (d'après les bulles de 1534 et de 1540). La chapelle est désaffectée à la Révolution
(vers 1791) et sert
de magasin à poudre après la Révolution et cela jusqu'en 1858, époque
où M. Bigaré, curé du Croisic, l'acheta moyennant 600 francs. Ce dernier
cède l'édifice en 1863 au baron Caruël de Saint-Martin qui le fait
restaurer. La chapelle est restaurée à la
fin du XIXème siècle et les travaux ne sont terminés qu'en 1896 par son
gendre et sa fille, le comte et la comtesse de Partz, propriétaires du
château de Saint-Nudec. Les armes qui décorent deux des vitraux de la
chapelle sont celles de M. Caruël de Saint-Martin et de madame née Gren de
Saint-Marsault (dans l'une des fenêtres du chevet). Les armes de M. et Mme
de Partz sont visibles au-dessus de la grande porte. On accède à la
chapelle par deux portes couronnées chacune d'un intéressant bandeau à
contre-courbures avec des crochets pour ornement. Sa longueur est de 16
mètres et sa largeur de 7,65 mètres. La grande porte est ornée de l'accent
circonflexe couronné d'un beau panache. Cinq très belles fenêtres
ogivales l'éclairent. Elle est dédiée à Saint Félix
qui aurait converti les Saxons établis en ces lieux. Son chevet est à trois pans et elle est éclairée
par cinq belles fenêtres ogivales ; | |
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la chapelle Notre-Dame-des-Lauriers (1874), située rue des Lauriers et œuvre de l'architecte René Ménard. L'ancien couvent des capucins, édifié en 1618 (première pierre posée le 29 juillet 1618) et appelé "Propriété-des-Lauriers", est acheté en 1868 par la congrégation des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul pour la création d'un orphelinat. L'église du couvent est consacrée le 17 mai 1626 par l'évêque de Nantes Mgr Philippe de Cospéan. Le 15 février 1735, M. Rielland, recteur de Batz, y bénit une chapelle dédiée à Saint Antoine de Padoue. Vendu nationalement, par adjudication le 21 avril 1791 et par une deuxième adjudication le 11 septembre 1792, le couvent des capucins est racheté le 8 octobre 1842 au prix de 19.000 francs par l'abbé Bigaré, curé du Croisic, et devient, le 4 novembre 1868, l'établissement des Soeurs de Saint-Vincent de Paul. Une chapelle est alors édifiée pour desservir l'établissement. La chapelle actuelle est bénite le 18 avril 1874. Après l'expulsion des religieuses leur établissement qui appartenait au marquis d'Oysaiville (ou Oysonville) est vendu à la commune du Croisic en février 1914 et converti en hôpital rural ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Elle aurait été construite au début du XVème siècle. Dès 1840, une Chapellenie et un bénéfice étaient desservis dans cet édifice qui longeait la rue Saint-Yves. La Chapellenie Saint-Yves était desservie par le prêtre Pierre Lecoat. Le revenu du bénéfice de la Passion était assuré par des oeillets de marais salants qui avaient été vendus nationalement à O. Torzec en 1792, pour 2 700 livres. L'édifice était de style ogival et formait un rectangle de 22 mètres de longueur sur 6 mètres de large. Du côté de l'évangile se trouvait un modeste oratoire dédié à Saint-Léonard. La cloche avait été foudroyée le 18 novembre 1755 et portait l'inscription suivante : Saint Yves - J.H.S. - M. A. 1620. Au XVIème siècle, les Calvinistes s'emparent du sanctuaire et l'accaparent durant plusieurs années (même après l'édit de janvier 1562 qui prescrivait la restitution des édifices enlevés aux Catholiques). C'est d'ailleurs à Saint-Yves qu'a lieu le mariage de Guillaume Leroy, célébré par Delaporte-Louveau, ministre de la Roche-Bernard. Au commencement du XVIIème siècle, on y tient les assemblées de la ville du Croisic. D'importants dégâts sont survenus à la suite de la tempête du 19 janvier 1703. Des dégradations sont réparées en 1737. Le dimanche 7 décembre 1755, il est décidé de raser "le clocher de la chapelle Saint-Yves récemment foudroyé pour le mettre au niveau du toit et que le marguillier, pour payer ce travail, ferait vendre le bois de la charpente". Le dimanche 22 août 1723, l'Assemblée du Général de paroisse "a délibéré qu'il sera payé par ceux qui feront dire des offices en action de grâce, 30 sols pour la cire à M. le marguillier et pour les enterrements dans la chapelle de Saint-Yves qu'il sera payé 60 sols pour la terre dans le choeur outre le carrelage et 30 sols dans la nef". Le 13 novembre 1766 (suite à une mission prêchée par les Capucins du 5 au 12 novembre 1766) a lieu la translation des restes des morts de l'église paroissiale Notre-Dame de Pitié à la chapelle Saint-Yves. La chapelle est vendue nationalement à la Révolution, moyennant 80 livres, à un nommé Chevarreau ; | |
l'ancienne chapelle de l'Hôpital (début du XVIIème siècle). Des bulles d'indulgences de Clément XI sont échelonnées de 1622 à 1626. Le premier registre du Général de paroisse parlant de la chapelle de l'Hôpital date de 1670. Dès le 8 mai 1678, alors que Jacques Le Fauhé est directeur de l'Hôtel-Dieu, "est fondé à perpétuité, par Marie Moreau, une grand'messe avec diacre et sous-diacre le jour de la fête de l'Ange gardien ; ce même jour noble homme Le Gruyer de Couhourdès offre de faire bâtir à ses frais, au bout de la chapelle de l'Hôpital, une sacristie et une chambre au-dessus sur un terrain donnée par demoiselle Ollive Blaier, laquelle chambre servira pour loger le prêtre". Une bulle datée du 11 août 1725 accorde une indulgence plénière à tous les fidèles qui visiteront la chapelle de l'Hospice, le jour de la fête de l'Ange gardien. Derrière l'autel se trouvait jadis un beau tableau de Elie Delaunay, exécuté en 1850, et représentant le miracle de la guérison des dix lépreux ; | |
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la
croix de Kervaudu (XVIIème siècle) ; | |
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la croix Saint-Jean (XVIIIème siècle) encore appelée croix des douaniers ; | |
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la croix (1845), située sur le rivage de la baie de Jumel ; | |
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le
manoir de Kervaudu (fin du XVème siècle), situé rue de Kervaudu et édifié
par la famille Gentilhomme. Propriété des familles Le Gruyer, puis Frogier
et Loyen du Puygaudeau. Ce manoir est la demeure du peintre Ferdinand
Loyen du Puigaudeau (ou Puygaudeau) au début du XXème siècle ; | |
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la
maison située au n° 25 rue de l'Eglise. Cette maison a été remaniée au
XVème siècle ; | |
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la
maison (fin du XVème siècle), située aux n° 33-35 rue Saint-Christophe ; | |
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la
maison (fin du XVème siècle), située au n° 7 Grande-Rue ; | |
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la
maison (XVIème siècle), située au n° 14 place de Dinan ; | |
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la
maison (vers 1558), située au n° 28 rue de l'Eglise et édifiée par la
famille André ; | |
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la
maison de Jean Emile Laboureur (XVII-XXème siècle), située au n° 16 quai
de la Petite-Chambre ; | |
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le
manoir de la Porte-Moreau (XVIIème siècle), situé rue de la Porte-Moreau.
Ancienne propriété de Jeanne Pesdron et Jean Yviquel ; | |
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la
maison d'armateur de Tréhic (vers 1600), située au n° 1 quai du Lénigo.
Propriété de Jean Charles Caillo au XIXème siècle ; | |
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la
maison d'armateur (vers 1600), située au n° 1 quai de la Grande-Chambre et
au n° 15 quai d'Aiguillon ; | |
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la maison d'Armateur (1637), située au n° 5 quai de la Grande-Chambre et édifiée par Jean Madec ; | |
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la maison d'armateur (1719 - XVIIIème siècle), située au n° 14 quai du Port-Ciguet ; | |
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l'ancien hôtel d'Aiguillon (vers 1675), situé Place Donatien Lepré et édifié par Jean Le Fauhe. Le duc d'Aiguillon, commandant en chef en Bretagne, autour de 1755, avait tenté de relever la prospérité du Croisic. Cette demeure devient ensuite la propriété de la famille Dubochet jusqu'au XXème siècle. Il sert aujourd'hui d'Hôtel de Ville ; | |
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l'hôtel de Limur (1613-XVIIIème siècle), situé au n° 1 place du Pilori. Il s'agit d'une ancienne propriété de Jean Le Roy (conseiller du roi à la Chambre des Comptes de Nantes). Cette demeure est agrandie ensuite par la famille Calvé au XVIIIème siècle avant de devenir la propriété de la famille De Limur au XIXème siècle ; | |
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l'ancien hôtel des Bains (1847), situé au n° 2 rue des Bains et édifié par M. Deslandes – Orière ; | |
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la
ferme (XVIème siècle), située au n° 9 rue de Kervaudu ; | |
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l'hospice
Saint-Louis (vers 1622 – XVIIIème siècle), situé rue Jules Ferry. On
retrouve les premières traces d’un hôpital appelé Notre-Dame de Pitié
au Croisic en 1478. En 1622, l'hôpital devient officiellement l'hospice
de la ville et il comporte alors une chapelle. Un mandement de l'évêque de
Nantes Philippe de Cospean, daté du 15 mai 1622, accorde l'autorisation de
faire faire des troncs dans toutes les églises et chapelles de la paroisse
de Batz et d'instituer un administrateur des deniers des pauvres. La
collecte commencée le 21 août 1622 par Guillaume Maçay (vice-recteur de
Croisic de 1620 à 1640), au profit de l'hospice et qui, grâce au
dévouement des prêtres et des fidèles, rapporte 500 livres en une année.
De 1623 à 1683, l'Hôtel-Dieu reçoit plus de cent oeillets, trois maisons
et douze livres de rentes constituées. Un second établissement
charitable est fondé en 1681 sous le nom “d'hospice général” dans
une maison de location. Il est fermé en 1613. L'établissement est agrandi
au cours des XVIIème et XVIIIème siècles. Un poste de médecin est créé
à l’hospice de la ville en 1693. Le service intérieur est confié à des
Sœurs du Tiers Ordre. L'établissement est nommé par la suite “l'Ange
Gardien”. En 1766, un contrat est passé avec la Congrégation de la
Sagesse. Le “vieil hôpital” prend le nom d'hôpital “Saint Louis”
sous Louis XV (par lettre patente de 1768). Manquant de place on utilisera le couvent des
Capucins pour accueillir les malades et les blessés civils et militaires.
En 1791, les Capucins sont chassés et le couvent est vendu comme bien
national en 1792. Il ne reste alors plus que le vieil hôpital dans lequel
les Sœurs de la Sagesse reprennent leurs fonctions en 1803 à la demande de
la municipalité. En 1842, le curé du Croisic rachète le couvent des
Capucins et le cède en 1868 aux Filles de la Charité de Saint Vincent de
Paul, qui installent dans les vieux bâtiments un orphelinat et une école
de filles. En 1914, l'exiguïté du vieil “Hôtel Dieu” posant de plus
en plus de problèmes, la commune rachète au Marquis d'Oysonville (ou
Oysaiville) qui en
était propriétaire, les murs de l’ancien couvent et en fait son hôpital
communal. Des bâtiments nouveaux sont construits de 1975 à 1977. La
chapelle de l'ancien hôpital est rachetée par l'artiste peintre Chapleau
vers 1914 ; | |
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les quais et jonchères du port (XVIIIème siècle) situés quai de la Petite-Chambre. Restaurés au XVIIIème siècle par l'ingénieur marquis de la Rozière ; | |
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le fort de la Pointe (XVIII-XIXème siècle), situé pointe du Croisic et œuvre de l'architecte François Bougouin. Le fort est complété en 1861 d'un petit édifice avec salle de gardes voûtée et douves. L'édifice est transformé en 1899 en villa par Emerand de la Rochette, puis servira de colonie de vacances et d'hôtel-restaurant ; | |
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le fort de la Barrière (1744), situé à Pen-Castel. Il s'agit d'une ancienne batterie côtière datant du XVème siècle et reconstruite en 1744 ; | |
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la vigie de la Romaine (1744 - 1930 - XXème siècle), située avenue de la Pierre-Longue et œuvre de l'architecte André Chauvet. Un corps de garde y est édifié en 1744. L'édifice sert de sémaphore jusqu'au XIXème siècle puis est vendu en 1883. L'édifice a été restauré par André Chauvet ; | |
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le pavillon de jardin (fin du XVIIIème siècle - début du XIXème siècle), situé rue Haute-des-Bains et édifié par François Joseph Delamarque. Ce pavillon est encore surnommé la "tour de Musset" ; | |
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le phare du Four (1816 – 1826 – 1846), situé sur le plateau du Four. Ce phare est mis en service en 1822 et désarmé en 1984 ; | |
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le parc de Penn-Avel (XIXème siècle), situé rue de Kervenel et édifié par Jules Levesque. Ce parc est aujourd'hui la propriété du Conservatoire du littoral ; | |
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le phare du Tréhic (XIXème siècle), situé Place du Tréhic. La jetée du Tréhic est construite entre 1839 et 1844 par Maillard de la Gourmerie ; | |
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l'ancien sanatorium Saint-Jean-de-Dieu (vers 1900), situé avenue de Saint-Goustan et édifié par Sylvain Deslandes Orière en 1844 pour en faire un hôtel-casino. L'édifice est racheté en 1893 par l'ordre hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu qui construit un nouveau bâtiment entre 1900 et 1910 ; | |
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le moulin de Bauvran (vers le XVIème siècle) et celui de Pen Avel ; |
A signaler aussi :
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le
menhir de la Pierre Longue (époque néolithique), situé avenue de la
Pierre-Longue ; | |
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le four à pain (XVIIIème siècle – 1993), situé à Pélamer et restauré en 1993 ; | |
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l'ancien magasin à poudre bâti en 1673 au bout du corps-de-garde du Lénigo, ainsi que les batteries du Moulin et de Saint-Goustan que l'on voyait encore au XVIIIème et XIXème siècles ; | |
l'ancienne manufacture de faïences, dirigée par un flamand Demigennes, puis par un italien Borniole. Après un demi-siècle de prospérité, la faïencerie cessa. Une collection remarquable subsiste aux Salorges, Château des Ducs, à Nantes ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du CROISIC
(à compléter)
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