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LA CHAPELLE-DE-BRAIN |
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La commune de
La Chapelle-de-Brain ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de LA CHAPELLE-DE-BRAIN
La Chapelle-de-Brain vient, semble-t-il, de "bren" ou "brenno" (qui désigne des landes au XIIème siècle).
Brain qui porte, à l'origine, le nom gallo-romain de Plaz et qui englobe les territoires de La Chapelle-Saint-Melaine et de Langon, voit naître (au milieu du Vème siècle, vers 462) et mourir (en 530) sur son sol saint Melaine. La création de la paroisse de La Chapelle-de-Brain remonte au Vème siècle avec la naissance de saint Melaine, devenu évêque de Rennes.
Au début du VIème siècle, la paroisse dépend, semble-t-il, du monastère de Plaz que l’évêque de Rennes avait lui même fondé. En 836, ce territoire qui s'appelle alors Plaz (Placeium), est donné par Louis Le Débonnaire à l'abbaye de Redon. En 846 et 854, la seigneurie de Brain relève de l'abbaye de Redon. Les bénédictins unissent alors ce domaine à celui de Langon afin de former la juridiction de Brain et Langon. La justice était à quatre piliers. Ils construisent une église au XII-XIIIème siècle (agrandie au XVème siècle) et un château abbatial (appelé abbaye de Brain). En 1289, les moines consentent à ce que la juridiction de Brain ressorte au siège présidial de Rennes.
Le Pouillé
de Rennes confirme que la paroisse de Brain portait au Vème et au IXème siècle le nom de Plaz ou Place.
L'Ancienne vie de saint Melaine, écrite par un contemporain, semble-t-il,
dit
que ce grand évêque naquit, vers le milieu du Vème siècle, dans
le diocèse de Vannes, et fut élevé à Place : « Fuit Melanius de parochia
Venetensi ex nobilissimis parentibus oriundus ; qui in fundo qui Placio vocatur nutritus
» (Ap. Bollandum, Acta Sanctorum, I, 6 januarii). Elle ajoute qu'il y fonda un oratoire sur son domaine paternel :
« Oratorium suum, quod sibi construxerat in
fundo qui vocatur Placio, quem ex
parentum proprietate retinebat
», et que ce domaine se trouvait au bord de la Vilaine : « Erat
autem hoc in Placio juxta fluvium Vicenoniœ » (Ap. Bollandum, Acta
Sanctorum, I, 6 januarii). Un
monastère est bâti à Plaz par
saint Melaine, qui y mourut vers l'an 530. Si du VIème siècle nous descendons au
IXème,
nous trouvons dans le Cartulaire de Redon la localité
de Plaz mentionnée plusieurs fois : en 836, « locellum
qui nominatur Plaz » ; - vers
838, « condita plebs Placitum super flumen Visnonie » ; — en
854, « insula Plaz » ; — en 857, « plebicula
que vocatur Plaz ». Enfin, en
860, 861 et 869, le Cartulaire parle encore de cette île
de Plaz, « insula Plaz », et devant ce nom du IXème siècle les moines de Redon ajoutèrent en marge, au
XVIème, « Brain », pour faire connaître que cette
localité avait ainsi changé de nom. Au reste, l'une des frairies de la
paroisse de Brain a toujours
conservé le nom de Plaz ou Placet ; on retrouve le même
nom dans une partie du village de la Blandinaye, limitrophe de cette frairie ;
et dans le long procès poursuivi pendant
près de trois siècles par les habitants de Brain et de Massérac,
au sujet des marais de la Vilaine, il est fait mention, en 1625, de l'île
Placet, contestée par les parties. Il
ne paraît pas que les moines de Saint-Melaine aient longtemps
conservé Plaz après la mort de leur saint fondateur, car en 836 saint
Convoyon obtint de l'empereur Louis-le-Débonnaire la paroisse de ce nom. Cette
donation fut confirmée à l'abbaye de Redon
en 850 par Charles-le-Chauve, roi de France, et en 857 par Erispoë, roi
de Bretagne. A cette époque, Plaz était une condita ;
mais ce n'était qu'une
petite paroisse, « locellum,
plebicula », composée en partie d'îles situées dans la Vilaine ; c'est ce qu'exprime clairement la donation d'Erispoë :
« Donavi
plebiculam que vocatur Plaz et omnes insulas eidem plebicule
adjacentes, sicut vetus Visnonicum cingit » (Cartulaire de l'abbaye de
Redon, 371). Ainsi,
dès 857, époque de cette donation, on distinguait à
Brain l'ancien cours de la Vilaine, appelé au XVIème siècle Vieille-Mer ou Vieille-Rivière, du cours actuel de ce
fleuve ; mais
plusieurs îles formées par cet ancien cours ne faisaient pas partie de
la paroisse de Plaz, quoiqu'elles appartinssent à l'abbaye
de Redon. Toutes ces îles se trouvaient, en général, le long du
fleuve, depuis un lieu nommé Cornou, inconnu maintenant, jusqu'au Port-Rolland,
à l'embouchure de l'Oudon. Elles furent envahies par un ennemi des moines de Saint-Sauveur,
Prigent, fils de Maeloc,
qui fut obligé par le roi Salomon de les restituer à ces religieux en 869
(Cartulaire de l'abbaye de Redon, 192). Il est encore
à remarquer qu'à cette même date de 869, l'île de Plaz était nommée par ses
habitants la Vénétie : « Insula
que vocatur Plaz quam undique commanentes alio nomine Venezia appellant »
(Cartulaire de l'abbaye de Redon, 192). Ce
nom ne rappelle-t-il pas les Vénètes,
que saint Melaine trouva presque tous payens, et qu'il
convertit à Jésus-Christ en ressuscitant un mort parmi eux ? La paroisse de Plaz renfermait aussi
le territoire d'Ambon : « Terram
nuncupantem tigrann Ambonn sitam in pago nuncupante Broweroc, in
condita plebe Placito, super flumen Visnoniam ». Ce
territoire était une île, « insula Ambon », dont il est encore
fait mention en 1625. L'on
est porté à croire que les deux terres de Vilar-Elen et
de Bot-Eblen faisaient également partie de la paroisse de Plaz.
En 861, Ratuili vint trouver saint Convoyon
dans l'île de Plaz et lui donna cette première terre : « Venit
Ratuili ad Conwoionum abbatem in insula Plaz
et dedit illi Vilar Eblen, ubi hortus
monachorum est, cum silva et concisa ». En ce moment,
les moines de Redon possédaient
déjà la terre de Bot-Eblen., sur
laquelle Ratuili avait quelques prétentions ; une
certaine femme, appelée Berte, satisfit Ratuili en lui donnant sa
métairie de Puzac, qui existe encore en Guémené. La
population de Plaz était bretonne comme celle des paroisses voisines :
on y trouve mentionnés les prêtres Eudon, Arthwolon,
Junwal, Alworet, Hinconan et Anauhoiarn. Ces deux-ci étaient, parait-il, des personnages distingués : ils
figurent
parmi les nobles en 860, et il est
parlé de la maison du dernier en 854. On voit encore présents à Plaz le prêtre Drewallon, appelé
« magnificus
vir » ; deux abbés, nommés Haeldetwid
et Rismonoc, dont les monastères sont inconnus ; le diacre Otto et le
clerc Beatus. En 860, voici quels étaient les
nobles de Plaz : Anauhoiarn et Hinconan, prêtres ; Wallonie, Ratfred,
Catlowen, Worwoion, Renowart, etc. (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 126). A la
même époque, il est fait mention des colons de l'abbaye
de Redon à Plaz ; l'un d'eux, nommé Wobriant, fut tué par
un certain Howen, qui en réparation de ce crime donna à
saint Convoyon une terre et le manant Woretmebin avec toute sa
postérité (Cartulaire de l'abbaye de Redon, p. 126). Il nous est impossible de savoir
pourquoi et en quel temps la paroisse de Plaz prit le nom de Brain ; cette
dernière dénomination ne se trouve nulle
part dans les chartes si nombreuses du IXème siècle recueillies dans le Cartulaire de
Redon, et il nous faut arriver à l'année 1238 pour trouver une mention
du bailliage de Brain, « ballivia de Brain », appartenant à l'abbaye de Redon.
Toutefois,
depuis l'arrivée de saint Convoyon à Plaz jusqu'à
la Révolution française, il ne paraît pas que ce territoire de Plaz ou de Brain ait cessé d'être entre les mains des
moines
de Redon. L'abbé de ce monastère était curé primitif de
la paroisse, et le vicaire perpétuel, qui l'administrait en son nom, devait chaque année conduire
processionnellement les
habitants de Brain à l'église abbatiale de Saint-Sauveur de
Redon le jour de l'Ascension, pour prendre part à la grande procession
de cette fête (Histoire de Redon, par D. Jausions). En 1580, la paroisse de Brain était divisée en huit frairies
nommées
: le Bourg, — la Poulneraye, — Plaz, — Rangoulas, — Ganedel,
— Lezin, — Trul — et Serf. Les
Bénédictins de Redon, devenus dès 836 seigneurs de la paroisse de Plaz,
n'y fondèrent pas, semble-t-il, un prieuré proprement dit ; ils réservèrent à
leur abbaye même la jouissance
de ce territoire ; mais ils l'unirent à celui de Langon, leur appartenant
également, pour former une seule et même juridiction,
qui prit le nom de Brain
et Langon. Ils construisirent
toutefois à Brain un manoir d'une certaine importance, qu'on
appela vulgairement l'abbaye de Brain, dont ils firent une sorte de maison des
champs, et autour de laquelle s'établirent les différents officiers
de la juridiction. L'aveu rendu au roi par
l'abbé Scotti, en 1580, va nous faire
connaître en quoi consistait à cette époque la seigneurie de Brain et
Langon : « Esdites
paroisses a ledit sieur abbé droit de juridiction haute,
basse et moyenne. Aussy a ledit sieur abbé droit de lever esdites deux paroisses
de Brain et Langon la dixiesme partie de toutes espèces de grains et vins y croissants. Et sont les hommes et subjects
desdites paroisses tenus à conduire et mener à leurs dépens, avec leurs charrettes, chevaux et bœufs, les
vins
desdites dixmes à la maison abbatiale dudit Brain » (nota : en
1677, les moines de Redon affermaient 180 livres leur dîme des vins de Langon).
L'abbé de Redon avait également un
droit sur le chanvre et la filasse, appelé « fuzée », et consistant
en ce que chaque ménage lui devait une fusée
de fil ; il jouissait également des droits « d'épaves, gallois et
forestage ». « A
pareillement ledit sieur abbé droit de chasse à toutes sortes de bestes
auxdites paroisses, prohibitive à toute autre personne,
de quelque qualité qu'elle soit. Et lorsqu'il plaist audit sieur abbé
d'aller chasser sont tenus lesdits hommes et subjects
faire conduire et mener, avec leurs boeufs, chevaux et harnois, les
toiles, retz et filets, sans aucun paiement » (nota : en 1439, le
duc de Bretagne donna à Guillaume Chesnel, abbé de Redon, et à ses successeurs,
l'autorisation « d'avoir et tenir ès paroisses
de Brain et Langon garennes défensables de cerfs, biches, chevreuils,
lièvres, corneilles, regnards, faisants, perdrix et tous autres gibiers »
- Cartulaire de l'abbaye de Redon, Append., 407)
Le nom de Brain apparaît au XIIIème siècle (en 1238) dans le cartulaire de l'abbaye de Redon. Brain fut jadis assez important pour qu'on y ait battu monnaie, puisqu'on trouve dans le traité des monnaies de Leblanc un tiers de sou d'or, portant pour exergue Brienno Vico, bourg de Brain. L'église de Brain est menacée d'abandon en 1823 lorsque l'on reconstruit l'ancienne chapelle frairienne de Ganedel (église actuelle de La Chapelle-Saint-Melaine) dévastée durant la Révolution. Cette chapelle devient église paroissiale en 1855 et l'abandon de l'ancien bourg provoque alors une scission en 1875 avec création de deux paroisses distinctes en 1877. L'une des nouvelles communes est appelée La Chapelle-Saint-Melaine, et l'autre conserve le nom de Brain, transformé par la suite en Brain-sur-Vilaine. Les deux communes s'unissent à nouveau en 1976 et prend le nom de La Chapelle-de-Brain. La commune possède donc deux bourgs : l'ancien Brain-sur-Vilaine et le nouveau La Chapelle-de-Brain. Les anciennes paroisses de Brain-sur-Vilaine et de La Chapelle-Saint-Melaine dépendaient jadis de l'ancien évêché de Vannes.
On rencontre les appellations suivantes : Placio (en 530), Plaz (en 836), Placitum (en 838), Brain (en 1238).
Note 1 : l'abbé de Redon devait choisir le maître d'école chargé d'instruire les enfants de cette paroisse (Déclaration de l'abbaye de Redon en 1580).
Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de La Chapelle-de-Brain (anciennement Brain) : Georges Le Bougon (en 1459). Alban Le Brun (il résigna en 1480). Julien Nepveu (recteur dès 1575, décédé en octobre 1591). Maurice Martel (prêtre de Vannes, présenté par l'abbé de Redon le 22 octobre 1591, il prit possession le 30 novembre. Il débouta Jean Nepveu, qui s'était fait pourvoir par le nonce apostolique). Maury Merlet (1608-1611). Jean Pavin (en 1619). Jean Billard (décédé vers 1642). Pierre Robert (prêtre de Vannes, présenté par l'abbé de Redon, fut pourvu le 23 juin 1642 et prit possession le lendemain). Jean Mahieux (1653-1676). Gervais de Cordé (en 1681 ; il résigna en faveur du suivant, le 19 octobre 1692, avec réserve d'une pension de 200 livres, et devint recteur de Renac). Damien Cléreau (prêtre de Renac, pourvu en cour de Rome le 19 octobre 1692, prit possession le 21 juin 1693 ; il débouta Jean Le Doyen, qui prétendait à son bénéfice. Décédé le 5 septembre 1725 et inhumé le 6 dans le cimetière). Sébastien Guihoux (prêtre de Nantes, pourvu le 24 février 1726, il prit possession le 22 mars suivant ; décédé en novembre 1737). Julien-Hyacinthe Potiron (diacre de Nantes, pourvu le 9 janvier 1738, prit possession le 24 de ce mois ; décédé âgé de soixante-huit ans, le 28 avril 1782, et inhumé le 30 dans le cimetière). Jean Marot (prêtre de Vannes, pourvu le 20 mai 1782, prit possession le 24 ; décédé au bout de deux ans). Jean-Baptiste Guémené (prêtre de Vannes et vicaire à Brain, fut pourvu le 3 juin 1784 et prit possession le 8 ; décédé âgé de cinquante deux ans, le 12 juin 1788, et inhumé le 13 dans le cimetière, près du calvaire). Philippe Guémené (prêtre de Brain, présenté, comme tous ses prédécesseurs, par l'abbé de Redon, fut pourvu le 23 juillet 1788 et prit possession le 30 de ce mois ; il ne quitta sa paroisse qu'à la fin de 1792. Il eut pour vicaire Julien Racapé, originaire de Saint-Just, et martyrisé à Redon le 1er novembre 1793). Philippe Guémené (il reprit ses fonctions pastorales en 1803 ; décédé en 1815). Pierre Piel (1815, décédé en 1867). Pierre Bucherie (1867-1871). François Gentilhomme (1871-1876) François Sacquet (1876-1877). Nicolas Piguel (à partir de 1877), ......
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PATRIMOINE de LA CHAPELLE-DE-BRAIN
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l'ancienne église Saint-Melaine (XIII-XV-XVII-XIXème siècle), restaurée au XIXème siècle par l'architecte Béziers-Lafosse. Cette église, en partie romane, est située rue de l'Abbaye à Brain-sur-Vilaine. Construite vers le XII-XIIIème siècle, elle est agrandie au XVème siècle. L'église paroissiale de Brain n'offre guère de style ; cependant M. l'abbé Brune la croit romane en partie ; elle se compose d'une nef avec un seul collatéral au Sud et une chapelle au Nord ; les voussures et les colonnettes prismatiques du portail principal, à l'Occident, indiquent le XVème siècle. A cette époque, en effet, elle fut au moins dans cette partie reconstruite et consacrée, comme l'indique la note suivante que nous avons retrouvée dans le Registre des épousailles de 1576 : « Le 28ème jour de mars l'an 1459, fut l'église de Brain et les autels d'icelle consacrés, sauf celui de la chapelle de Nostre-Dame, parce qu'il était rompu ; et fut faite ladite consécration par Monseigneur Yves de Pontsal, évesque de Vannes, et furent présents Yves Le Séneschal, abbé de Redon, Révérend Père en Dieu Messire Blanchet, abbé de Prières, dom Pierre Pichorel, recteur de Pluherlin, Georges Le Bougon, vicaire de la paroisse de Brain, Robert Roul, Roul Hynoet, Georges Languez, Guillaume Fortin et Macé Robin, et maistre Guillaume de Brohays, vicaire de Langon et chastelain dudit lieu et de Brain, et plusieurs autres. Et y donna mondit seigneur de Vannes, en perpétuel, au dimanche après le Sacre, à tous ceux et celles qui visiteront ladicte église et donneront de leurs biens en bonne dévotion, quarante jours de pardon ». Cette église est sous le vocable de saint Melaine ; on y voyait au XVIIème siècle les autels du Rosaire, de Saint-Germain, Saint-Nicolas, Saint-Jean, Saint-Etienne et Saint-Armel ; elle avait alors un jubé et un sacraire près duquel fut inhumé, vers 1642, le recteur Jean Billart. Dans le cimetière est un groupe de terre cuite, daté de 1781, et représentant l'ensevelissement de Notre-Seigneur ; on y retrouve les personnages traditionnels autour du Sauveur, c'est-à-dire Marie, Magdeleine, Joseph d'Arimathie et Nicodème ; ce petit monument n'est pas sans mérite (Pouillé de Rennes). L'église comprend une nef à chevet droit et un transept ; la nef est accostée au sud d'un collatéral et au nord d'une chapelle. L'église est restaurée et modifiée entre 1755 et 1758, elle est abandonnée entre 1855 et 1877 après la construction de la nouvelle église. Elle est restaurée entre 1879 et 1889. Le baptistère date de 1459. On voyait dans l'église au XVIIème siècle un jubé et un sacraire. L'église de Brain fut menacé d'abandon en 1823 lorsque l'on reconstruisit l'ancienne chapelle frairienne de Ganedel (église actuelle de la Chapelle-Saint-Melaine) qui avait été dévastée pendant la Révolution. La chapelle nouvelle se substitua peu à peu à l'église paroissiale primitive ; | |
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l'ancienne
chapelle de Ganedel, aujourd'hui disparue. La chapelle de Ganedel existait
au XVIème siècle, car nous y voyons célébrer plusieurs mariages en 1595
; on y inhumait aussi assez fréquemment au XVIIème siècle. L'un de ses
derniers chapelains fut Jérôme Le Breton, décédé en 1784. Pendant la Révolution,
cette chapelle fut dévastée et ruinée ; vers 1823, M. Piel, recteur de
Brain (Chapelle-de-Brain), en utilisa les débris dans la construction de la
chapelle Saint-Melaine, devenue ensuite église paroissiale (Pouillé de
Rennes) ; | |
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la nouvelle église Saint-Melaine (1823-1911), oeuvre des architectes Edouard Brossais Saint-Marc et Arthur Regnault. Edifiée en remplacement de l'ancienne chapelle frairienne de Ganedel, dévastée durant la Révolution. Cette église est située dans le centre de la commune. Elle est agrandie en 1874. Le culte paroissial de Brain y est transféré en 1855. Le clocher date de 1874-1879 ; | |
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la
chapelle Saint-Melaine (1800-1981) située à Brain-sur-Vilaine. Elle est bâtie
ou plutôt relevée par la famille Vimont, à peu de distance du bourg de
Brain (La Chapelle-de-Brain). Cette reconstruction date du commencement du
XIXème siècle, et une fondation de messes a été faite dans cette
chapelle par M. et Mme Vimont, qui s'y sont fait inhumer (Pouillé de
Rennes). | |
l'abbaye de Brain (1742). Cet ancien manoir abbatial est le siège de la juridiction de Brain et Langon. Il possédait en 1580 une fuie et un auditoire. Les calvinistes détruisent le manoir à la fin du XVIème siècle. On y voyait en 1586 une grande et une petite portes aux armes des ducs de Bretagne, fondateurs de l'Abbaye de Redon. Le logis principal renfermait des tours, des tourelles, de grandes salles avec des prisons et un auditoire. Il possédait autrefois un droit de justice à quatre piliers. Il est reconstruit en 1742 puis vendu en 1791. Il est acquis en 1889 par la commune de Brain qui y loge les écoles communales. Restauré en 1998, il sert aujourd'hui de mairie-annexe ; |
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l'ancienne maison abbatiale (XVIème siècle), encore surnommée "Maison Blanche". Elle présentait autrefois au-dessus de sa porte un écusson aux armes de l'Abbaye de Redon ; | |
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l'ancienne maison du Fau (XVème siècle), située dans la cour de l'Abbaye ; | |
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le puits (XVIème siècle), situé au lieu-dit Gannedel ; | |
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la fontaine Saint-Melaine (XVIème siècle) ; | |
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la fontaine (XVIIème siècle), située au lieu-dit La Cartrais ; | |
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le cadran solaire (XVIIème siècle), situé à Brain-sur-Vilaine ; | |
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la maison (XVIIème siècle), située à Brain-sur-Vilaine ; | |
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la maison (XVII-XVIIIème siècle), située au lieu-dit Rougoulais ; | |
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4 moulins dont les moulins à eau des Moulins Neufs, de la Houssais, et le moulin à vent de Maumaussi,… |
A signaler aussi :
plusieurs tumuli ; | |
dans
le champs dit Clos de Placet ou Clos Saint-Melaine, l'emplacement de
l'ancien monastère de Plaz. Il est certain que la paroisse de Brain portait au Vème et IXème
siècle le nom de Plaz ou Place. L'Ancienne vie de saint Melaine dit
qu'il y fut élevé, qu'il bâtit un oratoire sur son domaine paternel, au
bord de la Vilaine, et qu'il y construisit ensuite un monastère : «
Veniens Melanius de monasterio suo quod propriis manibus fabricaverat in
fundo qui vocatur Placio, in honorem Dei, cum paucis monachis ». L'église
en fut même assez considérable pour que l'auteur de la Vie du saint
l'appelât une basilique, disant que saint Mars trouva saint Melaine «
in Placio in sua basilica orantem ». Enfin, le saint évêque de Rennes
mourut dans ce monastère de Plaz le 6 novembre, environ l'an 530 : «
Migravit ad Christum in loco qui vocatur Placio, ubi ipse, sicut jam diximus,
propriis manibus ecclesiam construxerat et monachos ad servitium Dei
faciendum congregaverat » |
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ANCIENNE NOBLESSE de LA CHAPELLE-DE-BRAIN
Lors de la Réformation de 1427, on comptabilise la présence d'aucun noble de Brain. Il est stipulé de plus que Thomas Turpin, panetier de l'Abbé de Redon, est accoutumé à ne rien payer et en est exempt.
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