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CARANTEC |
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La commune de Carantec ( |
Carantec vient de saint Carantec (Carantocus). Ténénan, fondateur semble-t-il de Carantec, aurait été le disciple de Carantocus. Carantocus est le fils aîné du fondateur de Cardigan, dans le pays de Galles. Ténénan est nommé évêque du Léon en 615. Carantec est un démembrement de Taulé. Dès le IXème siècle, l'évêque de Saint-Malo est propriétaire d'un domaine de St Carantec. En 1069, le comte Hoël fait don au monastère Sainte-Croix de Quimperlé d'une terre dénommée Tref Karantek en La Forêt-Fouesnant.ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARANTEC
Une motte féodale existe au lieu-dit Kerdanet. Carantec est une ancienne trève de Taulé qui est érigée en paroisse en 1802. Elle dépend alors de l'ancien diocèse de Léon.
On trouve l'appellation Quaranteuc (en 1404), Karantec (en 1434), Carantec (en 1446), Caranteuc (en 1481).
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PATRIMOINE de CARANTEC
| l'église Saint-Carantec (1867-1869). L'édifice actuel comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur polygonal accosté de deux chapelles communiquant avec le transept. Le clocher est à deux galeries. Les Fonts baptismaux datent du XVIIème siècle. L'ancienne église, chapelle du XV-XVIème siècle, fondée par la seigneurie de Keromnés (qui est dans la mouvance du Comté de Penzé), est démolie en 1867. La première date nous est donné par l'écusson de Guy Le Barbu, évêque de 1385 à 1410 sur la maîtresse vitre (le pignon daterait de cette époque). La chapelle de Kerrot est rajoutée au XVIème siècle. Le clocher (XVIème siècle) est remanié au XVIIème siècle. Le mobilier de l'église sort presque entièrement des ateliers de Denis Derrien, sculpteur à Saint-Pol-de-Léon. Parmi les statues, on peut voir un saint Carantec. On y trouve aussi une boîte aux sainte huiles de 1747. La prééminence suprême est celle de la maison Rohan. |
Nota : En 1621, on trouve sur la maîtresse vitre, les armes de Roland de Neufville (évêque du Léon de 1562 à 1613), d'Alexandre de Vieux-Pont (baron de Neufbourg) et de la marquise Renée de Tournemine (propriétaire de la châtellenie de Penzé et de Kerlouquet à Carantec). Côté Epître, on trouve les armes de Kergroadès et de Gilette de Quelen (comte et comtesse de Penzé) et ceux des familles Bouteiller et Kerisnel (seigneurs de Keromnès). En 1678, la maison de Kerouant de Kerangomar, seigneurie de Penzé, signale ses prééminences dans les églises de Taulé, Henvic, Carantec et Callot. Les seigneurs de Kervéatoux-Kerrot ayant hérité de l'écuyer Claude de Kerbic (seigneur de Kerrault) possède une chapelle entre les chapelles de Keromnès et de Poulpiquet. En 1683, la famille de Poulpiquet de Kermen jouit aussi de prééminences dans l'église de Carantec. La seigneurie de Keromnès possède la chapelle Notre-Dame de la Pitié. L'église de Carantec possédait également plusieurs tombes appartenant aux familles Pensornou, Fouquet de Cosquerven, Mesilly, Creac'hein, Creac'herou, Frout, Gouezou, Kerallic, Keramouset, Kerangoaguet, Kerilis, Kerlouquet, Launay.
la chapelle Notre-Dame de Callot (XVI-XIXème siècle). Le premier document qui concerne la chapelle date de 1530. La première implantation daterait du VIème siècle : il s'agirait d'un ancien mémorial de "la défaite du corsaire Corsolde et de Cinquante mille Danois, qui y furent saccagez par le Roy Rivallon Murmaczon, l'an 502". Cette chapelle a du être reconstruite à plusieurs reprises. Elle est agrandie au XVIIème siècle (à partir de 1642), par Monseigneur René du Louët. Des travaux sont entrepris en 1671 et durent près de trois ans. L'édifice actuel, en forme de croix latine avec une abside à pans coupés, a été reconstruit au début du XIXème siècle et béni le 24 avril 1808. Une pierre de l'ancienne chapelle portant la date de 1672 y a été encastrée. On voit au maître-autel une statue gothique de la Vierge-Marie et sur les autels latéraux, les statues de saint Jean-Baptiste, de saint Sébastien, de saint Roch, ... La statue de saint Yves est plus récente. Les familles de Kerouant et de Kerangomar y ont armes et écussons ; |
Nota : une plaque fantaisiste relate la fondation de la chapelle Notre-Dame de Callot en 502 pour commémorer la victoire de Notre-Dame à l'endroit où Corsolde, général des Danois, avait sa tente et où son armée fut taillée en pièces par Rivallon Murmaczon.
l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et siège d'une chapellenie dite de "Saint-Guénolé ou de Kercadellen" fondée en 1670 par le seigneur de Cozquerven. Dans la chapelle, se trouvait la tombe de Françoise Hamon. Quelques pierres subsistent au quartier de Languénébé ; | |
la chapelle de Keromnès (début du XVIème siècle), dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs. Edifice rectangulaire avec tribune à laquelle on accède par un escalier extérieur. La chapelle est érigée en chapellenie en 1767. Le vitrail découpé en fleur de lys, portait jadis un écusson peint aux armes de François de Boiséon et de Françoise Boutouiller, sa femme, sieur et dame de Keromnès en 1500. Elle contient les statues de Notre-Dame des Sept-Douleurs, de saint Jean et de saint Sébastien ; | |
la chapelle du Frout (1860), dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. L'édifice est de forme rectangulaire ; | |
la chapelle du Fransic (1789), dédiée à Sainte-Anne et consacrée en 1789. L'édifice est de forme rectangulaire. On y trouve une tribune au bas de la nef et une statue ancienne d'un Ecce Homo, qui proviendrait du château d'O près d'Argentan ; |
Nota : A signaler aussi plusieurs chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle de Kerhallic ou Kerallic (érigée en chapellenie le 30 août 1651), la chapelle de Kerangoaguet (érigée en chapellenie au XVIIème siècle), la chapelle de Pensornou ou Penzornou (détruite en 1840), la chapelle de Kerilis. A signaler aussi les chapellenies de Garanot et de Saint-Jean-Baptiste ou de Kergrac'h ;
plusieurs croix ou vestiges de croix : les deux croix de l'église (vestiges mur - XVIème siècle et 1839), cimetière (1896), Croix-du-Salut (XVIIème siècle), Château-du-Taureau (1960), Créach-Caouet (1930), Penn-ar-Waremm (XVIème siècle), Traon-ar-Vilar (vers 1965), Ile-Louët (XIXème siècle) ; | |
l'ancienne motte féodale de Kerdanet. Propriété de la famille La Motte. La dernière héritière Marie de la Motte, également propriétaire du manoir de Kerlousquet, épouse en 1569, Adrien Le Borgne, seigneur de Lesquiffiou à Pleyber-Christ ; | |
l'arc de triomphe (XVIIème siècle). Il provient du manoir de Kerangoaguet ; | |
le château ou manoir de Keromnès (XIXème siècle) et son colombier du XVème siècle, propriété successive des familles Omnès, Boutoullier (ou Boutouiler), Boiséon (en 1500, Françoise Le Boutoullier ou Bouteiller est l'épouse de François de Boiséon) et Kergroadès (ou Kergroadez). En 1683, François de Kergroadès vend la seigneurie à Nicolas Salaün de Kermoal (1643-1706). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Kergrist et Kermenguy. La fenêtre centrale, au-dessus de l'entrée, est ceinte de deux armoiries : celles de gauche (surmontées d'une couronne de vicomte) sont celles des Kermenguy-Kergrist, celles de droite sont celles des Kergrist-La Boissière. Après quelques travaux de restauration au XVIIIème siècle, l'édifice est remplacé vers 1897 par le château actuel, qui est construit par François de Kergrist, épouse d'Adélaïde de la Boissière. La fille de ces derniers, Jeanne de Kergrist (1855-1908), épouse Alphonse de Kermenguy (1848-1911), maire de Carantec de 1886 à 1911. Une chapelle et le pigeonnier (581 boulins) qui date du XVIème siècle, sont les seuls vestiges de l'ancienne demeure ; | |
l'ancien manoir de Fransic, ancienne terre noble des familles Keranguen et Poulpiquet (au XVIIIème siècle). Propriété, à partir du 12 avril 1781, de Joseph Guillaume de Poulpiquet de Coatlez, époux de Marguerite de Kerouartz, puis propriété, en 1790, du vicomte Léonard du Dresnay. Vendu comme bien national à la Révolution, le Fransic appartient alors à une famille anglaise avant d'être revendu à Sophie de Penguern. André Couhitte demeure au Fransic lorsqu'il est maire de 1802 à 1811. En 1895, Fanny de Parscau achète le domaine à madame du Plessix-Quinquis. Ce manoir possède une chapelle privative, dédiée à Sainte Anne et consacrée en 1789 ; | |
l'ancien manoir de Kerangoaguet ou Kernagoaguet (XVIIème siècle), et les ruines de la chapelle privative. Les premiers propriétaires sont la famille Guichoux de Kerangoguet (vers 1613), puis on trouve mentionnées les familles de La Fargue (de 1668 à 1695), Huon de Resgourel, Forestier de Kerosven, Plessis-Quinquis, Joseph Marie du Dresnay (avant 1794). Le domaine est vendu comme bien national en 1794. En 1908, Kerangoaguet appartient à Sylvine Desbrulais (veuve d'Armand de Penguern) qui vend le domaine à la famille Merret-Chevalier. Il subsiste un double portail de style Renaissance qui se trouve aujourd'hui devant le porche Sud de l'église de Carantec (il aurait été donné au diocèse en 1935 par M. Charles, propriétaire de Kerangoaguet) ; | |
le manoir du Rohou (XIXème siècle). Il s'agit d'un ancien rendez-vous de chasse faisant jadis partie du domaine de Keromnes, appartenant à la famille Salaün de Keromnes. L'édifice du XVIème siècle était doté d'une chapelle privée et d'un pigeonnier. Une porte piétonne datant du XVIème siècle est encore visible : elle est surmontée d'un écusson représentant le blason de la famille Salaün de Keromnes. Le manoir actuel est construit en deux temps (d'abord la partie centrale, puis les ailes de chaque côté). Les ailes ont été édifiées par Julien de Kergrist au milieu du XIXème siècle. Propriété de Joseph Pierre de Kergrist, puis de Julien François de Kergrist (fils de Joseph Pierre et maire de Carantec de 1816 à 1830), de Joseph Pierre (1798-1868, fils de Julien François et époux de Pauline de Cargouët), de Joseph Jules de Kergrist (1847-1905, fils de Joseph-Pierre et époux de Marie Le Rouge de Guerdavid). Ces derniers n'ayant pas eu d'enfant, le Rohou est légué en 1920 à leur filleul, Joseph Le Rouge de Guerdavid (1886-1961, époux de Sophie de Bourmont). Sur la façade, on peut voir trois balcons à balustres en granit (un sur le perron de l'entrée et deux autres au premier étage) ; | |
le manoir de Ty Nod (XIXème siècle), édifié par la famille Cazenave. L'édifice devient à la fin du XIXème siècle, la propriété d'Adolphe Borgnis Desbordes et de son épouse née Marie Louise Clisson. La fille de ces derniers, Marie Antoinette, hérite du domaine en achetant les parts de ses frères. Au décès de Marie Antoinette en 1919, Ty Nod est vendu à la famille de Parscau du Plessix, propriétaire du domaine du Fransic ; | |
le manoir de Kerhallic, mentionné dès 1433. Une chapelle, aujourd'hui disparue, aurait été édifiée au XVIème siècle par Nicolas de Kerhallic. Le manoir est la propriété d'Yves de Kerhallic en 1669. Ce domaine est transmis par alliance à Bertrand Le Gonidec (décédé en 1696), et par acquêt à la famille Boudin de Launay. Le manoir comportait jadis une tour carrée sur la façade arrière. On y montrait jadis une cachette où se cachait, pendant la Révolution, l'abbé Le Saout, vicaire insermenté de Carantec ; | |
l'ancien château Mézières, aujourd'hui disparu. Le château fut totalement détruit par un incendie le 31 mars 1937. Le château avait été édifié à la pointe de Pen al Lan (ou Pointe des Ajoncs) par Robert Mézières en 1914 sur les plans de l'architecte morlaisien Lionel Heuzé. Après l'incendie de 1937, la propriété est vendue à la famille Claude. Le vaste parc "Claude Goude" est donné à la commune de Carantec le 20 juillet 1974 par Jeanne Goude, veuve d'André Claude qui était le fils du célèbre physicien Georges Claude (1870-1960) ; | |
le manoir de Castel-Bian (1870), édifié en 1870 par Victor Braouézec, ancien maire de Morlaix. Il devient ensuite la propriété des familles Le Goff, Gouzillon de Bélizal et Goarnisson en 1941 ; | |
la ferme de Prad-Lichi ; | |
les moulins à vent : Cosquerven, Keromnès, Inisan, Pen an ros, Kerrault, le moulin Etienne à Kerprigent, et les moulins à eau : Kerlouquet, Kerangoaguet, Kerrot, le moulin Steun ; |
A signaler aussi :
| la découverte en 1910, à Callot, de 42 pièces de monnaies de bronze de type osismien ; | |
la découverte en 1907 de 3 haches de bronze au hameau du Penquer ; | |
les vestiges d'un fort de l'île Callot ; | |
le puits de Cosquer-Ven ; | |
le phare de La Lande (1845) et le phare de l'île Louët (1860) ; | |
la caverne "Toul-ar-Sarpanr'. La légende dit que saint Carantec combattit un dragon à cet endroit ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de CARANTEC
La seigneurie de Penzé (Pensez ou Pensetz) est issue du partage en deux de la châtellenie de Daoudour, l'une des quatre châtellenies existant dans le Léon au XIIème siècle. Sa juridiction s'étend sur la paroisse de Taulé et ses trèves d'Henric et Carantec.
On trouve au XVIIIème siècle, 23 maisons nobles sur l'ancienne trève de Carantec : Cozquerven, Frout, Fransic, Goas, Gouézou, Keramouset, Kerangoaguet, Kerdudal, Kerhallic, Kerilis, Kerlouquet, Kermen, Keromnès, Kerrault, Keroulaouen, Kerprigent, Kervésec ou Kervézec, Krechezrou, La Motte, Launay (ou le Vern), Mésilly, Pen an hent, Pensornou.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 29 nobles de Carantec :
Henry BERRE (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
la veuve Hervé BOUTOUILLER (30 livres de revenu) : absente ; |
Jehannnette COËTANGARS (7 livres de revenu) : absent ; |
Amé COËTCONGAR (20 livres de revenu) ; | |
Yvon COËTCONGAR (10 livres de revenu) : absent ; | |
Guillaume CONE (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier ; | |
Perrot FOUCQUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan GOFF (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
autre Jehan GOFF (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Hervé GUEGUEN (7 livres de revenu) : absent ; | |
Guillaume GUYCHOUX (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Maistre Allain GUICHOUX (100 sols de revenu) : absent ; | |
Jehan HENRY (60 livres de revenu) : absent ; | |
Jehan KERGALLIC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Hervé KERMELLEUC (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ; | |
Allain KERMELLEUC (10 livres de revenu) : absent ; | |
Jehan KERMELLEUC (60 sols de revenu) : absent ; | |
Deryen KERMELLEUC (15 livres de revenu), malade, remplacé par Laurens Kermelleuc : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Morice LE GALL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE GOEZOU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon LE VEYER (411 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Hervé LE VEYER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Rolland An VEYER (10 livres de revenu), remplacé par Yvon Kercren : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon An MOUDEN (15 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan NICOLAS (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan NICOLAS, mineur (100 sols de revenu), remplacé par Jehan An Gall : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan PENGUILLY, demeurant en Cornouaille ; | |
Hervé PERSON (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume TAPARDEUC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; |
(à compléter)
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