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CARANTEC

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La commune de Carantec (pucenoire.gif (870 octets) Karanteg) fait partie du canton de Taulé. Carantec dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CARANTEC

Carantec vient de saint Carantec (Carantocus). Ténénan, fondateur semble-t-il de Carantec, aurait été le disciple de Carantocus. Carantocus est le fils aîné du fondateur de Cardigan, dans le pays de Galles. Ténénan est nommé évêque du Léon en 615.

Carantec est un démembrement de Taulé. Dès le IXème siècle, l'évêque de Saint-Malo est propriétaire d'un domaine de St Carantec. En 1069, le comte Hoël fait don au monastère Sainte-Croix de Quimperlé d'une terre dénommée Tref Karantek en La Forêt-Fouesnant. 

Une motte féodale existe au lieu-dit Kerdanet. Carantec est une ancienne trève de Taulé qui est érigée en paroisse en 1802. Elle dépend alors de l'ancien diocèse de Léon. 

On trouve l'appellation Quaranteuc (en 1404), Karantec (en 1434), Carantec (en 1446), Caranteuc (en 1481).

Note : liste non exhaustive des Prêtres de Carantec : - 1663 : François Le Traon, sous-curé. - 1711 : Alain Urien, curé. Yves Keramoal. René Le Scanf. - Vers 1760 : Jean Marzin, curé. Guillaume Le Scanff, né en 1723, approuvé en 1758. - 1770 : Olivier Le Lez devient curé en 1775. - 1775. Guillaume Le Scanff, curé. Jean Quéré, né en 1739, approuvé en 1765, vers 1774. - 1775-1805 : Olivier Le Lez, vicaire, refusa serment en 1791, curé, ibi en Décembre 1795. Jean Saout, en Décembre 1790, sous-curé détenu au Château de Brest, Février 1792 ; déporté en Espagne en Août 1792. Liste non exhaustive des Recteurs de Carantec depuis le Concordat : - 1802-1805. Olivier Le Lez, né à Plougoulm. - 1805-1815. Yves Nédélec, de Saint-Pol de Léon. - 1815-1819 : Etienne Segalen, de Plouédern. - 1819-1843 : Vincent Cozanet, de Ploujean. - 1843-1862 : François Boulic, de Plouguerneau. - 1862-1864 : Pierre Pichouron, de Trefevern (Saint-Brieuc). - 1864-1880 : Christophe Laot, de Cléder. - 1880-1884 : Jean-François Corrigou, du Drennec. - 1884-1890 : Yves Savin, de l'île de Batz. - 1890 : Corentin Lazennec, de Lampaul-Guimiliau, .... Liste non exhaustive des Vicaires de Carantec depuis le Concordat : - 1843 : Corentin Carlosquet. - 1844 : Louis Inisan. - 1845 : Jean-Marie Ségalen. - 1849 : Pierre Troussel. - 1854 : Christophe Roignant. - 1856 : Paul Postec. - 1863 : Guillaume Guezennec. - 1868 : Paul-Marie Guiziou. - 1872 : Jean-Marie Keraudren. - 1873 : Benjamin Berthou. - 1877 : Yves Stéphan. - 1892 : Hipolyte Simon. - 1895 : Jacques Trémintin, ..... (Archives de l'Evêché).

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PATRIMOINE de CARANTEC

l'église Saint-Carantec (1867-1869). L'édifice actuel comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées, un transept et un choeur polygonal accosté de deux chapelles communiquant avec le transept. Le clocher est à deux galeries. Le portail monumental (XVIIème siècle) provient du manoir de Kerangoaguet. Les Fonts baptismaux datent du XVIIème siècle. L'ancienne église, chapelle du XV-XVIème siècle, fondée par la seigneurie de Keromnés (qui est dans la mouvance du Comté de Penzé), est démolie en 1867. La première date nous est donné par l'écusson de Guy Le Barbu, évêque de 1385 à 1410 sur la maîtresse vitre (le pignon daterait de cette époque). La chapelle de Kerrot est rajoutée au XVIème siècle. Le clocher (XVIème siècle) est remanié au XVIIème siècle. Le mobilier de l'église sort presque entièrement des ateliers de Denis Derrien, sculpteur à Saint-Pol-de-Léon. Parmi les statues, on peut voir un saint Carantec. On y trouve aussi une boîte aux sainte huiles de 1747. La prééminence suprême est celle de la maison Rohan. 

Nota 1 : Ancienne trêve de Taulé, sous le patronage de saint Carentec, Carantoc ou Caradoc, dont l'origine remonterait à saint Tenénan, évêque de Léon, disciple de saint Carentec, qui aurait dédié cette église à son maître. Plein d'humilité, dit M. de Kerdanet (A G. p. 509), le saint prélat s'était fait représenter en petit disciple au pied de ce bon maître, d'où il est arrivé que les statues de saint Karantec ont été depuis accompagnées d'un petit Tenénan. Saint Karantec était honoré sous le nom de Caradoc à Carthampton, comté de Sommerset. L'église paroissiale de Carantec, rebâtie vers 1875, possède une belle croix de procession en argent, mesurant 1m 30 de hauteur sur 0m 82 de largeur aux croisillons. L'extrémité supérieure et les croisillons sont terminés par des boules à godrons. Le grand noeud comprend deux étages de six niches renfermant les statuettes des douze Apôtres, séparées par des contreforts ou pilastres et couronnées de frontons. A côté de Notre-Seigneur en croix, deux consoles en cornes d'abondances portent les statuettes de la Sainte-Vierge et saint Jean. Derrière est adossé saint Carantec, portant crosse, mitre et chape. Cette pièce d'orfèvrerie est datée par cette inscription : CESTE : CROIX : FVT : FAISTE : POVR : LA : TRAIVE : DE : QVARANTEC : LAN : 1652. Il y a en plus des chandeliers d'argent plaqué sur âme en bois, et la statuette de la donatrice, Anne de Coatjunval (M. Abgrall, 1904). 

église de Carantec

église de Carantec

   

église de Carantec

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église de Carantec

   

église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

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église de Carantec

église de Carantec

église de Carantec

   

Nota 2 : En 1621, on trouve sur la maîtresse vitre, les armes de Roland de Neufville (évêque du Léon de 1562 à 1613), d'Alexandre de Vieux-Pont (baron de Neufbourg) et de la marquise Renée de Tournemine (propriétaire de la châtellenie de Penzé et de Kerlouquet à Carantec). Côté Epître, on trouve les armes de Kergroadès et de Gilette de Quelen (comte et comtesse de Penzé) et ceux des familles Bouteiller et Kerisnel (seigneurs de Keromnès). En 1678, la maison de Kerouant de Kerangomar, seigneurie de Penzé, signale ses prééminences dans les églises de Taulé, Henvic, Carantec et Callot. Les seigneurs de Kervéatoux-Kerrot ayant hérité de l'écuyer Claude de Kerbic (seigneur de Kerrault) possède une chapelle entre les chapelles de Keromnès et de Poulpiquet. En 1683, la famille de Poulpiquet de Kermen jouit aussi de prééminences dans l'église de Carantec. La seigneurie de Keromnès possède la chapelle Notre-Dame de la Pitié. L'église de Carantec possédait également plusieurs tombes appartenant aux familles Pensornou, Fouquet de Cosquerven, Mesilly, Creac'hein, Creac'herou, Frout, Gouezou, Kerallic, Keramouset, Kerangoaguet, Kerilis, Kerlouquet, Launay. 

Nota 3 : L'église comprend : - GRANDE CROIX DE PROCESSION : Pesant 12 kilos, cette croix en argent est un bel exemple d'orfèvrerie ancienne. Le sommet et les croisillons sont terminés en boules à godrons. Le grand noeud est fait de deux étages de six niches abritant les douze apôtres. Au dos de la croix se trouve St Carantec portant crosse, mître et chape. De part et d'autre du Christ en croix sont St Jean et la Vierge sur deux consoles en forme de cornes d'abondance aux quelles sont suspendues des clochettes. Une inscription précise que cette « croix fût faiste pour la traive de Qarantec, l'an 1652 ». Elle est classée monument historique depuis le 14 Juin 1898. Une note des archives paroissiales précisait : « Les trois clochettes placées au pied de la croix ont été volées en 1980 ; une des deux clochettes du haut a été volée par la suite. Désormais il ne reste plus qu'une clochette... ». Grâce à la générosité de deux paroissiens anonymes, cette croix a retrouvé ses cinq cloches. Les quatre cloches neuves sont identiques à l'ancienne, en argent massif et tournées à la main. - PETITE CROIX DE PROCESSION : Moins chargée que la précédente, elle n'en est pourtant pas dépourvue de valeur. Il y a plus de personnalité dans la représentation du Christ et surtout de la Vierge, au dos de l'arbre de la croix. C'est une Vierge Louis XIV, au vêtement ample, au drapé solennel qui, les pieds sur un croissant de lune, présente l'Enfant Jésus dans ses bras. Ne portant aucune inscription, on l'attribue à l'orfèvre. Gabriel DANIEL (1631-1677) et on la date de 1670 environ.. Elle est classée Monument Historique par arrêté du 14 Juin 1955. - BOITE AUX SAINTES HUILES : Elle est datée de 1747, en argent massif et marquée du poinçon de l'orfèvre Mathurin Héliès. C'est un don de Monsieur Marzin «curé» de Carantec. Elle a été classée Monument Historique le 14 Juin 1955. - SIX CHANDELIERS : Ces six chandeliers en argent, oeuvre de l'orfèvre morlaisien Claude de Coetanlem ont été offerts à N. D. de Callot par Madame de Coatjunval (de la famille de René du Louet). Ils sont datés de 1698, portent le poinçon de l'orfèvre (C.C.) et classés Monument Historique par décret du 24 Janvier 1979. L'orfèvrerie est de style Louis XIII. - LAMPE DE SANCTUAIRE (de Callot) : Cette lampe ne fut découverte qu'en 1954 par l'abbé Bosson dans un débarras de son presbytère ; elle était complètement noircie pax le temps. Un examen attentif devait en révéler la valeur. Qu'on en juge par cette inscription : « Don pour servir à. N. D. de Callot et non autrement, par Messire René du LOUET, prestre, chef de nom et d'armes, Seigneur du Louët, Coatjunval, Penc'hoadic, Kerom, Kermellec et autres, ce 13 Avril 1699 ». Faisant pendant de l'autre côté, les armoiries du donateur. Ces propriétés sont situées en Saint-Pol-de-Léon. Ce René du Louët était chanoine de Léon. Il était le neveu de cet autre René du Louët, premier dignitaire du Léon, qui fit bâtir l'aile nord de la chapelle de Callot et qui devint plus tard évêque de Cornouaille. Cette lampe est façonnée en argent massif et pèse 3 kilos. Elle est classée Monument Historique à la date du 24 Janvier 1979. - TROIS CALICES (appartenant à la chapelle de Callot) : 1° Calice en argent, de la seconde moitié du 18ème siècle ; sous le pied, une inscription: « Donné par Madame de Brésal pour la chapelle St Joseph » ; avec armoiries en alliance de Brézal. 2° Calice en argent, donné à la chapelle de Callot par Monsieur Yves Merret, mort recteur de Ploudaniel, le 17 Février 1845. 3° Calice en argent, daté du 18ème siècle. - NAVETTE (avec sa cuiller, pour l'encens), en argent, poinçon de Mathurin Héliès et inscription : « A la trève de Carantec. 1747. Mre Martin Pre. Curé ». Notons qu'à cette époque, le «curé» de Carantec dépendait du «recteur» de Taulé... comme aujourd'hui, à ceci près que les titres ont été inversés ! - CRUCIFIX D'AUTEL (sauf le pied) offert à la chapelle de Callot par Anne de Coatjunval. - RELIQUE DE LA VRAIE CROIX, avec garnitures en argent. 18ème siècle ... et diverses petites pièces (mini-ciboire, custode pour la communion, petite boite aux saintes huiles...) en argent, de moindre importance et de moindre intérêt.

église de Carantec

la chapelle Notre-Dame de Callot (XVI-XIXème siècle). Le premier document qui concerne la chapelle date de 1530. La première implantation daterait du VIème siècle : il s'agirait d'un ancien mémorial de "la défaite du corsaire Corsolde et de Cinquante mille Danois, qui y furent saccagez par le Roy Rivallon Murmaczon, l'an 502". Cette chapelle a du être reconstruite à plusieurs reprises. Elle est agrandie au XVIIème siècle (à partir de 1642), par Monseigneur René du Louët. Des travaux sont entrepris en 1671 et durent près de trois ans. L'édifice actuel, en forme de croix latine avec une abside à pans coupés, a été reconstruit au début du XIXème siècle et béni le 24 avril 1808. Une pierre de l'ancienne chapelle portant la date de 1672 y a été encastrée. On voit au maître-autel une statue gothique de la Vierge-Marie et sur les autels latéraux, les statues de saint Jean-Baptiste, de saint Sébastien, de saint Roch, ... La statue de saint Yves est plus récente. Les familles de Kerouant et de Kerangomar y ont armes et écussons ;

Nota 4 : une plaque fantaisiste relate la fondation de la chapelle Notre-Dame de Callot en 502 pour commémorer la victoire de Notre-Dame à l'endroit où Corsolde, général des Danois, avait sa tente et où son armée fut taillée en pièces par Rivallon Murmaczon. « L'an 502, (alias 513), le Prince Rivollon Murmaczon, quittant l'isle de Bretagne, descendit en Léon d'où il chassa Corsolde et ses Danois, les ayant contraints après plusieurs pertes de se retirer en l'isle de Callot où il les poursuivit, força leur camp et les tailla en pièces, et en mémoire de cette victoire obtenue par les intercessions de Notre-Dame, il fonda une chapelle au nom de la Vierge Marie au Witte lieu où était la tente du barbare Corsolde et c'est la dévote chapelle de Notre-Dame do Callot » (Albert Le Grand, Catalogue, p. 224). « Ce saint lieu, dit Cyrille Le Pennec, est merveilleusement hanté de beaucoup de personnes de condition et de marque et du menu peuple du haut Léon et de Tréguier, encore qu'il soit séparé de la grande terre par un sillon de sable et une chaussée nommée Ar Vale que la mer couvre à toute marée. Ceux de Morlaix, de Saint-Paul et de Roscoff visitent souvent cette chapelle. Mgr. le très illustre Evêque de Cornouaille, René du Louet, lorsqu'il était, avant la promotion à la dignité épiscopale, premier dignitaire, chantre et chanoine de Léon, l'a faict agrandir, ayant construit, devers le Septentrion, une gentille chapelle en l'honneur de saint Joachim et de madame sainte Anne, père et mère de la très Saincte Mère de Dieu. Tout ce qui est en ce lieu ne respire que la piété et la magnificence et c'est pour parler avec candeur et ingénuité, pour la bonne conduite et la noble direction de noble et vénérable personne missive Rolland de Poulpiquet, sieur de Feunteunspeur, chantre à présent, chanoine official et grand vicaire de Léon, recteur de la dite paroisse de Taulé ». Cette chapelle, reconstruite à diverses reprises, fut restaurée par les soins de M. Y. Nédélec, recteur de Carantec en 1808, et bénite le 24 Avril de cette année par M. Le Laot, curé de Taulé. La Sainte-Vierge y est honorée sous le titre de Virgo Potens ou Oll galloudus. En 1857, le Recteur écrivait que ce lieu continue à être très honoré et fréquenté. « A la vue du clocher, les marins qui passent tirent leur chapeau, se signent, et récitent l'Ave Maria. Les marins, à leur départ, font dire une messe et laissent à la Vierge les rubans de leurs chapeaux ; messe d'actions de grâces au retour. On voit dans la chapelle plusieurs tableaux ex-voto représentant des navires en détresse ». En 1806, M. Nédélec, recteur de Carantec, disait que les marins avaient continué de visiter la chapelle « même pendant les temps les plus facheux de la Révolution, et lorsqu'elle servait de caserne aux troupes ». Les trois pardons de la chapelle ont lieu le lundi de la Pentecôte, le lundi de la Sainte-Trinité, et le dimanche qui suit le 15 Août. C'est le lundi de la Sainte-Trinité que le concours des pèlerins est le plus grand. Les hommes portent en procession les reliques de saint Martin de Tours et de saint Sébastien, et mettent pour cela un rochet sur leur habit laïc. Ces trois jours, il y a une indulgence plénière (1856). Notre-Dame de Callot était un bénéfice connu sous le titre de Gouvernement, dont fut pourvu, en 1592, Caradec an Dampnyet prêtre, à la mort du dernier titulaire, Auguste Le Guiriec (G. 342). On conserve à Taulé une très belle bannière, en forme d'oriflamme, à deux pointes, portant sur un semis de fleurs de lis deux écussons surmontés d'une couronne royale fermée. Le premier porte les armes de France : d'azur à trois fleurs de lis d'or ; le second : écartelé au 1 et 4 de gueules à l'aigle d'argent couronné, membré et becqué d'or, qui est de Pologne ; au 2 et 3 de gueules à un cavalier armé d'argent, tenant une épée nue en sa main dextre, et en l'autre un écu d'azur à une double croix d'or, le cheval, bardé d'argent, haussé d'azur et cloué d'or, qui est de Lithuanie, sur le tout d'argent à une tête de buffle de sable, le mufle bouclé d'or, qui est Leczinski. (Description faite par M. Le Guennec). Cette bannière fut offerte à Notre-Dame de Callot par Marie Leczinska, reine de France, 1725-1768. Un acte que nous trouvons aux Archives départementales (H. 164), nous apprend que le 11 Juin 1629, Jehan de Boiseon étant sur le point de faire profession à Blois dans l'ordre des Capucins, sous le nom de Frère Jérôme de Morlaix, donna « aux religieux mendiants établis à Notre-Dame de Callot, en la maison que le seigneur de Lesireuc y a fait bâtir pour le service de la Sacrée Mère de Dieu et préférablement, aux Pères Capucins et Jacobins, 60 livres de rente, à charge de dire cinq messes aux fêtes de la Vierge ». Nous ignorons si, de fait, des religieux s'établirent à Callot pour desservir cette fondation. Le clocher de la chapelle de Callot porte la date de 1672. L'édifice se compose d'une nef, deux bras de croix et une abside à pans coupés. Au-dessus du maître-autel est placée la statue de la sainte Patronne : Virgo Potens, Vierge du XVIIème siècle, portant l'Enfant-Jésus dans ses bras et tenant un sceptre composé d'une série de petites couronnes étagées et allant en décroissant jusqu'au sommet. Cet autel est surmonté de six chandeliers d'argent et d'une croix de même métal, en style Louis XIII, un peu lourds mais d'un bon dessin. Aux autels des transepts, on voit les statues suivantes : - Côté de l'Evangile, Vierge-Mère gothique et saint Jean-Baptiste. - Côté de l'Epître, saint Roch, saint Sébastien, tableau de la Descente de Croix. Le pardon de Notre-Dame de Callot est très pieux et très pittoresque, parce que la procession doit la plupart du temps faire une partie du trajet en bateau (M. Peyron, 1903).

l'ancienne chapelle de Saint-Guénolé, aujourd'hui disparue et siège d'une chapellenie dite de "Saint-Guénolé ou de Kercadellen" fondée en 1670 par le seigneur de Cozquerven. Il s'y desservait encore au XVIIIème siècle la chapellenie de Cozquerven ou de Kergadelen (ou Kercadellen). Dans la chapelle, se trouvait la tombe de Françoise Hamon. Quelques pierres subsistent au quartier de Languénébé ; 

la chapelle de Keromnès (début du XVIème siècle), dédiée à Notre-Dame des Sept Douleurs. Edifice rectangulaire avec tribune à laquelle on accède par un escalier extérieur. La chapelle est érigée en chapellenie en 1767. Le vitrail découpé en fleur de lys, portait jadis un écusson peint aux armes de François de Boiséon et de Françoise Boutouiller, sa femme, sieur et dame de Keromnès en 1500. Elle contient les statues de Notre-Dame des Sept-Douleurs, de saint Jean et de saint Sébastien ;

la chapelle du Frout (1860), dédiée à Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. L'édifice est de forme rectangulaire ;

la chapelle du Fransic ou Francik (1789), dédiée à Sainte-Anne et consacrée en 1789. L'édifice est de forme rectangulaire. On y trouve une tribune au bas de la nef et une statue ancienne d'un Ecce Homo, qui proviendrait du château d'O près d'Argentan. Le pardon avait lieu le 25 juillet et il était très fréquenté ; 

Nota : A signaler aussi plusieurs chapelles aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Guénolé, la chapelle de Kerhallic ou Kerallic (érigée en chapellenie le 30 août 1651), la chapelle de Kerangoaguet (érigée en chapellenie au XVIIème siècle), la chapelle de Pensornou ou Penzornou (détruite en 1840), la chapelle de Kerilis. A signaler aussi les chapellenies de Garanot et de Saint-Jean-Baptiste ou de Kergrac'h ; 

plusieurs croix ou vestiges de croix : les deux croix de l'église (vestiges mur - XVIème siècle et 1839), cimetière (1896), Croix-du-Salut (XVIIème siècle), Château-du-Taureau (1960), Créach-Caouet (1930), Penn-ar-Waremm (XVIème siècle), Traon-ar-Vilar (vers 1965), Ile-Louët (XIXème siècle) ;

l'ancienne motte féodale de Kerdanet. Propriété de la famille La Motte. La dernière héritière Marie de la Motte, également propriétaire du manoir de Kerlousquet, épouse en 1569, Adrien Le Borgne, seigneur de Lesquiffiou à Pleyber-Christ ; 

l'arc de triomphe (XVIIème siècle). Il provient du manoir de Kerangoaguet ;

le château ou manoir de Keromnès (XIXème siècle) et son colombier du XVème siècle, propriété successive des familles Omnès, Boutoullier (ou Boutouiler), Boiséon (en 1500, Françoise Le Boutoullier ou Bouteiller est l'épouse de François de Boiséon) et Kergroadès (ou Kergroadez). En 1683, François de Kergroadès vend la seigneurie à Nicolas Salaün de Kermoal (1643-1706). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Kergrist et Kermenguy. La fenêtre centrale, au-dessus de l'entrée, est ceinte de deux armoiries : celles de gauche (surmontées d'une couronne de vicomte) sont celles des Kermenguy-Kergrist, celles de droite sont celles des Kergrist-La Boissière. Après quelques travaux de restauration au XVIIIème siècle, l'édifice est remplacé vers 1897 par le château actuel, qui est construit par François de Kergrist, épouse d'Adélaïde de la Boissière. La fille de ces derniers, Jeanne de Kergrist (1855-1908), épouse Alphonse de Kermenguy (1848-1911), maire de Carantec de 1886 à 1911. Une chapelle et le pigeonnier (581 boulins) qui date du XVIème siècle, sont les seuls vestiges de l'ancienne demeure ; 

l'ancien manoir de Fransic, ancienne terre noble des familles Keranguen et Poulpiquet (au XVIIIème siècle). Propriété, à partir du 12 avril 1781, de Joseph Guillaume de Poulpiquet de Coatlez, époux de Marguerite de Kerouartz, puis propriété, en 1790, du vicomte Léonard du Dresnay. Vendu comme bien national à la Révolution, le Fransic appartient alors à une famille anglaise avant d'être revendu à Sophie de Penguern. André Couhitte demeure au Fransic lorsqu'il est maire de 1802 à 1811. En 1895, Fanny de Parscau achète le domaine à madame du Plessix-Quinquis. Ce manoir possède une chapelle privative, dédiée à Sainte Anne et consacrée en 1789 ;

l'ancien manoir de Kerangoaguet ou Kernagoaguet (XVIIème siècle), et les ruines de la chapelle privative. Les premiers propriétaires sont la famille Guichoux de Kerangoguet (vers 1613), puis on trouve mentionnées les familles de La Fargue (de 1668 à 1695), Huon de Resgourel, Forestier de Kerosven, Plessis-Quinquis, Joseph Marie du Dresnay (avant 1794). Le domaine est vendu comme bien national en 1794. En 1908, Kerangoaguet appartient à Sylvine Desbrulais (veuve d'Armand de Penguern) qui vend le domaine à la famille Merret-Chevalier. Il subsiste un double portail de style Renaissance qui se trouve aujourd'hui devant le porche Sud de l'église de Carantec (il aurait été donné au diocèse en 1935 par M. Charles, propriétaire de Kerangoaguet) ;

le manoir du Rohou (XIXème siècle). Il s'agit d'un ancien rendez-vous de chasse faisant jadis partie du domaine de Keromnes, appartenant à la famille Salaün de Keromnes. L'édifice du XVIème siècle était doté d'une chapelle privée et d'un pigeonnier. Une porte piétonne datant du XVIème siècle est encore visible : elle est surmontée d'un écusson représentant le blason de la famille Salaün de Keromnes. Le manoir actuel est construit en deux temps (d'abord la partie centrale, puis les ailes de chaque côté). Les ailes ont été édifiées par Julien de Kergrist au milieu du XIXème siècle. Propriété de Joseph Pierre de Kergrist, puis de Julien François de Kergrist (fils de Joseph Pierre et maire de Carantec de 1816 à 1830), de Joseph Pierre (1798-1868, fils de Julien François et époux de Pauline de Cargouët), de Joseph Jules de Kergrist (1847-1905, fils de Joseph-Pierre et époux de Marie Le Rouge de Guerdavid). Ces derniers n'ayant pas eu d'enfant, le Rohou est légué en 1920 à leur filleul, Joseph Le Rouge de Guerdavid (1886-1961, époux de Sophie de Bourmont). Sur la façade, on peut voir trois balcons à balustres en granit (un sur le perron de l'entrée et deux autres au premier étage) ;

le manoir de Ty Nod (XIXème siècle), édifié par la famille Cazenave. L'édifice devient à la fin du XIXème siècle, la propriété d'Adolphe Borgnis Desbordes et de son épouse née Marie Louise Clisson. La fille de ces derniers, Marie Antoinette, hérite du domaine en achetant les parts de ses frères. Au décès de Marie Antoinette en 1919, Ty Nod est vendu à la famille de Parscau du Plessix, propriétaire du domaine du Fransic ;

le manoir de Kerhallic, mentionné dès 1433. Une chapelle, en ruine au XVIIIème siècle et aujourd'hui disparue, aurait été édifiée au XVIème siècle par Nicolas de Kerhallic. Les sieurs de Kerhallic (ou Kerallic) y avaient fondé une chapellenie à laquelle, dans les derniers temps, présentait le sieur Boudin de Tromelin. Le manoir est la propriété d'Yves de Kerhallic en 1669. Ce domaine est transmis par alliance à Bertrand Le Gonidec (décédé en 1696), et par acquêt à la famille Boudin de Launay. Le manoir comportait jadis une tour carrée sur la façade arrière. On y montrait jadis une cachette où se cachait, pendant la Révolution, l'abbé Le Saout, vicaire insermenté de Carantec ;

l'ancien château Mézières, aujourd'hui disparu. Le château fut totalement détruit par un incendie le 31 mars 1937. Le château avait été édifié à la pointe de Pen al Lan (ou Pointe des Ajoncs) par Robert Mézières en 1914 sur les plans de l'architecte morlaisien Lionel Heuzé. Après l'incendie de 1937, la propriété est vendue à la famille Claude. Le vaste parc "Claude Goude" est donné à la commune de Carantec le 20 juillet 1974 par Jeanne Goude, veuve d'André Claude qui était le fils du célèbre physicien Georges Claude (1870-1960) ;  

le manoir de Castel-Bian (1870), édifié en 1870 par Victor Braouézec, ancien maire de Morlaix. Il devient ensuite la propriété des familles Le Goff, Gouzillon de Bélizal et Goarnisson en 1941 ; 

la ferme de Prad-Lichi ;

les moulins à vent : Cosquerven, Keromnès, Inisan, Pen an ros, Kerrault, le moulin Etienne à Kerprigent, et les moulins à eau : Kerlouquet, Kerangoaguet, Kerrot, le moulin Steun ;

A signaler aussi :

la découverte en 1910, à Callot, de 42 pièces de monnaies de bronze de type osismien ;

la découverte en 1907 de 3 haches de bronze au hameau du Penquer ;

les vestiges d'un fort de l'île Callot ;

le puits de Cosquer-Ven ;

le phare de La Lande (1845) et le phare de l'île Louët (1860) ;

la caverne "Toul-ar-Sarpanr'. La légende dit que saint Carantec combattit un dragon à cet endroit ;

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ANCIENNE NOBLESSE de CARANTEC

La seigneurie de Penzé (Pensez ou Pensetz) est issue du partage en deux de la châtellenie de Daoudour, l'une des quatre châtellenies existant dans le Léon au XIIème siècle. Sa juridiction s'étend sur la paroisse de Taulé et ses trèves d'Henric et Carantec.

On trouve au XVIIIème siècle, 23 maisons nobles sur l'ancienne trève de Carantec : Cozquerven, Frout, Fransic, Goas, Gouézou, Keramouset, Kerangoaguet, Kerdudal, Kerhallic, Kerilis, Kerlouquet, Kermen, Keromnès, Kerrault, Keroulaouen, Kerprigent, Kervésec ou Kervézec, Krechezrou, La Motte, Launay (ou le Vern), Mésilly, Pen an hent, Pensornou.

Maisons nobles de Carantec : 

- Boutouiller, Sr. de Keromnez ; Losangé d'argent et de sable, une coupe couverte d'or en abyme.

- Corre, Sr. de keruzoré : d'or à trois trèfles d'azur.

- Forestier, Sr. de Kerangoaguet : de sable à la bande fuselée d'argent.

- Gonidec, Sr. de Kerhalic : d'argent à trois bandes d'azur ; devise : loul Doue, et : fond d'argent n'est pas sans traverse.

- Gouezou, Sr. du dit lieu : d'argent à trois sangliers de sable

- Guichoux, Sr. de Kerangoaguet : d'argent au greslier d'azur lié de gueules accompagné de 3 étoiles aussi de gueules.

- Keraudy : d'argent à deux fasces de sable.

- Kergroades, Sr. de Keromnes : fascé de six pièces d'argent et de sable. En bonne heure.

- Kerhallic, Sr. dudit lieu : d'argent à la fasce d'azur surmontée d'une merlette de même.

- Kerscau, Sr. de Kerven : d'argent à deux dauphins adossés d'azur.

- De La Motte, Sr. de Kerlosquet : d'argent au château de gueules.

- Nicolas, Sr. de Cosquerguen : d'argent à la fasce d'azur au franc canton vairé d'argent et de sable.

- Omnès, Sr. de Keromnes : losangé d'argent et de sable à la coupe couverte d'or sur le tout.

- Pensornou, Sr. du dit lieu : d'argent à la fasce de sable, surmontée d'une merlette de même.

- Poulpiquet, Sr. du Francik et de Kermen : d'azur à trois pallerons d'argent, becquées et membrées de gueules : de peu, assez.

- Salaun, Sr. de Keromnès : d'argent à la hure de sanglier arrachée de sable, défendue d'argent et couronnée d'or. Guir ha heal.

- Treanna, Sr de Pensornou : d'argent à la mâcle d'azur

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Carantec.

Boutouiller (Le), seigneur de Keromnès, paroisse de Carantec. Losangé d’argent et de sable, une coupe couverte d’or en abyme. Hamon se trouve mentionné entre les nobles de Carantec et Taulé.

Gouëzou (an), seigneur dudit lieu, paroisse de Carantec. D’argent à trois sangliers de sable. Henry se trouve mentionné entre les nobles de Carantec, et Yvon se trouve mentionné entre les nobles de Ploudalmézeau.

Guischoux, seigneur de Kerangoaguet, paroisse de Carantec. D’argent à trois étoiles de gueules, au huchet d’azur en abyme, lié de gueules en sautoir. Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Carantec et Taulé.

Henry, seigneur de Kermen, paroisse de Carantec. D’argent au sanglier de sable en furie accompagné de trois étoiles de même. Guillaume se trouve mentionné comme écuyer dans une montre de du Guesclin en 1371 (Histoire de du Guesclin, p. 373) ; Mahé se trouve mentionné entre les nobles de Plouvorn.

Kerhallic (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Carantec. D’argent à la fasce d’azur, surmontée d’une merlette de même. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Carantec et Taulé.

Pensornou (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Carantec. D’argent à la fasce de sable surmontée d’une merlette de même. Guillaume se trouve mentionné entre les nobles de Carantec et Taulé.

Squerric, seigneur du Gouaz, paroisse de Carantec. Hervé se trouve mentionné entre les nobles de Carantec et Taulé.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 29 nobles de Carantec :

Henry BERRE (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

la veuve Hervé BOUTOUILLER (30 livres de revenu) : absente ;

Jehannnette COËTANGARS (7 livres de revenu) : absent ;

Amé COËTCONGAR (20 livres de revenu) ;

Yvon COËTCONGAR (10 livres de revenu) : absent ;

Guillaume CONE (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en arbalétrier ;

Perrot FOUCQUET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan GOFF (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

autre Jehan GOFF (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé GUEGUEN (7 livres de revenu) : absent ;

Guillaume GUYCHOUX (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Maistre Allain GUICHOUX (100 sols de revenu) : absent ;

Jehan HENRY (60 livres de revenu) : absent ;

Jehan KERGALLIC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé KERMELLEUC (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Allain KERMELLEUC (10 livres de revenu) : absent ;

Jehan KERMELLEUC (60 sols de revenu) : absent ;

Deryen KERMELLEUC (15 livres de revenu), malade, remplacé par Laurens Kermelleuc : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice LE GALL (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LE GOEZOU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Yvon LE VEYER (411 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Hervé LE VEYER (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Rolland An VEYER (10 livres de revenu), remplacé par Yvon Kercren : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon An MOUDEN (15 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan NICOLAS (100 sols de revenu) : porteur d'une jaque, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan NICOLAS, mineur (100 sols de revenu), remplacé par Jehan An Gall  : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan PENGUILLY, demeurant en Cornouaille ;

Hervé PERSON (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume TAPARDEUC (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

(à compléter)

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