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BUBRY

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La commune de Bubry (bzh.gif (80 octets) Bubri) fait partie du canton de Plouay. Bubry dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BUBRY

Bubry vient, semble-t-il, du breton « bod-bri » (bois sur une éminence) ou du gallois " buddoc " et "bri " signifiant "victoire" et "célèbre". Cette dernière affirmation voudrait dire qu'il y a eu autrefois en ce lieu une bataille célèbre et une victoire célèbre.

Ville de Bubry (Bretagne).

Bubry est une ancienne paroisse primitive occupée par les Bretons dès le VIème siècle.

Saint-Yves était une trève de Bubry. Bubry fait partie du pays de Poulet dont la capitale est Guémené. A l'époque féodale, Bubry dépend de la seigneurie de Pont-Callec (ou Pontcallec) qui se pose dans la région en rival de celle de Guémené-sur-Scorff. Les seigneurs de Bubry ne sont alors que les vassaux, les représentants en quelque sorte de ce duc ou marquis de Pontcallec, domicilié au château de Pontcallec (ou Pont-Calleck) en Berne. Bubry est marqué par la chouannerie pendant la Révolution.

On rencontre les appellations suivantes : Beubri (en 1282), Beubry (en 1448, en 1464), Buibry (en 1454), Bubry (en 1477).

Ville de Bubry (Bretagne).

Note 1 : Bubry, resserré entre Melrand à l'est et Inguiniel à l'ouest, s'étend vers Persquen au nord et vers Quistinic au sud. Sa superficie est de 6909 hectares, dont une grande partie est occupée par des landes ; on y trouve de nombreux cours d'eau, des prairies verdoyantes et des champs bien cultivés. En 1891, sa population est de 3859 habitants. Le bourg, à peu près central, est à 14 kilomètres de Plouay, à 32 de Lorient, et à 54 de Vannes. De la période celtique, on n'a encore signalé aucun vestige important. De la période romaine il reste une enceinte, entourée de parapets élevés et de douves profondes ; elle est située vers le nord près de Kerorguen, B, 281 du plan cadastral. Les Bretons ont occupé ce territoire au VIème siècle, et y ont toujours maintenu leur langue depuis. Une paroisse y fut érigée de très bonne heure : son importance territoriale le prouve suffisamment. Son nom n'a presque pas varié, puisqu'il ne présente guère que les deux formes : Beubri en 1282, et Buibry en 1454. A 4 kilomètres au sud du bourg, « près du village appelé le Vieux-Saint-Yves, se trouve un monument décrit par l'abbé Mahé sous la dénomination de barrow ; c'est une butte conique d'environ 8 mètres de hauteur, entourée de douves de 16 mètres de largeur et de 6 mètres de profondeur. L'aspect du lieu fait immédiatement reconnaître une fortification ; les rejets de terre et les douves qui entourent cette éminence artificielle, sa situation au bord d'un marais, qui fut sans doute autrefois un étang, doivent la faire considérer comme une de ces mottes féodales, au sommet desquelles s'élevaient anciennement les donjons » (Cayot D. Morb. 463) (de Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Note 2 : la paroisse de Bubry se divise en plusieurs quartiers : le quartier de Saint-Armel avec ses châteaux de Perros et de Koed-Iquel, le quartier de Saint-Hervé avec ses châteaux ou manoirs de Kerbastard, de Guérizec et du Vieux-Château, le quartier de Saint-Yves avec ses châteaux de Kernivinen, de Kerleshouarn et du Faudo, la chapelle de la Salette, le quartier Saint-Trémeur avec son château de Bruslé, le quartier Saint-Clément avec ses manoirs de Guerlasquen et de Manéantoux, le quartier de Locolven avec ses châteaux ou manoirs de Kéraly et de La Villeneuve. " Les noms que portent les villages du quartier de Saint-Yves ne sont dûs ni au caprice ni au hasard et, sous leur forme imagée, ils sont généralement très évocateurs. Les uns viennent de la situation géographique du hameau perché au sommet d'un mamelon comme Le Manné (montagne) et Keryhuel (village élevé), ou sur le faîte d'une éminence rocheuse et sauvage comme Roh-Harü (rocher escarpé), ou dans un site abondamment boisé comme Keranskoët (village dans les bois) et Koët-Roche (bois de roche), ou au milieu des landes comme Kerlann (village de la lande). D'autres doivent leur origine au premier exploitant ou à quelque ancien fermier comme Ker-Penvern, Kerhuénec et Kergoff (villages de Penvern, de Guénec, de Le Goff), ou à une prétendue fondation religieuse, comme Kermenah (village du moine), Saint-Nénec et Saint-Eliau. Ils ne manquent parfois pas de grâce champêtre ni de saveur poétique et sonnent clair comme des timbres argentins : Gergaër (joli village), Nueldick (petit foyer), Mannénin (petite colline), Bois-Fleuri. " (L. Le Brazidec).

Note 3 : au XVIIème siècle, le village de "la Salette" ne s'appelait pas encore "la Salette", mais "Locqueltas" car une chapelle y avait été construite là en l'honneur de Saint-Gildas, né en Ecosse au VIème siècle. En 1846, la Vierge Marie apparut à La Salette dans les Alpes à deux jeunes enfants : Maximin et Mélanie. C'est après cette apparition de la Vierge que le culte de Notre-Dame de La Salette vint à Locqueltas. La chapelle de Saint-Gildas menaçant ruine, une nouvelle chapelle en l'honneur de Notre-Dame de La Salette est construite en 1848.

Ville de Bubry (Bretagne).

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PATRIMOINE de BUBRY

l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1804). Cette église, sans caractère architectural, remplace deux belles églises voisines, flamboyantes, réunies par un grand clocher de la fin du XVIème siècle, que la Révolution a fait disparaître. En 1804, l'église n'avait pas de clocher : la tour sera construite du temps de l'abbé Jegat, recteur, en 1895. De 1804 à 1895, le clocher est remplacé par une baraque près de la sacristie où sont logées provisoirement les cloches. L'ancien cimetière touchait jadis l'église. Face à la place Saint Antoine, se trouvait autrefois un magnifique ossuaire rectangulaire à colonnades dans lequel reposaient 6000 crânes rangés. C'était, disait-on, les restes de 6000 guerriers morts dans un combat célèbre contre les Vikings ;

Eglise de Bubry (Bretagne).

Nota : L'église paroissiale de Bubry est dédiée à saint Pierre et saint Paul, apôtres. C'est un vaste édifice, sans caractère archéologique. Avant la révolution il y avait deux belles églises paroissiales reliées par une tour. L'édifice actuel date de 1804. Près de l'église, on voit deux lechs, dont l'un est taillé à quatre faces unies, et l'autre porte sur deux côtés une croix pattée à tige grêle, gravée en creux. Dans le cimetière, on remarque une pierre tombale, portant en lettres gothiques le nom de J. Le Boulch, et en relief un personnage représentant un tailleur de pierres ou un maitre-maçon, comme l'indiquent un marteau, une équerre et une règle. Dans le reliquaire on peut voir une collection considérable de crânes et d'ossements, parfaitement alignés et ainsi rangés depuis plusieurs siècles. Sur la place publique, on voit aussi une grande cuve en pierre, de 2 mètres de diamètre, taillée à 12 pans : c'est le reste d'une fontaine, ou plutôt d'un réservoir public, qui recevait les eaux d'une source voisine, appelée la fontaine de Sainte-Hélène. Voici la liste des chapelles de la paroisse : — 1. Notre-Dame, au bourg. — 2. Sainte-Hélène, près du bourg, vers le nord. — 3. Saint-Trémeur, à 2 kilomètres, vers l'est. — 4. Saint-Clément, à 5 kilomètres, au nord-nord-est. — 5. Saint-Guénael, à 6 kilomètres, vers le nord, à Locolven. — 6. Saint-Armel, à 3 kilomètres, vers l'ouest. — 7. Saint-Symphorien, à 2 kilomètres, vers l'ouest, détruite. — 8. Sainte-Madeleine, à 400 mètres, au sud-ouest du bourg. — 9. Saint-Hervé, à 2 kilomètres, vers le sud. — 10. Saint-Gildas, à Loqueltas, à 2 kilomètres, vers le sud-est. — 11. Saint-Théliau, au village de ce nom, au sud, ruinée. — 12. Sainte-Nenec, au village du même nom, au sud, détruite. — 13. Saint-Yves, à 5 kilomètres, vers le sud, la plus belle chapelle de la paroisse, et le siège d'une trève. Cet édifice, en forme de croix latine, mesure 34 mètres de longueur sur 7 de largeur. La longère du nord, en petit appareil, est la partie la plus ancienne. Le choeur à pans coupés, les deux transepts, la longère du sud, la tour carrée et sa flèche polygonale sont en grand et moyen appareil. Le mélange de l'ogive et du plein cintre, les ornements empruntés au style de la renaissance, prouvent que ces parties sont de la fin du XVIème siècle ; une porte donne la date de 1589, et une sablière celle de 1598. La fenêtre du fond du choeur est surmontée à l'extérieur d'un écusson portant un sanglier, c'est-à-dire les armes des Cancoet, alors seigneurs de Kernivinen. Nul doute que cette chapelle ne doive sa fondation et sa reconstruction principalement aux seigneurs de ce lieu, qui y avaient toutes les prééminences honorifiques. C'est aussi à eux, et aux nombreux pèlerins qui visitaient la chapelle, qu'il faut rapporter l'établissement de quatre chapelains, chargés de l'exercice du culte. Grâce à ce personnel ecclésiastique et à l'éloignement du bourg, Saint-Yves fut érigé en trève. Bientôt les oblations des pèlerins tentèrent la cupidité de Jérôme de Cancoet, sgr de Kernivinen. Comme il voulait se les arroger et que le recteur P. de Belleville s'y opposait, il alla, en 1630, jusqu'à le souffleter en pleine église. L'attentat ne resta point impuni. L'auteur se vit condamné à une amende de 2,000 livres au profit des hôpitaux, et à la restitution de 10,000 livres touchées par lui. Cette dernière somme fut acceptée par le chapitre de Vannes à titre de constitut franchissable. L'emploi des oblations futures fut minutieusement réglé par le parlement, et la présentation des chapelains attribuée alternativement au seigneur de Kernivinen et au chapitre. Deux mille francs furent distraits et consacrés à la construction de la maison habitée en 1891 par le vicaire. Il y avait aussi des chapelles privées aux châteaux de Keraly et de Penroz ou Péros. Celle-ci, dédiée à l'Immaculée Conception, était le siège d'une chapellenie de la Trinité fondée par les seigneurs de l'endroit. En dehors de cette chapellenie et des quatre de Saint-Yves, on n'en connaît pas d'autres dans la paroisse. Les frairies, groupées autour des chapelles publiques, subirent une réduction après la ruine de leurs sanctuaires. Le recteur, à la libre nomination du pape ou de l'évêque, levait la dîme sur toute la paroisse, à la 33ème gerbe. En 1756, son revenu net était évalué à 2,066 livres. C'est grâce à ses revenus, que le recteur, Jh Boutouillic, légua, en 1722, à l'Hôtel-Dieu d'Hennebont, 4,000 livres, pour fonder deux lits, en faveur des pauvres malades de sa paroisse et à la nomination de ses successeurs. Bubry était du doyenné de Guidel ou des Bois et de la sénéchaussée d'Hennebont. En 1790, il fut érigé en commune, et même en chef-lieu de canton du district d'Hennebont, et eut dans son ressort Inguiniel et Quistinic. En 1791, son recteur, B. Videlo, refusa le serment et se vit remplacé par un intrus. Il devint plus tard curé de Plouay, puis de Ploemeur, ensuite vicaire général, et mourut à Vannes le 2 novembre 1851, dans sa 95ème année. Pendant la révolution, on vendit nationalement cinq tenues appartenant à l'abbaye de la Joie, une maison et un jardin dépendant de Saint-Yves, plusieurs maisons et journaux de terre appartenant à la chapellenie de Péros, une tenue à Guéganic et quelques pièces de terre dépendant de la fabrique. Bubry fournit à la Chouannerie un certain nombre de volontaires, et en 1800 cette commune était signalée comme le quartier général des bandes de Petitcorps, Morvan et Talmont de Pluméliau. En 1801, Bubry perdit son titre de chef-lieu de canton, pour faire partie du canton de Plouay, arrondissement de Lorient. C'est dans le cimetière de Saint-Yves que se trouve le tombeau de M. Fraboulet de Kerléadec, général de division, ancien commandant du département du Morbihan (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "L'histoire de la paroisse de Bubry et ses recteurs"

Eglise de Bubry (Bretagne).

la chapelle Saint-Yves (1589), édifiée par les seigneurs de Kernivinen et de Saint-Nouan, sur les ruines d'une chapelle romane dont on voit des traces au mur Nord de la nef. Saint Yves (décédé le 19 mai 1302) est né en 1253 près de Tréguier (Côtes-du-Nord ou Côtes-d'Armor). La porte Sud, à fronton triangulaire, est datée de 1589. La chapelle comprend une nef, un transept et un choeur polygonal. Deux grosses colonnes cylindriques engagées semblent avoir été destinées à supporter une arcade qui eût divisé la nef en deux parties égales. De même aux angles du carré du transept d'autres colonnes engagées reçoivent par pénétration des naissances d'arcades qui eussent limité le carré, mais aucune de ces arcades ne fut jamais construite. La décoration est surtout Renaissance avec quelques traces de la décoration flamboyante : accolades avec crochets et choux, contreforts à pinacles. Sur le porche occidental s'élève un grand clocher de 33 mètres de haut à baies Renaissance, surmonté d'une flèche polygonale à la base de laquelle court une galerie à jour. Le clocher est étayé au Sud par un épais contrefort. Au Sud également, est une tourelle d'escalier polygonale surmontée d'une flèche. Au premier étage du clocher, est aménagée une chapelle haute, décorée d'arcades de fausse architecture et ouvrant sur la nef. Des naissances d'ogives attendent une voûte qui ne fut jamais construite. Les naissances d'ogives du porche n'ont pas été davantage utilisées. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits à têtes de crocodiles et sablières sculptées, portant la date de 1598. Le chevet est de type Beaumanoir. Le lustre en bronze massif, suspendu à la clef de voûte de l'édifice, date de 1616. Le bras reliquaire de Saint-Yves, oeuvre de l'orfèvre Alain Trocher de Morlaix, date de 1615 (les reliques sont authentifiées par un acte du 15 mai 1615). Une statue de saint Hervé, en bois polychrome, date du XVIIème siècle. A signaler qu'en 1627, la chapelle compte cinq autels en pierre de taille et quatre chapelains y sont affectés. " Le pardon de St-Yves-la-Vérité (le 4ème dimanche de mai) avait, jadis, un grand renom. Des foules considérables se pressaient, ce jour-là, à l'intérieur de la chapelle comme autour de ses murs bénis. Accourus parfois de très loin, ces pélerins n'étaient pas de simples curieux, mais des chrétiens convaincus et fervents qui n'auraient pas considéré leur dévotion comme satisfaite s'ils ne l'avaient complétée par la réception des Sacrements. Un clergé nombreux se tenait à leur disposition, dès la veille, même la nuit durant, pour entendre les confessions, et, aux messes qui se succédaient dans la matinée, de nombreux communiants s'approchaient de la Table Sainte. Les cérémonies revêtaient une exceptionnelle solennité, en particulier la grande procession qui groupait des foules pieuses et chantantes  " (L. Le Brazidec) ;

Chapelle Saint-Yves de Bubry (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "L'histoire de la chapelle de Saint-Yves et sa fontaine"

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "L'histoire de Saint-Yves-la-Vérité des origines à la Révolution"

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "Saint-Yves-la-Vérité durant la Révolution"

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "Saint-Yves : succursale de Bubry, puis paroisse indépendante"

la chapelle Saint-Hervé (ou Sainte-Hélène), reconstruite au début du XIXème siècle. Saint Hervé est né aveugle en 520 à Lanrioul en Plouzévédé dans le Finistère et était guidé par le jeune Guich'haran ;

l'ancienne chapelle Sainte Marie Madeleine, aujourd'hui disparue. Elle avait été reconstruite près du bourg de Bubry au XVIIIème siècle, sur l'emplacement d'une ancienne chapelle de Cordiers, chapelle dédiée à Sainte Madeleine. La chapelle abritait jadis une statue de sainte Marie Madeleine en bois et datée du XVIIème siècle. La chapelle a disparu et il ne reste plus que le Pont de la Madeleine ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame (XIXème siècle), mentionnée au bourg de Bubry en 1930. Cette chapelle, aujourd'hui disparue, se trouvait derrière les fonts baptismaux de l'église paroissiale ;

l'ancienne chapelle Sainte-Hélène, reconstruite près du bourg de Bubry au XVIIIème siècle et mentionnée encore en 1930. Sainte Hélène, mère du grand empereur Constantin, est née vers le milieu du IIIème siècle : elle vivait simplement et sa bonté s'étendait aux prisonniers, exilés et à tous les malheureux. La chapelle était tombée en ruines pendant la Révolution et fut relevée au mois d'avril 1810 par le recteur de l'époque. En 1839, on fit abattre cette chapelle et on la remplaça par une autre ;

Chapelle Sainte-Hélène de Bubry (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Guénaël (XVIIIème siècle), située jadis au village de Locolven et mentionnée en 1930. Guenaël (qui mourut entre 585 et 590) serait né à Quimper au VIème siècle et aurait été formé par saint Guénolé, l'abbé du monastère de Landevennec (Finistère) ;

l'ancienne chapelle Saint-Gildas (XVIIème siècle), située jadis au village de Loqueltas ;

l'ancienne chapelle Saint-Armel (XVIIIème siècle). Saint Armel (qui meurt à Saint-Armel le 13 août 552) est né en Grande Bretagne en 482 d'une famille noble et crée un monastère à Ploërmel (Plou d'Armel), puis près de Sarzeau, à Saint-Armel, et enfin à Plouharnel, Plouarzel, Ergué-Armel. Saint Armel est invoqué contre la sécheresse. Il s'agissait d'une construction rectangulaire, mentionnée en 1930 ;

le calvaire de Saint-Yves (XVIIIème siècle) ;

la fontaine Saint-Hervé ou Sainte-Hélène (XVIIIème siècle), située route de Guémené. La fontaine et les bancs installés autour des bassins sont ornés de sculptures en forme de coquilles ;

Fontaine de Bubry (Bretagne).

la fontaine de Saint-Trémeur (XVIIème siècle). Saint-Trémeur, né au VIème siècle et enterré dans le Finistère, est le fils de Conomor ;

le presbytère (1702). Des armoiries situées au-dessus de la porte ont été effacées à la Révolution. Deux ailes sont ajoutées au XIXème siècle ;

le château de Kernivinen (XVème siècle), édifié vers 1400 par Henri de Saint-Nouan (ou Saint-Nouay, Saint-Nonan, Saint Noay) et siège de la seigneurie de Keringuinen ou Kerniguinen. Propriété successive de Henri de Saint Noay (en 1448), de la famille Le Luhandre (en 1481), Louis de Baud et Isabelle de Camzon (en 1511), Maurice de Baud (en 1536), Jacob de Cancoët et Isabelle de Kerouallan (en 1608), Jérôme de Cancoët (de 1630 à 1648), Yves de Rosmar et Maurice de Rosmar (en 1655 et jusqu'à 1676), Claude de Rosmar (de 1676 à 1681), Marie de Rosmar (en 1691), Jean de La Pierre de La Forêt et Jeanne de Rosmar (de 1697 à 1726), François de La Pierre (de 1727 à 1761), François Hyacinthe de La Pierre (en 1771), Marie Nicole de La Pierre et Louis du Couëdic (de 1785 à 1789), Jacques Lalau de Keraly. Il est aujourd'hui la propriété de Mme Lalau-Keraly. L'édifice actuel possède un corps central et une seule aile. Le moulin de Boconan appartenait jadis aux châtelains de Kernivinen ;

le château ou manoir de Perros (XVème siècle), édifié par les seigneurs de Perros (ou Penroz, Penros) et restauré au XIXème siècle. Propriété successive des familles De Perros (de 1448 à 1542), Couriault (XVIIème siècle), Quillio (en 1775). En 1789, le château est occupé par Marc Antoine Le Gouriant. Il devient ensuite la propriété de la famille Mazurier de Villeneuve, puis, de 1856 à 1942, de Louis Franchet d'Espérey (maréchal de France en 1921), puis de la famille Gastines. L'ancienne chapelle dédiée à l'Immaculée-Conception, était le siège, avant la Révolution, d'une chapellenie de la Trinité, fondée par les seigneurs du lieu. Un souterrain permet de relier le château à Persquen. Pendant la Révolution, des prêtres comme Benjamin Videlo (recteur de Bubry), Louis Videlo, Le Fellic, Le Goff, Duparc (recteur de Melrand), Le May (recteur de Guern) venaient s'y cacher ;

Château de Perros en Bubry (Bretagne).

le château de Brûlé ou Bruslé (XVème siècle), édifié par Jean de Bruslé et situé route de Baud. Propriété successive de Jean de Chef du Bois (ou Chedubois ou Chef-du-Bois) et Anne de Bubry (en 1453), Jean de Bruslé (en 1481), Jean de Chef du Bois, fils (en 1491), Pierre de Chef du Bois (de 1536 à 1573), autre Jean de Chef du Bois (de 1578 à 1605), Jacques de Chef du Bois (en 1609), autre Jean de Chef du Bois (de 1627 à 1631), Gabriel du Bois (en 1633), Jean du Bois (en 1656), Toussaint du Bois (en 1697), Pierre Mathurin du Bois (en 1720), Jacques René du Botdéru (en 1770), Jean Baptiste Antoine Victor du Botdéru (en 1780), ..., Mlle de Peslouan, famille Bellec. Le château est remanié en 1747 (date sur la façade) et 1882 (date sur une grange). En ruine vers 1950, il est alors démantelé et vendu en partie. Seuls subsistent les piliers du portail, les linteaux des portes et fenêtres, ainsi que la corniche ouvragée et sculptée qui orne toute la longueur de l'édifice. Trois moulins auraient appartenu au château de Bruslé : le moulin Bigot, le moulin Le Stunff et le moulin appelé "moulin greveur". Un tumulus existait autrefois, ainsi qu'une chapelle privée ;

Château Brûlé en Bubry (Bretagne).

le manoir de Kéraly (XVème siècle), propriété de la famille Kéraly. Propriété de Guillaume de Kéraly (époux de Jeanne de Saint-Nouan, châtelaine de Kernivinen), puis de Charles de Kéraly et d'Olivier de Kéraly en 1442. On trouve ensuite Charles de Kéraly (en 1604), François de Kéraly (de 1620 à 1627), Jean de Kéraly (en 1666), Jean de Toulbodo (en 1698 et en 1708), Germain de Madiere et Jacquette de Toulbodo (en 1756). En 1770, le manoir appartient à M. des Hôtes, procureur du roi à Quimperlé. On y trouve une chapelle privée et un colombier. Il est aujourd'hui la propriété de la famille Lalau-Keraly. Un moulin existait autrefois dans la vallée de la Sarre ;

l'ancien manoir de Coëtdiquel ou Koed-Iquel. Siège de la seigneurie de Coetyezequel ou Coeteycael. Propriété successive des familles Bignan (en 1430 et d'Olivier Bignan en 1448), Le Picart et ses descendants (de 1464, jusqu'en 1536 avec Matheline Picard), Rion Guiller et Louise Raison (en 1643), Henri Guiller (fils de Rion) et Marguerite de Kervignant (en 1666), Louise Marie Guiller (en 1717), Métayer de La Garde (à la fin du XVIIème siècle). Au XIXème siècle, les terres et le manoir sont vendus pour racheter le couvent des Carmes d'Hennebont et y établir des Ursulines. Au XXème siècle, il a comme propriétaires Hippolyte Duault (percepteur à La Baule), puis M. Balias, Mathurin Troudet et M. Josso. On y trouve une chapelle privée, un colombier, un puits. De l'ancien château, il ne reste que des ruines. L'édifice a été restauré par son propriétaire actuel Michel Corpet ;

le château de Kerbastard, situé sur la route de Plouay. On distingue un blason sur la façade. Au-dessus d'une des fenêtres de la maison principale se trouve la date de 1710. Il possède encore un puits. Le moulin de Kerbastard a disparu. Le château a appartenu successivement à Alain Becquart (en 1536), François Marquer et Guyonne Roze (en 1602), Louis Marquer (de 1621 à 1643), Olivier Marquer (en 1646), Louis Marquer (en 1673), Marguerite Hamon et Catherine Françoise du Gourvinec (en 1701) ;

le château ou manoir du Faudo. Propriété jadis de la famille Talhoed de Grationnay. La façade a conservé son aspect d'époque avec des pierres de taille ouvragées et sculptées. A l'intérieur, se trouvent deux belles croix pattées creusées dans la pierre. Le moulin de Chojet dépendait jadis du château ;

la ferme fortifiée de Kerorguen (époque gallo-romaine), située à Kerourio ;

le four à pain (XVIIIème siècle), situé à Kerbrient ;

on comptabilise 16 moulins à la fin du XIXème siècle dont : Brulé d'en Haut, Brulé d'en Bas,... ;

Fontaine et lavoir de Sainte-Hélène en Bubry (Bretagne).

A signaler aussi :

le lech, situé place de l'église (époque néolithique). Cette pierre a été déplacée à plusieurs reprises. Il s'agit d'une pierre en granit de 0m70 de hauteur, 0m80 à la base et 0m48 au sommet. Il porte deux croix gravées en creux ;

la motte féodale du Vieux Saint-Yves, ancien siège de la seigneurie de Kernivinen. Elle est entourée de douves de seize mètres de longueur et six mètres de profondeur ;

un retranchement du Haut Moyen Age ;

l'ancien château de Kerleshoarn ou Kerleshouarn, propriété de la famille Lestaullé (ou Lestaullet ou Lestaudet, Le Staulet, Lestoller) aux XVème et XVIème siècles. Propriété successive de Jean Lestaudet (de 1536 à 1563), de Jérôme Baellec (en 1647), de la famille Darrassen (en 1664), Sébastien Baellec (en 1672), Bonaventure Eudo (en 1696), Pierre Gabriel Eudo (en 1720), Jean Baptiste Eudo (de 1751 à 1763), Marie du Boehez ou Bouetiez (en 1770), de la famille Kerdroux (en 1770). A noter que Marie Bouetiez se marie le 20/02/1764 à Hennebont avec Jean-Baptiste Eudo. Puis beaucoup plus tard, on trouve les familles Guillemot, Legal et Cojan. Il ne subsiste aujourd'hui aucune trace du château si ce n'est que deux piliers du portail. Il possédait jadis un puits de deux mètres de diamètres avec entourage en pierres de taille (les pierres de tailles ont été vendues et transférées au château de Versailles). Il ne subsiste aussi plus rien de l'ancienne chapelle privée ;

l'ancien château de Guérizec, aujourd'hui disparu et situé jadis dans le quartier de Saint-Hervé. D'après la tradition, le seigneur du château était M. de Locdu. Le moulin de Kerleshouarn était au service du château de Kerleshouarn, château voisin, et du château de Guérizec. A signaler qu'un souterrain partait du château de Guérizec et aboutissait au château de Kerleshouarn ;

l'ancien château dit "le Vieux Château", situé dans le quartier Saint-Hervé. Il ne subsiste que des dépendances et un puits. Près du village de Saint-Hervé, nous voyons un tumulus ou butte de terre sous laquelle, dit-on, a été enterré un des seigneurs du château. Les propriétaires successifs sont : Jean de Chef du Bois (en 1448), Pierre de Chef du Bois (en 1536), Guillaume de Chef du Bois (de 1578 à 1581), Louis de Quelen (en 1587), Jérôme d'Arradon et Marie de Quelen (de 1592 à 1608), Pierre de Lannion et Renée d'Arradon (de 1609 à 1646), Pierre de Lannion (en 1708), Hyacinthe de Lannion (en 1745). On trouve ensuite la comtesse du Menou qui vend la propriété à la famille Le Goff. Le château possédait jadis deux moulins : le moulin du duc (faisant référence au duc de Pontcallec, le seigneur d'alors) et le "milin gress" ;

l'ancien château ou manoir de La Villeneuve, aujourd'hui disparu. Certaines pierres ont servi à restaurer le manoir de Manéantoux. Propriété successive de Jeanne du Pou (en 1448), Georges de Talhouët (en 1611), Valentin de Talhouët (en 1624), Jean Armand de Talhouët (en 1657), Joseph de Talhouët (en 1682), Germain de Talhouët (en 1707), Vincent de Talhouët et René de Talhouët (en 1779). Une annexe du château porte la date de 1638 et une étable porte la date de 1650. Il ne subsiste du vieux château que quelques pierres ouvragées : un blason et un angelot. Le puits est toujours là. Le moulin du Chojel dépendait du château ;

l'ancien château ou manoir de Manéantoux, aujourd'hui ancienne maison Donval puis Mio. L'édifice aurait été restauré avec les pierres de l'ancien château de Villeneuve (près de la Croix Villeneuve). Propriété de Jean de Camzon (en 1448) et de Jean de Chef du Bois et Jeanne de Baux (en 1603). Deux moulins appartenaient autrefois au château. Une chapelle privée, dont il ne reste qu'un bénitier en forme de sabot, aurait jadis existé ;

l'ancien château ou manoir de Guerlasquen, aujourd'hui disparu. Propriété de Jean de Chef du Bois (en 1448), Pierre de Chef du Bois (en 1536) et de la famille de Chef du Bois en 1666 ;

le château de Keranskoët (XIXème siècle), en Inguiniel, rattachée à la paroisse de Saint-Yves-la-Vérité (en Bubry), propriété du Général Fraboulet. Madame Fraboulet, son épouse, possédait déjà à Kéranskoët un pavillon de chasse, mais la construction se limitait à la partie centrale du château actuel. Quand il y eut établi définitivement sa résidence, le général fit ajouter, en 1865, deux ailes latérales à l'édifice primitif ;

Voir aussi   Ville de Bubry (Bretagne) "Le Général Fraboulet"

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de BUBRY

Les seigneuries de la paroisse de Bubry étaient : 

1.     Brulé, à l'est, aux Brulé, Chefdubois et Botderu.

2.     Coetdiquel, à l'ouest, aux Bignan en 1430, puis aux Métayer (Note : La dernière propriétaire de Coetdiquel vendit cette terre pour racheter le couvent des Carmes d'Hennebont, et y établir les Ursulines, dont elle devint supérieure).

3.     Faudo, près de Saint-Yves.

4.     Keraly, au N.-N.-E., à la famille de ce nom en 1422 et 1660.

5.     Kerbastard, au sud-ouest.

6.     Kerlasquen ou Guerlasquen.

7.     Kerleshoarn, au sud.

8.     Kerlevido, près du bourg.

9.     Kernivinen, près de Saint-Yves, aux Saint-Noay, Cancoet, la Pierre.

10.   Manéantoux, au nord.

11.    Penroz, au N.-0., aux Penroz, et plus tard aux Quillio.

12.   Quelenec, au sud.

13.   Le Vieux-Château, à un kilomètre au sud du bourg.

14.   Villeneuve, vers le nord, aux Talhoet de la Grationnaye.

Toutes ces seigneuries relevaient de Pontcallec, qui était un fief démembré d'Hennebont (Joseph-Marie Le Mené).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Bubry :

Guillaume de KERALY (30 livres de revenu), remplacé par son fils : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque) ;

Charles PENROS (60 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Thomas LESTAULLE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît en archer ;

Ollivier LE PICART (10 livres de revenu) : défaillant ; 

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Bubry :

Henry de ST NOUAN (500 livres de revenu), de la maison du duc ;

Guillaume de BRULLE ou BRUSLE (300 livres de revenu), de la maison du duc ;

Charles PENROS (40 livres de revenu), de l'ordonnance du duc ;

Guillaume KERALY (40 livres de revenu), remplacé par Ollivier Keraly : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Charles KERALY ;

Jehan LUANDANDRE ;

Lorand LESTOLLER ou LESTAULLE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume DALLO (40 livres de revenu) : défaillant ;

Ollivier LE PICART, remplacé par Jehan Le Guen : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

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