Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Bourselais

BOURSEUL

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Plancoët  

La commune de Bourseul (pucenoire.gif (96 octets) Boursaout) fait partie du canton de Plancoët. Bourseul dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURSEUL

Bourseul vient du breton « borr » (protubérance) et du vieux-breton « solt » (domaine).

Bourseul est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plorec (moitié sud) et de Corseul (moitié nord). En 1261 (d'après un vidimus de 1358), le nom de Bourseul (Borsoult) est cité, lorsqu'un certain Bertrand Rabel reconnaît devoir à l'abbaye Saint-Aubin-des-Bois six boisseaux de seigle sur une tenure située en Bourseul (Anc. év. III, 138).

Ville de Bourseul (Bretagne).

La paroisse de Bourseul est, sous l'Ancien Régime, un prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu et appartient au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Bourseul avait pour subdélégation et pour ressort Dinan. La cure était à l'abbé de Saint-Jacut. Durant la Révolution, la paroisse de Bourseul dépendait du doyenné de Plancoët. Bourseul élit sa première municipalité au début de 1790.

Certains lieux-dits tels que le village de l'Hôpital témoignent de la présence des Templiers et/ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie du Temple de Lannouée en Yvignac était jadis possessionnée en Bourseul.

Le territoire de la commune de Bourseul est modifié à deux reprises à la fin de 1827 :

la commune a été augmentée d’une fraction de Corseul (ordonnance du 21 novembre 1827) ;

en échange de la chapelle de l'Hôtellerie, alors en Plorec, la commune cède à cette dernière commune la grande chênaie du Bois-Billy et le château du Bois-Adam (ordonnance du 6 décembre 1827).

On rencontre les appellations suivantes : Borsoult (en 1261), Bourseut (vers 1330), Boursout (en 1405), Bourseul (au XVème siècle), Bourseult (en 1516, en 1583). Il existe des graphies Bourseult et Bourseul dès 1622.

Ville de Bourseul (Bretagne).

Note 1 : Superficie. — 2.226 hectares. Population. — Pouillé de la Bastie (vers 1755) : 800 communiants. — Ogée (1778) : 900. — En 1778 : 33 naissances, 10 mariages, 31 décès. — L'an III (1794-1795) : 28 naissances, 20 mariages, 22 décès. — En 1790 : 1.316 habitants, dont 610 hommes sur lesquels 221 citoyens actifs, 476 femmes, 330 personnes des deux sexes au-dessous de 18 ans ; la journée de travail estimée 12 sols. Le recteur, le 29 mars 1791, écrit que Bourseul ne compte que 1.272 habitants. M. Tempier adopte le chiffre de 1.266 — En 1803 : 1.375 habitants. — En 1838 : 1.366. — En 1853 : 1.379. — En 1870 : 1.510. — En 1880 : 1.460. — En 1889 : 1.561. — En 1913 : 1.509. — En 1922 : 1.139. Impôts. — En 1778 : 278 contribuables dont 98 payant moins de 3 livres. — Capitation en 1770 : 1.676 livres 10 deniers. — En 1790, 1.494 livres 15 sols — Vingtièmes en 1787 : 2.608 livres 1 sol 6 deniers. — En 1790 : 2.642 livres 3 sols. — Fouages : en 1767 : 521 livres 11 sols. — En 1790 : 879 livres 7 sols. — En 1803 : Contributions foncières : 5.100 frs ; mobilières : 385 frs, plus un vicaire à rétribuer 300 frs. Administration. — Bourseul, écrit Ogée, relève de Dinan, siège de sa subdélégation d'intendance et de sa sénéchaussée. On voit dans ce territoire des terres fertiles en froment, seigle et autres grains, des prairies, des étangs, beaucoup de landes et de bois. Celui de Beaubois a deux lieues et celui de la Chapelle, une lieue et demie de circonférence. Au point de vue féodal, lisons-nous dans un Etat particulier du Duché de Penthièvre au XVIIIème siècle conservé aux Archives d'Ille-et-Vilaine, la plus grande partie de Bourseul relevait du Roi à cause de son domaine de Dinan. M. de Rieux, y possède une grande partie du proche fief à cause de sa seigneurie de Montafilant qui relève du Roi. Le duc de Penthièvre n'y possède en proche que la maison de la Martinaye. En 1790, Bourseul fit partie du district de Dinan et du canton de Plancoët. Le 15 pluviôse an V (3 février 1797), Bourseul fut rattaché à la municipalité cantonale de Plancoët. Depuis le Consulat, cette commune dépend de l'arrondissement de Dinan et du canton de Plancoët (abbé Auguste Lemasson).

Note 2 : la commune de Bourseul est formée des villages : la Boitardais, le Pau, Basse-Lande, la Roblinais, l'Hôpital, Pont-Loyé, la Ville-Salmon, la Guitenais, la Chapelle, la Ballue, la Vieuxville, Landes-Marettes, Vieille-Porte, la Treunais, Saint-Rolland, Saint-Méen, la Rabionais, les Diaux, Ville-Roblin, Beau-Bois, Ville-Auffret, etc ...

Ville de Bourseul (Bretagne).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de BOURSEUL

l'église Saint-Nicodème (1848), construite, semble-t-il, sur l’emplacement d’un édifice Templier. En mars 1844, est posée la première pierre de la nouvelle église dans laquelle sont incorporés deux porches romans du XIIème siècle de l'ancienne église. " Edifice en forme de croix latine. Construit sur les plans dressés par M. Cocheril, entrepreneur à Dinan, et visés par M. Ramard, la première pierre en fut posée en mars 1848 et il fut terminé en moins de deux ans. On y a incorporé les deux porches romans de la fin du XIIème de l’ancienne église dont la reconstruction avait été reconnue indispensable en 1847 par M. Aubry, architecte à Dinan. En 1855, l’on construisit la sacristie et fit quelques transformations. Sur le placître, croix du XVIème ornée sur le socle du symbole des évangélistes comme à Jugon, Broons, Landébia, etc. " (R. Couffon) ;

Eglise de Bourseul (Bretagne).

Nota 1 : Renseignements ecclésiastiques. — Bourseul, autrefois cure du diocèse de Saint-Malo, relevait de l'archidiaconé de Dinan et du doyenné de Poudouvre au siège de Saint-Enogat. La paroisse de Bourseul figure dès l'an 1330 dans un compte de décimes édité par Longnon dans les Pouillés de la Province de Tours, in-4°, Paris, 1903. Le Pouillé manuscrit du XVème siècle qui figure à la Bibliothèque Nationale sous le n° 787, f° 173 de la collection Moreau signale la cure de Bourseul à la présentation de l'ordinaire. Elle y était encore, lors de la Révolution Française. Guillotin de Corson, se basant sur le Pouillé d'Alliot, prétend que Bourseul fut anciennement à la présentation de l'abbé de Beaulieu en Mégrit. Nous nous bornerons à répondre qu'une lettre du prieur Louis de Tremigon adressée le 31 décembre 1649 au prieur de l'abbaye Sainte-Geneviève à Paris, ne mentionne nullement cette église parmi celles où l'abbaye de N.-D. de Beaulieu possédait quelques droits (Bibliothèque Sainte-Geneviève, Ms 608, f° 85). Bourseul a pour titulaire saint Nicodème, prêtre et martyr, dont la fête se célèbre le 15 septembre. Son histoire n'est connue, dit Baillet, t. III, p. XVI, que par les actes de saint Nérée et de saint Achillée, aussi les hagiographes, y compris Mgr Guérin, se montrent-ils fort brefs sur son compte. Cependant son culte est très ancien dans l'Eglise romaine et son nom était célèbre à Rome entre ceux des martyrs de cette ville. Cf. sur le culte de ce saint D. Quentin : Les Martyrologes Historiques du Moyen Age, in-8°, Paris, 1908, p. 51, 350, 429, 482, 697, 698. Les droits de seigneur supérieur à Bourseul appartenaient aux Dinan-Montafilant ; ils furent exercés par les Rieux de la Hunaudaye au cours du XVIIIème siècle. Le dernier représentant de cette race ayant morcelé et vendu ses magnifiques domaines, nous ignorons, à la suite de ces diverses aliénations à qui appartenaient ces droits en 1789. Quant à ceux de seigneur fondateur dans l'église, ils étaient plusieurs à se les disputer, enregistre placidement le Pouillé de Mgr de la Bastie. Le seigneur de Beaubois, note ce même document, recueillait les deux tiers des dîmes de la paroisse. Le recteur et plusieurs autres avec lui se partageaient le dernier tiers, tant et si bien que cet ecclésiastique se trouvait être à portion congrue. Aussi déclarait-il le 29 mars 1791, que son bénéfice consistait seulement en la jouissance d'une maison presbytérale, comprenant une cuisine avec chambre et cabinet au-dessus, une grange servant de cellier, une petite retraite à pigeons, une petite étable à vache avec chambre et grenier au-dessus (pour le vicaire), une cour close avec retraite à cochons et 3 petits morceaux de terre joignant la dite maison et servant de jardin, l'ensemble contenant ensemble trois quarts de journaux de terre (Archives des Côtes-d'Armor, série Q, églises et chapelles). Le tout du reste ne devait pas avoir grande valeur, car le Pouillé de la Bastie le jugeait « très mal et éloigné de l'église ». Un document du 23 janvier 1753 en notre possession nous apprend comment les gros décimateurs de Bourseul constituaient à cette époque la portion congrue du recteur de cette paroisse. Je « soussigné, déclare posséder un tiers de dixme dans le haut de Bourseul, dite dixme de Beaubois, dont j'ai toujours joui faute de trouver qui la voulut affermer, lequel tiers, tous frais déduits, peut me valoir chacun an 170 ou 18O livres. De plus un huitième dans une dixme située dans le bas de Bourseul, dite dixme de la Bouetardaie dont le quart est actuellement affermé 24 écus, partant le tiers 12 écus, dont j'ai toujours pareillement joui faute de fermier. Ajoutez 2 boisseaux de froment, mesure de Plancoët, dus au recteur chaque année en espèce, ou suivant l'apprecis de la cour royale de Dinan. Voilà en quoi consiste le fond et revenu de la cure du dit Bourseul sur laquelle le sieur recteur paie par chacun an 25 à 30 livres de décimes et subventions, plus 17 livres de droits synodaux au seigneur évêque de Saint-Malo et 3 livres 12 sols à M. l'Archidiacre de Dinan. De plus la paroisse contenant de longueur près de trois lieues, il faut nécessairement un curé (vicaire) qui conjointement avec le sieur recteur, ne pourrait suffire pour les malades sans le secours des autres prêtres de la paroisse. Même, il faut absolument un cheval, ce qui prouve évidemment qu'il ne reste pas grand'chose au recteur pour sa subsistance ». Signé : Faisant, recteur de Bourseul. Le recteur de Bourseul, si médiocrement « partagé » des biens de la fortune, était cependant dans la coutume, comme bon nombre de ses confrères, de percevoir le tiers des oblations, usage qui remontait à une haute antiquité. Aussi le 4 juin 1790, les officiers municipaux de sa paroisse s'informaient-ils près du District de Dinan si l'exercice de ce droit était encore tolérable après les coupes sombres que l'Assemblée Constituante venait de faire parmi les us et coutumes du passé. Le Pouillé de la Bastie se borne à signaler l'église de Bourseul comme « très mal pavée ». Les seigneurs de Beaubois et ceux de la Bouetardaye y possédaient chacun une chapelle privative. De cette église reconstruite vers 1848, on n'a conservé que deux portails, décrits par Gaultier du Mottay dans son Répertoire Archéologique des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), in-8°, Saint-Brieuc, 1883, p. 449. D'après cet auteur, on garde encore dans cet édifice, des fonts baptismaux en granit du XIVème siècle et dans le cimetière se voit une croix en granit très ancienne. Lors d'une visite épiscopale en 1769, le procès-verbal que l'on en dressa, signale la nécessité de réparer la sacristie, « si l'on n'aime mieux la reconstruire à neuf » ; ainsi que de pourvoir l'église d'aubes, de surplis, de corporaux et de purificatoires et autres choses indispensables au service divin. Enfin l'autorité diocésaine insiste sur l'obligation de tenir l'édifice sacré dans la propreté et la décence convenables. On note à ce propos sur le document précité, l'existence d'un autel à Bourseul dédié à saint Nicodème (Note : Les fonts baptismaux signalés plus haut gisent, en 1926, en deux morceaux dans un coin du cimetière. La croix, classée comme monument historique, n'est pas en meilleur état). D'après le procès-verbal de la prise de possession de la terre de la Bouetardaye en 1755 son propriétaire possédait dans le chanceau de l'église de Bourseul, deux enfeus et sépultures prohibitifs à tous autres, du côté de l'Evangile proche du sacraire qu'il pouvait armoyer de ses armes. Et à cause de la terre de la Motte au Morais, le même avait droit de banc, escabeaux, accoudoirs, pierres tombales armoyées de ses armes posées au côté de l'Evangile, dans le chanceau, vis-à-vis de l'ancien sacraire, joignant d'un côté au pilier où était jadis la séparation du lutrin de la dite église près la carrée de l'autel, et de l'autre côté à la muraille de la sacristie, et avis la porte d'icelle dans lequel dit terrain est un tombeau élevé près de la porte de la sacristie sur lequel on a permis à titre précaire de mettre la chaire du prédicateur (Archives personnelles). Un Pouillé conservé aux Archives de Saint-Malo sous la cote G. G. 242 mentionne à Bourseul quatre chapelles domestiques, dont trois, dit-il, sont fondées. Voici leurs noms : Beaubois, le Bois-Adam, la Bouetardais et la chapelle Bernier, cette dernière alors interdite. En 1769, la Bouetardais n'était plus desservie. On comptait à la même époque trois chapelles frairiennes dont aucune n'était fondée : c'étaient Saint-Méen, Saint-Laurent et l'Hostellerie, cette dernière écrit-on, n'avait jamais été bénite et relevait des Régaires de l'évêché. En 1862, Gaultier du Mottay, dans sa Géographie des Côtes-du-Nord, p. 378, se borne à indiquer les chapelles de la Bouetardaie, de l'Hôtellerie et de Saint-Méen comme encore existantes à cette date. Dans son Répertoire Archéologique déjà cité, il signale ces deux dernières comme du XIIIème siècle. Elles avaient été rendues au culte entre les années 1804 et 1807. Celle de Saint-Meen toujours desservie le dimanche, possède une vieille statue en bois de son saint patron et une autre de la sainte Vierge. Des documents conservés à la série V aux Archives des Côtes-d'Armor, nous apprennent le sort de la chapelle Saint-Laurent réduite en 1821 à l'état de masures, lesquelles mesuraient 13 m de long, sur 6 m. 20 de large avec un déport contenant 31 centiares. Elle fut vendue à cette époque au profit de la fabrique. Pour clore cet article, il nous reste maintenant à dire quelques mots de la chapellenie de Beaubois, encore desservie lors de la Révolution et dont la maison du chapelain existait toujours il y a quelques années. Les propriétés sur lesquelles elle était assise, furent déclarées bien national et acquises pour 4.300 livres sur estimation de 1.980 livres le 4 septembre 1793 par Jacques-Olivier Ribault, de Broons. Elles comprenaient la métairie de Beaubois, le courtil du Four, le courtil Brieuc, la pièce des Brejeonnais, celle de la Vigne et celle du Puits ainsi que le clos de Devant. Quant à la chapelle de Beaubois elle-même, elle a été entièrement reconstruite par M. Alfred de Tesson qui en a fait un bijou d'architecture, et voulut y être inhumé lorsque Dieu le rappela à lui à l'âge de 97 ans, le 17 août 1904. Cette chapelle, placée sous l'invocation de N.-D. de Beaubois, fut bénite le 16 septembre 1890 par le chanoine Henri Brunet du Guillier. D'après le Pouillé de la Bastie, la confrérie de Saint-Nicodème, sans aucun revenu fixe que les offrandes des fidèles, existait au XVIIIème siècle à Bourseul et même longtemps auparavant, car un document de l'an XIII, nous apprend qu'un nommé François Samson possédait alors, entre autres choses, deux pièces de terre, dont l'une, quoi qu'en dise le Pouillé précité, avait été léguée à la confrérie de Saint-Nicodème par Olivier Glas, le 22 avril 1665 et l'autre, sise au village de Saint-Malo, avait été donnée, nous ne savons quand, par Pierre Durand à la fabrique de Bourseul. Aussi, ne croyons-nous pas le dit Pouillé, lorsqu'il prétend que l'église de cette paroisse ne possédait aucune rente assurée, car nous savons qu'en 1769, elle jouissait d'un capital de 1.200 livres en constitut, auquel le 22 janvier 1783, le sieur Jacques Le Pouliguen avait généreusement ajouté 1.011 livres (Archives Côtes-d'Armor, série Q, non cotée). En outre, une personne charitable avait créé à perpétuité une rente de 30 livres pour l'entretien de la lampe du sanctuaire et la fabrique disposait par ailleurs d'au moins deux petites rentes foncières, dont l'une assise sur des immeubles au village de la Ville-Mesnier et l'autre, s'élevant à 4 livres, était due l'an XIII par François Samson précité. Enfin la pièce des Ponts-Joints, sise à la Ville-Menier, contenant un journal un quart, appartenait elle aussi à l'église de Bourseul. Elle fut vendue le 11 avril 1791 au sieur René Gautier, sur estimation de 440 livres. Quant au Verger du presbytère et au terrain dit l'Enclos, ils furent acquis le 5 février 1799 pour 160 frs par François-Marie Le Moine de Bourseul. Il est regrettable que la série G. et même la série Q., toutes deux d'une pauvreté désolante aux Archives des Côtes-d'Armor, ne nous permettent pas de nous étendre davantage sur le passé religieux de Bourseul. Sous l'ancien régime, cette paroisse était groupée pour la station des prédications avec Corseul et Plorec et ses jours d'adoration avaient été fixés par Mgr des Laurents aux 26 et 27 janvier. La paroisse de Bourseul fut comprise en 1791 parmi celles qui devaient être conservées. En compensation de la perte de sa partie méridionale, elle devait s'adjoindre des parcelles de Plorec, de Saint-Méloir et de Corseul. Comme toutes les églises de France, celle de Bourseul fut dépouillée au cours de la Révolution de presque tout son mobilier cultuel. Déjà le 7 mars 1793 les municipaux de cette commune durent livrer à Dinan une croix d'argent pesant 12 marcs, 2 onces, 4 gros, mais là ne s'arrêtèrent pas les spoliations de ces bolchévistes avant la lettre. Le 24 mars 1794, on inventoria à Dinan un calice et sa patène, un pied de ciboire et son couvercle, un ostensoir et un couvercle de petite custode pesant ensemble 5 marcs, 6 gros et demi d'argent blanc, plus un calice avec sa patène, une coupe de calice et une coupe de ciboire, un croissant le tout pesant 5 marcs, 5 onces, 5 gros d'argent doré. Il faut ajouter à ces chiffres 5 marcs, 2 onces, 6 gros de galon d'argent ôté des ornements et 1 marc, 1 once, 2 gros de galon doré. Le mobilier de l'église de Bourseul fit l'objet de deux ventes : la première produisit 148 livres le 15 juin 1794 et la seconde 111 livres le 6 juillet suivant. Comment les fidèles de Bourseul réussirent-ils à se procurer de nouveaux ornements, nous l'ignorons : toujours est-il que le 3 mai 1799, une colonne mobile dirigée par Le Boulanger de Plélan-le-Petit et commandée par le chef de bataillon Mattat, de Dinan, étant venue coucher au bourg de Bourseul, pénétra dans l'église et y trouva 2 calices et leurs patènes en argent, 1 croix en cuivre, 1 chape à fond blanc, 3 chasubles, 2 aubes, 4 nappes d'autel, 1 missel, 1 graduel et 1 antiphonaire, ainsi que 2 habits ecclésiastiques et une veste noire qui furent aussitôt réclamés par Marie Macé, soeur du prêtre Ignace Macé. Du reste l'agent national de Bourseul s'opposa à leur spoliation, disant que sa commune n'était point sous le gouvernement militaire et que les objets en litige avaient été achetés par ses compatriotes dans l'espoir de trouver un prêtre soumis aux lois de la République (abbé Auguste Lemasson).

Nota 2 : Clergé. — PIERRE-FRANÇOIS HUET, recteur, né à Corseul, le 20 mars 1745 du mariage de M. Pierre-Thomas et de Julienne Fouré, fut ordonné prêtre le 23 septembre 1769 après avoir été noté au Séminaire comme faible en latin et sur la théologie et l'Ecriture sainte. Cet ecclésiastique était vicaire à Créhen depuis avant 1776, lorsque au décès de M. Gilles Frostin trépassé le 13 octobre 1784, il fut pourvu cinq jours après « pleno jure » par l'évêque du rectorat de Bourseul dont il prit possession le 26 de ce même mois (Note : M. Gilles Frostin appartenait l'ancien diocèse de Saint-Brieuc. Il était recteur de Plumieux, lorsque sur démission en sa faveur de M. l'abbé René Hamon, agréée en cour de Rome, il obtint le rectorat de Bourseul pour lequel il eut le visa de l'évêque de Saint-Malo, le 20 janvier 1764). Le sieur P.-A.-M. Urvoi de Saint-Mirel, qui fut l'un des meilleurs agents révolutionnaires à Bourseul jugeait en ces termes M. Huet, le 5 mai 1791 : « Je ne compte guère sur le recteur, homme simple et borné, qui a été perdu par les prêtres de Plancoët » (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 9). Il ne se trompait pas. L'abbé Huet déclara en effet très nettement que sa conscience ne lui permettait pas de prêter serment (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 20), et quelques jours après, c'est-à-dire le 31 octobre 1791 « les patriotes » de sa paroisse, tous gens fort agissants, réclamaient la destitution de leur recteur et la venue d'un curé constitutionnel. On envoya sur les entrefaites enquêter à Bourseul ; finalement tout finit par se calmer ; les curés constitutionnels étaient rares ; et faute de mieux, là comme dans plusieurs autres localités, « les patriotes » durent conserver leur recteur réfractaire. La situation de ces derniers était du reste fort difficile ; il leur eut fallu un merveilleux savoir-faire pour éviter de fâcheuses histoires, talonnés qu'ils étaient entre leur conscience, les prétentions des dirigeants et la présence à Saint-Brieuc d'un évêque constitutionnel qui s'imaginait de bonne foi avoir juridiction sur leurs ouailles. Aussi n'éprouvons-nous aucune surprise à lire sur le Registre 1 L 161, f° 42 conservé aux Archives des Côtes-d'Armor que le 4 avril 1792 la cure de Bourseul fut déclarée vacante par le Directoire des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) sous prétexte que son titulaire « venait encore de se refuser à remplir les fonctions attachées à son office ». Qu'en advint-il ? Nous ne le savons. Vers la même époque tous les prêtres insermentés de Bourseul furent décrétés d'arrestation, comme nous le verrons tout à l'heure, et la situation devint dès lors fort pénible pour les catholiques romains dans cette localité. M. Huet reçut pour la dernière fois sa pension au mois de février 1792. Lors de l'application de la loi du 26 août de cette année ; il ne crut pouvoir mieux faire que de s'y soumettre et s'exila à Jersey. A son départ, Bourseul fut rattaché provisoirement pour le culte à Plorec le 6 octobre suivant. L'abbé Huet passa toute la Révolution à l'étranger. L'enquête de Boullé vers 1802, nous apprend qu'il était « revenu à Bourseul depuis environ trois mois, qu'il possédait du mérite et qu'il était digne de rester curé ». Rétabli recteur de Bourseul le 16 janvier 1804, il y mourut en fonctions le 17 janvier 1807. JEAN-LAURENT GOUPIL, vicaire, né à Corseul le 27 octobre 1746 du mariage de Etienne et de Perrine Grosset, fit son cours au collège de Dinan où nous le trouvons élève de philosophie en 1765. Ses études théologiques furent assez faibles, ce qui lui valut au Séminaire de sérieux avertissements. Ordonné prêtre à Dol le 16 mars 1771, M. Goupil fut nommé vicaire de Bourseul le 6 octobre 1773. Comme tel, cet ecclésiastique se lança avec ardeur dans les idées nouvelles, fut choisi en 1790 comme l'un des électeurs cantonaux, s'assermenta le 21 février 1791 et fut élu curé constitutionnel de Saint-Potan le 13 juin suivant. Saint-Potan, cure de l'ancien diocèse de Saint-Brieuc et du pays de Penthièvre, ne fut nullement satisfait de se voir rattaché en 1790 au district de Dinan et au canton de Plancoët, aussi ses habitants demandaient-ils instamment le 23 mai de cette année à faire partie du district de Lamballe et du canton de Matignon, mais on ne tint aucun compte de leurs désirs. Goupil vint remplacer dans cette paroisse le recteur Yves Demoy, natif de Saint-Julien-de-la-Côte qui occupait cette cure depuis quelques mois à peine au décès de M. Louis-Marie de Launay, de Lamballe, lequel avait été pourvu de Saint-Potan le 24 septembre 1754 à son départ de Plancoët. Le prêtre Goupil reçut de l'évêque Jacob son institution canonique à la date du 17 juin. Deux jours après, il se fit installer comme curé constitutionnel de Saint-Potan, aux appointements de 1.500 livres par an. Si sa présence en cette localité suscita quelques troubles, l'écho n'en est pas arrivé jusqu'à nous. Tout ce que nous savons, c'est que l'on continua de célébrer encore publiquement la messe quelque temps le dimanche dans les chapelles après son arrivée, notamment dans celle du Vau-Meloizel appartenant à M. de Gouyon, où se rendaient en masse les bons catholiques de cette paroisse, mais des ordres du district ne tardèrent pas à faire cesser ces manifestations. Le 14 mars 1792, le sieur Goupil acheta pour 5OO livres le Clos de la Messe contenant un journal et demi, appartenant comme fondation à l'église de Saint-Potan. Tout aussi courageux que les autres prêtres constitutionnels du district de Dinan, Goupil abdiqua son état et fonctions le 27 février 1794 (9 ventôse) ; ce qui ne l'empêcha pas d'être emprisonné à Dinan par ordre du représentant Ruamps daté au 13 mars suivant (23 ventôse). Pour obtenir sa liberté, ce malheureux eut la faiblesse de signer le 27 juin la promesse de se conformer à l'arrêté du représentant Le Carpentier en date du 13 juin (25 prairial) précédent. En conséquence, il s'en alla le 11 juillet 1794 (24 messidor an II) épouser à Bourseul à l'âge de 48 ans, la citoyenne Jeanne Hervé, âgée de 50 ans, déjà veuve de Julien Hamon, native et domiciliée de cette localité. Les deux conjoints divorcèrent par consentement mutuel lors de la pacification religieuse du printemps de 1795. C'est vers cette même époque que ce personnage communiquait à Charles Beslay, agent national du district de Dinan, la lettre suivante qui dénote combien peu la population de Saint-Potan tenait à sa présence « Citoyen Goupil, vous savez que la loy vous ordonne de quitter et de vous retirer au lieu de votre naissance, suivant la loy, et je vous préviens d'y obéir au plus vite, ou je vous citerai à l'agent national de Dinan, pour qu'il exécute la loi comme elle le prononce ». A Potan, le 3 mars 1795 ; signé : Bouillon, agent national. « J'ai été, ajoutait Goupil, curé constitutionnel de Saint-Potan. J'ai affermé 160 livres par an pour trois ans le presbytère dont j'ai ensemencé les terres ; je vous prie de me dire ce qu'il en est. Nous sommes environnés de brigands qui ont enjoint la même chose à mes voisins, après les avoir volés et dépouillés de tout » (Archives des Côtes-d'Armor, série Q, contentieux des prêtres). Il est vraisemblable que l'hostilité que lui témoignèrent ses ouailles, peu flattées de se voir dotées d'un curé marié, le détermina à s'en aller habiter Bourseul où il espérait trouver un public plus accommodant. Il s'y installa en qualité de maître d'école, et il exerçait encore ses fonctions lorsque Boullé rédigea son enquête vers 1802. Il se contente de l'y noter comme pouvant « continuer ses fonctions de magister ». Jean-Laurent Goupil fut inhumé à Plancoët le 15 avril 1809 à l'âge de 64 ans. Son acte de décès à la mairie de cette localité le qualifie de « vénérable » prêtre. Félix Gouinguené, son émule, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, signa sur la déclaration de décès. Au trépas de M. Huet en 1807, l'on transféra de Saint-Solen pour lui succéder M. JEAN-MATHURIN LORANS (voir Dinan). Lorsque celui-ci eut obtenu le 1er novembre 1808 un exeat pour s'en aller dans le diocèse de Rennes, il fut remplacé par M. François DÉPAGNE (voir Pluduno). Ce prêtre n'ayant pu venir à bout des difficultés qu'il rencontrait à Bourseul, fut transféré à la petite paroisse de Saint-Denoual. Son successeur fut l'abbé JULIEN-FRANÇOIS JOSSE né au Val en Merdrignac, le 16 mai 1760 du mariage de François et de Françoise Perrot. Nous le trouvons noté au Séminaire comme « mauvaise tête, négligent sur ses devoirs de piété, mais passant de bons examens ». Il reçut la prêtrise le 18 septembre 1784. M. Josse qui remplissait avant la Révolution les fonctions de chapelain de la marquise de Saint-Pern, refusa de s'assermenter et son nom figure parmi ceux des prêtres qui s'exilèrent à Jersey. L'enquête de Boullé indique ce prêtre comme revenu depuis l'an X (1801-1802) à Merdrignac et le note comme « semblant bien intentionné ». Nommé vicaire de Langast, puis d'Erquy, M. Josse fut désigné comme recteur de Bourseul le 11 mai 1812. Il y demeura jusqu'au 1er juillet 1818, date à laquelle l'administration diocésaine le transféra à Saint-Maudan. Il mourut dans cette petite paroisse, âgé de 78 ans, le 21 avril 1838. Fut nommé vicaire à Bourseul en 1808, M. FRANÇOIS ARIEL. Etaient originaires de Bourseul en 1790 MM. IGNACE MACÉ, né dans cette paroisse le 10 juin 1732 de Vincent et de Perrine Loyer, lequel étudia au collège de Dinan et fit sa philosophie au Séminaire de Saint-Servan. On l'y nota comme « ayant de la voix et du chant et passable en Théologie ». Il fut cependant retardé pour examens insuffisants, si bien qu'il ne reçut la prêtrise que le 19 mars 1763. M. Macé fut quelque temps vicaire à Bourseul, puis il remplit les mêmes fonctions à Sévignac de 1773 à 1780. Ayant été alors nommé recteur de Mernel, il n'y séjourna que quelques mois et s'en fut comme vicaire perpétuel à la Trinité-Porhoët, alors prieuré-cure de l'abbaye de Saint-Jacut, en remplacement de M. Jean Monier, décédé le 8 mars 1781. De 1782 à 1786, M. Macé reconstruisit la tour et les deux chapelles du transept de l'église de la Trinité et restaura le presbytère. Il prêta le 9 janvier 1791 le serment constitutionnel, mais seulement sous conditions et le 24 avril suivant craignant encore de s'être trop engagé, il rétracta ce serment. Ayant reçu comme conséquence le 5 août de cette année l'ordre de quitter la Trinité, M. Macé répondait 9 jours après qu'il s'était retiré à Plumieux, hors des limites de sa paroisse et du département. Gofvry sur ses listes signale le recteur de la Trinité parmi les prêtres exilés à Jersey. Il dut rentrer l'an V. Hannelais de Plancoët dénonçait ce prêtre le 30 octobre 1797 comme séjournant alors à Bourseul (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 113). Quoi qu'il en soit. M. Macé fut arrêté à Ménéac muni d'un faux passeport le 17 mars 1799. Condamné aussitôt à la déportation, il arriva à l'île de Ré le 29 avril suivant et ne recouvra sa liberté que le 11 mars 1800. Désigné comme premier curé concordataire de la Trinité-Porhoët le 9 septembre 1802, l'abbé Macé trépana dans cette paroisse le 22 mars 1810. Cf. Archives du Morbihan, L 75, 325 et 328, signalées par M. le chanoine Moisan. — Revue de Bretagne et Vendée, t. LII, p. 440 et sq. — Abbé Lemasson : Les Actes des prêtres insermentés du diocèse de Saint-Brieuc, etc., II, p. 291 (abbé Auguste Lemasson). CHARLES-JULIEN LOHIER, né à Bourseul le 31 décembre 1736 du mariage de François et de Marie-Renée Chènu, fit ses humanités au collège de Dinan et sa philosophie comme boursier à Saint-Servan. Ordonné prêtre le 25 septembre 1763 après de médiocres études théologiques, M. Lohier revint desservir une des chapelles de sa paroisse natale, où il refusa de s'assermenter en 1791. Le 12 mai de l'année suivante, sur une plainte des municipaux de Bourseul qui l'avaient dénoncé « comme semant le trouble et la division et comme ayant brusquement cessé l'office à l'arrivée d'un vicaire constitutionnel ». les administrateurs des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) signèrent l'ordre d'arrêter l'abbé Lohier, mais on ne put parvenir à le saisir (Archives des Côtes-d'Armor, L 161, f° 54). Après la loi du 26 août 1792, cet ecclésiastique prit à Bourseul, le 14 du mois suivant, un passeport pour s'exiler. Son nom figure parmi ceux des prêtres qui séjournèrent à Jersey. Il était revenu à Bourseul le 26 avril 1801, mais il attendit la promulgation du Concordat pour faire la soumission exigée au Gouvernement consulaire. L'abbé Lohier décéda prêtre habitué dans sa paroisse natale le 1er novembre 1808. Etait encore originaire de Bourseul, l'abbé JULIEN-ELOY MARGELY, vicaire de Pleslin. M. l'abbé Arsène Leray déjà cité, nous a communiqué le règlement que ce pieux ecclésiastique s'était imposé ainsi que deux autres prêtres, ses compagnons de captivité durant leur séjour à la prison de Saint-Malo. Nous sommes heureux de pouvoir le reproduire le matin : oraison de 7 heure à 7 heures et demie ; le déjeuner à 8 heures un quart ; les petites heures à 9 heures ; lecture spirituelle à 10 heures ; le psaume Miserere à 11 heures et demie, et le benedicite ensuite. Le dîner (quand ils l'auront), les grâces ensuite. Le soir : Le chapelet à 2 heures ; vêpres et complies à 3 heures et ensuite lecture spirituelle. Matines à 4 heures et demie. Le Miserere et le benedicite ensuite à 6 heures un quart. La prière du soir à 8 heures. Le coucher ensuite. Signé : Jousse, Margely, Gosselin. Mentionnons aussi le religieux PIERRE ONEN dont nous parlerons à propos du clergé assermenté. Vivait à Bourseul en 1790 comme chapelain de Beaubois, M. PIERRE MENARD originaire de Plélan-le-Petit où il vit le jour le 7 avril 1762 de Jacques et de Françoise Menard. Après avoir fait sen cours au collège des Laurents où il achevait sa rhétorique en 1782, M. Menard passa de bons examens théologiques et reçut la prêtrise le 19 septembre 1788. Cet ecclésiastique remplaça l'abbé Goupil dans ses fonctions de vicaire lorsque celui-ci s'en fut à Saint-Potan. Le 12 mai 1792, le Directoire des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), signa l'ordre de l'arrêter sous prétexte « qu'il detournait les laboureurs du respect qu'ils doivent aux lois, qu'il refuse l'absolution à ceux qui entendent la messe des prêtres assermentés, qu'il cherche à faire regarder comme des excommuniés » (Archives des Côtes-d'Armor, Reg. L. 161, f° 54). M. Menard qu'on n'avait pu parvenir à saisir, prit, lors de la loi du 26 août 1792, à Plélan son pays natal, un passeport pour s'exiler le 16 septembre de cette année. Après avoir séjourné quelque temps à Jersey où Gofvry signale sa présence, ce prêtre passa en Angleterre où nous le voyons à Portsmouth le 1er avril 1793, implorant des secours afin de subsister. M. Menard était de retour en France le 26 avril 1801 et fit sa, soumission au gouvernement consulaire le 30 novembre 1802. Il était vicaire de sa paroisse natale en 1803. Au décès de M. Le Maigre, il en fut nommé curé le 24 mai 1821. M. Ménard trépassa dans ses fonctions le 13 août 1824, âgé de 62 ans. Nous avons trouvé signalé sur un document portant la date du 24 septembre 1794, un Guillaume Menard signalé comme prêtre de Bourseul ; peut-être a-t-on fait confusion, en tout cas il nous a été impossible de l'identifier. D'après les auteurs du Diocèse de Saint-Brieuc, II, p. 165, firent du ministère à Bourseul au cours des mauvais jours, MM. Henry, prêtre de Pleslin ; Robichon ; Le Sage ; Jacques Raffray et Depagne, enfin M. LOUIS-ARMAND MINET, né à Plédéliac le 6 août 1729, de Jean-Baptiste, sieur de la Villepaye, avocat en Parlement et de Jeanne Perrot, lequel fit son cours au collège de Saint-Brieuc où il achevait sa cinquième en 1740. Grâce aux belles relations de son père, intendant des Rieux, barons de la Hunaudaye ce jeune clerc fut pourvu, n'étant qu'étudiant en philosophie, de la chapellenie de du Guesclin fondée en 1338 en l'église Saint-Sauveur de Dinan et valant 280 livres de rentes assises en Aucaleuc, à charge d'acquitter 3 messes par semaine. Il y joignit celle de Saint-André en Saint-Sauveur de Rennes, dont son Père prit possession en son nom en décembre 1751. Enfin il couronna ses études par la licence in utroque jure. Il reçut la prêtrise en 1752. Nommé en 1756 à la cure de Plédéliac à laquelle il joignit le prieuré du Saint-Esprit en cette paroisse, M. Minet, qui par ses origines appartenait à la bourgeoisie, fut aux débuts de la Révolution partisan des réformes égalitaires que l'on attendait des Etats Généraux. C'est ainsi qu'il signa le 27 décembre 1788 une délibération de ses paroissiens demandant l'égalité devant les impôts. Du reste, la question était intéressante pour l'abbé Minet, qui déjà riche de patrimoine, avait encore acquis le 13 mars 1773 le manoir, terre et seigneurie du Plessis-Bouexière en Plorec avec chapelle prohibitive en l'église de cette paroisse, le tout soumis aux onéreux droits de francs-fiefs, comme possédé, par un non-noble. Mais ce prêtre changea d'orientation devant la voie où s'engageaient les fauteurs de la Révolution. Non seulement il refusa le serment, mais il signa l'Exposition des principes sur la Constitution Civile et fit tant et si bien que le 30 mai 1791, le district de Lamballe écrivait au Directoire des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) « que la procédure instruite contre les recteurs de Plédéliac et de Saint-Rieul (Le Parc), est envoyée à l'Assemblée Nationale et qu'ils sont l'un et l'autre décrétés de poursuites » (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 13). M. Minet ayant été remplacé dans sa cure par François Morand, prêtre habitué de Plédéliac, auquel l'évêque Jacob donna l'investiture canonique lé 7 juillet 1791, il dut abandonner sa paroisse et se retira à Pléven. Après le départ de leur recteur pour l'exil, les bons habitants de cette localité eussent bien désiré pouvoir conserver M. Minet au milieu d'eux pour leur assurer les secours religieux, mais le Directoire des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), leur fit connaître le 6 octobre 1792, qu'en vertu de la loi du 26 août précédent, ce prêtre devait aller résider à la maison de réunion créée aux Filles de la Croix à Saint-Brieuc (Archives des Côtes-d'Armor, L 282, f° 176). C'est du reste ce que M. Minet, bien à contre-cœur, dut exécuter, vu sa qualité de recteur insermenté, le 27 de ce même mois d'octobre. Cet ecclésiastique était du nombre de ceux qui furent désignés pour être déportés aux îles anglaises le 24 avril 1793 : Voici son signalement à cette époque tel qu'il figure sur le passeport qui lui fut délivré en la circonstance : « 64 ans, 4 pieds, 11 pouces, cheveux et barbe noirs mêlés de gris, front haut, nez long et gros, lèvres épaisses avec une cicatrice, bouche grande, figure allongée, teint blanc ; portant perruque » (Archives Côtes-d'Armor, Lm 5, 32). Finalement, nous ignorons pour quelle raison, l'abbé Minet ne fit pas partie de cette déportation, laquelle du reste, n'aboutit pas (Cf. Archives Côtes-d'Armor, Reg. L 162, f° 20 et Lmi 5, liasse 44). Transféré aux Carmélites de Guingamp vers le 20 octobre 1793, le recteur de Plédéliac ne fut rendu à la liberté que le Vendredi Saint, 3 avril 1795, à la suite de l'arrêté des représentants Guezno et Guermeur du 26 mars précédent. Ne pouvant rentrer dans sa paroisse où sévissait l'intrus Morand, M. Minet se retira à Pléven, d'où il fit du ministère dans les paroisses voisines de Pluduno, Saint-Potan, Bourseul et Matignon. Le 10 juin 1797 il administra même la confirmation à une soixantaine de personnes dans la ville de Lamballe en vertu d'une délégation spéciale des évêques exilés (Archives Nationales, F 7, 7262). Le 8 août de cette même année (21 messidor an V), Droguet, commandant du fort La Latte, signalait qu' « un bon prêtre est arrivé à Plevenon pour y faire une mission ou jubilé, y rebaptiser et même planter une croix dans un village, assisté de plus de 100 personnes de Plevenon ou des environs » (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 110). Ce « bon prêtre » n'était autre que l'abbé Minet, infatigable malgré ses 67 ans, qui s'était rendu chez M. de Tremereuc au Meurtel et y avait en effet procédé à la cérémonie de la plantation d'une croix ; à laquelle avait assisté le citoyen Marc Droguet, ex-prêtre, agent de la commune de Plévenon (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 111). Rien d'étonnant après cela si les révolutionnaires toujours pleins de haine contre le clergé fidèle à son devoir, le dénonçaient en ces termes remplis d'acrimonie au Directoire Exécutif quelque peu après le 18 fructidor an V (septembre 1797) : « Gros bénéficiaire affectant le luxe d'un prélat, riche de patrimoine, très dangereux par son hypocrisie et sa prépondérance connue parmi les gens de robe et son influence sur l'esprit et le cœur des paysans dupes de ses beaux dehors et du ton doctoral de cet ennemi du gouvernement. A fait publier sa retraite à Nantes » (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 111). Sur ces renseignements forts suspects, le Directoire Exécutif condamna cet ecclésiastique à la déportation le 8 février 1798 (Archives Nationales, F 7, 4372), inutilement du reste, car déjà l'abbé Minet s'était caché en Ille-et-Vilaine dès les ordonnances de fructidor an V. Etant revenu habiter à Dinan chez son frère Jean-Baptiste, ancien volontaire à la bataille de Saint-Cast, époux de Pelagie Damar de Bois-Gilbert, « bon patriote, recommandable par les principes qu'il avait professé toute la Révolution », il fut néanmoins arrêté par les soins du chef de bataillon, commandant la place de Dinan et interné dans la prison de cette ville, le 3 septembre 1798 (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 121). Grâce à de hautes influences, le recteur de Plédéliac obtint peu après « vu son âge et son état de santé » de demeurer chez son frère sous la surveillance de la municipalité, moyennant une caution de 20.000 frs dont son frère était rendu responsable. Le 18 mars 1799, sur une nouvelle dénonciation, l'administration des Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor) alla même jusqu'à lui faire défense de sortir en ville sans une permission des magistrats dinannais (Cf. Archives Côtes-d'Armor, L 166, f° 75, 142 et 144 et Lm 5, 121). L'abbé Minet mourut prêtre habitué de l'église Saint-Sauveur de Dinan et chanoine honoraire du nouveau diocèse de Saint-Brieuc, le 1er octobre 1805 à son manoir du Plessis-Bouexière en Plorec. BIBLIOGRAPHIE. - De Cheylus : Le Saint Esprit en Plédéliac, in Revue Illustrée des provinces de l'Ouest, II (1890), p. 220. - Sée et Lesort : Cahiers de doléances, de la Sénéchaussée de Rennes, III, p. 69. — Pommeret : L'Esprit public dans les Côtes-du-Nord, 398, 418 (abbé Auguste Lemasson).

Nota 3 : Clergé Constitutionnel. JULIEN-RENÉ ONEN, né à Bourseul le 29 décembre 1752 du mariage de Joseph et de Renée Avril, fut tonsuré à Saint-Malo le 21 septembre 1776 et fit profession en 1781 à l'abbaye cistercienne de N.-D. de Boquen en Plénée-Jugon. L'an 1790, il s'y trouvait encore mais nous n'avons pu savoir s'il témoigna à cette époque le désir de continuer la vie commune. Nous croyons que le P. Onen se contenta de prêter le serment de Liberté-Egalité du 14 août 1792. Nous ne savons s'il accepta de faire du ministère avec un curé constitutionnel ; en tout cas, il ne fut pas élu curé, pas plus qu'il ne remplit les fonctions de vicaire provisoire chargé d'une paroisse. Le 25 juillet 1793, ce religieux avisa les administrateurs du district de Broons qu'il quittait leur territoire pour se retirer sur celui de Dinan. Effectivement, il se fixa dès lors à Bourseul. Il échappa à l'emprisonnement auquel fut soumis presque tout le clergé constitutionnel au printemps de l'année 1794 en livrant à temps ses lettres de prêtrise (Cf. Archives Nationales, AF IV, 1898). Le 30 ventôse an II (20 mars 1794), les municipaux de Bourseul, ses concitoyens, lui délivraient un certificat constatant qu'il avait toujours donné des preuves de civisme. Le 2 juillet 1794, ils lui signèrent encore une même attestation ainsi que le 21 octobre et le 3 décembre de cette année. L'enquête de Boulé, vers 1802, signale le P. Onen comme résidant depuis 10 ans à Bourseul comme simple prêtre et pouvant être utilisé en cette qualité. Nous le retrouvons en 1805 faisant partie du clergé de Plédéliac ; peut-être vivait-il alors à Saint-Aubin-des-Bois ? D'après le Necrologe de l'Evêché de Saint-Brieuc, Onen mourut retiré à Pléven le 19 octobre 1824. FÉLIX-ALAIN GOUINGUENÉ, curé, naquit à l'Abbaye en Corseul, le 8 novembre 1755, de parents aisés. Son père Alain et sa mère Françoise Prieur donnèrent aussi le jour à deux autres enfants qui s'allièrent aux meilleures familles de Corseul, ainsi qu'en témoigne leur partage que nous possédons dans nos archives. Dès son séminaire, le jeune, Gouinguené permit d'entrevoir ce qu'il deviendrait dans la suite. Voici en effet ce que nous lisons le concernant sur les registres conservés aux Archives d'Ille-et-Vilaine, sous la cote G. 91 : « Sous-diacre de la Trinité 1787, renvoié pendant la retraite du mois de septembre suivant pour soupçons d'être allé à Saint-Servan en maison suspecte, médiocre à son dernier examen, de même à celui-ci. A paru étudier et être d'une meilleure conduite depuis son retour à Dinan ». Ordonné diacre le 29 mai 1790, Gouinguené reçut un démissoire pour se faire. ordonner prêtre à Dol le 14 octobre suivant. Un ecclésiastique de son acabit était une recrue tout indiquée pour le clergé constitutionnel, aussi prêta-t-il serment le 10 juillet 1791 et remplit-il ensuite les fonctions de vicaire à Pluduno sous le curé intrus Gilles Boudet. Durant ce temps, les suffrages des électeurs se portèrent sur lui le 27 octobre 1791 pour la cure de Quintenic, mais il refusa cette toute petite paroisse. Elu l'année suivante curé de Quévert, il en prit possession le 1er octobre, mais rebuté par les difficultés qu'il y éprouva, il demeura à peine un mois dans son nouveau poste. Enfin, les électeurs le désignèrent le 29 novembre 1792 par 38 voix sur 39 pour la cure de Bourseul, au traitement de 1.500 livres par an et l'évêque Jacob lui ayant donné l'institution canonique, le sieur Gouinguené s'installa dans cette paroisse « patriote » le 16 suivant. C'est là qu'il abdiqua son état et fonctions le 12 ventôse an II (2 mars 1794). Sa soumission aux désirs du pouvoir n'empêcha pas qu'un commissaire, appelé Pierre Stavelan, ne vînt perquisitionner chez lui dix jours après et bien qu'il n'eût trouvé dans sa demeure « rien de dérogatoire à la loi », Gouinguené fut emmené le 14 mars prisonnier à Dinan par ordre de Ruamps, représentant du peuple (Archives des Côtes-d'Armor, Lm 5, 58). Pour voir sa captivité prendre fin, il signa le 9 messidor an II la promesse de contracter mariage dans le délai d'un mois. En conséquence, il épousa à Plancoët le 4 thermidor an II (22 juillet 1794), à l'âge de 28 ans, une toute jeune fille Jeanne-Françoise Roussel, alors âgée de 15 ans seulement, fille de feu Jean et de Françoise Merdrignac (Archives Côtes-d'Armor, Lm 5, 69). Depuis lors Gouinguené vécut à Plancoët, nanti d'une pension de 800 livres comme ecclésiastique abdicataire, et fréquemment pourvu par la confiance du pouvoir, sinon par celle de ses concitoyens, des charges municipales de sa commune. Ce malheureux apostat, que les scrupules ne gênaient pas le moins du monde, sut profiter de ces temps troublés pour utiliser en domaines nationaux ses disponibilités en assignats. Nous l'avons déjà vu acquérir des biens d'église à Créhen ; Dubreuil à la p. 333 de la Vente des biens nationaux dans les Côtes-du-Nord (aujourd'hui Côtes-d'Armor), nous le montre en 1798 achetant au 6ème feu pour 175.000 livres, qui, réduites en francs-or ne faisaient plus que 14.200 frs, les moulins de la Mer et des Clos confisqués à Matignon sur la duchesse de Montmorency. A la suite d'une supplique adressée au Cardinal Légat Caprara le 26 décembre 1802, l'ex-abbé Gouinguené obtint par grâce spéciale l'année suivante d'être relevé par le Saint-Siège des censures qu'il avait encourues, réduit à la condition des laïques et de voir légitimer devant l'Eglise les quatre enfants qui étaient nés de son union (Archives Nationales, AF IV, 1898). M. Gouinguené était adjoint de Plancoët depuis le 24 juillet 1800 lorsqu'il mourut dans cette commune le 30 juin 1811. On lui donne sur son acte de décès la profession de « propriétaire ». Deux de ses fils, l'un âgé de cinq ans, l'autre plus jeune, trépassèrent cette même année. Sa veuve lui survécut jusqu'en 1825, époque où elle mourut le 19 septembre à Saint-Lormel, âgée de 45 ans seulement. Son acte de décès lui donne la profession de marchande. La postérité de Gouinguené, nous a-t-on dit, est présentement éteinte à Plancoët (abbé Auguste Lemasson).

la chapelle Saint-Méen (XVIIIème siècle). Edifice en forme de croix latine avec chevet à pans coupés, du XVIIIème siècle. Le retable date du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues en pierre (XIVème siècle) de saint Méen et de la Vierge à l'Enfant ;

la chapelle Notre-Dame de la Bouétardaye (XVIIème sècle). Une chapelle, dédiée à la Vierge, qui existe dès le XIVème siècle, est reconstruite au XVIIème siècle. A signaler son autel, avec son retable en bois peint daté du XVII-XVIIIème siècle. Une statue de la Vierge à l'Enfant, une statue de saint Maur ainsi qu'une statue de saint Clair, évêque de Nantes, ornent le retable. " Chapelle fort ancienne qui fut endommagée pendant la guerre de Succession ainsi que l’indique une bulle d’indulgences d’octobre 1393. L’édifice actuel, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés, est une jolie construction du XVIIème siècle, en partie ruinée et désaffectée " (R. Couffon) ;

la chapelle Notre-Dame de l'Hôtellerie ou L'Hostellerie (XVIIème siècle) au Boisbilly. Elle a été fermée en 1978. " Petit édifice de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés du XVIIème siècle, mentionné déjà dans un aveu du 23 janvier 1675. Elle renferme les tombes de la Maison de Saulcy " (R. Couffon) ;

la chapelle Notre-Dame de Beaubois (1888-1890). Elle est bénie le 16 septembre 1890 et remplace une ancienne chapelle, ayant appartenu semble-t-il à la famille de Nevet. La marquise Anne de Matignon (un des membres de la famille de Nevet) y est inhumée au XVIIème siècle. " Edifice de plan rectangulaire avec clocher au sud-ouest, reconstruit en 1890 et bénit le 16 septembre de cette dernière année " ;

l'ancienne chapelle Saint-Laurent (dite Saint-Laurent sur la carte de Cassini et Saint-Rolland sur la carte d'E.-M.), réduite en 1821 à l’état de masure et disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Malo, tombant en ruines au XVIIIème siècle, disparue ;

l'ancienne chapelle Bernier, mentionnée au XVIIIème siècle à l’entrée de l’avenue, détruite au XIXème siècle ;

le château de Beaubois (XVII-XIXème siècle). Il est édifié au XVIIème siècle à l'emplacement d'un château primitif daté du XIIème siècle. Il a appartenu successivement aux familles Treal, Nevet, Coigny, Gueheneuc et de Boishue. Le château est restauré par M. de Tessay (ou Tesson) en 1861. Au XXème siècle, il est la propriété de M. de Chappedelaine. La demeure a été donnée par la comtesse de Lourmel à la Croisade des aveugles ;

Ville de Bourseul (Bretagne) : le château.

la croix du cimetière (XVIème siècle) ;

le calvaire du placitre de Saint-Nicodème (XVIème siècle) ;

la croix de la Haie. Il s'agit d'une croix ancrée ;

le manoir de La Balue (XVIème siècle), propriété des familles Coudray, La Bouëxière (XVIIème siècle) et Lemoine (XVIIIème siècle) ;

le manoir de la Bouetardaye (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille Gouéon, puis de la famille Bédée (à partir de 1640) ;

la maison de La Treunais (XVIIème siècle). Il se pourrait qu'il s'agisse d'une maison dont la fondation remonterait à l'époque des hospitaliers ou des templiers ;

la ferme de l'Ardillais (XVIIème siècle), située à Saint-Méen ;

4 moulins dont les moulins à eau du Bois-Adam, du Beau Bois, Goulpière ou Goupilière (XVIIIème siècle), du Pont-Loyer (XIXème siècle) ;

A signaler aussi :

la motte castrale du Bourg (moyen âge).

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de BOURSEUL

La seigneurie de Beaubois, avec haute, moyenne et basse justice, appartient en 1780 à M. de Bruc. M. de Bruc avait acquis cette terre seigneuriale de madame de Coigny, qui la tenait elle-même d'Amaury, chevalier, seigneur de Beaubois. La famille de Beaubois est très ancienne. En 1139, Geoffroy de Beaubois est témoin d'une donation à Saint-Aubin-des-Bois par G. Du Plessis-Balisson. En 1230, Roland, seigneur de Beaubois, possède la terre et château de ce nom. En 1379, le 25 avril, Alain de Beaubois fait partie de l'association ayant pour but d'empêcher l'invasion de la Bretagne. Jean de Beaubois assiste le duc de Bretagne, entrant en possession de la baronnie de Rais. En 1406, le 6 août, Guillaume de Beaubois est témoin au testament de Jeanne de France, duchesse de Bretagne. Il prend les armes pour la délivrance du duc de Bretagne et de son frère, le prince Richard, arrêté par Olivier de Penthièvre (1420). En 1574, Amaury de Beaubois, sieur dudit lieu, est homme d'armes dans les troupes de Bouillé, lieutenant-général en Bretagne. Un sire de Beaubois, oncle de la duchesse Françoise d'Amboise va à Rochefort pour convaincre cette dernière à épouser le duc de Savoie. En 1424, Hervé de Beaubois est abbé de Saint-Gildas-des-Bois : il l'est encore en 1446. Il devient ensuite abbé de Saint-Gildas de Ruis, et meurt à Rome le 19 janvier 1463.

Voir aussi   Ville de Bourseul (Bretagne) " L'ancienne seigneurie de Beaubois en Bourseul"

Voir aussi   Ville de Bourseul (Bretagne) " Les anciens seigneurs de Beaubois en Bourseul"

Le Bois-Adam a une moyenne justice en 1780 et appartient à la famille Begaçon. En 1488, un Bois-Adam figure à la défense de Dinan. En 1489, le même est un des deux passeurs de l'acte de fondation de l'église de Saint-Malo de Dinan.

Saint-Mallon appartient en 1420 à Olivier de la Bourdonnaye, qui possède encore la terre noble de la Lande. Olivier de Saint-Mallon est abbé de Saint-Méen, au commencement du XIVème siècle. Il figure comme exécuteur testamentaire du sire de Montfort, en 1314, et meurt le 10 juin 1330. Pierre de Saint-Mallon paraît aux montres de 1426. En 1451, Guillaume de Saint-Mallon représente, comme procureur, le comte de Laval, frère du duc de Bretagne, pour l'assignation de sa place au parlement.

Les autres terres nobles de Bourseul étaient : la Ville-Bernier (avec haute justice), le Dret-Hinault, le Clos-Mirebel, Bissot, la Bouëtardaie (avec moyenne justice), la Roblinaie, la Motte-au-Moray, le Bois-Raffré, la Ballue. Cette dernière n'existe pas au XIVème siècle.

Nobles à Bourseul l'an 1467. — Témoins nobles : J. Bernier, sr. de la Chapelle ; Olivier Gouéon ; Al. de Launay, sr. de la Planche. — Nobles demeurant en la paroisse : J. de Beaubois, au dit lieu et à Bosq-Briend. — Olivier de la Bourdonnais en son manoir de Saint-Malo. — J. Bernier, à la Chapelle. — Roland Lemorais, à Lamotte et à la Ville-Hunaud. — Perceval de Launay, à la Robelinaye et au Boursault. — Roland Gouéron, à la Bouétardaye et au Clos. — Alain Budes, à la Louvelaye. — Mre Robert de Treguené, au Bois-Raffroy. — Bertrand Thomas, au domaine noble de Saint-Malo. — Mre Georges Chesnel en un autre domaine nommé de Saint-Malo. — Charlotte Rabel, à La Lande. — Olivier Labbé, à Mirabel. — Se disent nobles, mais sont en procès avec les paroissiens : Charles et Jean Ferret.

Montre de Dinan l'an 1472 : Jean Bernier, sr. de la Chapelle, armé à blanc, page o lance, Allain du Prebien, coustilleur, Tanguy Bernier, archer. — Jean de Beaubois, sr. de Beaubois, a présenté pour lui Allain de Belleu, armé à blanc, page o lance ; Guillaume Soucher, coustilleur ; Charles Guéguen. — Alain de Launay, sr. de la Robelinaye, défaillant. — Rolland Lemoras, sr. de la Ville-Hunault, comparu par Jacques, son fils — Johas Planeret. — Roland Gouyon, sr. de la Bouetardaye. — Alain Budes. — Jehan Forvet. — Charles Forre (Ferré). — Jean Rabel, pauvre. — Geffroy Bellest, pauvre, non comparus (Reproduits d'après Des Salles : Evesché de Saint-Malo, Anciennes Réformations, p. 90, 301, 302, 303, 308). Voir aussi sur les maisons nobles à Bourseul : Ogée : Dictionnaire de Bretagne, réédition, 1843, t. 1, p. 100.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Bourseul :

Geoffroy BELLEN (4 livres de revenu): défaillant ;

Tanguy BERNIER (140 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Jehan BERNIER, sr de la Chapelle (400 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Alain DE LAUNAY de la Robelinay (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Roland GOUEON de Bouetardaye (140 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Roland LE MORAIS, sr de la Motte (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jouhannet PLANCOET (80 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan RABEL (3 livres de revenu) : défaillant ;

Charles SERET (3 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan SERET (3 livres de revenu) : défaillant ;

© Copyright - Tous droits réservés.