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BOURSEUL

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La commune de Bourseul (pucenoire.gif (96 octets) Boursaout) fait partie du canton de Plancoët. Bourseul dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURSEUL

Bourseul vient du breton « borr » (protubérance) et du vieux-breton « solt » (domaine). 

Bourseul est un démembrement des anciennes paroisses primitives de Plorec (moitié sud) et de Corseul (moitié nord). En 1261 (d'après un vidimus de 1358), le nom de Bourseul (Borsoult) est cité, lorsqu'un certain Bertrand Rabel reconnaît devoir à l'abbaye Saint-Aubin-des-Bois six boisseaux de seigle sur une tenure située en Bourseul (Anc. év. III, 138). 

La paroisse de Bourseul est, sous l'Ancien Régime, un prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu et appartient au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Bourseul avait pour subdélégation et pour ressort Dinan. La cure était à l'abbé de Saint-Jacut. Bourseul élit sa première municipalité au début de 1790.

Certains lieux-dits tels que le village de l'Hôpital témoignent de la présence des Templiers et/ou des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie du Temple de Lannouée en Yvignac était jadis possessionnée en Bourseul.

Le territoire de la commune de Bourseul est modifié à deux reprises à la fin de 1827 : 

la commune a été augmentée d’une fraction de Corseul (ordonnance du 21 novembre 1827) ; 

en échange de la chapelle de l'Hôtellerie, alors en Plorec, la commune cède à cette dernière commune la grande chênaie du Bois-Billy et le château du Bois-Adam (ordonnance du 6 décembre 1827). 

On rencontre les appellations suivantes : Borsoult (en 1261), Bourseut (vers 1330), Boursout (en 1405), Bourseul (au XVème siècle), Bourseult (en 1516, en 1583). Il existe des graphies Bourseult et Bourseul dès 1622. 

Note : la commune de Bourseul est formée des villages : la Boitardais, le Pau, Basse-Lande, la Roblinais, l'Hôpital, Pont-Loyé, la Ville-Salmon, la Guitenais, la Chapelle, la Ballue, la Vieuxville, Landes-Marettes, Vieille-Porte, la Treunais, Saint-Rolland, Saint-Méen, la Rabionais, les Diaux, Ville-Roblin, Beau-Bois, Ville-Auffret, etc ...

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PATRIMOINE de BOURSEUL

l'église Saint-Nicodème (1848), construite, semble-t-il, sur l’emplacement d’un édifice Templier. En mars 1844, est posée la première pierre de la nouvelle église dans laquelle sont incorporés deux porches romans du XIIème siècle de l'ancienne église ; 

la chapelle Saint-Méen (XVIIIème siècle). Le retable date du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues en pierre (XIVème siècle) de saint Méen et de la Vierge à l'Enfant ; 

la chapelle Notre-Dame de la Bouétardaye (XVIIème sècle). Une chapelle, dédiée à la Vierge, qui existe dès le XIVème siècle, est reconstruite au XVIIème siècle. A signaler son autel, avec son retable en bois peint daté du XVII-XVIIIème siècle. Une statue de la Vierge à l'Enfant, une statue de saint Maur ainsi qu'une statue de saint Clair, évêque de Nantes, ornent le retable ; 

la chapelle Notre-Dame de l'Hôtellerie (XVIIème siècle) au Boisbilly. Elle a été fermée en 1978 ; 

la chapelle Notre-Dame de Beaubois (1888-1890). Elle est bénie le 16 septembre 1890 et remplace une ancienne chapelle, ayant appartenu semble-t-il à la famille de Nevet. La marquise Anne de Matignon (un des membres de la famille de Nevet) y est inhumée au XVIIème siècle ; 

le château de Beaubois (XVII-XIXème siècle). Il est édifié au XVIIème siècle à l'emplacement d'un château primitif daté du XIIème siècle. Il a appartenu successivement aux familles Treal, Nevet, Coigny, Gueheneuc et de Boishue. Le château est restauré par M. de Tessay en 1861. Au XXème siècle, il est la propriété de M. de Chappedelaine. La demeure a été donnée par la comtesse de Lourmel à la Croisade des aveugles ; 

la croix du cimetière (XVIème siècle) ; 

le calvaire du placitre de Saint-Nicodème (XVIème siècle) ;

la croix de la Haie. Il s'agit d'une croix ancrée ;

le manoir de La Balue (XVIème siècle), propriété des familles Coudray, La Bouëxière (XVIIème siècle) et Lemoine (XVIIIème siècle) ; 

le manoir de la Bouetardaye (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille Gouéon, puis de la famille Bédée (à partir de 1640) ; 

la maison de La Treunais (XVIIème siècle). Il se pourrait qu'il s'agisse d'une maison dont la fondation remonterait à l'époque des hospitaliers ou des templiers ; 

la ferme de l'Ardillais (XVIIème siècle), située à Saint-Méen ; 

4 moulins dont les moulins à eau du Bois-Adam, du Beau Bois, Goulpière ou Goupilière (XVIIIème siècle), du Pont-Loyer (XIXème siècle) ; 

A signaler aussi : 

la motte castrale du Bourg (moyen âge). 

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ANCIENNE NOBLESSE de BOURSEUL

La seigneurie de Beaubois, avec haute, moyenne et basse justice, appartient en 1780 à M. de Bruc. M. de Bruc avait acquis cette terre seigneuriale de madame de Coigny, qui la tenait elle-même d'Amaury, chevalier, seigneur de Beaubois. La famille de Beaubois est très ancienne. En 1139, Geoffroy de Beaubois est témoin d'une donation à Saint-Aubin-des-Bois par G. Du Plessis-Balisson. En 1230, Roland, seigneur de Beaubois, possède la terre et château de ce nom. En 1379, le 25 avril, Alain de Beaubois fait partie de l'association ayant pour but d'empêcher l'invasion de la Bretagne. Jean de Beaubois assiste le duc de Bretagne, entrant en possession de la baronnie de Rais. En 1406, le 6 août, Guillaume de Beaubois est témoin au testament de Jeanne de France, duchesse de Bretagne. Il prend les armes pour la délivrance du duc de Bretagne et de son frère, le prince Richard, arrêté par Olivier de Penthièvre (1420). En 1574, Amaury de Beaubois, sieur dudit lieu, est homme d'armes dans les troupes de Bouillé, lieutenant-général en Bretagne. Un sire de Beaubois, oncle de la duchesse Françoise d'Amboise va à Rochefort pour convaincre cette dernière à épouser le duc de Savoie. En 1424, Hervé de Beaubois est abbé de Saint-Gildas-des-Bois : il l'est encore en 1446. Il devient ensuite abbé de Saint-Gildas de Ruis, et meurt à Rome le 19 janvier 1463.

Le Bois-Adam a une moyenne justice en 1780 et appartient à la famille Begaçon. En 1488, un Bois-Adam figure à la défense de Dinan. En 1489, le même est un des deux passeurs de l'acte de fondation de l'église de Saint-Malo de Dinan.

Saint-Mallon appartient en 1420 à Olivier de la Bourdonnaye, qui possède encore la terre noble de la Lande. Olivier de Saint-Mallon est abbé de Saint-Méen, au commencement du XIVème siècle. Il figure comme exécuteur testamentaire du sire de Montfort, en 1314, et meurt le 10 juin 1330. Pierre de Saint-Mallon paraît aux montres de 1426. En 1451, Guillaume de Saint-Mallon représente, comme procureur, le comte de Laval, frère du duc de Bretagne, pour l'assignation de sa place au parlement.

Les autres terres nobles de Bourseul étaient : la Ville-Bernier (avec haute justice), le Dret-Hinault, le Clos-Mirebel, Bissot, la Bouëtardaie (avec moyenne justice), la Roblinaie, la Motte-au-Moray, le Bois-Raffré, la Ballue. Cette dernière n'existe pas au XIVème siècle. 

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 10 nobles de Bourseul

Geoffroy BELLEN (4 livres de revenu) : défaillant ; 

Tanguy BERNIER (140 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ; 

Jehan BERNIER, sr de la Chapelle (400 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ; 

Alain DE LAUNAY de la Robelinay (200 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ; 

Roland GOUEON de Bouetardaye (140 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ; 

Roland LE MORAIS, sr de la Motte (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jouhannet PLANCOET (80 livres de revenu) : porteur d’un paltoc et comparaît armé d’une jusarme ; 

Jehan RABEL (3 livres de revenu) : défaillant ; 

Charles SERET (3 livres de revenu) : défaillant ; 

Jehan SERET (3 livres de revenu) : défaillant ;

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