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BOURBRIAC

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La commune de Bourbriac (pucenoire.gif (96 octets) Boulvriag) est chef lieu de canton. Bourbriac dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BOURBRIAC

Boubriac vient du breton « bourb » (bourg) et de Saint Briac, moine venu d'Irlande (de la province d'Ultonie) à la fin du VIème siècle. Briac, après ses études, rejoint Tugdual au pays de Galles. Il passe en Armorique à la suite de Tugdual et aborde en l'île de Kermorvan devant Le Conquest, paroisse de Ploumoguer en l'évêché de Léon. Après un séjour au monastère de Land-Pabu fondé par Tugdual, Briac va bâtir un monastère où est située à présent la paroisse de Boul-Briac, puis la Chapelle Notre-Dame de Bod-Fao (jadis en pleine forêt). Briac meurt, semble-t-il, le 17 décembre 627 (Dom Lobineau place la mort de Briac en 555). 

Bourbriac (Minihibriac ou Minibriac) est une ancienne paroisse (zone forestière défrichée tardivement) qui est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Plésidy, et englobait jadis, outre le territoire actuel de Bourbriac, ceux de Coadout, Saint-Adrien, Gurunhuel et Pont-Melvez.

Constitué en paroisse ce minihy est, du milieu du XIIème siècle à la fin du XIIIème siècle, une possession de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. A noter que certains auteurs (dont Roger Grand, en 1958) la désigne comme un prieuré de Saint-Florent de Saumur, abbaye réformatrice de Saint-Melaine au milieu du XIème siècle. Le vicaire ou "voyer de Minibriac" (vicarius puis vigerius) est mentionné dès 1205 dans le Cartulaire de Quimperlé. On trouve les appellations de vicarii de Minihybriac (en 1205), vigerius de Minibriac (en 1223), vigerii de Minihybriach (en 1224), voyer de Minibriac (en 1225) et vigerio de Minib (en 1235).

 

Ville de Bourbriac (Bretagne)

Mini(hy)-Briac désignait aussi jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, une châtellenie englobant Bourbriac et Saint-Adrien, sa trève, Plésidy (sans ses trèves), Coadout et Magoar sa trève. Cette châtellenie (annexe de la seigneurie de Guingamp), puis seigneurie de Minibriac apparaît dès 1284. On trouve les appellations suivantes : Castellania de Menebriac (en 1284), Castellani de Minibriac (en 1288), Chastellaen de Mynibriac (en 1300). Elle est jusqu’à la fin de l'Ancien Régime, une annexe de la châtellenie de Guingamp. 

Minihybriac (1158), puis Minibriac (1185) est le nom d'une église qui est qualifiée paroisse dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). En effet à cette époque " Raymond, fils d'Alain le Roux, paroissien de Saint Briac (Bourbriac), diocèse de Tréguier, âgé de 35 ans ou environ "  (témoin n° 68) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves. 

Dès 1163, c'est-à-dire à la même époque que la première mention d'une église de Mini(hy)briac on connaît l'existence d'un prieuré de (Saint) Briac (situé en Saint-Fiacre) : Claustrum Briaci qu'on retrouve cité au XIVème siècle, Claustro Briaci ..... Trecorensis Diocesis (en 1303), Claustrum Beati Briaci (en 1330), Cloaistre Briac (en 1574) et dont on perd la trace au XVIème siècle. Dès 1371, on trouve indifféremment Burgobriaci ou Bourchbriac (en 1427). Bourbriac avait comme trèves : Saint-Adrien, Plésidy, Coadout et Magoar.

Ville de Bourbriac (Bretagne)

Enfin également contemporaine des premières mentions d'une église de Mini(hy) Briac et d'un prieuré de (Saint) Briac est attestée l'existence d'une église de Saint-Briac également située en l'évêché de Tréguier : ecclesia de Sancto-Briaco (en 1170), citée comme paroisse encore au XIVème siècle, Parrochia de Sancto-Briaco (en 1330-1331), distincte, semble-t-il, de celle de Mini(hy) Briac. 

Vers 1150, l'évêque de Tréguier obtient la donation par les laïcs qui les possèdent du prieuré de (Saint) Briac et de l'église de Mini(hy) Briac : le premier est donné à l'abbaye de Saint Jacut (au diocèse de Dol mais enclavée dans celui de Saint-Malo), la seconde, qui n'est, semble-t-il, qu'une "succursale" du monastère, à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes.

Ville de Bourbriac (Bretagne)

En 1225, on trouve le nom de Eon, fils de Morvan, "voïer" de Minibriac, parmi une assemblée générale de la noblesse réunie à Nantes, la veille de la Pentecôte. En 1317, le duc Jean III le Bon donne à son frère, Guy de Bretagne "le chasteau et la seigneurie de Minibriac". En 1365, par le traité de Guérande, la seigneurie de Guingamp-Minibriac est adjugée à Jeanne de Penthièvre qui la conserve jusqu'en 1384. A la mort de Jean de Penthièvre, le duc de Bretagne exerce son droit de rachat. Pendant l'année du rachat, du 16 janvier 1404 au 16 janvier 1405, Morice Plousguen est receveur de Guingamp-Minibriac. En février 1420, Olivier de Blois, propriétaire du Minibriac, fomente un attentat contre le duc Jean IV à Champtoceaux. Le 5 mars 1420, la ville de Guingamp est prise par les troupes ducales et donnée la même année à François de Montfort, héritier du duché de Bretagne. Par lettres du 23 septembre 1420, le duc Jean V donne à Charles de Rohan, seigneur de Guéméné, la seigneurie de Minibriac, confisquée sur la maison de Penthièvre. Le 21 ou 22 août 1444, Louis Ier de Rohan-Guémené, fils de Charles vend à Pierre de Bretagne, seigneur de Guingamp, les seigneuries de Minibriac et Plésidy (Mor., Pr. II, 1041 et 1364). En 1453, le duc Pierre II (décédé le 29 septembre 1457) assigne la châtellenie de Minibriac en douaire à son épouse Françoise d'Amboise. Puis, le 25 mars 1469, au moment où elle entre au couvent, Françoise d'Amboise remet son douaire entre les mains du duc François II. Le Minibriac retrouve son indépendance le 23 septembre 1487, lorsque François II fait "cession de la terre et seigneurie de Minybriac avec tous ses droits, rentes, honneurs, dépendances, à Jehan vicomte de Coetmen" pour service rendu. Le roi Charles VIII récupère la châtellenie le 10 juin 1493 en versant 5000 livres aux héritiers du vicomte "sur les revenus du Minibriac". Puis par lettres patentes datées du 11 juin 1530, le roi François Ier rend "leurs anciennes possessions bretonnes aux Penthièvre".

Ville de Bourbriac (Bretagne) 

En 1523, le 27 juin, le ban de la noblesse de Saint-Brieuc s'assemble à Bourbriac sous le commandement de François de La Feuillée, seigneur de Bourbriac et capitaine des nobles de tout l'évêché. Les chouans font de nombreuses incursions et pillages au bourg de Bourbriac : le 11 mars 1796, le 10 décembre 1799 et le 9 février 1800.

L'ancienne paroisse de Bourbriac avait pour évêché Tréguier, pour subdélégation Guingamp et pour ressort la cour royale de Morlaix. Elle avait pour seigneurs, au moment de la Révolution, le duc de Penthièvre et M. de La Rivière. A la fin de l'Ancien Régime, le marquis de La Fayette possède plusieurs terres nobles à Bourbriac, dont Le Disquay, le Drézit et Leindevet.

Ville de Bourbriac (Bretagne)

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Minihibriac ou Minihybriac (en 1158), eccl. de Sancto Briaco (en 1170), Minibriac (en 1185), Minihibriac (en 1205), Menebriac (en 1284, en 1308), Bourbriac (en 1302), eccl. de Menebriac (vers 1330), par. de Manibriac ou Menibriaco (dès 1330), par. de Minebriaco, Menebriaco, par. de Burgobriaci (en 1371), par. de Minibriac (en 1393), par. de Bourchbriac (en 1427), par. de Menebriac (en 1431), par. de Bourbriac (en 1440), Bourgbriac (en 1457, en 1461), Bolbriac (en 1588).

Ville de Bourbriac (Bretagne) 

Note 1 : le roi Deroch aurait accordé à Briac de construire un monastère près de son château (Coz-Castel). Briac quitte ensuite son monastère pour vivre dans un ermitage (Pénity-Briac). Parti à Rome, il revient mourir dans son monastère le 17 décembre 627.

Note 2 : la commune de Bourbriac est formée des villages : Crec'han, Rubertel, Coatforn, Coatmen, Kerliviou, le vieuxchâteau de Lojou, le Lézard, les Kercadiou, Guerguiniou, Langoat, Saint-Judes, etc...

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de BOURBRIAC : Maurice le Lot, décédé en 1695. - François le Goff (1695-1709), recteur du Minihy. - Jean Coat (1709-1738), du diocèse de Léon. - Abgral Abrahamon (1738-1770), du diocèse de Léon. - Guillaume le Moal (1770-1783), etc... 

Ville de Bourbriac (Bretagne)

Voir   Bourbriac " Le doyenné de Bourbriac durant la période révolutionnaire ". 

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PATRIMOINE de BOURBRIAC

l'église Saint-Briac (XIIème siècle), édifiée par les bénédictins de Saint-Melaine vers 1100. La construction de la tour a débuté le 10 juin 1535 (elle semble remplacer un clocher-porche roman) : les maîtres d'oeuvre sont Guillaume et Yves Le Cozic. L'édifice conserve des parties romanes : crypte et carré du transept. La crypte, de plan carré, date du XI-XIIème siècle (avec des remaniements au XVIème siècle). La crypte contient quatre piliers et elle est encadrée de deux chapelles du XVIème siècle à moitié enterrées : l'une des chapelles, dédiée à Saint-Laurent, appartenait jadis au seigneurs de Kerias, l'autre appartenait aux seigneurs du Helloc'h. La chapelle des seigneurs du Helloc'h contenait les tombes des Kerenor, sieurs du Helloc'h, et cette chapelle communiquait directement avec l'église par un escalier nommé "An dro Izelan". La chapelle des Kerias contient un enfeu où l'on voit les armes d'un certain Guillaume de Goeslin (ou Goueslin), seigneur de Kerias, et époux de Barbe Taillard (avec alliance de part et d'autre les armes de Marie du Pou et celles de Barbe Taillard). La chapelle des Kerias renferme aujourd'hui la tombe de Jean Marie Guillou, curé doyen de Bourbriac, né à Duault le 26 décembre 1861 et décédé le 24 décembre 1931. Le carré du transept date du XIV-XVIème siècle. Elle contient un sarcophage mérovingien (VIIème siècle) et le tombeau en albâtre de Saint-Briac (du début du XVIème siècle). Construction au début du XVIème siècle de deux chapelles privatives accolées au nord et au sud du choeur respectivement surmontées d'une sacristie et d'un trésor. Le porche Nord date du début du XVIème siècle et ses portes datent de 1903. Le porche Ouest date du XVI-XIXème siècle. En 1765, un incendie détruit la nef et les bas-cotés de l'église. La flèche de l'église est détruite par un ouragan dans la nuit du 7 au 8 janvier 1867. La flèche est reconstruite en 1869. Le clocheton, en bois et ardoise, date du XVIIIème siècle. L'église abrite un buste-reliquaire (du XVII-XIXème siècle) de Saint-Briac, en bois polychrome et qui contient quelques ossements de saint Briac. Les seigneurs du Disquay y possédaient jadis des prééminences ("la moitié d'une chapelle du côté de l'épître", où se trouvaient ses tombes et enfeus). Les seigneurs du Lojou possédaient jadis des prééminences, tombes et enfeus ainsi que la chapelle dite de Saint-Briac (située à côté de l'épître et où figuraient leurs armoiries). Les seigneurs du Sullé avaient également jadis tombes et prééminences dans l'église paroissiale de Bourbriac ;

Eglise Saint-Briac de Bourbriac (Bretagne) 

Nota 1 : L’édifice actuel, classé le 11 octobre 1907, est l’un des plus intéressants des Côtes-d'Armor malgré son manque d’homogénéité. Au cours des siècles, il a subi en effet bien des mutilations, ayant été notamment très endommagé lors de la guerre de Succession du duché ainsi qu’il résulte d’une bulle d’indulgences de Grégoire XI datée du 11 mars 1372, puis au milieu du XVIIIème siècle, époque où la nef fut complètement détruite par un incendie. Il présente en plan la forme d’une croix latine avec nef de cinq travées flanquée de bas côtés, un transept à ailes accentuées et un choeur à chevet droit. Sous le choeur, subsiste une crypte rectangulaire divisée en trois parties. La partie centrale est voûtée d’arêtes, voûte retombant sur des piliers disparates ; elle paraît remonter à la fin du XIème siècle. Au nord se trouve une petite chapelle, dite autrefois chapelle Saint-Laurent et remaniée au début du XVIème siècle. Elle est éclairée par une fenêtre à remplage de cette dernière époque et renferme un enfeu décoré des armes de Conan du Gouezlin et de sa femme Barbe du Pont de Vaugaillard, vivants encore au début du XVIème siècle ; on y accède par un large escalier. Au sud, est une autre chapelle, remaniée également au début du XVIème siècle, mais éclairée par une fenêtre à remplage du XIVème. Elle communique avec l’église par un escalier dénommé « an dro izelan » (le tour le plus bas). Le carré du transept date de la fin du XIIème siècle et a conservé ses belles arcatures en plein cintre, à double rouleau reposant sur des piliers décorés simplement d’un abaque chanfreiné. Il est voûté, et au-dessus s’élevait une tour, dite tour neuve, dans laquelle le 24 février 1745 l’on monta une cloche nommée Catherine Yves. Le choeur et les ailes du transept datent des premières années du XVIème siècle, à l’exception d’une petite partie de la longère est de l’aile nord qui remonte au XIIIème, ainsi que l’indique son beau fenestrage, et à la démolition de laquelle Guillaume du Gouezlin s’opposa en 1516. Le choeur a été restauré en 1799, date inscrite sur l’un des piliers sud, près de la sacristie. Les ailes du transept sont accentuées, et peut-être faut-il voir là une influence de l’abbaye Saint-Melaine qui y possédait des droits suivant actes de 1158 et 1170. La nef et les bas côtés, qui dataient du XVIème siècle et dont la charpente et la couverture avaient été refaites respectivement en 1754 et 1760, ont été reconstruits après leur écroulement dû à incendie en 1765. Les plans nouveaux, dressés le 26 mai 1769 par l’ingénieur Anfray, furent approuvés le 3 août 1771 et les travaux adjugés le 24 septembre suivant à Saliou, entrepreneur. On a fort heureusement conservé le porche nord du début du XVIème siècle. Mais, le morceau capital de l’église est la partie inférieure de sa tour, qui est l’un des premiers monuments de la Renaissance en Bretagne. Elle porte en effet l’inscription suivante en caractères gothiques : « En l’an mil V cc xxx V (1535) le xème jour de juign fut commencée ceste tour p. G. GOZIC mettre de l’ouvrage d’icel. A. Diridolo ». En 1559, maître Yves Cozic avait succédé à Guillaume comme architecte de l’église de Bourbriac et était appelé à Morlaix en consultation pour la tour de Saint-Mathieu. C’est également à Bourbriac que trois ans plus tard, en 1562, les Morlaisiens vinrent chercher un maître d'oeuvre pour leur tour, Guillaume Crehif, qui exigea 15 sols par jour et une paire de culottes comme don de joyeuse entrée. Les comptes de 1595-1596, les premiers qui nous aient été conservés, montrent que la tour était terminée, mais non les arcs adjacents de la nef auxquels on travaillait alors, picoteurs sous la direction de Guille Diridolo et de Pierre Guillou. L’église avait servi de corps de garde pendant la Ligue et les écussons étaient gâtés et noircis par la fumée et le feu, suivant un procès-verbal du 29 juillet 1604. En 1603, Jean Jégou faisait les portes ; enfin, si en 1620 Cogniec, picoteur, travaillait encore aidé de Bertrand Duédal qui lui trempait ses marteaux, l’on touchait à la fin des travaux ; et, en cette dernière année, l’on fit le pupitre, la chaire à prêcher et les murs du cimetière. Qu’arriva-t-il à la tour, nous ne le savons ; mais en 1727 l’on dût passer marché pour son rétablissement avec un architecte de Rostrenen, Jacques Le Flohic, qui toucha cette année la somme de 289 livres et se fixa à Bourbriac où il épousa le 2 septembre 1728 Catherine Poullaouer, fille de François, notaire. Quelques années plus tard, le 27 décembre 1741, marché fut passé avec Jean Le Coatantiec, architecte de Bothoa, pour refaire la boiserie, les fenêtres et la toiture de la tour. Le marché fut conclu moyennant 800 livres et terminé en septembre 1742. En 1820, la partie sud-ouest menaçait ruines, aussi le conseil municipal implorait-il, en 1824, de la munificence royale de Louis XVIII les secours nécessaires à sa restauration. En 1826, il vota un impôt exceptionnel de 20 centimes par franc sur les impôts fonciers. Les travaux furent exécutés par I. BOTORE, entrepreneur à Guingamp, sur les plans de Le Cor, ingénieur à Saint-Brieuc [Note : les travaux de consolidation de la tour furent exécutés en 1826, moyennant 9.000 livres par Jean Boterel, maître maçon à Guingamp, sur plans de Le Cor], travaux au cours desquels l’on eut à déplorer la mort du président de la fabrique, Henri Le Guézennec, et d’un manoeuvre, Yves Le Maout. Une longue inscription sur la façade rappelle ces travaux. La tour fut alors couronnée d’une flèche octogone en ardoises qui fut enlevée par un ouragan dans la nuit du 7 au 8 janvier 1867. On construisit à sa place la belle flèche en pierres dont les plans, datés de 1867, sont signés de M. Guépin auquel la tradition associe la collaboration de M. l’abbé Daniel, recteur de Mûr. La première pierre en fut posée le 7 mars 1869 et sa construction effectuée par l’entrepreneur spécialiste J. Bellec. Le porche nord a été restauré conformément au plan primitif au début du XXème siècle et orné de portes modernes intéres­santes portant l’inscription : « TRECHVIER BOURBRIAC 1903 ». Mobilier : Sarcophage gallo-romain, dit de Saint-Briac (classé) ; Tombeau en marbre de saint Briac du début du XVIème siècle et reconstruit en 1765 (classé) ; Buste reliquaire de saint Briac restauré en 1603 par M. Pierre Marchant de Guingamp ; belle croix de procession réparée en 1727 par René Legendre, orfèvre ; statues anciennes de sainte Anne, saint Joseph, N.-D. de Grâces et saint Jean-Baptiste ; parmi les sta­tues modernes : saint Tugdual et saint Yves. Autel du XVIIème siècle dans le croisillon nord ; maître-autel dû au ciseau de Le Goff ; chaire datant de 1847 et exécutée par Pascal, sculpteur à Guingamp, qui sculpta également les confessionnaux, l’ancien maître-autel, aujourd’hui à Saint-Houarneau, la statue de saint Briac dans la crypte, le baldaquin surmontant le tombeau du saint, l’ancien dôme des fonts et l’autel du Sacré-Coeur. Il eut pour collaborateur François Le Guilcher, menuisier à Bourbriac (R. Couffon).

Nota 2 : Les blasons de l'église de Bourbriac ont été martelés ou grattés conformément aux lois en vigueur durant la Révolution, précisément en 1794, et curieusement les seuls épargnés par cette mesure sont ceux des du Goeslin, seigneurs de Kerias. Ceux-ci blasonnaient « d'azur au pin arraché et fruité d'or, le tronc chargé d'un lapin d'argent ». Ils possédaient deux chapelles dans l'église et dans chacune d'elles un enfeu ou sépulture. La première, appelée de saint Laurent, se situait « sous la voûte du côté de l'évangile » ayant « des armes en bosse dans la muraille et dans les vitres », et sans doute est-ce elle qui a reçu le mémorial aux Morts de la guerre 1914-1918. Le blason qui y figure encore porte les armoiries pleines des du Goeslin. La seconde, adjacente de la crypte au nord, héberge le tombeau d'un curé-doyen de Bourbriac. L'enfeu de cette chapelle doit dater, si l'on considère les blasons mi-partis qui l'encadrent, de la première moitié du XVIème siècle. Celui de gauche porte, outre les armes de Goeslin, celles des du Pou qui ont possédés la seigneurie de Crec'h Can et qui étaient « De sable au lion d'argent, armé, lampassé et couronné de gueules ». Ce blason rappelle l'union de Conan de Goeslin et de Marie du Pou qui vivaient dans la seconde moitié du XVème siècle. Conan de Goeslin est cité en 1481 alors qu'il comparait à la montre de là noblesse comme « archer en brigandine » pourvu de soixante livres de rentes. La dernière mention connue de ce personnage remonte à 1503, quant à Marie du Pou elle vivait encore en 1517 et était alors veuve. Du second blason Gaultier du Mottay a écrit par erreur qu'il portait les armes de Barbe du Pont de Vaugaillard. Il s'agit en réalité de l'alliance des armoiries de Guillaume de Goeslin, seigneur de Kerias, vivant en 1535, et de son épouse Barbe Taillard, demoiselle de la maison de Kerdaniel, laquelle blasonnait « D'hermines à cinq fusées de gueules, accolées et rangées en bande » (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000).

Eglise Saint-Briac de Bourbriac (Bretagne)

Voir aussi   Ville de Bourbriac (Bretagne) " Description de l'église Saint-Briac de Bourbriac

la chapelle Notre-Dame du Danouët (XIV-XVIème siècle), fondée, semble-t-il, par Guillaume de Cléauroux, seigneur de Kerauffret, du Diskay et du Drézit. Au moment de la Révolution, le marquis de La Fayette s'en proclame seigneur fondateur. L'arcade de la chapelle nord et le fenestrage du chevet datent du XIVème siècle. Le clocheton à trois chambres date des années 1920. L'autel en granit, situé dans l'aile Nord, date du XVème siècle. Le retable, comportant les statues de Notre-Dame du Danouët et de saint Joseph, date du XVIIème siècle. La chapelle abrite une statue en pierre de la Vierge (XVIème siècle). " Edifice de plan rectangulaire avec chapelle latérale au nord du choeur. Le chevet est éclairé par un beau fenestrage du XIVème siècle identique à celui de la chapelle du Restudo en Saint-Péver. L’une des fenêtres, avec ses meneaux fleurdelysés, date du début du XVIème siècle ainsi que la porte ; le clocheton est moderne. A l’intérieur, beau balustre du XVIIème siècle " (R. Couffon) ;

Chapelle Notre-Dame du Danouët en Bourbriac (Bretagne) 

la chapelle Saint-Houarneau ou Saint-Hervé (XV-XVIème siècle), fondée, semble-t-il, par les seigneurs de Leindévet (appartenant jadis à Guillaume de Cléauroux, seigneur de Kerauffret, via le Disquay). Elle semble datée de 1520. Propriété successive des familles Rouzaut, Cléauroux, La Rivière et enfin du marquis de La Fayette. En ruine au début du XIXème siècle, elle est reconstruite en 1828 à l'initiative de M. Pallier, maire de Bourbriac sous la Révolution. Le clocher mur possède une chambre de cloche. " De plan rectangulaire, avec chapelle latérale au milieu de la longère sud. En 1808, elle était en état complet de délabrement et le conseil municipal demandait à disposer de ses matériaux. Elle fut reconstruite en 1828 comme l’indique l’inscription « REBATI AN 1828 » et présente encore des restes du début du XVIème siècle. Les voussures profondes de ses fenêtres et ses sculptures soignées montrent que c’était probablement là l’une des oeuvres de l’atelier qui construisit, entre autres, les églises de Kerpert, Magoar, Lanrivain et la chapelle de Lannegan " (R. Couffon) ;

Chapelle Saint-Houarneau en Bourbriac (Bretagne) 

la chapelle de Pénity de Saint Briac (XIV-XVème siècle), restaurée en 1828. Il s'agit à l'origine de l'ermitage de saint Briac. Elle est située au sud-est de la paroisse de Bourbriac près de la limite de Plésidy non loin du village de Langoat. Les châtelains de Sulle y possédaient le droit de patronage. Cette chapelle aurait été dédiée à la Vierge Marie. Les éléments les plus anciens de la chapelle, comme l'autel, remontent à la fin du XIVème siècle. La fenêtre Est et la porte Ouest datent du XVème siècle. Le clocher mur possède une chambre de cloche. La statue de Saint-Briac s'y trouvant a été apportée de la chapelle de Bod-Fao. " La chapelle du Pénity est mentionnée dans la Vie légendaire de saint Briac. Edifice rectangulaire dont le chevet et la porte ouest sont de la fin du XIVème siècle. Le pignon ouest a été refait et toute la chapelle restaurée en 1823 " (R. Couffon) ; 

la chapelle Notre-Dame de la Mercy de Penpinot ou Paimpinot ou Pempinod (XV-XVIIème siècle). Elle était nommée jadis Notre-Dame du Penprat et faisait partie de la seigneurie de Crec'h Can dont les propriétaires successifs étaient les familles Du Pou (du XVème au XVIIème siècle), Kerléau (jusqu'au milieu du XVIIIème siècle) et Le Gac de Lansalut. Le clocher mur possède une chambre de cloche. " Chapelle de Paimpinot, à Crec'hkant, sous le vocable de N.-D. de la Merci. Petit édifice rectangulaire du XVème siècle, actuellement (1938) en très mauvais état. Une partie, dont on voit l’emplacement, fut détruite en l’an XII par le sieur André, notaire à Guingamp. Près de la chapelle, fontaine du XVIème siècle avec une belle statue en granit de N.-D. de Pitié dans une niche ornée de putti et coquille. Mobilier : Porte-cierge en fer forgé du XVème siècle ; statue moderne de saint Yves " (R. Couffon) ; 

la chapelle Saint Briac de Bodfo ou Bod-Fao (1948), édifiée, suite à un voeu prononcé en 1944 par le chanoine Déréat (curé de Bourbriac) et en souvenir de la fin de la seconde guerre mondiale. Cette chapelle est bâtie, non loin de l'ancienne motte féodale de Coatmen (appelée également Castel Deroch), à l'emplacement d'une chapelle primitive (elle-même élevée sur les vestiges d'un oratoire construit par saint Briac et mentionné dans la Vie légendaire de saint Briac). La chapelle primitive, premier sanctuaire, fondé par Briac, était en ruines, semble-t-il, vers la fin du XVIIème siècle, car ses vestiges ont servi à la construction du Moulin des Forges (édifié vers 1810 par René Mauzizot, ancien marchand de chevaux de Bourbriac) et de maisons au bas de la place du bourg ; 

l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, entre Lojou et Kerliviou. Petit édifice rectangulaire portant la date de 1869 et reconstruit à l’emplacement d’une chapelle ancienne mentionnée au XVIIème siècle ;

l'ancienne chapelle Saint-Jude, alias Saint-Judec. Edifice de plan rectangulaire reconstruit en 1824 et désaffecté vers 1939 ;

l'ancienne chapelle Saint-Laurant du Helloch, disparue. On y voyait les armes de messire Riou de Kerenor, sr. du Cozquer, marié en 1392 à Estiennette du Helloch, fille et seule héritière de messire Geffroy du Helloch et d’Adelice de Bossant ;

la fontaine de Penpinot ou Paimpinot (XVIIème siècle) ; 

la fontaine Saint-Briac, située rue Avaugour (XVII-XVIIIème siècle) ; 

la croix Croaz-Mez-an-Oster (1768) ; 

la croix de Very-Coz ; 

la croix de Saint-Houarneau ou Saint-Hervé (XVIème siècle) ; 

la croix de la rue de Danouët ; 

l'ancien presbytère (XVIIIème siècle), situé rue Avaugour. Dans la cour, se trouve un bassin construit en 1835 ; 

l'ancien manoir du Drézit. Au Drézit se trouve un blason qui a été voici peu d'années irrémédiablement endommagé par un nettoyage à haute pression. Il représentait les armes de la maison du Drézit : « D'argent au pélican d'azur, en sa piété de gueules » ou selon l'armorial de Guy Le Borgne « D'argent à un pélican d'azur, ayant ses petits en un aire d'or ». On mentionne un Guillaume Le Drezit en 1428. Le Drézit appartenait au XVème siècle à la famille du Rest, dont Jéhan connu en 1441, Geffroy, époux de Aliette de Kergrist, cité en 1459, Rolland du Rest (1471), et Louis qui en avait la possession en 1518. Cette terre a appartenu aux Coatrieux au XVIème siècle et était au marquis de La Fayette à la Révolution (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000).

le manoir de Lézard (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille Bizien de Lézard dont une autre branche possédait le manoir du Helloc (ou Helloc'h), aussi en Bourbriac. A noter que la chapelle privée du Lézard se trouve à Saint-Adrien (ancienne trève de Bourbriac)

Nota 3 : Il existe au manoir du Lézarz, sur la façade principale, un blason ancien si l'on se fie au motif ornemental qui l'accompagne et qui est identique à celui du Drézit. Ce blason porte des armes en alliance qui sont sur la partie gauche constituées d'une fasce et d'une molette en chef, et sur celle de droite un losangé. Ce blason a été découvert fortuitement près du manoir au début de ce siècle, ainsi que le raconte l'abbé Loyer dans son bulletin paroissial « Le clocher de Saint-Briac », et rapporté à l'endroit qu'il occupe aujourd'hui. Tout porte à croire qu'il s'agissait d'ailleurs de sa place d'origine, dont il avait vraisemblablement été extrait durant la période révolutionnaire, quand les Bizien, retirés au Lézarz subissaient une surveillance assez stricte de la part des autorités républicaines (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000). 

le manoir et la chapelle du Helloch ou Helloc (XVI-XVIIème siècle). La tour date du XVIème siècle et le logis central date de 1625 ; 

Manoir en Bourbriac (Bretagne)

les manoirs du Disquay et de Kerias (XVI-XVIIème siècle), de Langoat (XVIIème siècle), du Lojou (XVII-XVIIIème siècle) ; 

la maison de Keriot ou Keriou-Langoat (XVIIème siècle) ; 

les moulins à eau de Tournemine (propriété de Julien Bréban, vers 1810), Lojou, Rossant, Crech-Gautier, Neuf, Coat-Men (propriété de Charles Chauvel vers 1810), Talandour, Corongue, du Disquay, Forges [Note : Moulin des Forges : édifié par René Maurizot en 1880, qui légua le moulin à sa fille Marie Jeanne, mariée à François Le Cocq, maire de Bourbriac de 1839 à 1848. Propriété de la famille Henry en 1856, suite au mariage de Jeanne-Yvonne Le Cocq avec Toussaint Henry, puis de la famille Cormant (à partir du 1er avril 1872) et de la famille Le Diouron (à partir du 5 avril 1904). Jean Le Diouron en fut le dernier meunier], ...

Ville de Bourbriac (Bretagne)  

A signaler aussi : 

le dolmen de Kerivoa ou Bar Menez (âge de bronze) ; 

l'ensemble (menhir, dolmen, allée couverte) de Menez Crec’h en Arhan (époque néolithique) ; 

le menhir de Coat an Ty (époque néolithique) ; 

le menhir du Toul Du, parfaite copie de celui de Kallouan (3 à 4 mètres de haut), restauré en 2001 ; 

les tumulus de Kerleign, de Nenegou, du Tanouedou (âge de bronze) ; 

les deux tumulus de Saint-Jude et les quatre tumulus de Logovay (âge de bronze) ; 

la sépulture mégalithique de Kerivoa ; 

la tombe en coffre de Coat Hellan (âge de bronze) ; 

la motte castrale de Coat Men et celle de Coat Castel (moyen âge) ; 

l'habitat préhistorique de Roscaradec (âge de fer) ; 

l'enceinte de Coat-Liou ; 

Ville de Bourbriac (Bretagne)

le trésor de Kerivoa de l'âge de bronze (lunules, torques et bandeau en or), découvert en août 1932 ; 

des haches à douilles (âge de bronze) ;

le lieu noble de Porz Kergus. Le lieu noble de Porz Kergus, au bourg de Bourbriac a appartenu, aux Huon, seigneurs de Keranflec'h à Bourbriac, aux XVIème et XVIIème siècles, puis par alliance aux Pastour (1721), aux Le Bévic (1742) et à Jean Henry, seigneur de La Ferrière, en 1756. Il existe encore aujourd'hui à Porz Kergus un blason inconnu d'excellente facture, surmonté d'une couronne que l'on croit vicomtale et accompagnée de ce qui semble être une croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Ce blason porte deux fasces et trois quintefeuilles, deux en chef et une en pointe. On ne sait à qui l'attribuer (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000) ;

le Coz Bourbriac, à l'angle de la rue d'Avaugour et de Goas ar Mogn. Au mois d'août 1671 la dame de Coatmen (sans doute Marie Allain, épouse de Yves du Liscoët, chevalier seigneur de Coatmen dès 1657) afféage « l'issue où se tient le marché aux cochons » où elle possède une maison, au bourg paroissial de Bourbriac. La façade de cette habitation, qui héberge le notaire Berthelot en 1722, porte les armes des du Liscoët, « D'argent au chef de gueules, chargé de sept billettes d'argent, 4 et 3 », dont l'une des branches est établie à Coatmen. Cet endroit du bourg, à l'angle de Goas ar Mogn et du chemin conduisant à Saint-Houarneau, est parfois nommé « le carrouge », mais plus souvent « Coz Bourbriac », littéralement « le vieux petit bourg », ce qui semble démontrer que le noyau de départ de l'agglomération se trouvait là. Le blason, signalé en 1921 par l'abbé Loyer, vicaire à Bourbriac, a été réutilisé depuis lors de la reconstruction de cet édifice (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000) ;

Manoir en Bourbriac (Bretagne)

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ANCIENNE NOBLESSE de BOURBRIAC

La seigneurie de Bossant, possédait jadis un droit de haute justice (en 1690). Les propriétaires sont les mêmes que ceux de la seigneurie du Groësquer à Moustéru. 

La seigneurie de Crech Can possédait jadis un droit de haute justice. Cette seigneurie est unie au XVIIème siècle à celle de Lisle en Moustéru. Propriété de Jean du Pou en 1440. La seigneurie est à Josias de Kerléau et Marguerite Jourdrain, en 1650.

La seigneurie du Disquay possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de Jean du Disquay au début du XVème siècle, puis de la famille Boisberthelot au début du XVIème siècle (suite au mariage de Jeanne du Disquay avec Jean du Boisberthelot). Cette seigneurie est vendue en 1534 par Louis du Boisberthelot à Guillaume de Cléauroux, seigneur de Kerauffret.

La seigneurie de Kerliviou possédait jadis un droit de haute justice (vers 1770). Propriété des mêmes seigneurs que Keronnen-Kerliviou à Plésidy.

La seigneurie du Lojou possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait au XVIIIème siècle à l'auditoire de Guingamp. Cette seigneurie s'étendait à Bourbriac, Coadout et Saint-Adrien. Propriété de la famille du Lojou au XIVème siècle, puis des familles Kerméno (à la fin du XIVème siècle, suite au mariage d'Alise du Lojou avec Rolland de Kerméno ou Kerménou), Gaspern (vers la fin du XVIème siècle, suite au mariage de Jeanne de Kerméno avec Claude de Gaspern), Le Brun (vers 1673, suite au mariage de Renée Thérèse du Gaspern avec Bertrand Le Brun, sieur de Kerlaino).

Note : Le Lojou est un château, près de Bourbriac, possédé à la fin du XIVème siècle par la maison de Kerméno, seigneur dudit lieu, du Lojou paroisse de Bourbriac, baron de Pestivien paroisse de ce nom. La branche aînée s'était fondue dans Tournemine, puis Kergorlay, moderne Gouzillon. « D'argent à cinq macles d'azur ». Madame de Goaspern... ou plus exactement de Garspern habitait le château du Lojou (ou Logon), paroisse de Bourbriac, près de Guingamp. Cette famille, dans laquelle la charge de sénéchal ducal de Guingamp était devenue héréditaire, portait pour armes : « D'or au lion de gueules, accompagné de sept billettes d’azur en orle ». Devises : « Qui s'y frotte s'y pique » et « En bon espoir ». Cette maison s'est fondue, à la fin du XVIIIème siècle, dans la maison de Kersauson. Les Gaspern sont d'ancienne extraction chevaleresque. (J. Baudry).

La seigneurie de Quilpirit (ou Tilpirit) possédait jadis un droit de haute justice. C'est en 1284, à l'occasion d'un échange avec le duc Jean II, que l'abbaye de Coatmallouen entre en possession du lieu-dit de Quilpirit. Cette seigneurie était tenue par la famille Quilpirit au XVème siècle.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 30 nobles de Bourbriac (il y en avait 26 en 1426) : 

Guillaume BERTEVAULX (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Alain BERTEVAULX (5 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ; 

Jehan BIZIEN de Lezharez (110 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Raoul CLEAUROUX (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Roland CLEAUROUX (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Prigent COETTRIEU de Coëtrieux (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

COETTRIEU, fille d’Henri Coettrieu (10 livres de revenu) (remplacé par Rolland Bernard) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

COETTRIEU, fille de Jehan Coettrieu (30 livres de revenu) (remplacé par Pierre Euzen) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan DU DISQUAY (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Prigent DU DISQUAY de le Disquay (120 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Conen DU GOEZLIN de Kerias (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Geoffroy ESTIENNE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan ESTIENNE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Yvon HUON (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan KERDANIZOU (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry KERENOR de le Hello (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Yvon KERGUZEN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une hache ; 

Alain de KERLENIOU de le Kerleniou (150 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Henry LE BAHEZRE (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Guillaume LE DRESIT (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ; 

Raoul LE MOIGN (3 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ; 

Hervé LE NORMANT (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Prigent MAREC (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ; 

Jehan PHILIPPES (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan PLIGEAU de Garvel (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Philippe de QUELEN de Kermorzic (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Pierre QUILPIRIT (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan RIVALLEN de Kergourin (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Jehan ROUZAULT : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ; 

Pierre ROUZAULT de Laindevez (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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