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BLAIN

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La commune de Blain (pucenoire.gif (870 octets) Blaen) est chef lieu de canton. Blain dépend de l'arrondissement de Châteaubriant, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de BLAIN

Blain vient du celtique "Blannus" ou de l'ancien breton "blein" (sommet). D'après Bizeul, Blain viendrait de Belenus, divinité gauloise incarnant le soleil. Léon Maître estimait que Blain pourrait être la corruption de Beppolen, guerrier au service des roi Francs, qui lutta contre les bretons au VIème siècle. Le plus ancien nom de Blain trouvé dans un parchemin du XIème siècle est "Castrum Babléni" et l'hypothèse d'un camp établi à Blain par ce guerrier en est résulté. Une autre origine possible est le mot breton "Beleinn", qui signifie genêts, et ressemble à Bleign que l'on voit aussi écrit dans certains documents pour désigner Blain. A noter que le territoire de Blain était autrefois couvert par une vaste forêt dont Le Gâvre et La Groulaie sont les vestiges.

Blain est un ancien centre gallo-romain important possédant un établissement de thermes à Curun (ou Curin). Un acte daté de 1090 et un second daté du 9 octobre 1101 portent la signature en tant que témoin de Guégo de Blanio ou Guegon de Blain. Le premier seigneur de Blain que nous rencontrons dans les Archives est Guégon qui, sur demande d'Alain IV Fergent (comte de Nantes), édifie le château de Blain en 1104-1108 (à noter que la châtellenie de Blain n'est inféodée que vers 1105), puis en devient propriétaire en 1106. Les travaux commencent en 1104. Une charte datée de 1108 signale que l'oeuvre du Comte (opus comitis) est presque achevée. Le Cartulaire le mentionne également à la date du 11 février 1133 (Guegnonus de Blaigno). On ne connaît pas les héritiers directs de Guégon. En 1180, c'est Eustache de Retz, épouse d'André de Vitré, qui possède Blain (elle avait, semble-t-il, épousé un seigneur de Blain avant André de Vitré). Hervé Ier de Blain, vicomte de Donges, est cité en 1203, puis en 1225, date de son mariage avec Constance de Pontchateau, veuve de Guillaume de Clisson. Ce dernier décède en 1236, laissant deux enfants nés de son union avec Constance de Pont-Château : Eudon du Pont et Guillaume de Fresnay. Olivier de Clisson, demi-frère de Eudon du Pont et de Guillaume de Fresnay, s'installe à Blain en chassant les héritiers naturels dans des fiefs secondaires voisins dont il essayera d'ailleurs de s'emparer par la suite. En 1254, Olivier de Clisson dit "Olivier Le Vieil" prend position contre le duc Jean Ier qui bientôt prend d'assaut la forteresse et fait raser les tours, pendant qu'Olivier Le Vieil s'enfuit. En 1261, le roi de France intervient comme médiateur et un traité de paix est signé entre le duc de Bretagne et Olivier Le Vieil. Ce dernier doit payer au duc une amende de 4 000 livres et abandonner ses biens à son fils Olivier II (surnommé Le Jeune). Ce dernier travaille à la réfection du château jusqu'à sa mort en 1320. Deux grandes familles ont suivi : la famille de Clisson (d'Olivier I à Olivier V) et les familles de Rohan et de Rohan-Chabot (à partir de 1409). En 1791, le dernier Duc de Blain, Louis-Marie Bretagne, part en exil à Nice et meurt. Les Rohan-Chabot disparaissent de Blain en 1802.

Blain a été au centre de la grande histoire du Protestantisme dans l'Ouest, particulièrement avec Henri II de Rohan. L'implantation de l'église réformée à Blain est favorisée par Isabeau de Navarre, épouse de René Ier de Rohan qui meurt en 1552. En 1558, Isabeau de Navarre reçoit en son château le pasteur Dandelot, qui prêche la religion réformée de Nantes. Celui-ci, accompagné des pasteurs Fleurer et Loiseleur de Villiers, prononce le premier prêche calviniste qui a lieu au château de Blain. Isabeau reçoit d'ailleurs du roi, en 1560, la liberté de conscience pour elle et pour toute sa Maison. Les Rohan vont alors mettre l'église de Blain à la disposition des calvinistes en 1563 pour en faire un temple. Le nouveau temple protestant de Blain, est bâti sur un terrain qui semble avoir été cédé aux protestants par la famille Jollan de Clerville. Ce terrain est approximativement celui sur lequel se trouve aujourd'hui l'hôpital. En 1567, lors de la persécution contre les Réformés, une quinzaine de pasteurs reçoivent l'hospitalité de Henri de Rohan au château de Blain. Le 19 janvier 1665, un arrêt du conseil du roi interdit l'exercice de la religion à Sion, au Croisic et à Blain. Louis XIV ordonne la démolition des temples de Sion et de Blain. Le culte n'est pas interrompu pour autant, car les réunions se font alors au logis du Pont Piétin. Il y est même tenu un synode (d'après un brevet du roi) le 20 octobre 1679 où le pasteur de Blain y joue un rôle important. En 1684, il reste quelques protestants à Blain, mais "le 24 juin 1684, la chapelle du château de Blain fut rebénite et réconciliée par Louis Guihard, recteur de la paroisse en vertu de la permission donnée par Mgr le Vicaire Général du 29 mai 1684". Le 9 août 1684, Marguerite de Rohan, la dernière protestante de la famille de Rohan, meurt à Paris. Après la démolition du temple, d'autres demeures vont servir de lieu de culte : le logis de l'Epine appartenant à Pineau du Trémars, la Cour-Mortier de la famille Lestoc, la maison de Jacques Pineau de Beauregard Sénéchal (jadis hôtel du Pélican, pharmacie de la place de l'Eglise), l'Hôtel du Chapeau-Rouge (dans le petit village construit par les protestants, près du Château, à la fin du XVI siècle), à Baudouet, en Fay...

Ville de Blain   Blain pendant les guerres de la Ligue

Pendant la Terreur, en 1793, quelques citoyens blinois (nom donné aux habitants de Blain) sont envoyés à Nantes pour être noyés dans la Loire. En 1793, les insurgés envahissent la ville. En décembre 1793, l'armée vendéenne, en déroute, cantonne à Blain durant 3 jours (leur quartier général était la maison du Vermifuge Sorin, 14, rue Aristide Briand) avant de livrer bataille à Savenay.

Note 1 : Le château de Blain reçoit, au début de 1499, la visite du roi de France Louis XII et de son épouse, Anne de Bretagne. Claude de Rohan, nommé évêque de Cornouaille en 1501 par Louis XII, est sacré dans la chapelle du château de Blain, le 6 avril 1510. Le 16 août 1518, le roi François Ier est accueilli à Blain par Jacques Ier de Rohan. En 1548, le roi Henri II accueille la reine Marie Stuart d'Ecosse, qui n'a que six ans, et qui vient d'épouser le dauphin de France. En juillet 1551, c'est au tour du roi Henri II (avec Catherine de Médicis et toute sa suite) d'être l'hôte du château de Blain pendant huit jours. En avril 1603, Henri de Rohan voit sa vicomté élevée au rang de duché-pairie par décret royal de Henri IV. Le 7 février 1605, le roi marie Henri de Rohan avec Marguerite de Béthune, fille de Maximilien, marquis de Rosny, puis duc de Sully. En 1642, l'union de la châtellenie et des juridictions de Blain, Héric et Fresnay est réalisée en faveur de demoiselle Marguerite de Rohan. Le 17 mai 1660, le roi Louis XIV érige la terre et seigneurie de Blain en marquisat au profit du duc Louis Ier de Rohan Chabot (qui n'a alors que huit ans). Le 12 mars 1793, les Chouans envahissent le bourg de Blain. Le jeudi 19 décembre 1793, dix mille Vendéens arrivent à Blain vers neuf heures du matin et les soldats vendéens cantonnent au château avant de se retirer dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 décembre 1793. 

Note 2 : une aveu de 1639 sur beau parchemin (B. 1817), nous donne les châtellenies dépendant du marquisat de Blain : - la Cour-Mortier, L'Epine et Le Coin, aux Jollan et Cocaud, - Pordo, aux Hué de Soullain qui devaient une paire d'éperons d'or aux Rohan, - Bossiéry, aux Courry de La Choue, La Motte-Vauvert et Lorieux, - Pontpiétin et La Massais, aux Amproux et de Sarrant. Les fourches patibulaires à 6 piliers, du marquisat de Blain, s'élevaient jadis à la Grand'Lande. 

Note 3 : les registres protestants de Blain étaient tenus par Philippe Le Noir, sieur de Crevain et vont de 1651 à 1684. Le cimetière est au lieu-dit "le Botier". Les mariages et les baptêmes se font à Pontpiétin. Les principaux noms sont ceux des : Amproux de la Massais, Bonnaud de la Bérangerie, Pélisson, Procot du Boispéan et de la Mitaye, Pineau de la Trosnière, du Boisguihéneux, Damet de Camin, Bridonneau de Beaulieu, Puissant, Josué de la Place, de la Chapelle, Portebise de Soulaine, Pélisson du Vauguérin, Jollian de Clairville, de Coisnon, de Gennes, Morel de la Barre (intendant des Rohan), Hersant de Bongare, Luseau, Thomelet, Daniel de Lestoc, Goulaine de Buhel, Pineau de Vilhouin, Fournier du Mesnil, Pasquereau de la Dorerie, le Prince de Malaguet, Bouchereau, Gentilhomme de la Baronnière, Daniel du Moulin, Vigneu. Presque tous les précités sont au service des Rohan.

Note 4 : en 1790 la commune de Blain est reconnue comme chef-lieu de district. Parmi les administrateurs, on trouve Chiron, Sorreau, Prosper Rochedreux, Etienne Gicquel, Ragaud, Pierre Bizeul, Joseph Couëtoux. Le commissaire du canton est d'abord, René Boucaud, puis Joseph Duhoux et René Boudier. Le Tribunal compte : Frémont des Monceaux, Potiron, Magouet, Jeffredo, et plusieurs juges de paix. Les chefs de la Garde Nationale sont : Verchin, Mahé, Chiron, Couëtoux, Pierre Derennes. Le district de Blain recevait les ordres du département où siègeaient Letourneux, Bongérard, Huet de Coëtlizan, Grelier et Haumont. Le clergé constitutionnel est constitué des abbés Stoquelet, Guyon, Bessejou. Les prêtres réfractaires sont Charles Lilais, Sohier, Lefèvre, ... L'abbé Corbillé, curé de Bouvron est fusillé par la troupe. Les émigrés signalés dans le district sont : de la Motte-Vauvert, Mauvillain, Godet de Châtillon, Berthou de la Violaie, Bedeau de Launay, Hue de Soulain (époux d'une Sarrant de Pont-Piétin). Les Rohan-Chabot résidant à Paris et à Nice, gardent leurs biens jusqu'en 1802 : leur régisseur à Blain s'appelait Gosselin. Les agents des émigrés : Fauchet, Legrand, Dubourg, aidés par des chouans du voisinage tels que Terrien Coeur de Lion, Pacory Coeur du Roi, Carillon et la Perdrix, constituent des bandes armées et rebelles qui sèment la terreur. La période la plus tragique se déroule autour du 23 décembre 1793, jour de la bataille de Savenay où l'armée royaliste commandée par Fleuriot de la Fleuriais, Lyrot de la Patouillère et Piron de la Varennes (le général au cheval blanc) est mise en déroute. La cavalerie de Westermann et les troupes de Kléber et de Marceau ne laisseront aucun répit aux fuyards. En 1796, le bataillon de Muscar et du capitaine Sigisbert Hugo séjourne à Nozay et à Blain.

Note 5 : Instruction publique de Blain. — Les princes de Rohan qui, pendant quatre siècles, ont possédé la seigneurie de Blain, disposaient d'immenses ressources, et pourtant on ne voit pas qu'ils aient rien fait pour favoriser l'instruction de leurs vassaux. Le principal effort en ce sens s'est accompli, sans leur participation, au XVIIIème siècle. En 1765, la Dlle. Cocaud de la Poupais, l'une des bienfaitrices de l'hôpital de Blain, légua une somme do 1.500 livres à cet établissement, en y mettant pour condition qu'il entretiendrait un maître d'école. Ces premiers fonds n'étant pas suffisants, elle encouragea les administrateurs à solliciter le concours de l'évêché, et leur fournit 800 livres pour acquitter les frais que nécessiterait la réunion de quelques bénéfices ecclésiastiques à leur maison. Ceux-ci étaient trop stimulés pour hésiter dans la voie qu'on ouvrait devant eux : ils rédigèrent une requête pleine d'érudition dans laquelle ils citaient les conciles et les recueils d'ordonnances royales. « L'instruction de la jeunesse, disaient-ils, a été, dans les temps les plus éloignés, un des objets des soins de l'Eglise et de nos Rois, pour les avantages que la Religion et l'Etat ne pouvaient manquer de recevoir de la bonne éducation d'enfants destinés à en être le soutien..... ». Ils concluaient en demandant l'extinction des trois chapellenies de la Trinité, de Notre-Dame de Vertus et de la Madeleine, desservies à l'église paroissiale de Blain, le transfert du service des messes en la chapelle de l'hôpital et la réunion des revenus à ceux des pauvres. M. Mauclerc de la Muzanchère, qui gouvernait alors le diocèse, ratifia la proposition et retendit même au-delà des espérances des administrateurs, puisqu'il consentit aussi à comprendre dans l'extinction le bénéfice de Saint-Julien de Plessé. Le décret épiscopal, qui est du 14 février 1769, fut rendu aux conditions suivantes : - L'hôpital de Blain sera tenu d'acquitter les obligations attachées aux bénéfices supprimés. - Il entretiendra un prêtre ou un ecclésiastique dans les ordres sacrés, qui fera l'école aux garçons de la paroisse de Blain, enseignera le latin aux sujets qui montreront des aptitudes exceptionnelles, recevra gratuitement les pauvres et percevra sur les familles aisées 20, 30 ou 40 sous par mois, suivant les cas et les appréciations des directeurs de l'hôpital. - L'élection du régent aura lieu dans une assemblée des administrateurs à laquelle seront convoqués deux commissaires de la paroisse. - Si la vacance dure plus de six mois, la nomination se fera par le général de la paroisse. Quand le titulaire encourra la déchéance, la destitution sera prononcée par les mêmes électeurs, mais elle ne sera définitive que s'ils maintiennent leur décision à huit jours d'intervalle. - Le régent touchera comme émoluments les cinq sixièmes du revenu net des bénéfices, l'autre sixième sera pour l'hôpital. - Au bout de vingt ans d'exercice, le régent aura droit à une rente dont le montant ne dépassera pas le tiers des revenus nets des bénéfices réunis. Tel est le résumé des dispositions qui furent prises par l'Evêché, en vue de sauvegarder tous les intérêts, et confirmées par lettres patentes du mois de décembre 1771 [Voir Livre des insinuations ecclésiastiques de 1769. (Archives de l'évêché). Archives de l'hôpital de Blain. — Archives départementales, série D]. La Révolution étant arrivée avant la mort des titulaires des bénéfices de la Madeleine et de Saint-Julien, le régent de Blain n'eut jamais que la jouissance de deux bénéfices, c'est-à-dire les cinq sixièmes d'un revenu total de 436 livres. Des bienfaiteurs, dont le nom est resté inconnu, ajoutèrent à ces émoluments le produit d'un constitut de 75 livres de rente sur les Etats de Bretagne et d'un autre constitut de 800 livres de principal sur le clergé de France (Déclarations de temporel – Archives départementales, Q). Les fonctions de maître d'école ont été remplies à Blain par un prêtre, jusqu'à l'époque où le serment d'adhésion à la Constitution civile du clergé fut imposé à tous les prêtres investis d'une charge publique. Aucun assermenté ne s'étant présenté, la municipalité fut obligée, en juillet 1791, de demander la permission d'employer un laïque (Carton de l'Instruction publique – Archives départementales, série L) (L. Maître).

Note 6 : liste non exhaustive des maires de la commune de Blain : René Cocaud, Pierre Jollan, Joseph Laurent, Jacques Bizeul, Joseph Corentin-Jeffredo (de 1800 à 1825, avec pour adjoint Bizeul père et Jollan), Bizeul père (aidé par Couëtoux), Louis Corentin-Jeffredo (fils de Joseph, sous la monarchie de Juillet), Sévère Derenne (à partir de 1848), Pierre Launay ou Laundy (de 1850 à 1870), Charles Couëtoux (de 1870 à 1878), Michel Sortais (de 1878 à 1885), Francis Bidet (de 1885 à 1890), François David (de 1890 à 1895), Auguste Pouplard (de 1895 à 1919), Jean Praud, Léon Lerat, Jean Guihard, Jean Simon, Paul David, Eugène Luneau, Jean Guihard, ....

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PATRIMOINE de BLAIN

l'église Saint-Laurent (XIXème siècle). L'ancienne église, de style roman et plusieurs fois remaniée, sert exclusivement sous la Réforme, de 1562 à 1565, au culte protestant puis aux deux cultes jusqu'à la construction d'un Temple au Bottier, en 1639. La messe y est à nouveau célébré à partir du 1er novembre 1565. L'église de Blain sert un moment de cantonnement pour les troupes républicaines, qui recherche des rebelles. La nouvelle église est construite à la fin du XIXème siècle. Le clocher n'est édifié qu'en 1959 sur les plans d'Yves Liberge. Sur demande d'un Rohan de Josselin, les restes mortuaires de la famille Rohan, inhumée dans la chapelle du château, sont transférés en 1823. La peinture murale, œuvre de Victor Richard, date de 1892. La statue de Saint-Laurent, en bois polychrome, date du XVIII-XIXème siècle. Le monument commémoratif, œuvre des sculpteurs Vallet et Rivière, date de 1922 ;

l'église Saint-Omer-de-Blain, œuvre de l'architecte Liberge. Cette église est reconstruite en 1952 après avoir été détruite par les Allemands le 15 janvier 1945. Dès 1842, c'est la chapelle Saint-Omer qui sert d'église paroissiale ;

la chapelle du Pont-Piétin (1888-1889), située à Le Vigneau et œuvre de l'architecte Lucien Magne. Le domaine du Pont-Piétin est acheté en 1884 par Clément de Baillardel de Lareinty qui édifie la chapelle ;

l'église Saint-Emilien (1861), édifiée au village de l'Eraudais et œuvre de l'architecte Liberge, père ;

la chapelle Saint-Roch (XV-XIXème siècle), édifiée en 1450 par Alain VIII de Rohan. La chapelle est remaniée au XIXème siècle par la famille Jollan de Clerville qui ajoute un petit clocher et une chapelle sud servant d'enfeu. L'édifice est la propriété de la commune depuis 1870 ;

l'ancienne chapelle du Vigneau (1666-1896). Cette chapelle est bénie le 29 septembre 1666 et restaurée en 1896. Les dates de 1613 et de 1896 sont gravées sur la clef de voûte de la porte latérale ;

l'ancienne chapelle privée de Bougarre. Propriété de François Joyau au début du XVIIIème siècle et de Bernard Meilhon en 1758. Le bénitier date du XVIIème siècle ;

la croix (XIXème siècle) de la Galerne ;

la croix des Vendéens ou des Brigandins (XIXème siècle), située à la Pâtis-Vert ;

le château de Blain ou château de La Groulaie (XII-XXème siècle). De 1270 à 1320, Olivier II de Clisson édifie un château en remplacement d'une première forteresse dont il conserve les bases et édifiée au début du XIIème siècle. Un de ses quatre fils, Olivier III, lui succède comme seigneur de Blain. Dans la guerre de succession de Bretagne, il prend parti d'abord pour le roi de France, puis pour le roi d'Angleterre. Philippe de Valois, le roi de France se vengera en faisant emprisonner et décapiter Olivier (la tête est envoyée à Nantes et exposée au château du Bouffay). Sa veuve, Jeanne de Belleville, se retire en Angleterre avec son plus jeune fils, âgé de 7 ans. En 1343, "le roi Philippe aïant appris les désordres que commettoit" Clisson fait saisir tous ses biens et Blain (ou Blein) est donné à Louis de Poitiers, comte de Valentinois, puis passe à son fils Aimar de Poitiers. En 1359, Olivier IV débarque en France avec l'armée anglaise pour prendre un commandement en Poitou. La guerre de succession, qui a repris, met aux prises Charles de Blois, soutenu par le roi de France, et Jean de Montfort, candidat des Anglais et soutenu par Olivier IV. En 1365, le traité de Guérande met fin aux hostilités : Jean de Montfort a gagné et Olivier IV récupère tous les biens de son père, dont Blain. Durant l'hivers 1364-1365, le duc Jean IV de Bretagne séjourne à Blain chez les Clisson. En 1368, Olivier se fâche avec le duc Jean IV et les Anglais. Il quitte alors Blain où il laisse cependant un gérant et une garnison pour défendre ses intérêts et se met au service du roi de France, Charles V. La tour du pont-levis est édifiée vers 1373. Olivier IV, nommé par le roi de France, garde de la ville et du pays nantais, revient à Blain. En 1377, le roi Charles V donne 11 2000 francs à Olivier IV de Clisson pour l'aider à financer les travaux entrepris à Blain et à Josselin. La tour du guet est reconstruite en 1380-1383 (sur ordonnance d'Olivier IV de Clisson, datée du 25 février 1378). Olivier IV de Clisson décède le 2 novembre 1399. En 1409, sa fille cadette, Béatrix ou Béatrice épouse Alain VIII de Rohan, et le château et la seigneurie de Blain entrent alors dans la Maison de Rohan. En 1428, Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX de Rohan, meurt au château. Le 20 mars 1462, Alain IX disparaît et Péronnelle de Maillé reçoit la châtellenie de Blain comme douaire. Remariée en 1476 avec Roland de Rostrenen, elle vit toujours à Blain en 1480 et meurt au château en 1486. Le château devient ensuite la demeure de Jean II de Rohan. En 1484, Pierre de Keradren est capitaine. En 1499, c'est Jean de Liscouet, puis les sieurs de Couesbes et de Languillonais lui succèdent. En 1489, le châtelain est François Benoist. Jean II décède au château le 1er avril 1516 (il est inhumé à l'abbaye de Bon-Repos). En 1490, le roi Charles VIII vient à Blain en visite officielle avec Anne de Bretagne. En 1529, Anne de Rohan, veuve de Pierre de Rohan-Gié, meurt au château. Le 27 août 1534 a lieu le mariage entre René Ier de Rohan-Gié et Isabeau d'Albret, fille du roi de Navarre. Tous deux résident au château de Blain et adhérent à la religion protestante. Leur fils aîné Henri Ier de Rohan, naît au château en 1535. En 1551, le roi Henri II, la reine et toute la Cour viennent séjourner à Blain. Vers 1562, Henri Ier de Rohan est le premier vicomte calviniste et la famille de Rohan introduit le protestantisme dans la région. Les premières prédications ont lieu en 1558 et de 1562 à 1565. Le 14 février 1566, Henri de Rohan épouse Françoise de Tournemine, dame d'Arton et "protestante de coeur". Le château souffre des guerres de religion. Les archives de l'Eglise Réformée de Nantes nous apprennent "que le 26 mai 1569 fut célébrée la Sainte Cène au château de Blain, encore que les fidèles fussent au milieu des plus grands troubles". Le 26 juin 1575, Henri de Rohan meurt au château et est inhumé dans l'enfeu de la chapelle. Son frère René II, époux de Catherine de Parthenay-Larchevêque (héritière de Soubise) lui succède. Dès novembre 1585, le château de Blain est pris par le duc de Mercoeur. Mal gardé, le château est pris par l'écuyer protestant Jean de Montauban (capitaine du Gouz ou du Goust), puis à nouveau par Mercoeur (à la tête de 4 000 hommes, parmi lesquels des Espagnols aux ordres de Dom Brochero) en octobre-novembre 1591. Isabeau de Navarre, veuve du vicomte René, meurt le 23 novembre 1591. Après la signature de l'Edit de Nantes le 13 avril 1598, mettant fin à la guerre de la Ligue, les Rohan rentrent en possession du château de Blain (avec l'installation de Catherine de Parthenay, veuve de René II) et le château va ensuite appartenir durant près de 400 ans à la famille Rohan, puis Rohan-Chabot. Henri de Rohan fait fortifier Blain dès 1620. Suite aux prises de positions d'Henri de Rohan, général des huguenots, Louis XIII le déclare en rébellion ouverte et le déchoit de ses titres et de ses biens qu'il donne le 1er décembre à Henry de Bourbon, prince de Condé. Henri de Rohan récupère le château de Blain le 8 août 1629. Suite au décès du duc Henri Ier le 13 avril 1638, sa fille Marguerite hérite de tous ses biens et rend aveu au roi Louis XIII le 28 décembre 1639. Marguerite fait construire une orangerie en 1643. Le portail d'entrée du parc, oeuvre de l'architecte Le Fièvre, date de 1692 et porte les armoiries des Rohan sur les deux faces. Louis Ier de Rohan Chabot fait restaurer le château avant de léguer tous les biens bretons de la Maison de Rohan Chabot à son fils Louis Bretagne Alain (par acte daté de juin 1708). Après un premier mariage avec Olympe Rosalie Gabrielle de Châtillon qui décède en 1753 et dont il a deux enfants nés à Paris en 1743 et en 1747, le duc Louis Marie Bretagne de Rohan Chabot se remarie avec Emilie de Crussol d'Uzès. De nombreux travaux de restauration sont entrepris au château au début de 1779 par la duchesse Emilie de Crussol d'Uzès. A la Révolution, vers 1790, le duc de Rohan habite à Paris. Pendant la Révolution, le château sert de prison (en novembre 1790 et en 1793), de caserne et d'entrepôt. Le duc de Rohan meurt à Nice en 1791. Malgré l'opposition de la famille Rohan, le château est réquisitionné pour héberger plusieurs dragons du régiment de Conti, d'Orléans et d'Ancenis, quatre compagnies du 3ème bataillon des Volontaires du Finistère, trois compagnies du 1er bataillon des Gardes Nationaux de Mayenne et Loire. L'édifice va beaucoup souffrir de la présence des troupes. Une partie des archives des Rohan va être détruite en 1793 par les Républicains et les enfeus de la chapelle vont être saccagés. En 1797, Louis de Rohan récupère ses biens fonciers. Le 25 août 1802, le duc Louis Antoine Auguste de Rohan-Chabot, ruiné, vend la propriété à Louis Henri de Janzé. En 1805, Janzé doit abattre la tour de l'Horloge, qui menace de s'écrouler. Le 10 octobre 1812, Janzé donne asile dans le château de Blain à 400 prisonniers espagnols qui doivent travailler au creusement du canal de Nantes à Brest. Le comte Janzé meurt le 20 septembre 1840. Le 24 décembre 1880, le château est vendu à Jules Hardy (demeurant à Nantes), puis le 2 mai 1892 à Louise de Sabran-Pontevès, future marquise d'Horchell. Suite au décès de Louise de Sabran-Pontevès, le 25 août 1914, le domaine échoit à son fils, le marquis Jules de Lareinty-Tholozan (ou Lareinty-Tholozon). L'orangerie est détruite en 1890. Le château devient en 1918 (acte signé le 24 septembre 1918) la propriété de la princesse Marie Roland Bonaparte, épouse du prince de Grèce (Georges de Grèce, frère du roi Constantin). Le château est restauré jusque vers 1922. Durant la Seconde Guerre mondiale (entre 1940-1944), le château est successivement occupé par les Anglais (à partir de septembre 1939), les Allemands (à partir du 30 juin 1940) et les Américains (à partir d'août 1944). Le château est acheté le 16 août 1950 par Louis Bretesché (négociant en bois à Blain), puis vendu aussitôt, en novembre 1950, à la Société Immobilière du Loquidy. Le château abrite alors l'Institution Notre-Dame de La Groulais, petit noviciat des Frères de Saint-Jean-Baptiste de la Salle. Ces derniers y installent ensuite le collège Saint-Laurent de Blain qui fonctionne jusqu'en 1983. La tour du connétable date de 1380-1383 : elle est reconstruite par Olivier de Clisson et une tour d'escalier lui est accolée. Le logis du roi (fin XVème – XIX-XXème siècle) a hébergé autrefois plusieurs rois de France dont Charles VIII (en 1490) et Henri II (en 1551). Le logis est restauré en 1897 par la marquise Lareinty-Tholozan, puis au XXème siècle par la princesse de Grèce ;

Nota : il ne reste aucune trace du premier château construit en 1090 par Guégon de Blain, ni du second, détruit en 1254 par le duc de Bretagne Jean Ier alors qu'il était occupé par Olivier de Clisson dit "le Vieil". Du troisième château commencé en 1262 par Olivier II de Clisson, il n'est pas possible de reconnaître certains éléments, car un siècle plus tard sont petit-fils, Olivier IV entreprendra des travaux importants sur ce même emplacement, appelé le Petit-Chatel, avant de construire la deuxième enceinte : - le logis du Roi, appelé ainsi en souvenir de la visite du roi de France Henri II en 1554. Il présente les mêmes murs que du temps d'Olivier IV, avec 3 mètres d'épaisseur au Nord, sur la douve, 1m50 seulement côté cour. - la tour du connétables, à l'Est du Petit-Chatel. Achevée vers 1380 par Olivier de Clisson, elle a remplacé une simple tour de guet datant d'Olivier II (1262). Cette tour aurait été édifiée avec les matériaux de démolition du château du Gâvre brûlé par Olivier IV. Il y a cinq étages avec une pièce par étage. Une tourelle d'escalier de section carrée dessert les étages. - la tour du moulin, situé à l'Ouest du logis du Roi, a été démolie lors du siège de 1591, et une fausse tour a été remontée à la place en 1920. - le logis de la Reine, détruit en 1591. Il n'en reste plus que le sous-sol. - le donjon des Armes, situé au Sud du logis de la Reine, a été démoli en 1629, par ordre de Richelieu. - la tour d'Horloge, occupant un angle de la citadelle, a survécu jusqu'en 1804. - la deuxième enceinte comprend plusieurs tours : tour du Nord-Est, tour de l'Est, tour de la Prison, tour du Sud-Est, tour du Pont-Levis, tour du Sud-Ouest. - la tour Nord-Est a été modifiée par les travaux de fortifications du XVIème siècle. - la tour de la Prison, cachée par la tour du Sud-Ouest plus récente, date du XIVème siècle. Cette tour sert de prison en 1790. - la tour du Pont-Levis est restée dans son état d'origine. Cette tour a 40 mètres de haut. Le porche d'entrée était défendu par un pont-levis. - la tour Sud-Ouest primitive devait être identique à la tour de la prison. - le Préau formait une petite enceinte de petites tours réunies par des courtines. Il a été remplacé par une Orangerie. - la chapelle qui figure sur divers plans est l'oeuvre des Rohan catholiques. Elle se trouvait sur la partie Ouest de la courtine Nord reconstruite. Elle avait un chevet plat orienté à l'Est, avec une grande baie ogivale. L'édifice est transformé en temple protestant, et les dépouilles des protestants seront déposées dans l'enfeu, seul vestige subsistant.

 

le château de la Barrière (1850-1865), édifié en 1850 et en 1865 par la famille Jollan de Clerville. Les dépendances du château datent de 1865 ;

le manoir de la Cour-Mortier (XVème siècle), situé au n° 2 rue du 8 mai. Propriété de Jean Mortier en 1472, de Pierre Mortier en 1540, de Diane de l'Estoc ou Lestoc (épouse de Samuel Amproux, sieur de La Haye) en 1664 ;

le manoir du Pordo (XVème siècle), situé au Pordo. Bâtie dans une jolie position, au sommet d'une colline, la gentilhommière du Pordo se compose de deux grands corps de bâtiments se coupant à angle droit et reliés entre eux par une tour élevée. Tout à bien changé depuis le temps de la chevalerie : les douves sont taries et comblées, le pont-levis a disparu,.... Le Pordo relevait autrefois des ducs de Rohan, "noblement, à foi, hommage et rachat". Propriété d'Aliette de Lusanger, dame de Lymuraux (avant 1479), de Marie de Calvarin, fille d'Aliette de Lusanger et épouse de Jean de Saint-Gilles (à partie de 1479), de Robert de Saint-Gilles (en 1559), René de Téhillac (en 1580), Gabriel et Jean de Téhillac, Charles de Montauban, seigneur de l'Aujardière (frère du chevalier du Goust, capitaine du château de Blain), de Marguerite Abraham, épouse de Gabriel de Sarant (écuyer, seigneur de Goulaine et de Soulains, capitaine des villes et châteaux de la Chèze et de Josselin), puis épouse de Louis Dommaigné ou Domaigné (en 1669 et 1699). Louis de Domaigné était fils de Jacques de Domaigné et de dame Renée des Vaux : il descendait à la sixième génération de Guillaume de Domaigné, seigneur de la Roche-Hue, et de Jeanne de Beaumanoir (ses armes étaient d'argent, fretté de gueules, à six pièces). Marguerite Abraham fonde en 1699 une chapelle dédiée à Sainte-Marguerite au Pordo, qui n'existe plus aujourd'hui : "L'an mil six cens quatre vingt dix neuf, le 7e jour de feuvrier après midy, devant nous notaires royaux et apostoliques de la cour de Nantes, soussignez, avec soumission et prorogation de jurisdiction y jurée, ont comparus en leurs personnes escuyer Louis de Domaigné, seigneur du Fremiou, et dame Marguerite Abraham, son épouse non commune en biens, authorisée de justice à la suite de ses droits et néanmoins elle les requérant, dud. sr son mary bien et deuement authorisée pour l'effet et exécution des pressantes, demeurants ordinairement à leur maison du Pordo, paroisse de Blain ; lesquels, pour le repos de leurs âmes et de leurs parents et amis trepassez, leur famille, postérité et successeurs, ont déclarez avoir pieusement dessein sous le bon plaisir de Monseigneur l'illustrissime et reverendissime Evesque de Nantes, de faire construire est bastir sur heritages leur appartenant en la paroisse de Blain, en cet evesché, une chapelle a l'honneur et dédicace de sainte Marguerite, pour y estre dit et célébré à perpétuité à jamais au temps advenir une messe à basse voix à chacun jour du dimanche, feste de sainte Marguerite et autres festes solamnelles de l'année, lors des festes principalles Noël, Pasques, Pantecoste, Toussaints et la feste Dieu, par le chapelain qui sera pourveu de lad. chapelainnie, à commencer des aussitost que lad. chapelle sera parachevée, appropriée et en estat d'y pouvoir celebrer le divin service, ornée d'ornements et que lesd; sieur et dame fondateurs auront obtenu toutes lettres de permission, homologation et autres actes requis et necessaires du mond. seigneur Evesque de Nantes, et comme il est nécessaire de faire un fond certain pour la retribution de lad. fondation, lad. dame fondatrice sous lad. authorité y a affecté et légué une maison, appartenances et dépendances d'icelle, grange, rue et issues, sittuées au lieu de la Gaudais, dite paroisse de Blain, un jardin au-devant de lad. maison et un autre au derrière avec un pré cernoyé de ses hays, et ce qu'il en despend auprès et joignant led. jardin de devant lad. maison. Item une pièce de terre labourable appellée la Pièce au Féal, etc....... Fait à Nantes en l'estude et ont signez... Ainsi signez au registre : L. de Domaigné, Marguerite Abraham, Simon, notaire royal et apostolique, Lepeletier notaire royal et apostolique, registrateur. L'original est controllé à Nantes par Chevallier, suivant l'édit.. L'expédition est signéee Simon, Lepeletier. - Scellé à Nantes, le 4e ... 1699, reçu 13 s; (signé) Chevalllier.. ". L'évêque de Nantes, Gilles de Beauveau ou Beauvau du Rivau confirme cette fondation par courrier daté du 17 février 1699 : "Gilles de Beauveau, par la grâce de Dieu et du St Siège apostolique, Evesque de Nantes, conseiller du roy en tous ses conseils, scavoir faisons que veu la requeste à nous présentée par escuyer Louis de Domaigné, sr du Fremiou, et dame Marguerite Abraham, son épouse, tendante à ce qu'il nous plut homologuer la fondation d'une chapelainie par eux fondée d'une messe à basse voix tous les jours de feste et dimanches et le jour de sainte Marguerite, pour estre ditte et celebrée dans une chapelle qu'ils ont dessein de faire construire à leur maison du Pordo, paroisse de Blain, en notre dioceze, laquelle ils auroient dessein de dedier a l'honneur de sainte Marguerite, ainsy qu'il est plus au long porté dans l'acte de fondation en datte du 7e jour de ce mois au rapport de Symon et Lepeletier, nottaires royaux à Nantes, etc ..... Au pied de laquelle ditte requeste aurions ordonné le 12e des presents mois et an, qu'elle seroit communiquée à notre promotteur, conclusions dud. sr promotteur en datte du 15e dud. present mois, signées : Cassard, promotteur ; requérant pour le bien public que lad. fondation fut decrettée et homologuée et érigée en titre de benefice pour valloir et subsister à perpetuité, et que sur la nomination qu'auroient fait lesd. sieur et dame fondateurs de la personne de missire Julien Moriceau, prestre de la paroisse de Bouvron, pour 1er chapelain d'icelle, il luy en fut expedié visa pour en prendre posession. Tout quoy meurement considéré, voulant seconder l'intention desd. fondateurs, avons loué, ratifié et homologué laditte fondation et icelle érigée et erigeons en titre de benefice perpetuel, pour estre deservie à perpétuité dans laditte chapelle qui sera batie en laditte maison de Pordo, ditte paroisse de Blain, aux jours cy dessus marqués, .... Donné à Nantes en notre palais episcopal, ce 17e jour de feuvrier 1699, en présence de Mrs Claude Fruschard et Nicolas Gendron, prêtres, témoins à ce requis et appellez. Ainsy signé au registre : C. Fruschard, N. Gendron prêtres, et, par commandement de monseigneur Maillard, secret. L'expédition est scellée et signée : Maillard, secrétaire" (Bibliothèque publique de Nantes - Fonds Bizeul). Au XIXème siècle, le manoir appartient à la famille Révellière ;

le manoir de la Gracinais (XVIIème siècle). Propriété successive de Jean de Crocelay, sieur de la Violais (en 1544), Guillaume Picquelot (en 1627), Rolland Cocaud, sieur de la Marsollais et sénéchal de Blain (en 1747), Charles Cocaud, sieur de Villauduc et fils de Rolland (en 1775) ;

le manoir du Vigneau (XVIIème siècle). Une de ses lucarnes porte la date de 1613. Propriété de Jean de Moayre, sieur du Reillis (en 1666) et de Louis Marie de Sarrant, seigneur du Pont-Piétin (en 1767) ;

le manoir de la Marsollais (1762), édifié par François Cocaud, sieur de la Muraudais. Cette demeure est transformée au cours du XXème siècle en ferme expérimentale de la CANA (Coopérative Agricole la Noëlle Ancenis), puis achetée par la ville de Blain ;

l'hôtel de la Gerbe de Blé (XVI-XVIIème siècle), situé place Jean-Guihard. Propriété de la famille Launay (au cours du XIXème siècle), puis de la famille Collet-Provost (vers 1900) ;

la maison de la Relandière (XVIIème siècle). Propriété de Guillaume Gendron (décédé en 1687) ;

l'hôpital (vers 1696 - 1876 - XXème siècle), situé rue de Redon. Cet hôpital de Blain est fondé par Marguerite de Rohan en 1657 dans le quartier de la Vigne. En 1696, le roi Louis XIV donne à l'hôpital un lieu-dit appelé le Bottier et la maison située dans le quartier de la Vigne est alors abandonnée. L'hôpital est agrandi en 1876 puis en 1901 ;

la maison (XVIIème siècle), située à La Fraudais ;

le presbytère (1867-1869), situé rue Bizeul et œuvre de l'architecte Jean-Baptiste Buron. Ce presbytère est édifié à l'emplacement de l'ancien bâti sous Jean II de Rohan et qui a été démoli en 1867 ;

l'ancien domaine du Pont-Piétin. Il s'agit du domaine des Amproux, protestants notoires. Par la suite, les d'Havelooze et leurs héritiers les Lelasseur du Ranzay occupent le domaine. Lacordaire y fait un long séjour. En 1864, la famille Bruno hérite du manoir et des terres. En 1884, le domaine est acheté par la famille de Lareinty qui y fait d'énormes travaux d'aménagement. En 1885, le baron de Lareinty épouse Louise de Sabran, petite-fille de la duchesse de Chevreuse. En 1888-1889, c'est la construction du château s'appuyant sur une aile de l'ancien manoir des Versanbeau. En 1889, la famille de Lareinty s'établit au Pont-Piétin et achète en 1890 la forêt de la Groulaie et le château des Ducs de Rohan en Blain. Le domaine est transformé en hôpital psychiatrique départemental vers 1957 ;

la minoterie (milieu du XXème siècle). Propriété de la famille Taupin depuis 1864 ;

13 moulins dont le moulin à eau de Barel et les moulins à vent du Couemen, Maillard, de Galerne, de la Grande Route, des Rodais, de la Roche, de la Gandoleraie, ... ;

A signaler aussi :

la découverte de 400 haches de bronze du type à talon près de Barel ;

la découverte en 1828, dans l'île aux Lièvres (une île de l'Isac) aujourd'hui disparue, d'un vase en argile rempli d'objets de bronze (- 5 haches entières, à ailerons, avec bélières, des fragments de différents modèles, - des fragments d'épées et de poignées, - un poignard, un racloir et un fragment de mors de bride) ;

la découverte d'un statère d'or gaulois, trouvé à Blain, a été remis au musée Dobrée. Il s'agit d'une tête entourée d'un cordon perlé en forme de trèfle, surmontée du "sus gallicus". Au revers, se trouve un génie couché sous un cheval androcéphale ;

la découverte de plusieurs enceintes et ateliers : la butte de la Massais (d'une surface de 10 ares, primitivement entourée d'un fossé profond de 4 mètres et large de 6 mètres), le camp des Garennes (situé près du château de Blain et de forme elliptique, cerné de douves), Le Clos-Moncelet ;

la découverte en 1881 (maison Luneau) et vers 1856 de nombreux puits funéraires ou à offrandes ;

le musée des Arts et Traditions populaires (milieu du XIXème siècle), situé place Jean-Guihard et œuvre de l'architecte Trotteau ;

la découverte de thermes publics composés de 12 ou 13 salles sur une surface de 350 m2 ou 400 m2 à Curin ou Curun. En dehors des pièces annexes situées au Nord-Est et Nord-Ouest, il possible de reconnaître l'organisation suivante : un vestibule (au nord), une piscine (au sud), le frigidarium orné d'une mosaïque ronde (au centre) ;

on compte à Blain, six voies romaines : celle qui passait rue Bizeul, celle sur la route de Savenay en partant de Blain, celle de Nantes à Blain, celle qui passait sur l'actuel pont de Saint-Nazaire, celle qui passait devant la chapelle Saint-Roch et celle qui était située sur la rive gauche du Canal de Nantes à Brest ;

le four (XVIII-XIXème siècle), situé à La Faraudais ;

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ANCIENNE NOBLESSE de BLAIN

Le comté de la Massaye : D'après M. de l'Estourbeillon (Noblesse de Bretagne II, 214) qui s'appuie sur une pièce originale de la Bibliothèque nationale, la seigneurie de la Massaye, en la paroisse de Blain fut érigée en comté en 1638 en faveur de Daniel Amproulx. Nous savons peu de choses des possesseurs de la Massaye, et nous ignorons complètement sa constitution féodale ; nous ne croyons pas d'ailleurs qu'elle eut quelque importance. Cette seigneurie appartenait en 1544 à Grégoire Fougeré et en 1565 à Olivier Guyhard. Daniel Amproulx, avocat au Parlement de Bretagne, acheta, vers 1638 la Massaye et mourut en 1646. Il laissait de son union avec Catherine de Grimouard un fils aîné, Jean Amproulx, comte de la Massaye, maître d'hôtel ordinaire du roi, qui épousa : -1° le 26 janvier 1630 Jeanne Bouleau, -2° en 1642 Élisabeth de Marsanne. De ce second mariage sortit Paul-Henri Amproulx, comte de la Massaye et vicomte d'Aulnay, lieutenant-général au gouvernement du Bas-Poitou. Ce seigneur, décédé en janvier 1706, s'était marié, le 11 mai 1700, à Marie-Anne Frezon. Il laissait pour successeur son fils Henri-Gabriel Amproulx, comte de la Massaye, maréchal de camp des armées du roi, mort le 7 octobre 1764, sans enfant de son union avec Anne Douët qu'il avait épousée à Paris en 1747. D'après M. de Cornulier, la Massaye appartint ensuite à la famille de North du Perray.

Le marquisat de Blain : On attribue généralement au duc Main Fergent la construction du premier château de Blain ; mais M. Bizeul fait remarquer que l'oeuvre du duc de Bretagne ne fut qu'une reconstruction et que dans les parties souterraines de la forteresse se retrouvent encore les soubassements d'un édifice bien antérieur au XIème siècle ; il signale aussi Blain comme ayant été dès le IXème siècle le théâtre d'une bataille relatée dans la Chronique de Nantes et dans l'Histoire de Bretagne de Le Baud (Histoire mss. de Blain, par Bizeul).

Quoi qu'il en fut, en 1108 la seigneurie de Blain était du domaine propre du duc Alain Fergent qui en faisait à ce moment construire ou reconstruire le château, « sans doute pour la constituer en fief au profit d'un de ses chevaliers, souvent cité dans mis chartes de 1106 environ à 1133, sous le nom de Guégon de Blain » (Ce Guégon figure même dans un acte de 1090 – De La Borderie, Géographie féodale de Bretagne, 28). On ne connaît point les successeurs immédiats de ce premier seigneur de Blain qualifié par les moines de Redon d'homme « très illustre et d'un courage éclatant ». En 1180, Eustachie de Retz, femme d'André, sire de Vitré, jouissait de la châtellenie de Blain ; mais c'était sans doute en qualité de douairière, ayant en premières noces épousé un seigneur de Blain que quelques-uns nomment aussi Guégon (De Cornulier, Dictionnaire des terres du comté nantais). L'an 1203 nous trouvons un Hervé Ier de Blain, seigneur dudit lieu ; il prit alors place dans l'assemblée des nobles de Bretagne qui suivit l'assassinat du jeune prince Arthur. Il parait encore en 1225, approuvant la fondation de Saint-Aubin du Cormier ; il mourut avant 1236 et fut inhumé dans l'église abbatiale de Blanche-Couronne, où son fils Eudon fonda sur sa tombe une lampe ardente en 1258. Hervé Ier laissa trois fils de son union avec Constance de Pontchâteau : -1° Hervé II, sire de Blain ; -2° Eudon, seigneur de Pontchâteau, et -3° Guillaume, seigneur de Fresnay. Sa veuve se remaria avec Olivier Ier, le Vieux, sire de Clisson, dont elle eut Olivier de Clisson, le Jeune, qui hérita plus tard de son frère utérin le seigneur de Blain. Hervé II de Blain, en effet, dont le nom figure en 1263 dans une charte de Melleray, mourut, semble-t-il, sans postérité. Son sceau en 1277 porte le blason de la famille de Blain : de vair au croissant de gueules. livier II de Clisson, dit le Jeune, sire de Clisson et de Blain, épousa Isabelle de Craon et en eût Olivier III de Clisson, mari de la courageuse Jeanne de Belleville et décapité à Paris en 1343. Ce dernier laissa ses seigneuries de Clisson et de Blain à son fils Olivier IV, à jamais célèbre sous le nom de connétable de Clisson. A la mort de ce grand homme décédé à Josselin le 23 avril 1409, sa fille aînée Béatrice de Clisson, femme d'Alain VIII vicomte de Rohan, hérita de la châtellenie de Blain ; l'illustre maison de Rohan devait pendant quatre siècles posséder cette seigneurie. Le successeur d'Alain VIII décédé en 1429, fut son fils Alain IX, vicomte de Rohan et sire de Blain ; il mourut en 1461, laissant veuve Perronnelle de Maillé qui eut en douaire la terre de Blain. Cette dame rendit aveu au duc en 1471 pour Blain et jouissait encore de cette seigneurie en 1489 ; elle s'était remariée à Rolland sire de Rostrenen (Archives de Loire Inférieure, E 397 et 436). Jean II vicomte de Rohan, fils d'Alain IX, mort en 1516 et Jacques vicomte de Rohan son fils, furent ensuite seigneurs de Blain ; mais ce dernier décéda en 1527, sans laisser d'enfants de sa femme Françoise de Daillon. Blain échut alors à la soeur du défunt, Anne de Rohan, mariée en 1514 à son parent Pierre de Rohan, fils du maréchal de Gié, qui fut tué à la bataille de Pavie en 1524. Leur fils, René Ier, vicomte de Rohan, épousa en 1534 Isabeau d'Albret, fille du roi de Navarre, qui fit de Blain le foyer du protestantisme dans la région. Henri Ier, leur fils, vicomte de Rohan, né à Blain en 1535, y mourut le 25 juin 1575 et fut inhumé dans la chapelle de son château ; il ne laissait de son union avec Françoise de Tournemine qu'une fille nommée Judith décédée un mois après lui (Vaurigaud, Histoire de l'Eglise réformée de Bretagne, I 145 et 207). René II, vicomte de Rohan, frère cadet du précédent devint seigneur de Blain, épousa Catherine de Parthenay, joua un grand rôle parmi les protestants français et mourut à la Rochelle en 1586 ; son corps ne fut déposé qu'en 1599 dans son enfeu de Blain. Henri II, son fils aîné, né à Blain en 1579, lui succéda ; créé duc de Rohan en 1603, il épousa Marguerite de Béthune et sa vie appartient à l'histoire de France. Il décéda l'an 1638, ne laissant qu'une fille nommée Marguerite. Marguerite de Rohan s'unit en 1645 à Henri Chabot que le roi autorisa à prendre le titre du duc de Rohan, parce qu'il lui promit d'élever ses enfants dans la religion catholique. Cette dame obtint en 1660 l'érection de Blain en marquisat, pour lequel elle rendit aveu au roi en 1679 ; elle perdit son mari en 1657 et mourut elle-même, en 1684. Leur fils Louis duc de Rohan et marquis de Blain, épousa en 1678 Marie-Elisabeth du Bec de Vardes et décéda en 1727. Vinrent ensuite Louis-Bretagne duc de Rohan et marquis de Blain, marié en 1708 à Françoise de Roquelaure et mort en 1738 — et Louis-Marie duc de Rohan et marquis de Blain, qui épousa d'abord en 1735 Charlotte de Châtillon, puis en 1758 Emilie de Crussol. Ce dernier duc de Rohan possédait le marquisat de Blain quand vint la Révolution ; il mourut à Nice le 20 novembre 1791. 

Le marquisat de Blain se composait de trois anciennes châtellenies : Blain, Héric et Fresnay ; elles furent réunies en une seule juridiction par Louis XIII en 1642 et le tout fut érigé en marquisat par Louis XIV en 1660 à la requête de sa « cousine Marguerite duchesse de Rohan et princesse de Léon ». Les lettres royales d'érection furent enregistrées au Parlement de Bretagne en 1662 et à la Chambre des Comptes en 1667. Le marquisat s'étendait dans dix-sept paroisses : Blain, Fay, Vigneux, Bouvron, Saffré, Héric, Grand-champ, Sucé, Puceul, Vay, Guémené, Campbon, Plessé, Guenrouët, Fégréac et Aveseac. Sa haute-justice ressortissant au présidial de Nantes s'exerçait en la ville de Blain, et ses fourches patibulaires, à six piliers, s'élevaient sur les hauteurs de la Grande lande en Blain. Il jouissait aussi d'une haute juridiction des Eaux, bois et forêts exercée, à Plessé, avec création d'officiers, grand-maître et juges forestiers, mais celle-ci ressortissait au Parlement de Bretagne (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1819). Le marquis de Blain avait droit de tenir en sa ville un marché tous les mardis ; il avait aussi deux foires, l'une à Blain le lendemain de la Toussaint et l'autre à Larré aux féries de la Pentecôte ; il partageait avec le roi les coutumes de la foire Saint-Laurent qui se tenait à Blain en la Prée-au-Duc. Du marquisat de Blain relevaient la vicomté de Carheil, la châtellenie de Vay, les hautes-justices du Buron, de Quéhillac, la Violaye, Villehouin, le Pordo, etc.

Pour faire mieux connaître le marquisat de Blain nous allons brièvement décrire les trois châtellenies dont il se composait.

1°- Châtellenie de Blain. — On y voyait en 1679 « les chasteaux et forteresses de Blain, se joignant, dont il y en a un ruisné, avec leurs clostures et murs, quatre grosses tours dont il y a trois entières et une demy ruisnée, jointes ensemble par corps-de-logix ; galerie, grande chapelle, quatre boulevards à l'entour desdits chasteaux avec leurs douves, cours, fossez, remparts, terrasses et esperons, portes et pont-levis, le tout contenant huit journaux de terre ». Venaient ensuite le Grand jardin et l'Orangerie « avec nombre d'orangers », et le parc « joignant lesdits chasteaux, cerné de murs et ayant une lieue de tour, par lequel passe la rivière d'Isac, partie en bois fustaye avec estangs et allées et partie en prés avec isles, etc » (Déclaration de Blain en 1679). Le seigneur de Blain avait droit de faire faire le guet par ses tenanciers dans son château et d'y nommer un capitaine. Il possédait 1a forêt de la Groulaye et les bois de la Garenne et de Beaumont — sept moulins à vent et deux moulins à eau — la pêche prohibitive dans l'Isac, — le patronage et la fondation des églises paroissiales de Blain, Fay et Bouvron et de la chapelle Saint-Roch dans la forêt de la Groulaye, etc. Parmi les redevances féodales de Blain signalons : une paire de bottes et une paire d'éperons dorés dus par le seigneur du Buron en Vigneux — une autre paire d'éperons dorés dus par le seigneur du Pordo en Blain,— enfin une paire d'éperons d'argent que devait le seigneur de la Reillerie également en Blain (Déclaration de Blain en 1679).

2°- Châtellenie d'Héric. — Cette seigneurie, qui semble avoir eu à l'origine ses seigneurs particuliers, était néanmoins dès 1180 unie à celle de Blain. Lorsqu'en 1294 le sire de Clisson déclara devoir à l'armée du duc de Bretagne deux chevaliers « par raison de sa terre d'Héric ». Il est à croire qu'il comprenait sous ce nom ses deux seigneuries de Blain et d'Héric, mais il faut remarquer qu'il ajouta devoir ces chevaliers « par la menée du seigneur de Rieux » (Dom Morcice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 4). Le domaine proche de la seigneurie d'Héric comprenait la forêt de ce nom avec le « chasteau dudit Héric ô ses cours et jardins » et le moulin à vent de la Bosse des Landes (Aveu d'Héric en 1639). La juridiction d'Héric était une haute justice dont relevaient le Dreneuc, le Chalonge et plusieurs autres terres seigneuriales aussi bien que la paroisse d'Héric tout entière. Enfin le sire d'Héric était fondateur et patron de l'église d'Héric et du prieuré Sainte-Honorée membre de l'abbaye Saint-Sulpice des Bois.

3°- Baronnie de Fresnay. — Fresnay, ancienne châtellenie dans la paroisse de Plessé était une importante seigneurie, démembrement de Pontchâteau, semble-t-il, et propriété en 1236 de Guillaume de Blain, dit de Fresnay, fils, comme, nous l'avons dit, du sire de Blain et de Constance de Pontchâteau. Vers 1250 Anastasie de Blain, dite de Pontchâteau, fille ou soeur de Guillaume de Blain sire de Fresnay, épousa Hervé de Volvire et lui apporta la châtellenie de Fresnay que conservèrent longtemps leurs descendants. L'un d'entre eux, Nicolas de Volvire, chambellan du duc Jean V, obtint de ce prince en 1440 l'érection de Fresnay en baronnie. Jean de Volvire, sire de Fresnay en 1485 fut le dernier de sa race à posséder cette baronnie qui appartenait deux ans plus tard à Jean II vicomte de Rohan et seigneur de Blain. Le fils de celui-ci, Jacques vicomte de Rohan donna, en 1502, la seigneurie de Fresnay à Pierre de Rohan sire de Gié et à Anne de Rohan sa femme, dont le fils René Ier vicomte de Rohan fut tout à la fois seigneur de Blain et de Fresnay (Archives de Loire Inférieure, E304 et 1305). Depuis lors ces deux terres ne furent plus séparées. Le château de Fresnay était en ruines dès 1459 et l'on n'en voyait alors que l'emplacement « ô ses douves et fossez ». Mais quand le vicomte Jean II de Rohan devint, probablement par acquêt, possesseur de la baronnie de Fresnay, il reconstruisit ce château tout en briques avec cette singularité qu'il en ornementa la façade de losanges héraldiques représentant les macles d'or que porte en son blason la famille de Rohan. C'est en ce château que vint demeurer quelque temps la fameuse Catherine de Parthenay, lorsqu'à son retour du Poitou en 1599, elle trouva son château de Blain brûlé et saccagé. En 1679 le château de Fresnay consistait en « un grand bastiment décoré de quatre grosses tours, avec deux galeries haulte et basse ». A côté se trouvaient deux étangs, un parc de 140 journaux et la forêt du Pont ou de Fresnay contenant 600 journaux. D'autres bois et un autre grand étang avec moulin « au bas du bourg de Plessé » et le four banal de Plessé dépendaient aussi du château. Le sire de Fresnay était fondateur et patron de l'église de Plessé et présentateur de la chapellenie Saint-Julien qu'on y desservait ; il était encore fondateur et prééminencier des chapelles Notre-Dame de Larré et Notre-Dame du bourg de Plessé ainsi que de la chapelle du château de Fresnay. La haute justice de Fresnay s'exerçait tous les samedis au bourg de Plessé ; relevaient de la baronnie la châtellenie de Saffré et la vicomté de Carheil, les seigneuries de l'Evrisar en Guenrouët, de la Châteigneraye et du Pordo en Avessac et plusieurs autres terres nobles (Déclaration de Fresnay en 1679). Le baron de Fresnay avait droit de tenir au bourg de Plessé un marché tous les mardis et trois foires par an, aux Fêtes de saint Jacques (1er mai), sainte Marguerite et saint Martin. Il levait aussi, à l'origine du moins, les coutumes de Guenrouët, de Rozet et de Grande-Seuve en Plessé et plusieurs dîmes en Plessé et Avessac (Aveu de Fresnay en 1428). Enfin il était dû au même seigneur, le lendemain de Noël, par le dernier marié de la paroisse de Plessé une soule, un pot de vin et pour deux sous de pain (Aveu de Fresnay en 1679). 

Quoique nous ayons déjà dit un mot du château de Blain, chef-lieu du marquisat de ce nom, l'importance de cette construction féodale nous oblige à y revenir en terminant. « Cette magnifique forteresse avait la forme d'un quadrilatère, divisé par un fossé intérieur en deux parties : le grand et le petit château. Huit grosses tours flanquaient les angles ou les courtines et une neuvième, la tour de l'Horloge, s'élevait au centre. Enfin les eaux de l'Isac répandues dans des douves profondes entouraient cet ensemble d'imposantes fortifications » (Bretagne contemporaine, Loire Inférieure, 74). Occupé en 1586 par le duc de Mercœur mais repris trois ans après par le capitaine huguenot du Goust, le château de Blain subit un nouveau siège terrible en 1591 de la part d'une armée espagnole à la solde de Mercœur ; cette fois il fut en grande partie brûlé tant par les assiégeants que par les assiégés. Il ne resta qu'un débris de ce beau château et ce débris fut encore démantelé par ordre de Richelieu. Aujourd'hu, il en demeure deux tours de structure et d'époques différentes dont l'une bâtie par Clisson porte le nom de tour du Connétable, un corps de logis du XVème siècle avec d'élégantes lucarnes à frontons aigus, les ruines d'une charmante chapelle de style ogival et çà et là quelques pans de murailles et quelques bases de tours renversées. Le tout forme néanmoins encore un ensemble très pittoresque, fort grandiose et digne à tous égards d'être visité (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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