Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Trévronnais

TREVRON

  Retour page d'accueil         Retour Canton de Dinan-Ouest  

La commune de Trévron (bzh.gif (80 octets) Treveron) fait partie du canton de Dinan-Ouest. Trévron dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREVRON

Trévron vient du breton « treb » (village) et, semble-t-il, de saint Gouron ou Méron ou de Sainte-Marie.

Trévron est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumaudan. Dans les chartes de l'abbaye de Léhon, l'église Saint-Laurent de Trévron (Treveron) apparaît dès 1156 et la paroisse de Treveron dès 1254 (Anciens Evêchés, IV, 359 ; VI, 127, 135 et Mor., Pr. I, 689, 955).

Dans une charte du prieuré de Saint-Magloire de Léhon, datée de 1156, on peut lire : « Jean, évêque de Saint-Malo, confirme à Durand, prieur de Léhon, les églises de " Sainte-Marie de Léhon, Saint-Pierre de Ivran, Saint-Juvat, Saint-Laurent de Tréveron, Saint-Malo de Blusweli, Saint-Melaine de Trélivan, Sainte-Marie de Coesmur, Sainte-Brigide de Tregavou ", ainsi que les cimetières, chapelles, dîmes, etc. Cette confirmation fut ratifiée par Josce, archevêque de Tours ». Voici le texte : " Johannes, Sancti Maclovii episcopus, Durando priori Lehonensi et successoribus concedit ecclesias Beatae Mariae de Lehon, Sancti Petri de Juran, Sancti Juvati, Sancti Laurentii de Treveron, Sancti Maclovii de Bluscueli, Sancti Melonii de Trelivan, Beatae Mariae de Comur, Beatae Brigiddae de Tregavou, cum cimiterius capellis et decimis, eo tenore ut oblationes altaris et sacerdotalia beneficia monachicum sacerdotibus aequaliter dividant ; obeuntibus vero presbiteris substituendorum sacerdotum electio monachorum erit. Joscius, archiepiscopus idem confirmat " (Blancs-Manteaux, XXXIX, 209).

" Hamon Lovel, chevalier, atteste que Jeanne de La Rouaudaie a abandonné une part dans les dîmes de la paroisse de Trévron " (Anciens Evêchés, IV, 385).

 Ville de Trévron (Bretagne).

Trévron était jadis le siège d'un prieuré. La possession de l'église avec le bourg, le cimetière, les moulins, les terres, ... est confirmée aux moines du prieuré de Saint-Magloire de Léhon en 1181. De même que la chapelle de Saint-Guinefort de la Mare (cap. S. Guindofori) dont le prieur est cité en 1323. Voici un aveu de Gervais de Goin, prieur commendataire de l'abbaye de Léhon, et daté de 1557 : « ...... Item par raison du dit prioré, il y a en la parroisse de Tréveron ung lieu appellé le prioré et mestairie de Lehon ouquel y a grant court logis et pourpris de depportz, courtz et yssues avecques quantité de terres plantez en vignes, boys de haulte fustaye et taillys garenne à connilz au dedans avec pressouer pour estraindre et presser vins et cildres. Le tout contenant ensemble estant en une mesme tenant auprès de l'église parrochiale de Tréveron, environ cinq journaulx de terre avecques ung prés contenant environ ung journal de terre, et vault le tout communs ans vingt livres de rentes y comprins le dict debvoir de bouteillaige estant du dit revenu. Item en ladite parroisse y a fief et baillaige deppendant dudit prioré ouquel sont hommes et teneurs Rolland Dubreil escuyer seigneur de la Challonge, Hamon Pouret, Jehan Hervé, Guillaume Foustel, Raoullet Foustel, dom Rolland Duponcel et aultres. Et plusieurs aultres qui doibvent rente audit bailliaige tant par deniers que bledz d'apprécy et espêces et vault de revenu chacun an ledit bailliaige, savoir par deniers cinquante quatre solz pouge et demye pouge froment du pris, vingt mynes une godellée, deux tiers de godellée à l'apprécy de la dite court de Dynan, et bled d'espèce une myne seigle rente sourcens deubz audit bailliaige quatre mynes seigle. Item, en la dite parroisse y a ung moulin à eaue appellé le moulin du Pont Aman deppendant dudit prioré ouquel sont les hommes dudit bailliaige devant déclairé subjetz au destroict d'icelluy et vault communs ans de revenu cinq mynes froment. Et en la dite parroisse, le jour et feste sainct Laurent, jour de foire et assemblée auquel jour se leve droict de coutume et bouteillaige, par le commis et depputé par les officiers audict prieurs qui vault de revenu communs ans vingt solz de rente. .... ».

Un aveu de 1548 mentionne « le bailliage de Trevron où il y a vignes et pressoir à vin, droit de foire le jour de Saint-Laurent, patron de la paroisse, droit de coutume et bonteillage ».

Sous l'Ancien Régime, Trévron est une paroisse du diocèse de Saint-Malo et propriété de l'abbaye Saint-Magloire de Léhon depuis le milieu du XIIème siècle. L'ancienne paroisse de Trévron dépendait jadis du doyenné de Plumaudan, au diocèse de Saint-Malo, de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était présentée par les religieux de Léhon ou l'abbé de Marmoutier.

Durant la Révolution, la paroisse de Trévron dépend du doyenné de Saint-Malo-de-Dinan. Trévron élit sa première municipalité au début de 1790. La paroisse ou succursale du Hinglé, rattachée à celle de Trévron en 1792, retrouve son autonomie, par ordonnance du 24 avril 1847.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Laurentii de Treveron (au milieu du XIIème siècle), Treveron (en 1156, en 1181, en 1253, en 1277, au XVème siècle).

Note 1 : Renseignements statistiques. — Superficie : 960 hectares. Population. — En 1778 : 29 naissances, 16 décès, 8 mariages. — En 1795 : 16 naissances, 10 mariages, 12 décès. — En 1790, d'après M. Tempier : 760 habitants, sur lesquels 184 hommes, dont 136 citoyens actifs ; 225 femmes et filles, et 351 personnes des deux sexes au-dessous de 18 ans. — En 1803 : 750 habitants. — En 1838 : 936. — En 1850 : 874. — En 1870 : 870. — En 1880 : 845. — En 1890 : 875. — En 1913 : 832. — En 1922 : 726 habitants. Ainsi, présentement, le chiffre de la population de la riche paroisse de Trévron est inférieur à celui qu'il atteignait il y a 130 ans ! Impôts. — En 1778 : 190 contribuables, dont 80 payant moins de 3 livres. En 1770 : capitation, 760 livres 16 sols ; en 1790 : 676 l. 16 s. En 1787 : vingtièmes, 1.144 l. 11 s. ; en 1790 : 1.159 l. — En 1767 : fouages, 329 l. 14 s ; en 1790, 384 l. 19 s. En 1803 impositions foncières, 2.941 frs; mobilières, 296 frs. (A. Lemasson).

Note 2 : la commune de Trévron est formée des villages : la Haute-Landrée, la Basse-Landrée, Bignon, Pennet, Querardais, Promeret, Quardevilly, Montmusson, Alleux, Guérinais, Vaudeniel, Mare, Croix-Habert, Poncel, Ville-Garnier, l'Hôtellerie, Gibonnais, Girandais, Herviais, le Chêne, Vallée-Martin, le Lissou, etc ...

Château (Chalonge) de Trévron (Bretagne).

Voir aussi   Ville de Trévron (Bretagne) " La paroisse de Trévron durant la Révolution "

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de TREVRON

l'église Saint-Laurent (XVème siècle), reconstruite entre 1865 et 1869. Elle comprend un clocher extérieur, une nef avec bas côté nord de quatre travées et un choeur, il n'y a pas de transept. Elle a été reconstruite presque totalement de 1865 à 1869 par M. Jean Maillard, du Hinglé, sur plans de M. C. Ramard, de Dinan. On y trouve une rangée de piliers du XVème siècle. L'église abrite les statues en bois de saint Laurent (XVIIIème siècle) et de la Vierge à l'Enfant (XIXème siècle). Trois blasons sont visibles au-dessus de la porte d'entrée de l'église : le premier et le troisième blason (XV-XVIème siècle) appartiennent à la famille Du Breil, et le blason central est celui de la famille Ruffier de La Gibonnais " une épée posée en bande, pointe à senestre, brochant sur le tout ", fondue dans la famille Ferron ;

Eglise de Trévron (Bretagne). Eglise de Trévron (Bretagne).

l'ancienne chapelle Saint-Guinefort, de la Mare, détruite ;

la croix de la Quérardais (haut moyen âge) ;

la croix de la Huballerie ou Saint-Mathurin (XVème siècle) ;

la croix de Pennet ;

la croix située près du Vaudaniel ;

la croix celtique (XV-XVIème siècle), située près de l'église ;

le château de Challonge ou Chalonge (XV-XVIème siècle), édifié à l'emplacement d'une ancienne forteresse. Cette seigneurie possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice et appartenait à la famille Du Breil, puis par alliance à la famille de Farcy (suite au mariage le 25 février 1750 de Jean-Baptiste René de Farcy, né en 1724, avec Marie-Anne-Mathurine du Breil, décédée en 1793, fille du Comte du Chalonge, Jean-Baptiste-Augustin du Breil, sieur de la Gibonnais et du Pontruffier). Olivier Du Breil (mentionné en 1480), seigneur de Challonge-Trévron, remplit les fonctions de sénéchal de Rennes. Le château de Challonge est attaqué en 1791 par un millier de paysans. L'édifice conserve une tour à mâchicoulis. La restauration de l'aile Ouest date de 1901 ;

Ville de Trévron (Bretagne) : château de Chalonge.

le manoir du Vaudaniel (XVIIIème siècle) ;

les maisons de Pestivien et de la Herviais (XVII-XVIIIème siècle) ;

Ville de Trévron (Bretagne) : manoir de Pestivien.

2 moulins ;

A signaler aussi :

le puits de Pestivien ;

l'ancien prieuré, encore mentionné au XVIème siècle, mais aujourd'hui détruit ;

l'ancienne chapelle de Saint-Guinefort, située au village de La Mare et aujourd'hui détruite ;

l'ancien manoir du Vauruffier, aujourd'hui disparu, appartenait au XIVème siècle, à Olivier de Clisson. Le 13 juillet 1420, Jean V, duc de Bretagne donna cette terre à Charles de Rohan, seigneur de Guéméné.

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de TREVRON

Plusieurs seigneuries se sont partagées le territoire de Trévron dont la seigneurie de la famille Du Breil (fief de Challonge) et la Gibonnais (ou Gibonaye), propriété au XIVème siècle de la famille Gibonnays qui passe par alliance dans la famille Ruffier. Geffroy Ruffier est mentionné comme propriétaire de la Gibonnais (ou Gibonaye) en 1440 et 1443, et Raoulette Ruffier en 1513. La Gibonnais passe ensuite entre les mains des familles Ferron (au XVème siècle), puis entre les mains successives des familles Jehan, d'Acigné (au XVIème siècle), Breil de Rays (au XVI-XVIIème siècles) et Breil de Pontbriand (en 1619).

Les nobles de Tréveron (Trévron) l'an 1448. — « La Gibonaye, à messire Geoffroy Ruffier, — Le Chalonge, à Maistre Olivier du Breil ; la Peliquetaye, au même. — Pestivien et la Vallée-Martin, à Bertrand Sevestre. — Kerdenili (Cardevilly), à Josselin de Chalonge; Phelipotte de Guitté pour cause de douaire. — La Landère (Landerie), à la fille à Jean Goueon. — Le Ponsel, à Raoul Grignart. — La Carenetaie (Canevêtais), aux enfants Roland Le Forestier. — Le Vaurouaut, à Alain Martin. — La Gibonaye, à Olivier Johan. — Le Vaudaniel, à Olivier du Quengo... — G. Nori, franc par grâce du Duc... » (D'après Des Salles).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 4 nobles de Trévron :

Olivier DU BREILL de Chalonge (800 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Olivier JOUNIN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan MARTIN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume NOURRY (3 livres de revenu) : défaillant ;

 

D'après la déclaration du général de la paroisse de Trévron, en date du 5 avril 1690, les principaux propriétaires des maisons et fiefs nobles en cette localité  (voir Archives du presbytère de Trévron) se trouvaient être :

Dame Marguerite Goret, veuve de Claude-Jules du Breil, et mère de J.-B. et de Laurent du Breil, pour les maisons et manoir du Chalonge, la Grande Gibonnais et le Val, avec leurs fiefs, moulins et autres dépendances, le tout pouvant valoir, y compris la métairie du Bignon, 3.000 livres de rentes.

François Ferron, seigneur du Chesne, en Saint-Carné, pour le bailliage Porret, pouvant valoir 30 livres de rentes.

Jacques-Pierre Ferron, seigneur de la Ferronnais, et Mathurine de la Motte, dame de la Vallée-Plumaudan, pour 3 bailliages valant 70 livres de rentes.

François Urvoy, escuyer, sénéchal de Ploërmel, pour partie des terres du Poncel et de Cardevilly, valant 330 livres de rentes.

Jean Lambert, syndic de Dinan, époux de Laurence Lesieu, pour partie de la métairie de la Ville-Martin, valant 75 livres de rentes.

Michelle Gaudrion, pour partie de la métairie de la Cannevetais, valant 130 livres de rentes.

Jean Olivier, prêtre, sieur de Pestivien, pour partie de la métairie du Vaudaniel, valant 60 livres de rentes.

© Copyright - Tous droits réservés.