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TREMUSON

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La commune de Trémuson (bzh.gif (80 octets) Tremuzon) fait partie du canton de Plérin. Trémuson dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMUSON

Trémuson vient du breton « treb » (village) et de Muson, nom d'homme inconnu.

Trémuson est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plerneuf. Le mot Tremusson existe dès 1149 lorsque le comte Eon de Porhoët donne à l'abbaye de Lantenac, le moulin de Tremusson, en Loudéac (Mor., Pr. I, 604 et Anc. év. IV, 247). 

Au XIIème siècle, le territoire de Trémuson abrite le château fort de la Roche-Suhart. En mars ou avril 1420, le château, occupé par Olivier de Blois, est pris par les troupes du duc Jean V. La famille de Couvran édifie à La Morandais un autre château fort et règne sur le territoire de Trémuson, après la ruine de la Roche-Suhart au début du XVème siècle. 

La fondation de la paroisse de Trémuson (Trémusson) s’effectue aux dépens de la paroisse de Plerneuf et devient une paroisse du diocèse de Saint-Brieuc dès 1428 (archives de Loire Atlantique, B 2979). 

L'ancienne paroisse de Trémuson dépendait jadis de la subdélégation et de l'évêché de Saint-Brieuc, elle ressortissait au siège royal de Rennes et avait pour seigneur, avant la Révolution, le duc de Penthièvre. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Trémuson dépendait du doyenné de Saint-Michel. Trémuson élit sa première municipalité au début de 1790.

Par arrêté du 19 juillet 1804, la commune de Trémuson est augmentée d'une fraction de celle de Plélo. En échange elle cède à Plélo une autre fraction, située au sud-est de Sainte-Urielle. Par le même arrêté Trémuson reçoit de Plérin le village du Plessis. L'orthographe Trémuson a été officialisé par le décret du 31 octobre 1877.

On rencontre les appellations suivantes : Tremuson (en 1427, en 1428, en 1446), Tremuzon (en 1480) et Tremuson (en 1536).

Note 1 : Lorsque le Penthièvre est érigé en duché et pairie de France par lettres de septembre 1569 en faveur de Sébastien de Luxembourg, la châtellenie de la Roche-Suhart forme un des membres du duché. Elle comprend alors les seigneuries de Châteaubriant en Goëllo et de Montafilant en Goëllo, le comté de Plourhan et l'île de Bréhat.

Note 2 : la commune de Trémuson est formée des villages : Saint-Trillac, Boisveloup, le Plessis, la Roche, la Ville-Hamonet, le Petit-Chemin, la Ville-d'Enbas, la Morandais, l'Hôtel-Bout, les Erbotins, Belle-Noë.

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PATRIMOINE de TREMUSON

l'église Notre-Dame (1872), oeuvre de l'architecte Théodore Maignan. L’ancienne église, qui datait du XVème siècle et qui abritait le gisant d'Aliette de Malestroit, dame de La Morandais et du Plessix (aujourd'hui dans la chapelle de Saint-Brieuc), est démolie en 1870. Le 15 mai 1870 est bénie la première pierre de la nouvelle église Notre-Dame. L'église est bénie le 12 mai 1872 ;

le moulin des Isles-Marguerite (XXème siècle) ;

A signaler aussi :

la butte sur laquelle se trouvait le château de la Roche-Suhart. En 1287, l'édifice est donné par Henry d'Avaugour, comte de Goëllo, à sa fille Jeanne, lors de son mariage avec Geoffroy de Dinan-Montafilant. Ce château est occupé, en 1420, par Olivier de Blois. Après l'attentat commis contre le duc de Bretagne, le château est rasé, mais Robert de Dinan, propriétaire des lieux, est à nouveau autorisé à reconstruire le château ;

l'ancienne chapelle ruinée de la Roche-Suhart, dédiée jadis semble-t-il à saint Gorgon ;

la motte féodale du Haut-Châtel (haut Moyen Age) ;

les vestiges des maisons des mines et l'entrée de la mine (XVIIème siècle). Le 9 décembre 1865, la concession des mines de Trémuson (galène ou sulfure de plomb argentifère) est accordée à Charles Le Maout. En juillet 1922 reprennent les travaux de la concession des mines de Trémuson, abandonnés depuis 1914. Les vestiges de fonderie datent de 1928-1930. Voir aussi  mines de plomb argentifère Les mines de plomb argentifère dans les Côtes-d'Armor ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREMUSON

La famille de Couvran régnait autrefois sur l’étroit territoire de Trémuson. Geoffroy de Couvran, sieur de la Morandais (en Trémuson) est armé chevalier par Arthur de Richemont (1436). Il prend part à la bataille de Formigny (15 avril 1450).

Lors de la réformation de 1427, sont mentionnés à Trémuson les nobles suivants : Jeanne du Chastelier (dame de la Morandaie) et Guillaume de Couvran.

Lors de la réformation du 20 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Trémuson : la Roche ou la Roche-Suhart (à monseigneur de Chasteaubriend), La Morandais et La Salle-Verte (à Charles de Couvran, sieur de Saczé), une maison au bourg de Trémuson (à Marguerite Gueguen, épouse de François de Mordelles), une autre maison au bourg de Trémuson (à Normand Pommerit de Saint-Brieuc, ancienne propriété de Pierre Jago).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Trémuson :

Jehan DE COUVRAN de la Morandais (1000 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ;

Geoffroy ROUXEL (1 livre de revenu) : défaillant ;

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