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Bienvenue chez les Trémévénais

TREMEVEN

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La commune de Tréméven (bzh.gif (80 octets) Tremeven-Goueloù) fait partie du canton de Lanvollon. Tréméven dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMEVEN

Tréméven vient de l’ancien breton « treb » (village) et Saint Meven ou Méen (saint gallois du VIème siècle, disciple de saint Samson).

Tréméven est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pludual. Tréméven (Tremeven) est cité, en 1198, dans une bulle du pape Innocent III qui confirme les biens de l’abbaye de Saint-Rion (Mor., Pr. I, 733). C’est une paroisse autonome dès 1471 et fait partie de la baronnie de Coëtmen. 

Autrefois, Tréméven avait pour subdélégation Paimpol et ressortissait à Saint-Brieuc, son évêché. La cure était à l'alternative. Cette paroisse faisait partie de l'ancien comté de Goëlo. Durant la Révolution, la paroisse de Tréméven dépendait du doyenné de Lanvollon. Tréméven élit sa première municipalité au début de 1790. Le nom est orthographié officiellement par arrêté des Consuls en date du 27 octobre 1801.

On rencontre les appellations suivantes : Tremeven (en 1427, en 1480, en 1514, en 1536 et en 1543).

Note 1 : les vicomtes de Coëtmen possédaient jadis deux des plus grandes places fortes de la région : Coëtmen et Tonquédec. Le 6 septembre 1487, la vicomté de Coëtmen est érigée en baronnie en faveur de Jean Ier. La baronnie de Coëtmen s'étendait alors sur les paroisses de Tréméven, Lannebert, Goudelin et Lanloup. Le baron de Coëtmen était fondateur ou co-fondateur des églises paroissiales de Tréméven, Goudelin, Lannebert et Lanloup, ainsi que des chapelles de Saint Jacques et Saint Jean de Kermouster en Tréméven, de Notre-Dame de Liscorno, Sainte Catherine et Saint Maudez en Lannebert, de Notre-Dame de l'Isle, Saint David, Sainte Anne et Sainte Brigitte en Goudelin. Le seigneur de Coëtmen possédait un droit de haute justice sur les paroisses de Goudelin, Lanloup, Lannebert et Tréméven. L'exercice de sa juridiction avait lieu à Saint-Jacques dans l'auditoire attenant la chapelle, puis s'est déplacée à Lanvollon au XVII-XVIIIème siècle. Parmi les membres de la lignée des Coëtmen on trouve :Rolland Ier, Rolland II (commandant d'un des corps d'armée de Charles de Blois en 1346, il assiste aux Etats de Dinan en 1352 et il est fait prisonnier à la bataille d'Auray en 1364), Rolland III (né vers 1350, chevalier sous Du Guesclin en 1371, il ratifie le traité de Guérande en 1381. Il assiste à l'hommage fait par le duc au roi de France à Tours en 1391. Se rangeant contre le duc avec Clisson en 1394, il est obligé de capituler dans la Roche-Derrien et voit saisir son château de Tonquédec. Rentré en grâce et devenu chambellan du Duc, il prend parti contre les Penthièvre en 1420 ), Rolland IV (qui prend part à la ratification du traité de Troyes et au serment de 1437), Ollivier II (seigneur de Plestin, frère puîné et juveigneur de Jean Ier (ou Jean II), il est conseiller et chambellan du Duc, gouverneur d'Auxerre et Grand-maître de Bretagne), Jean Ier (écuyer à la cour ducale en 1457, devient en 1461 gendarme des ordonnances. Chambellan en 1471, membre du conseil et grand-maître d'hôtel, il est chargé en 1472 d'inspecter les fortifications de Dol. Capitaine de Guingamp en 1481, il lutte contre Landais, ambassadeur en France, puis en Angleterre). C'est au profit de ce dernier que le duc François, érige le 6 septembre 1487 le domaine de Coëtmen en baronnie. Son fils, Louis, étant mort sans héritier, la baronnie revient à Gilette, sa fille aînée (décédée le 20 avril 1520) qui a épousé Jean d'Acigné. La baronnie passe ensuite de la famille d'Acigné à la famille Cossé-Brissac en 1573, puis à la famille Neufville de Villeroy qui la vend, le 23 novembre 1718, à la famille Talhouët de la Pierre. Cette baronnie retourne à la famille Coëtmen suite à son rachat le 2 janvier 1737 par Alexis René de Coëtmen (né le 31 août 1678, gouverneur de Tréguier et brigadier des armées du Roi). Ce dernier réclame, en 1738, le droit de présider la noblesse aux Etats de Bretagne. Cette requête d'abord admise en 1739, est ensuite contestée par les Etats de Bretagne en 1742. Ceci entraîne une querelle juridique sur le bien-fondé de cette requête jusqu'en 1746. Sa fille Julie épouse en 1748 Pierre François Marquis de Rougé et reçoit à la mort de son père la baronnie. Les Rougé la possèdent encore à la Révolution.  

Note 2 : la commune de Tréméven est formée des villages : le Traou, Lézélech, Saint-Jacques, Kermarquer, Runalès, Rue-Fardel, Kerautret, Kervorgan, Kerpuns, Toul-Pry, Kernon, la Tournée, Saint-Jean, Leurenou, Traou-Toupin, Traou-Hervé.

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PATRIMOINE de TREMEVEN

l'église Saint-Méen (1848-1849-1886), oeuvre de l'architecte Drillet. Le baron de Coëtmen est le fondateur de l'église primitive. Les travaux de la nouvelle église sont adjugés le 1er février 1844 et sont terminés en 1849. Le 21 mai 1886, est posée la première pierre du clocher de l'église. L'église abrite une statue de saint Méen qui est datée du XVIIIème siècle ;

la chapelle Saint-Jacques (XVIème siècle), fondée semble-t-il par les seigneurs de Coëtmen ou Coatmen. Cette chapelle s’appelait aussi « chapelle du château » au XVIème siècle. Elle était jadis une collégiale. La façade sud et une partie de la façade orientale sont rénovées en 1542. La surface de la chapelle est diminuée entre 1838 et 1854 suite à la démolition d'une aile de bâtiment au nord. Des restaurations ont lieu en 1783, en 1876, en 1959 et en 1981. Les anciens vitraux du XVème et XVIème siècles, encore visibles au XVIIème siècle, ont disparu vers 1925. Ils sont restaurés en 1999. La cloche date de 1825. Le maître-autel, le tabernacle et le retable en bois polychrome datent du XVII-XVIIIème siècle. On y trouve plusieurs tableaux dont celui de la Sainte-Parenté (XVIIème siècle) et plusieurs statues : Saint Jacques, Saint Yves, Sainte Vierge, Saint Jean, Sainte Pompée, Saint Gilles (XVIIème siècle), Saint Eloi, Saint Nicolas (XVIIème siècle), Saint Roch (XVIIème siècle), Saint Etienne, Sainte Véronique, Sainte Anne Trinitaire (XVIème siècle), Sainte Madeleine ainsi qu'un groupe de flagellation, en bois polychrome, daté du XVIème siècle. La chapelle possédait jusqu'à la fin du siècle dernier un retable en albâtre de Nottingham du XIVème siècle. Une légende raconte qu'un souterrain menait jadis de la chapelle jusqu'à Trévérec. Un autre souterrain partait aussi du château. A signaler que lors des fouilles de 1898, on a trouvé quelques monnaies anciennes et un caveau rempli de reliques ainsi qu'un souterrain ;

les anciennes chapelles de Saint-Jean et de Saint-Laurent, aujourd'hui disparues ;

le donjon du château de Coëtmen ou Coatmen  (vers 1200) en ruines. Noté Coitmain (en 1257), Quoitmain (en 1298). Tout laisse supposer que Coëtmen fut bâti sur les vestiges d'une motte féodale. Il s'agit semble-t-il de l'oeuvre de Geslin, fils d'Henri Ier de Penthièvre. Geslin reçoit en partage la seigneurie de Coëtmen dont il prend le nom. Il épouse au début du XIIIème siècle, l'héritière de Tonquédec. Le château est le siège d'une importante vicomté. En 1346, un vicomte de Coëtmen commandait un des corps de l'armée de Charles de Blois qui affronta une troupe d'Anglais commandés par Thomas d'Aggeworth. En 1364, le sire de Coëtmen est fait prisonnier à la bataille d'Auray. En 1394, Rolland de Coëtmen est commandant de la Roche-Derrien et prend le parti de Clisson. En 1427, nous voyons figurer un autre Rolland, seigneur de Coëtmen, au nombre des seigneurs bretons qui ratifièrent le traité de Troyes, conclu entre leur duc et le duc de Bedfort. En 1451, le sire de Coëtmen, prend séance aux états de Vannes. En 1476, le sire de Coëtmen figure comme l'un des garants du traité conclu à Senlis, entre le roi Louis XI et le duc de Bretagne François II. En 1487, la terre de Coëtmen est érigée en baronnie par le duc. En 1489, la duchesse Anne de Bretagne envoie Jean de Coëtmen en ambassade en Angleterre ;

Nota : La plus ancienne description que l'on possède du château est celle de l'ingénieur Du Breil Dumarchais, rédigée en 1745 lors du procès intenté par le dernier marquis Alexis de Coëtmen, aux Etats de Bretagne. « Nous, Ingénieur ordinaire du Roy au département de Brest, certifie : que la terre de Coëtmen, située en l'évêché de Saint-Brieuc, en Bretagne, a été autrefois un château fortifié dont la situation était très avantageuse, ayant au midi un coteau fort escarpé au bord d'une rivière qui forme une péninsule de la partie de l'ouest de ladite terre. Au nord, une belle et vaste campagne rase, en pente douce, en forme de glacis ; que le château comprenait deux parties : La première, exposée au nord, avec un assez grand terrain dans une enceinte, est entièrement détruite et n'y restent que les murs de la chapelle domestique, à 150 pieds de distance de l'emplacement du château. Cette enceinte est formée en partie d'un grand fossé sec avec un parapet où il paraît encore des restes de vieux merlons en terre, défendue en avant d'un bon retranchement, et partie de gros murs depuis la rampe qui termine le fossé à l'extrémité du château jusqu'à la chapelle. La seconde forme un fort particulier fermé d'un grand et profond fossé qui se termine au midy par le coteau de la rivière, revêtu à l'ouest de maçonnerie de 5 à 6 pieds d'épaisseur, avec talus dans lequel revêtement est encore entier un portique qui servait à communiquer du fort au château par le fossé. qu'il reste dans ce fort les murs, de 12 à 13 pieds d'épaisseur d'une vieille tour de figure ovale de 40 pieds de grand axe, ayant au rez-de-chaussée 5 embrasures en cazemathes propres à mettre le canon pratiquées dans l'épaisseur du mur et 8 autres au-dessus ; des souterrains comblés dont on ne discerne que l'entrée et qui, suivant la tradition, s'étendraient fort loin ; que l'on voit encore, à l'ouest de l'enceinte du fort, les restes de trois redoutes en fer à cheval distribuées le long du coteau de la rivière, dont les parapets en terre sont encore bien formés ; que la chapelle du château, située au bourg de Saint-Jacques au nord-est de l'enceinte de l'esplanade, distant d'environ 400 toises dudit château, est en très bon état, bâtie solidement en pierres de taille ;   qu'elle est belle et bien décorée en vitraux et autres ornements ; qu'elle a halle, où se tient, tous les mardis de chaque semaine le marché au bled, qui est d'une grande capacité et bonne réparation et à proximité de la chapelle, ainsi qu'étaux de boucherie ; et, enfin qu'on nous a dit qu'il se tient dans cet endroit quatre grandes foires par an. En foi de quoi avons signé le présent certificat pour servir et valoir en ce que de raison. Fait à Coëtmen, le 3 janvier 1745. Signé : Du Breil Dumarchais ». En 1853, Paul de la Bigne Villeneuve en fait la description suivante : « Ce n'est plus qu'aux traces de douves encore assez profondes, surtout du côté occidental et autour du donjon, qu'on peut retrouver et reconstruire par la pensée le plan de la forteresse. Elle affectait une forme peu régulière ; à peu près rectangulaire dans la partie orientale la ligne d'enceinte décrivait une longue courbe en passant par le Nord, et revenait terminer circulairement à l'ouest. Le terrain, ainsi circonscrit n'a pas plus d'un hectare de superficie. L'angle Sud-Ouest est occupé par une motte à peu près elliptique, séparée du reste de l'enceinte par une douve. Le périmètre de cette motte mesurée à sa base est de 245 pas (environ 200 m). Dans tout le pourtour de sa cime, on reconnaît des débris de fondations de vieux murs ruinés, se reliant à une grosse tour croulante, dont la masse isolée se dresse encore sur le bord du versant méridional qui pend vers la rivière : voilà tout ce qui reste du donjon de Coëtmen. A l'intérieur, elle figure un pentagone, percé au rez-de-chaussée d'une poterne ouverte à l'Est, et qui d'autant qu'on peut juger vu sa dégradation, paraît avoir été ogivale, au premier étage, les ouvertures étaient cintrées. L'extérieur de cette tour offre, non pas des contours régulièrement cylindriques, mais bien une série de facettes inégales en largeur ; on en compte jusqu'à quatorze. Cette multiplicité de pans fait qu'elle se rapproche beaucoup de la forme circulaire. L'épaisseur des murs de cette tour est de 4 mètres, le diamètre intérieur atteint à peine 6 mètres ».

le calvaire Saint-Jacques (XV-XVIème siècle), restauré au XIXème siècle, en 1990 et en 1996 ;

la fontaine Saint-Jacques (XVIIème siècle). Cette fontaine est décorée d'une statue de saint Jacques du XV-XVIème siècle. On y trouve les armes de la famille Coatmen ou Coëtmen ;

la fontaine du bourg (XVème siècle). Elle aurait été dédiée jadis à saint Méen et à sainte Radegonde ;

la fontaine Saint-Jacques, réalisée par le sculpteur Fabrice Lentz de Bourbriac en 1996 ;

les moulins à eau du Lieutenant, du Coatmen,...

A signaler aussi :

les anciennes chapelles de Saint-Jean de Kermouster, de Saint-Laurent et celle du château de Coëtmen dédiée à Notre-Dame de Bonne Nouvelle. Elles sont toutes les trois aujourd'hui détruites. La chapelle du château a servi de carrière en 1886 lors de la construction de la tour de l'église ;

la découverte, en 1839, d'un dépôt de haches à douilles (proto-monnaie du VIIème siècle avant Jésus-Christ) et, en 1827, de monnaies gallo-romaines aux effigies d'Antonin et d'Adrien ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREMEVEN

Lors de la réformation de juillet 1427, deux nobles de Tréméven sont cités : Nicolas du Tnou et Helbertz du Bouays. Mais Geffroy Le Hout se dit aussi noble.

Lors de la réformation du 24 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Tréméven sont mentionnées : Coat-Men (au seigneur d'Acigné), Le Theno (au sieur d'Acigné), Kerautret (à Jehan Le Botloy), Kermilven (à Guillaume du Perier), Kermarquer (à Jehan Kerraoul), Kernon (à Guillaume du Perrier). En 1543, sont mentionnés les nobles suivants : Jean de Botloy (de Kerautret), Guillaume du Perier (de Kermilven) et les héritiers de Roland Rivalland.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 7 nobles de Tréméven :

Nicolas DE BOLOUY (40 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Jehan DE BOUES (40 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre DE BOUES (15 livres de revenu) : défaillant ;

François DE LA VALLEE (6 livres de revenu) : défaillant ;

Jehanne DUZAUT (20 livres de revenu) : défaillant ;

Roland HERVE (6 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier POAINCES : défaillant ;

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