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TREMEREUC

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La commune de Tréméreuc (bzh.gif (80 octets) Tremereg) fait partie du canton de Ploubalay. Tréméreuc dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREMEREUC

Tréméreuc vient du breton « treb » (village) et de saint Mérec ou Méreuc.

Tréméreuc est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleurtuit (en Ille-et-Vilaine). La famille chevaleresque de Trémerreuc est connue depuis le XIIème siècle (Guillelmus de Tremaruc) (Mor., Pr. I, 579) lors d'une donation faite à Saint-Aubin des Bois. D'après les Anciens Evêchés de Bretagne, III, p. 156, nous voyons, l'an 1277, Bertrand de Tréméreuc échanger contre des propriétés qu'il avait à Saint-Briac, une rente d'un tonneau de vin que les moines de Saint-Aubin levaient sur son fief de Plouër, en vertu d'une donation de ses ancêtres.

D'après l'historien Dom Morice, Geoffroy de Tréméreuc était sire de Plumoyson, en Plouër, lorsqu'il fut compris parmi les ambassadeurs envoyés en Angleterre pour obtenir la délivrance de Charles de Blois, l'an 1352. (Preuves, I, col. 1486). C'est comme seigneurs de Plumoyson, que les Tréméreuc possédèrent une chapelle dans la vieille église de Plouër, laquelle portait encore leur nom à la fin de l'ancien régime. C'est aussi comme seigneur de Plumoyson que Rolland de Trémereuc, chevalier, s'attira, l'an 1306, la désagréable aventure que les Anciens Evêchés de Bretagne ont résumée, t. IV, p. 383.

Le château de Tréméreuc n'est plus au XVIème siècle qu'un " emplacement de forteresse, garni de vieilles douves ". L'histoire des seigneurs de Tréméreuc se confond aux XVème et XVIème avec celle des seigneurs du Bois de la Motte, par suite du mariage d'Isabeau de Tréméreuc avec Jean de Beaumanoir.

Une concession d'une foire à tenir à Tréméreuc, au jour de la fête Saint-Laurent, est accordée le 21 juillet 1433 à Jean de Beaumanoir.  La famille de Trémerreuc dont les armes figurent sur un sceau de 1379 (Lobineau, n° CLXI), devenue Trémereuc de Léhen, paraît s'être éteinte au XXème siècle.

Ville de Tréméreuc (Bretagne).

L’église Notre-Dame de Tréméreuc (" ecclesiam Sancte Marie de Tremerreuc ") est mentionnée dès 1163 dans une bulle fulminée par le pape Alexandre III en faveur de l'abbaye de Saint-Jacut (Anciens Evêchés, IV, 277). C'était un prieuré-cure de l'abbaye de Saint-Jacut dès 1163, qui le demeura jusqu'à la Révolution.

Tréméreuc voit son nom associé dès le XIVème siècle à celui de Saint-Cadreuc, autre prieuré dépendant de la même abbaye et situé sur le territoire de Ploubalay.

Vers 1330, un compte des bénéfices du diocèse de Saint-Malo stipule que Saint-Cadreuc et Tréméreuc sont taxés de 60 sous. En 1405, figure aussi le " recteur de Saint-Cadreuc et Tréméreuc " dans une liste d'arrérages du Vatican ou Saint-Siège. Le 11 février 1433, une foire est fondée à Trémereuc, en faveur de Jean de Beaumanoir, sr. du Bois de la Motte et époux d'Isabeau de Tréméreuc.

Sous l'Ancien Régime, Tréméreuc est une paroisse du diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Tréméreuc dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative entre l'abbé de Saint-Jacut et le seigneur de Tréméreuc. La haute justice de cette paroisse appartenait à M. de Plouër en 1780. Durant la Révolution, la paroisse de Tréméreuc dépendait du doyenné de Ploubalay. Tréméreuc élit sa première municipalité au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Marie de Tremerreuc (en 1163), Tremaruc (à la fin du XIIème siècle), Tresmesroc (en 1241), Tremerreuc, Tremerouc (en 1277), Tremeroc (vers 1330), Tremarreuc (en 1337), Tremerreuc, Tremerrouc (en 1363), Tremerreuc (en 1405).

Ville de Tréméreuc (Bretagne) : la foire Saint-Laurent.

Note 1 : Renseignements Economiques et Statistiques. — Le territoire de cette paroisse, dit Ogée, offre une superficie plane, si vous en exceptez deux vallons qui sont au nord et au sud de son bourg. A peu de distance à l'est de son clocher, s'étend une lande... Le reste des terres est en labour et en prairies. Superficie. — 415 hectares. Population. — En 1778 : 8 naissances, 12 décès, 3 mariages. — En 1795 : 12 naissances, 8 mariages, 10 décès. — D'après le Pouillé de la Bastie : 300 communiants ; Ogée 400. — En 1790 : 520 habitants, dont 135 hommes, sur lesquels 58 citoyens actifs ; la journée de travail cotée 10 sols ; 142 femmes et filles et 143 autres personnes au-dessous de 18 ans. — En 1803 : 417 habitants. — En 1838 : 562 h. — En 1853 : 565. — En 1880 : 560. — En 1889 : 578. — En 1913 : 546. — En 1921 : 502. Il est assez curieux de constater comment, depuis 130 ans, cette population a toujours à peu près conservé le même chiffre, sans sensiblement croître ni sensiblement diminuer. Impôts. — Nombre de contribuables en 1778 : 102, dont 67 payant moins de 3 livres. — En 1770 : capitation, 303 l. 4 s. ; en 1790 : 268 l. 19 s., plus 23 l. 19 s. payées par les privilégiés. — En 1787 : vingtièmes, 543 l. 5 s. ; en 1790 : 550 l. 8 s., plus 66 l. payées par les privilégiés. — En 1767 : fouages, 149 l. 16 s. ; en 1790 : 182 l. 13 s. — En 1803 : contributions foncières, 1.335 frs. ; mobilières, 220 francs (A. Lemasson).

Note 2 : en 1944, huit cents Américains sont morts sur le sol de la commune de Tréméreuc, lors de la bataille de Pleurtuit.

Note 3 : la commune de Tréméreuc est formée des villages : la Rogerais, le Quintinais, le Villou, la Ville-Belai, la Ville-Papouart, la Ville-Robert, la Brousse, la Marchandais, la Ville-Aubé, la Brosserais, etc ...

Voir aussi   Ville de Tréméreuc (Bretagne) " La paroisse de Tréméreuc durant la Révolution "

Ville de Tréméreuc (Bretagne).

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PATRIMOINE de TREMEREUC

l'église Saint-Laurent (XII-XIII-XVII-XXème siècle), jadis dédiée à la sainte Vierge. Elle est remaniée au XVIIème siècle et restaurée en 1932. Elle comprend une nef unique avec tour latérale sur la longère midi ; et, près de cette tour, une chapelle en appentis communiquant avec la nef par deux arcades. Une chapelle prohibitive, dite de la Herviais, et qui formait aile au nord, fut supprimée en 1764. La longère nord remonte au XII-XIIIème siècle. La longère sud date de 1670 ainsi que l'indique l'inscription : MISSIRE GUILLAUME BINOYS RECTEUR DE CEANS 1670, et le choeur date de 1765. La tour est détruite le 29 novembre 1796 et sa reconstruction n'est terminée qu'en 1913. Le maître-autel date de 1670. L'église comprend de nombreux vitraux, comme le martyre de saint Laurent, saint Joseph, la Vierge et l'Enfant Jésus, Dieu le Père, Notre-Dame de la Délivrance, saint Michel terrassant le dragon et le Baptême de Jésus (1942). L'église abrite les statues en bois polychrome de saint Guillaume et de saint Laurent. L'église était jusqu'au XVIème siècle placée sous le patronage de la Sainte-Vierge ;

Eglise de Tréméreuc (Bretagne).

la croix située à l'entrée bourg (XVII-XVIIIème siècle) ;  

le moulin à eau de Tréméreuc ;

Ville de Tréméreuc (Bretagne).

A signaler aussi :

l'existence d’une ancienne motte castrale (aujourd’hui disparue) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREMEREUC

En 1137, Guillaume de Tréméreuc est témoin d'une donation à Saint-Aubin-des-Bois. En 1357, Alain de Tréméreuc est compris dans le sauf-conduit accordé par le roi d'Angleterre aux gens de Charles de Blois qui allaient payer sa rançon. En 1371, les 1er mai, juin et octobre, Jehan de Trémerrouc, Trémaroc, Trémaruc ou Trémareuc, paraît aux montres de Du Guesclin. En 1420, Raoul de Tréméreuc est un des libérateurs du duc de Bretagne, prisonnier des Penthièvre. En 1498, Pierre de Tréméreuc, clerc de la chapelle d'Anne de Bretagne, reçoit 100 livres. Messire Christophe de Tréméreuc est de l'assemblée convoquée pour faire contribuer les nobles à la rançon de François Ier.

« Pour remonter au temps le plus reculé de l'histoire de Bretagne concernant les preuves de noblesse de la famille de Tremereuc , qui comptait déjà plusieurs siècles d'existence, puisqu'à Louis IX on la voyait déjà figurer aux Croisades, il nous faut rechercher dans les preuves du IIIème livre (Histoire de Bretagne), et nous y rencontrons Guillaume de Tremereuc avec Rolland, fils de Juhel de Montfort, Olivier de Coëquen et autres témoins à la concession que fait Olivier de Dinan à la commune du Plessis-Ballesson (Plessix-Balisson ?) de l'abbaye de Saint-Albin, et lorsque ce même Olivier de Dinan accorde à Henanbihen l'érection d'une chapelle, dans laquelle on devait lui célébrer un service à perpétuité.

- Ambassade, en Angleterre, pour la délivrance de Charles de Blois (9 novembre 1352). Jeanne, duchesse de Bretagne, assemble son conseil, avec l'assentiment des prélats, des chapitres, barons et autres nobles, et parmi la fleur de la noblesse, où figurent les sires de Combourg, du Quoiquen, Duguesclin de Beaufort, on y voit aussi Geffroy de Tremereuc, sire de Plumoyson, nommé pour faire partie de cette ambassade. Cette charte se trouve dans les titres de Penthièvre, à Saint-Brieuc, et scellée du scel de ladite duchesse Jeanne et des sceaux de plusieurs évêques, barons, seigneurs et chevaliers.

- A Dinan, le 20 octobre 1379, serment de fidélité au duc Jean, par le sire Beaumanoir, Olivier de Montauban, Geoffroy Ferron et autres chevaliers, Bertrais-Guyon, Henri du Bois-Jehan, Guillaume de la Houssaie, Robert de Tremereuc, Berthelot d'Angoulvon, par lequel ils jurent sur les Saints Evangiles et promettent féauté au duc Jehan contre toutes personnes qui peuvent vivre et mourir, sans aucunes exceptées, plus proches à lui qu'à aucuns autres. Fait à Dinan, ledit jour, scellé des sceaux de Beaumanoir, de Guite, du Vauclerc, de Ploergac, de Thomelin, de Tremereuc.

- Traité de paix entre le duc de Bretagne et Charles, roi de France. — Jehan, duc de Bretagne, comte de Montfort, fait appel à toute la noblesse bretonne, et le 26 avril 1381 nous voyons ratifié, à Dinan, ce même traité par Brient de Chateaubriand, sire de Beaufort, Rolland de Tremereuc, sire de Plumaison, de Lorgeril, Geoffroy de Quedillac et autres.

- Et ce même traité, ratifié à Lamballe, le 28 avril même année, par Pierre de Largentaye, Henri de Lorgeril, Bertrand Goyon, sire de Matignen (Matignon ?), Colin de Lescouet, Jehan Hersart, Geoffroy Pignen et Jean de Tremereuc, écuyers de Bretagne.

- 16 octobre 1420. Ligue des Seigneurs avec le duc contre les Penthièvre. — Jehan, par la grâce de Dieu, duc de Bretagne, faisons savoir qu'aujourd'hui, en notre général Parlement, sont comparus nos très chers et amés cousins Allain, vicomte de Rohan, Guyon de Laval, sire du Gavre, et Montfort, Robert, sire de Chateaubriand, et nos très chers amés féaux Philippe de Vaville, sire de Malestroit, Jehan, sire de la Hunaudais, Jehan de Beaumanoir, le sire de Tremereuc, le sire Duchastel, Jehan de Rosmadeuc, etc. Le duc de Bretagne exposait que pendant qu'il était détenu par Olivier et Charles de Blois, lorsque, sur l'invitation d'Olivier de Penthièvre, il était allé voir sa mère au château de Champtoceaux, il appelait à lui toute la plus pure noblesse, afin de se venger de la trahison des de Penthièvre et de faire contre eux une ligue, de s'emparer de leurs personnes, détruire leurs châteaux, etc.

- Extrait du compte de Jehan Mauléon, trésorier de l'Espargue et receveur général des monnoyes de Moncontour et des toux et rachats du ressort de Goello. — Nous y voyons encore figurer parmi les plus célèbres, et nommés comme capitaines pour avoir fourni des hommes au duc de Bretagne : Louis Devisdelou, pour avoir fourni six hommes d'armes ; le sire de Beaufort, dix hommes d'armes ; Alain de Beaumont, quatre hommes d'armes ; le sire de Tremereuc, trois hommes d'armes ; Robin le Veneur, quatre hommes d'armes. — Armée de Monseigneur Richard de Bretagne (le tout par mandement du 23 août 1419), laquelle armée devait aller avec ledit Richard, frère du duc, ès-portes de Rennes, Saint-Aubin-du-Cormier et dessus les marches du pays d'environ " pour mettre et bouter hors aucunes gens d'armes qui étaient Venus sur lesdites marches piller son pays, après la prise d'Avranches, Pontorson, etc. ".

- 6 octobre 1429. Voyage du comte de Richemont à Angers, par devers le Roy. — Par lettres dudit comte de Richement et d'Ivry, données à Nantes, ledit jour, sont convoqués le sire de Beaumanoir de Montauban, le vicomte de Dinan, Jehan Bothérel, Jehan de Penhoet, amiral de Bretagne ; Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne ; messire de Braon et ses gens, Jehan de Braon, Rolland de Beaulieu, Rolland de Tremereuc et enfin tons les premiers, chevaliers et écuyers de la Bretagne.

- Un peu plus tard, en 1435, nous voyons une alliance nouvelle dans cette illustre famille : Geoffroy de Tremereuc épouse, en 1435, Isabeau de Goyon, belle-soeur de Jean de Beaumanoir, et soeur de Jean Goyon, sire de Matignon, dont le père , en 1404, le 24 avril, en la ville de Lamballe, avait transigé sur certains droits de justice avec Marguerite de Clisson, comtesse de Penthièvre.

- En 1437, serment de fidélité au duc de Bretagne par les chevaliers et écuyers de la chastellenie de Lamballe, où figurent encore Olivier du Bois-Hardy, J. de Pledran, Bertrand Gouyon, B. de Tremereuc et autres.

- Le 22 décembre 1498, état de la maison de la reine Anne pour l'année 1498. — Nous voyons encore figurer comme clerc de chapelle messire Pierre de Tremereuc. Fait à Nantes, le 22 décembre 1498 ; Signé : Sapin.

- En 1559, assemblée de la noblesse de Bretagne pour aviser au moyen de faire contribuer les nobles à payer la rançon des enfants de François Ier.

- " Seront pour chacun évesché du duché de Bretagne, adjournez à ban tous les nobles et autres tenant terres et fiefs noblement, a foi comparoir au jour assigné, prêts et garnis de finances jusqu'au vingtième de leur revenu. Sont présents et consentants le comte de Laval en personne, Mr. de Rohan, Regnault de Montbourche en personne, Messire Christofle de Tremereuc, sieur Pontbrient, etc., en témoin de la vérité de l'accord et consentement en dessus, signé de Messire Pierre le Forestier, greffier du Parlement de ce pays. M. Pierre Daville, secrétaire de mondit sieur le Comte, le 5 décembre 1529, en l'assemblée de la noblesse et autres tenant fiefs et arrière-fiefs nobles sous la sénéchaussée de Rennes ..... des titres de Brissac ".

- Dans la nomenclature des noms bretons qui ont illustré la Bretagne, nous voyons encore au premier rang la famille de Tremereuc, ainsi dans la liste de nos seigneurs du Parlement de Bretagne depuis son érection, de 1554 jusqu'en 1790, nous y voyons Louis de Tremereuc comme conseiller en 1679 ; il siège auprès de Jacques de la Bourdonnaye de Blossac, de Gabriel de Boisgelin, de François de Montalembert et tant d'autres. Plus tard, sur la même liste, en 1786, nous y trouvons encore Hyacinthe-Auguste de Tremereuc, sr. de Lehen.

- Parmi les pages du roi et de la reine, nous y voyons encore au premier rang, ayant fait ses preuves de noblesse depuis 1550, un autre de Tremereuc en 1778, tout auprès de Pierre de Chateaubriand, le père du grand écrivain.

- Dans la liste des dames et demoiselles de la maison de Saint-Cyr, dont la création remonte à 1686 , et dont la preuve était de 140 ans de noblesse paternelle, nous y trouvons encore une demoiselle de Tremereuc avec les familles de la Houssaye, les du Châtel, Boisgelin et tutti quanti.

- Pour rechercher toutes les robes qu'a remplies la famille de Tremereuc, toutes les hautes dignités qui lui ont été conférées, il faudrait faire une recherche historique au-dessus de nos forces. Contentons-nous seulement d'avoir prouvé, en nous reportant à l'histoire de Bretagne, la haute et ancienne noblesse de la famille de Tremereuc.

- Cette noblesse, déchue aujourd'hui des honneurs et de la fortune, n'en conserve pas moins son blason pur et sans tache, et si elle n'a plus aujourd'hui que le souvenir de ses nobles aïeux avec les alliances des plus illustres familles de France, au moins lui devons-nous encore , à l'un des descendants de ces grands noms, un témoignage de souvenir et de gratitude.

- Une des dernières branches des Tremereuc est venue à Nantes vers la fin du XVIIIème siècle, après avoir été ruinée par la Révolution.

- Les armes de la famille de Tremereuc sont : échiqueté d'argent et de gueules (sceau 1379), alias : échiqueté d'or et de sable, écartelé de Tournemine. D'ancienne extraction, elle a figuré aux réformations de 1440, 1513, 1535 et 1668.

- Je pourrais ajouter, selon M. Potier de Courcy : Guillaume, témoin d'une fondation d'Olivier de Dinan, à Saint-Aubin-des-Bois, en 1187 ; Geoffroi, fils Henri, ratifie les propositions pour la délivrance de Charles de Blois, en 1351 ; Rolland et Jean ratifient le traité de Guérande, en 1381 ; Henri, sieur de Brevery, vivant en 1400, père de Rolland, auteur des sieurs de la Chesnaye-Taniot, marié en 1439 à Jeanne de la Motte ; Pierre, chef d'une autre branche vivant en 1400, épouse Jeanne de Launay, dont Bertrand, auteur des sieurs de Lehen, marié à Jeanne de Ploeuc, compris parmi les nobles de Lamballe qui prêtaient serment au duc en 1437 ; un président aux enquêtes eu 1673 ; une fille à Saint-Cyr, en 1757 ; un page du Roi, en 1778.

- La branche aînée, fondue au XVème siècle dans Beaumanoir, d'où la seigneurie de Tremereuc a passé successivement aux Coëtquen, Bellouan, Avaugour, Montboucher, Cahideuc et la Haye de Plouer ; la branche de Largouet, fondue eh 1689, dans Cornulier » (M. Brisebarre).

Henri Baude de Saint-Père, Mme Picot de Beauchesne et Jean Charles de la Haye, Comte de Plouër, achètent conjointement la seigneurie de Tréméreuc (en même temps que la baronnie du Guildo) le 13 janvier 1752.

La Gazé et la Ville-Robert étaient autrefois terres nobles de la paroisse de Tréméreuc. En 1421, Olivier de la Ville-Robert figure à la montre du sire de la Hunaudaie ou Hunaudaye, à Châteaugontier.

Nota : D'après un annotateur de l'Armorial de Le Borgne, dont le Vicomte Paul de Pontbriand a reproduit le travail sous le titre : Encore un ancien Armorial breton, in-8, Vannes, 1894, Julienne de Beaumanoir ayant épousé François de Coëtquen, leur fils hérita des terres du Bois de la Motte et de Tréméreuc, que Guyonne de Coëtquen, leur fille, porta par mariage à Robert de Bellouan. La fille de celui-ci les fit passer par mariage à Robert d'Avaugour, seigneur de Saint-Laurent en Poitou. Elle se remaria en secondes noces à Guy de Trémigon, puis en troisièmes à François de Montbourcher, seigneur du Bordage. Cette dame n'ayant eu d'enfants que du premier et du troisième lits, à l'extinction des enfants du premier lit, les terres de Tréméreuc et du Bois de la Motte vinrent dans la maison du Bordage, et dame Guyonne de Montbourcher les porta à Sébastien de Cahideuc, dont François, l'un des descendants, vendit en 1690 le Guildo et Tréméreuc à René de Pontual.

Suivant Des Salles (Evesché de Saint-Malo, anciennes réformations), les seuls propriétaires nobles étaient à Tréméreuc, en 1513 : Jacques de Beaumanoir, du Bois de la Motte, qui y possédait un emplacement de forteresse garni de vieilles douves, et un homme de loi, M. Jean Avoude, sieur de la Herviais.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Tréméreuc.

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