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TRELIVAN |
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La commune de Trélivan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TRELIVAN
Trélivan vient du breton « treb » (village) et, semble-t-il, du nom dun saint.
Trélivan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumaudan. Dans les chartes de Saint-Magloire de Léhon, il semble que les églises Saint-Magloire de Trélivan et Notre-Dame de Coëtmeur existent dès 1156. L'église de Trélivan aurait été donnée au XIIème siècle par l'évêque de Saint-Malo au prieuré de Saint-Magloire de Léhon, avec l'église de Sainte-Marie de Comur (du village de Quameur). La propriété de ces deux édifices est confirmée au prieuré en 1187.
A signaler aussi qu'au lieu-dit Coymor ou Choimor (en 1266), localisé par un acte dans la paroisse de Trélivan, des moines établissent un prieuré. Le prieuré-cure de Trélivan relève du prieuré de Léhon jusqu'en 1777. Quant au prieuré de Quameur, il n'a, semble-t-il, qu'une existence éphémère (il n'existe plus en 1557). Voici un aveu de Gervais de Goin, prieur commendataire de l'abbaye de Léhon, et daté de 1557 : « ...... Item en la paroisse de Trelyvan y a des deppendences dudit prieuré une mestairie appelée la mestairie de Cresnet avec l'amplacement d'une chappelle située près le grand chemin qui conduict de la ville de Dynan à la ville de Bron et contient environ quarante journaulx de terre desquelles la pluspart sont terres landilles et est de revenu chacun an de sept livres de rente. Item ung fief et bailliaige appelée le bailliaige de Cresmene ouquel sont hommes maistre Guy de Soicy, Jehanne Gillier et ses enffans, Jacques Vallée, Eonnet Floury, Guillaume Floury, Jehan du Bourbaillye, Josselin Lebreton, Yvon Lucas, Pierre Hervé, Jehan Chenu et sa femme, Guillaume Lebret, Guillaume Aureille, Pierre Lebreton et ses enffans, Jehan Lebret, Hamon Macé, Jehanne Morin et plusieurs aultres qui doibvent les rentes et revenuz audict bailliaige qui vault chacun an, par deniers six livres neuf solz six deniers. Et par froment à l'apprécy de la dite court de Dynan, six mynes troys boisseaulx neuf godelles. .... ».
Trélivan a le titre de paroisse dès 1266 (Anc. év. IV, 359, 362, 372 ; VI, 135). Cette paroisse appartient au diocèse de Saint-Malo et élit sa première municipalité au début de 1790. L'ancienne paroisse de Trélivan dépendait jadis de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était présentée par les moines de Léhon. Durant la Révolution, la paroisse de Trélivan dépend du doyenné de Saint-Malo-de-Dinan.
Trélivan semble lié au développement du château de Vaucouleurs (propriété d'Alain Espinay). Supprimée comme paroisse en 1792 et réunie à Vildé-Guingalan, Trélivan retrouve son ancien statut en 1803 et se voit rattacher Aucalceuc, jusqu'en 1820 (ordonnance du 16 mars 1820).
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Melonii de Trelivan (au milieu du XIIème siècle), Trelivan (en 1182, en 1187, en 1266).
Note : la commune de Trélivan est formée des villages : le Tertre, la Peuvrie, la Rivonnais, la Tourtelais, la Guerche, Haute-Pirotais, le Val, le Pairay, la Pouldais, Ville-ès-Nouveaux, Grande-Métairie, la Gauridais, la Sevestrais, la Roussais, les Douves, la Renaudais, Ville-ès-Rolands, la Forestrie, Quamur, Linache, Bougaud, la Douetaie, la Bouillie, la Touchois, la Cochaie, la Bouvraie, etc ...
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PATRIMOINE de TRELIVAN
l'église Saint-Magloire (XVème siècle), restaurée en 1840-1842 (suivant les plans de l'architecte Jean Marie Ramard) et en 1932 (suivant les plans de l'architecte dinannais Duguenet). Cette église a remplacé une église primitive attestée en 1156 et dédiée semble-t-il à saint Melaine ou saint Méloir (Melonii). Un portail remployé du XVème siècle comporte un écusson aux armes de la famille de Guitté, qui possédait jadis Vaucouleurs. Les vitraux de l'église sont bénis le 9 novembre 1902 ; | |
le château de Vaucouleurs (XVI-XVIIème siècle). En 1248, Alain d'Espinay, marquis de Vaucouleurs, participe à la croisade menée par Saint Louis. En 1410-1440, le domaine appartient à Guillaume de Guitté. En 1427, le duc Jean V y convoque le ban et l'arrière-ban de la Bretagne, afin de faire front aux Anglais. Propriété de Jean Robert en 1440 et de Jacques Le Porc en 1480. Au XVIème siècle, au moment de la reconstruction du château, le domaine appartient à Guy de Guitté et à son épouse Jacquemine de Boisrioult. Plus tard, il passe entre les mains de la famille de Derval. En 1780, cette terre possède un droit de haute justice et appartient à M. de Bruc ; | |
la ferme du Quameur (XVIème siècle). Il s'agit de lancien manoir de Coëtmeur, qui appartenait jadis à labbaye de Léhon. On trouvait autrefois à côté de cet édifice une chapelle dédiée à Sainte-Marie et qui était une église au XIIème siècle ; | |
la croix de Linache ; | |
l'ancien presbytère (XVIIIème siècle), situé place de l'église et édifié par le recteur Pierre Hannier (inscription gravée dans la pierre) ; | |
la maison du Val (XVème siècle) ; | |
la maison (XVIIIème siècle), située place de l'église ; | |
2 moulins ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TRELIVAN
Les maisons nobles de Trélivan étaient : en 1440, Vaucoulé ou Vaucouleurs, la Salle-Bardoul qui appartient à Jean Robert, Bouecoiles qui appartient à Robin Garance, le Val qui appartient à Pierre de la Vallée et Coësmur qui appartient au prieuré de Léhon.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Trélivan :
Marie LAMBERT, veuve de Jacques GARENCE (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Jacques LE PORC, sr de Vaucouleur (1000 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du comte de Laval ; |
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