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TREGON

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La commune de Trégon (bzh.gif (80 octets) Tregon-Poudour) fait partie du canton de Ploubalay. Trégon dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGON

Trégon vient de "treb" (village), et "konk" (anse, baie) ou "cun", "con" (sommet).

Trégon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploubalay. La première mention écrite de Trégon remonte à 1163, dans un acte du pape Alexandre III, qui cite saint Pétrock (Saint-Petroc, frère légendaire de Jacut) comme saint de la paroisse. Son église est mentionnée en 1163 parmi les biens de l'abbaye de Saint-Jacut, dont elle demeura jusqu'à la Révolution un prieuré-cure. Trégon est encore mentionné comme paroisse dès 1423 dans un acte du duc Jean V (n° 1553). 

Trégon est, sous l'Ancien Régime, une paroisse du diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Trégon dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était un prieuré présenté par l'abbé de Saint-Jacut. Trégon élit sa première municipalité le 24 janvier 1790. La paroisse de Trégon est rattachée à celle de Ploubalay en 1803, avant de recouvrer à nouveau son indépendance en 1820 (ordonnance du 16 mars 1820). Par l’arrêté du 20 juillet 1826, il y a, entre Trégon et Créhen, un échange de deux fractions de territoire près du village du Bouillon. Le bourg est transféré au village des Loges en 1845.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Petroci (en 1163), Eccl. de Tregon (vers 1330, au XVème siècle), Tregon (en 1409).

Note 1 : les 8 et 9 septembre 1758, trois jours avant la bataille de Saint-Cast, les Anglais saccagent la paroisse et pillent l'église. Le 10 juillet 1795, une colonne de 300 chouans occupe Trégon. 

Note 2 : la commune de Trégon est formée des villages : la Ville-Manuel, le Bouillon ou Bouellon, la Ville-Jeffroy, la Ville-Morin, le Grand-Pré, les Champs-Rouault, la Cordonnais, la Pouardais, la Hautière, la Vieuville, la Ville-Durand, Launay, Trégon, la Ville-ès-Comte, la Vil-Goudier, la Haute-Métrie, la Ville-Gury, Beaussais, etc ...

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PATRIMOINE de TREGON

l'église Saint-Pétrock (XIIème siècle), démolie en 1843 et reconstruite de 1843 à 1848 sur les plans de Béziers-Lafosse. La première pierre de la nouvelle église est bénie le 10 août 1843. L'église est bénie le 11 mai 1848. Saint Pétrock est un saint gallois, qui mourut en Cornwall dans un monastère appelé Lanwethinoc (ou Petrockstow). Son corps est dérobé en 1177 et transporté en Bretagne à l'abbaye de Saint-Méen. Les fonts baptismaux, en marbre et laiton, datent du XVIIème siècle. Le porche qui date du XI-XIème siècle provient de l'ancienne église et on y voit les armes de la famille de Pontual qui ont été gravées vers 1700. Ce portail sert aujourd'hui d'entrée à la sacristie. Le clocher avait une flèche construite en 1850, démolie par prudence en 1880. L'huile sur toile intitulée "Conversion de saint Paul", attribuée à Hans III Jordaens, date du second quart du XVIIème siècle. La statue de saint Pétrock, oeuvre d'Alfred Ely-Monbet, date du début du XXème siècle (vers 1910) ;

l'ancienne chapelle de la Ville-Guérif (1727), transformée en maison d'habitation en 1816 ;

les deux croix du cimetière, l'une du XVIIème siècle et l'autre du XVIIIème siècle ;

le calvaire de la Ville-Guérif (XV-XVIème siècle). Cette croix peut-être aussi datée de 1739 (croix commandée, semble-t-il, par Martial de La Moussaye) ;

l'ancien presbytère du Vieux-Bourg (XVIIIème siècle) ;

le château ou manoir de la Ville-Guérif (XVIIIème siècle), restauré en 1842-1846. Propriété de Jacques Labbé en 1480. On y trouvait autrefois un château fort mentionné dès le XVIème siècle. Il ne subsiste que les communs et la chapelle de l'édifice construit au XVIIIème siècle ;

le manoir de la Ville-ès-Comtes (XVII-XVIIIème siècle), propriété de Joseph-Gabriel de La Motte en 1758, puis de Joseph Casimir Laurent Poirier de Noisseville, contrôleur général des fermes du roi à Saint-Cast (à partir du 21 mai 1785, date d'achat de la propriété). Joseph Gabriel de La Motte est guillotiné en 1793 pour avoir été mêlé à la conspiration de La Rouerie ;

le manoir de la Haute-Mettrie (1784). On y voyait jadis une chapelle privée et un colombier. Propriétaire de Gilles La Choué (vers 1365), Olivier La Choué (en 1480). Le manoir est agrandi en 1784 par Maurille Alexis de La Choué ;

l'allée des volontaires (XVIIème siècle-1784), située à la Haute-Mettrie. Ce site doit son appellation à un épisode de la "descente des Anglais" de septembre 1758 (ou bataille de Saint-Cast) ;

la maison Pinson (XVIIème siècle) ;

le moulin à vent de l'Epine ;

A signaler aussi :

4 menhirs dont le menhir de la Ville-Goudier ;

le dolmen de la Ville-Tinguy ;

l'allée couverte de la Hautière dite « le tombeau » ou « Vieilles-Hautières » (époque néolithique) ;

le pont Vannes (1756-1785), situé sur le Drouet.

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ANCIENNE NOBLESSE de TREGON

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 17 nobles de Trégon :

Olivier BARBIN (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Berthelot DE LAUNAY (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Olivier DE TREMERREUC de Launay (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand DES COIGNETZ (8 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DESBOAYS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DESBOAYS (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Berthelot DESBOAYS, représenté par Jehan (5 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ;

Jehan DU PIN de la Lande (8 livres de revenu) : défaillant ;

Héritier Berthelot DUVAL (3 livres de revenu) : défaillant ;

Gilles JAHAN de Hautte Mettrie (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ;

Olivier LA CHOUE de la Mettrie (80 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ;

Charles LA CHOUE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jacques LABBE de Ville-Guerif (100 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ;

Jehan LABBE (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Dame LE SENNESCHAL Vieuxville (160 livres de revenu) : excusé ;

Jacques LHOSTELLIER de Beaussais (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan MORIN de Vauheraut (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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