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TREBEURDEN |
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La commune de Trébeurden ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREBEURDEN
Trébeurden (Tréberden) signifie littéralement "trêve des petits hommes", à moins que Trébeurden tire son nom de "treb" (village) suivi du nom d'un saint (Preden ou Prydein) inconnu.
Trébeurden (Tréberden) est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Bodou. La fondation de l'agglomération de Trébeurden, d'après les documents les plus anciens que l'on puisse trouver, doit remonter au début du XIème siècle. La paroisse de Trébeurden (ancien diocèse de Tréguier) est citée comme paroisse dans une charte de l'abbaye de Bégard en 1268 (Archives des Cotes d'Armor). Aucune trace ne subsiste du prieuré relevant de l'abbaye de Bégard et établi en Penlan en 1243. Dès le XIVème siècle, Trébeurden est mentionné comme port de pêche.
Le lieu-dit Tachen-en-Hospital et la chapelle du Christ semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une charte antidatée mentionne l'existence d'une propriété templière à Trépardan (nom proche de Trèv-Préden ou trève de Saint-Préden). Une enquête de 1628 (suite à une plainte de Gilles de Borgne, seigneur de Kerario et principal vassal de l'Abbé et des religieux de Penlan, contre François de Coskaer, seigneur de Barach en Louannec, de Keruzec en Pleumeur-Bodou et de Rosambo en Lanvellec) stipule que dans l'ancien sanctuaire du XIVème siècle, situé au Christ, il n'y avait pas le moindre blason et le procureur du Roi en tirait la conclusion que seul le roi devait être considéré comme le véritable fondateur de la chapelle (il y a lieu de mentionner que quand les biens des Templiers n'avaient pas été dévolus aux Hospitaliers, le Roi en demeurait propriétaire).
L'ancienne paroisse de Trébeurden faisait partie de l'évêché de Tréguier. Elle dépendait de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Trébeurden élit sa première municipalité en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Treberden (en 1268), Trebreden (fin XIVème siècle, en 1461, en 1486, en 1540), Treberden (en 1543).
Note 1 : plusieurs sites classées dépendent de la commune de Trébeurden : les Roches Blanches, la presqu'île de Bihit, l'île Milliau, l'île Molène, l'île Toénot, la presqu'île du Castel. L'île Milliau (ou Miliau ou Miléau ou Milio) dépendait anciennement de la terre noble de Penlan et faisait partie de la donation faite au XIIIème siècle à l'abbaye de Bégard par l'espagnol Calomnia (ou Raoul/Rodolphe Calumia d'Arembert). Dans la nuit du 29 au 30 janvier 1836, un raz-de-marée détruisit une vingtaine de maisons à Trébeurden.
Note 2 : la commune de Trébeurden est formée des villages : Run-ar-Guern, Dibidolo, le Bris, Keralegant, Roc'h-Crénan, Rugoulouern, Kerbellen, Trovern-Bras, Kerellec, Lucas-Guillou, Trovern-Bihan, Bonne-Nouvelle, le Christ, Kergam, Gaffric, Guiller, Coz-Forn, Kerglée, Kerario-Jacob, le Creic, Keroult, Lez-Leino-Huellan, Pen-Lan, Kernevez, Keravel, Quinio, Kerdonic, Crec'h-an-Forn.
Note 3 : les moines de Bégard possédaient jadis sur l'île Millau un prieuré dépendant de Penlan qui fut au XVIème siècle incendié par les Ostendois. Voici ce que nous dit les archives : "L'île Miliau dépendait anciennement de la terre noble de Penlan et fit partie de la donation faite à l'abbaye de Bégard par l'Espagnol Calomnia, voici dans quelles conditions : un jour en 1225, c'était vers le temps de l'Epiphanie, l'odorat de Raoul Calomnia qui était vieux et aveugle, fut flatté par un fumet qui éveilla tout à coup son appétit. Qu'y a-t-il donc aujourd'hui de nouveau ? demanda-t-il à son domestique. - On fête les rois répondit celui-ci. - Eh bien va dire qu'on m'apporte à dîner. On ne lui apporta qu'une cuisse d'oie à demi rongée. justement indigné, Calomnia demanda à son valet de chambre de le conduire à Grace près de Guingamp ; mais chemin faisant, il entendit sonner la cloche du monastère de Bégard. Il y demanda l'hospitalité, et satisfait de l'accueil qu'il y reçut, il déshérita au profit de l'Abbaye, d'ingrats neveux qui avaient rempli ses vieux jours d'amertume". Il existe une autre version de la chose : "On dit que Calomnia d'Arembert était un bon et excellent chrétien, mais que son fils n'hérita nullement des vertus paternelles. A Penlan régnait un désordre horrible, vrai centre de corruption et de la plus grande immoralité. Un jour le jeune Calomnia d'Arembert se promenait dans ses bois ; il faisait un temps affreux, un vent épouvantable, une mer furieuse et dont le bruit étourdissait les gens du pays. Le temps, le vent et le bruit des flots qui portèrent bonheur. Dieu attendait ce jour sans pareil pour attirer à lui le jeune homme. Sous l'impulsion de la grâce, le jeune d'Arembert partit le lendemain pour Bégard où il avait un oncle faisant partie de la communauté. Il resta en sa compagnie quelques jours, et à son retour à Trébeurden, ce n'était plus le même homme. Il renonça à tous ses désordres et peu de temps après, il mourut en léguant à la communauté de Bégard tout son avoir ; il fut enterré dans l'église de Trébeurden".
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PATRIMOINE de TREBEURDEN
l'église de la Trinité construite en 1829 1835 sous le rectorat de Le Luyer par les architectes Baron et Alain Lageat. Celle-ci a conservé le chur et la chapelle du Rosaire de l'ancienne église du XVIIIème siècle dont, semble-t-il, les moines de Bégard étaient les fondateurs au XIIIème siècle. L'église est terminée en 1835 mais la tour et le pignon Ouest qui avaient été construits en 1829 sont détruits quelques années plus tard et reconstruits sous la direction de Le Luyer. Une aile Sud est consacrée le 28 mai 1962. La porte provient du château de Kerariou (ou Kerario). Dans la longère Sud, près du clocher, on a conservé trois inscriptions rappelant les recteurs qui avaient contribués aux restaurations de l'édifice. Autel et balustres datent du XVIIIème siècle, ainsi que le choeur, les confessionnaux et l'aigle du lutrin. On trouve deux statues anciennes de la Sainte Trinité. Sur le placitre on remarque une croix datée de 1675 ainsi qu'une fontaine de 1696 ; | |
la chapelle du Christ ou de Notre-Dame de Pitié (XIVème siècle - 1770), située au village du Christ. On y voit une fenêtre du XIVème siècle. Elle contient une pietà de la fin du XVIIème siècle. Elle a servi sous la Révolution, de caserne puis de poste de douane. En février 1842, Mgr Le Mée, évêque de Saint-Brieuc, a permis d'y célébrer la messe, d'y confesser et d'y faire le catéchisme. La chapelle abrite les statues de la Vierge, de saint Jean, une Pietà (XVIIème siècle). L'édifice contient aussi la tombe de l'abbé Lavissière qui atteste en 1859 la présence des armes en alliances des Kerario et des Rosambo sur l'édifice du XVIIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle ou de Kergonan (1670-1687), restaurée en 1827. Le clocher mur possède un double lanternon. Elle porte un écusson aux armes des Boisgeslin. On attribue la construction de la chapelle aux moines cisterciens de l'abbaye de Bégard. Si l'on croit une légende, cette chapelle, du nom de "Kelo Mad" aurait été élevée par ordre de Jean IV après la bataille d'Auray en 1364 où périt son rival Charles de Blois. Elle comporte un autel daté de 1681 et restauré en 1965. On y voit de nombreux navires en ex-voto. On attribue à la sainte patronne de cette chapelle plusieurs miracles, entre autres, d'avoir préservé Trébeurden de la peste qui désola la Basse-Bretagne en 1632. Charles Le Goffic rapporte dans l'Ame Bretonne (cfr. p. 326) "qu'il existait jadis dans ce sanctuaire, au-dessus de l'autel, une toile représentant une dame de Clisson-Kerario recevant une lettre de l'Enfant Jésus. Cette lettre aurait contenu les "bonnes nouvelles" qui auraient été à l'origine de la construction datant du XIVème siècle" . Il ne semble qu'il ne reste rien de la chapelle du XIVème siècle dont on s'accorde à attribuer l'édification aux seigneurs de Kerario. Jollivet avait identifié en 1859 des armoiries gravées sous la croix du pignon de la chapelle : "écartelé aux 1 et 4 de gueule, à la mollette d'argent, aux 2 et 3 d'azur plein". Il s'agit des armoiries de la famille de Boisgeslin, sous la suzeraineté de l'abbaye de Bégard, propriétaire du domaine de Kergonan où elle fait édifier en 1765 un pavillon ; | |
la chapelle Notre-Dame de Cîteaux de Penvern (XVIIème siècle), édifiée au milieu du XVIIème siècle et restaurée en 1822 par Jean Prigent, maître-maçon. Cette chapelle de plan rectangulaire occupe, semble-t-il, l'emplacement d'une ancienne chapelle construite vers 1300 (si l'on en croit la légende conservée dans la "Guerz an itron Varia", qui se chantait jadis dans le pays de Trébeurden). Elle comporte une chapelle au Nord, séparée par deux arcades. Elle est élevée par les seigneurs de Penvern et de Kaeraziou et dédiée à Notre-Dame du Bon Secours. Le clocher mur porte la date de 1640 et possède trois chambres de cloches avec escalier d'accès sur le rampant sud. Le retable du maître-autel date de 1666. Elle abrite plusieurs statues anciennes de la Vierge, Saint-Joseph, Saint-Yves, Saint-Jean. La Vierge à l'Enfant (invoquée sous le vocable de Notre-Dame de Bon Secours), en bois polychrome, date du XVème siècle. Le retable de l'autel, en chêne sculpté, représente la naissance du Christ. Le tableau de la Nativité, situé au centre du retable, date de 1666 (on y voit l'inscription "faict faire par Yvon Allain, dit Goesmat, lors fabrique 1666") : un crucifix se détache sur un font peint représentant la Vierge et Saint-Jean. Une fontaine porte la date de 1601. Tout au long de la chapelle court une assise de pierres de taille sur laquelle les pèlerins se reposaient ; | |
l'ancienne chapelle de Keravel, aujourd'hui disparue. Elle appartenait jadis aux seigneurs de Kerario ; | |
l'ancienne chapelle de Kerario (ou Kerariou), aujourd'hui disparue. Il subsiste, semble-t-il, trois piliers, visibles dans le mur du hangar qui constitue l'aile droite du manoir ; | |
la croix de Bonne-Nouvelle (1675) ; | |
la croix du Christ (1697), oeuvre du sculpteur Guillaume Le Luro ; | |
la croix de Keroul (ou Kroaz-Keroul), située sur le chemin de Pleumeur-Bodou à Trébeurden ; | |
la croix, située au lieu appelé "Créch Ewano", à l'opposé de Kroaz-Keroul ; | |
la fontaine de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle (1696) ; | |
la fontaine de la chapelle Notre-Dame de Citeaux (1801), encore appelé jadis de saint Gorgon. On y voit l'inscription "F(ait) F(aire) P(ar) Allain Hamon 1801" ; | |
le manoir de Kerariou ou Keraziou (XVIème siècle). Ce manoir était, semble-t-il, la demeure de la famille Garic (ou Garric). En 1613, Gilles Le Borgne, sieur de Goazuen, a poursuivi les travaux de ce manoir (ou château) de Kerariou, qu'avait commencé Ollivier Scliczon, seigneur de Kaërfauten en 1421. De la maison primitive, il ne reste plus guère que la porte principale, le surplus ayant été détruit et les matériaux employés à la construction de l'église paroissiale de Trébeurden. La porte d'entrée fut placée sous la tour de l'église. Sur l'entablement d'une des cheminées, on lit : "Nova sed a quintavo antiqua". "L'an 1613, Gilles le Borgne, escuyer, sieur de Goas-Quen, a fait parfaire ce corps d'hostel, qu'avait fait commencer Ollivier de Clisson, chevalier, seigneur de Kaerfaut, son frère aîné, dans sa part des successions d'Ollivier Clisson et de Jeanne Dutertre, leurs père et mère, l'an 1421". Deux tourelles à encorbellement montent la garde à chaque extrémité de l'ancien corps du logis qui subsiste. Le puits situé sur la droite date de 1811. Le hangar de droite, présente trois piliers en façades, seuls vestiges de l'ancienne chapelle du manoir ; | |
le manoir de Trovern (XVII-XIXème siècle), reconstruit au XIXème siècle. Propriété de la famille Garric ou Garic ou Carric (on mentionne Olivier Carric en 1481), et de la famille Morand au XIXème ; | |
il y a lieu de noter qu'un ossuaire gothique assez remarquable a été détruit en 1778 ; | |
les moulins à vent de Trovern, du Hellen, moulins à eau de Goazagoar, de Kaëraziou (1429, 1621), ... |
A signaler aussi :
le dolmen de Lan-Kerellec (sépulture néolithique), situé dans la propriété "Le Dolmen". Il est entouré de menhirs et mesure environ 1m80 de haut ; | |
les allées couvertes de l'île Milliau (orientée Nord-Sud, de 9m80 de long contre 1m90 de large) et de Prajou-Menhir, situé près de Tresmeur (néolithique) ; | |
près de la chapelle du Christ, on peut voir les restes d'un dolmen à demi enterré ; | |
les menhirs de Prajou-Menhir, de Véadès, Trovern-Bras, de l'île Toënot, de Milin-ar-Lin, de Kerlec ou Kerellec, du moulin de Trovern, de Bonne-Nouvelle ; | |
sépulture mégalithique de Bonne-Nouvelle ; | |
les restes d'un atelier de bouilleurs de sel à Trozoul ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREBEURDEN
Trébeurden avait pour maisons nobles: Kaëraziou (Keraziou), Tranguern (Traonvern), Lesleinou, Keravel, Kerglezrec fondue dans Villeneuve-Crézolles, Miléau, Penlan (qui fut donnée à l'abbaye de Bégard), Mesanhay, Caric, Le Borgne, Clisson, Saliou, Goasbriant.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Trébeurden (il y avait 7 nobles en 1426) :
Olivier CARRIC (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre LE BOSEC (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Yvon HALEGOET (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre LE MIGNOT (35 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon LORANCE (10 livres de revenu) : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Alain MENOU (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une pertuisane ; |
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DIVISIONS TERRITORIALES
La frairie de Ker-Iliz, qui englobait le bourg, comprenait également au XVème siècle le hameau de Kergrist (Christ). Ce n'est que plus tard, au début du XVIIème siècle, que Kergrist deviendra une frairie. La frairie de Portz-Mabou (Pors-Mabo) va rapidement disparaître et être rattachée à la Villeneuve et à Guiller. La frairie de Leslenyou (Leiz Leino) va être rattachée à Penlan. Le démembrement de la Villeneuve et de Penlan va permettre la création de la frairie de Kerroch. La frairie de Kergonan va, au XVIIème siècle, se fondre dans celle de An Gassel (la nouvelle unité devenant la frairie de Kervoenet).
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Au XVème siècle |
Au XVIIème siècle |
Au XVIIIème siècle |
| KER YLIS- LE BOURCH | KER ILLIS |
KERILIZ (Bourg, Crech an Gaffric, Mez Ascol, une partie de Cabouton, Lan-ar-Cleiz) |
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KERGRIST | KERGRIST (Christ, Goasmeur, Kerglet, Crech Holen) |
| LAVILLENEUSVE | LAVILLENEUVE | LAVILLENEUVE (Kernévez, Berrivoallan, 1/2 Pors Mabo une partie de Cabouton) |
| PORTZ MABOU |
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| ANGUILLER | GUILLER | GUILLER (une partie de Pors Mabo, Guiller, Crech Evano Bihit) |
| AN GASSEL | KERVOENNET
(Kerouenet) |
KERVOENET (une partie du Gavel, Traoumeur, Kervoenet une partie de Bonne Nouvelle) |
| KAER CONNAN | KERGONAN
(Bonne Nouvelle) |
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| KER HAELLEC | KERHELLEC | KERELLEC |
| KERGUELLEN | KERHELLEN | KERHELLEN (Trovern, Veades, Toëno, Rougoulouarn, Kerhellen) |
| AN RINYGOU | RUNIGOU | RUNIGOU (Kerariou, Runigou, Toëno) |
| LARMOR | LARMOR | LARMOR |
| LESLENYOU |
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| PENLAN | PENLAN | PENLAN (Leisleniou, Keroul, Penlan) |
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KERROCH | KERROCH (Goaquer, Kermorien, Paul Cado, Kerdonic) |
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