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TREBEDAN |
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La commune de Trébédan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREBEDAN
Trébédan vient du breton « treb » (village) et de saint Petran, moine de l'abbaye de Landévennec et disciple de saint Guénolé. Il est le père de saint Patern.
Trébédan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plélan. Un document de 1182, mentionne le territoire de Trébédan (Trepartan), comme bien des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Ce bien relève du Temple de La Nouée, à Yvignac.
Trébédan (Trebedraon) est cité dans une charte de l'abbaye de Boquen en 1232 (Anc. év. III, 236), lors d'une donation, d'un certain chevalier nommé Bertrand Lovel et ses fils, d'un quartier de froment à prendre dans sa dîme de Trebedraon.
La paroisse de Trébédan, mentionnée vers 1330, appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Dol et sest formée au détriment de la paroisse primitive de Plélan-le-Petit. L'ancienne paroisse de Trébédan avait pour subdélégation et pour ressort Dinan. La cure était à l'ordinaire. En 1648, le pape et l'évêque nommaient encore à leurs mois. Le bénéfice était de 260 livres. Trébédan élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Trepartan (en 1182), Trebedraon (en 1232), Trebedan (vers 1330), Trebeden (à la fin du XIVème siècle), Trebidan (en 1667).
Note : la commune de Trébédan est formée des villages : le Frêne-Martel, la Ville-Colas, Launay-Gicquel, Ville-ès-Quémas, Quéraul, Ville-Boudenier, Cardure, la Ville-Claire, la Haute-Ville, la Lucassière, le Fournil, la Hêche-Boreux, la Ville-Hervé, la Rue-Baron, les Landes, la Rivière, etc ...
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PATRIMOINE de TREBEDAN
l'église Saint-Germain (1826-1849). La chaire date de 1769. L'église possède dans le pavage une tombe datée de 1597. L'église abrite les statues de saint Germain et saint Petran (ou Pétrok) ; | |
la chapelle Sainte-Anne du Chalonge (XVIIIème siècle), dédiée à Notre-Dame de Nazareth. Elle est restaurée peu avant la Seconde Guerre mondiale ; | |
la croix du cimetière (XVIIIème siècle) ; | |
la croix du bourg ; | |
le château du Chalonge (XVIIIème siècle), édifié par Louis-Pierre-Marie de Lorgevil, puis propriété de la famille de Salins. Le fronton est orné des armes des Lorgeril et des Hay des Nétumières en haut-relief. Ce château est dit aussi le Chalonge-Trébédan ou le Chalonge-Lorgeril. En 1260, le château du Chalonge appartient à Olivier, chevalier, seigneur du Chalonge. Il possédait jadis une haute justice et était la propriété du comte de Muée avant de passer aux mains de la famille de Lorgeril. En 1517, Guy du Chalonge est abbé de la Vieuville, au diocèse de Dol. Il assiste aux Etats de Nantes en 1539, et meurt le 4 février 1540. Ce château a vu naître, en 1811, M. Hippolyte de Lorgeril, poète écrivain et homme politique, directeur du journal "l'Impartial de Bretagne" ; | |
le manoir de la Ville-Colas (XVème siècle) ; | |
le manoir de Cardubé (XVIIIème siècle) ; | |
la ferme de l'Ecoublière (XVIIIème siècle) ; | |
les moulins à eau de l'Ecoublière, de la Ville-Baudouin ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREBEDAN
La terre noble de Nadai appartient à Guyon Noël, en 1500. En 1356, Henri Noël figure à une revue comme écuyer, sous les ordres du chevalier Cheruel. Le 16 août 1380, Lucas Noël paraît, en qualité d'écuyer, à Saint-Malo-de-l'Isle, à la montre de Jean de Beaufay. Le 17 mai 1380, il est à la montre de Thibaut de la Motte, au Mans. En 1420, Yvon Noël est arbalétrier dans l'armée de Jean de Penhouët, amiral de Bretagne. En 1590, Jean Noël est un des ligueurs qui s'entendent pour livrer Saint-Malo au parti.
Les autres terres nobles de Trébédan étaient : en 1500, Bois-Passemalet qui appartenait à G. Le Puroux, Lescoublière qui appartenait à Jean Le Salle, Haute-Ville qui appartenait à Jean Lambert.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Trébédan :
Tristan DU CHALLONGE du Chalonge (200 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LAMBERT de Hauteville (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Héritier Bertrand LENFFANT (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan PAON ou PARON (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jocelin ROBERT (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan BOUAN (180 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ; |
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