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TADEN

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La commune de Taden (bzh.gif (80 octets) Taden) fait partie du canton de Dinan-Ouest. Taden dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TADEN

Taden vient du breton « tat » (père) et « hen » (vieux).

Taden est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouër. L’église Saint-Pierre de Tadduem est citée vers 1121 dans une charte du prieuré de Saint-Malo de Dinan, à l'occasion de sa restitution par un clerc qui la détenait par héritage de ses ancêtres, à l'évêque de Saint-Malo qui la donne à l'abbaye de Marmoutier. Parmi les témoins figurent un certain Richard de Taden. 

On trouve aussi l’église de Tadem et la chapelle de Trela : "ecclesia de Tadem et Capella de Trela", en 1187 (Anc. év. IV, 362) et "ecclesia de Tadden et ecclesia de Treila, que eidem subjacens est ecclesie", en 1287, dans une charte du prieuré de Léhon (Anc. év. IV, 363, 393, 399).

Taden est cité comme paroisse dès 1222 dans une donation de dîmes sur les champs et les vignes faite au prieuré de Saint-Malo de Dinan, et en 1437 (archives de Loire Atlantique, B1297/4). La paroisse appartient au diocèse de Saint-Malo et élit sa première municipalité au début de 1790. L'ancienne paroisse de Taden dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Elle relevait du roi, qui y possédait une étendue sous bois de 19 arpents 51 cordes. La cure était à l'alternative. Le 16 mars 1820, le territoire de la paroisse ou succursale de Taden est diminué lorsque est érigée la paroisse ou succursale de Saint-Samson. Par la loi du 25 avril 1847, la commune de Taden cède à celle de Lanvallay le rocher de la Courbure, ancienne boucle formée par la Rance.

Trélat est une ancienne fondation bretonne du haut Moyen Age. Qualifiée d'"église" vers 1120-1130, et "chapelle" en 1187. Anciennement dédiée à saint Fiacre, elle est érigée en église paroissiale en 1923 au détriment de Taden. Trélat est noté Treila (vers 1120-1130) etTrela (en 1187).

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Petri de Tadduem, de Tadduen (vers 1121), Tadduen, Tadden (vers 1120-1130), Tadon (en 1133), Taddem (vers 1140), Tadden (vers 1163), Ecclesia de Tadem (en 1187), Taden (à la fin du XIIème siècle). Par. de Taden (en 1222, en 1232, vers 1330).

Note : la commune de Taden est formée des villages : le Coudrais, Belle-Ile, le Bourdonnais, Jugonet, le Haut-Chênais, le Bas-Chênais, la Goupillière, la Basse-Raudais, le Pont-de-Tréla, la Basse-Poutais, la Poutais, la Pommerais, la Métairie, la Métairie-du-Parc, Launay, la Haute-Jannais, la Basse-Jannais, la Salle, la Grand'Ville, les Portes, Vildé, la Ville-à-Pauline, la Richardais, la Couchais, la Mare, la Bonnelais, la Basse-Toise, le Petit-Bois-Menay, le Bois-Menay, la Ville-Molard, le Rocher, la Pénaisais, les Prévautais, Coutance, Potin, la Garaye, les Aleux, la Billardais, la Conninais, la Paquenais, la Jossais, la Haye, la Hallerais, la Grand'Cour.

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PATRIMOINE de TADEN

l'église Saint-Pierre de Taden (1330-1387), restaurée vers 1880. Près de l'église on peut voir plusieurs dalles funéraires, dont celles du comte de La Garaye et de son épouse. On y trouve également, à l'intérieur, les chapelles de Sainte-Catherine et de Sainte-Anne. La chapelle Sainte-Catherine est fondée en 1380 par Geoffroy de Quédillac, seigneur de Taden ;

l'église Saint-Fiacre de Trélat (XIV-XVIIIème siècle), restaurée au XVIIIème siècle et érigée en église paroissiale le 30 décembre 1923. Cette chapelle est mentionnée dans une charte du prieuré Saint-Malo de Dinan en 1121 ;

la chapelle de la Conninais (XVème siècle) ;

le colombier de Conninais ou de la Grande Métairie (XVème siècle) ;

la croix de Rigoman ;

les vestiges du château de la Garaye (milieu du XVIème siècle). Le domaine de la Garaye (maison, métairies, vergers, étangs, moulins) a été la propriété successive des familles Ferré (XV-XVIème siècle), du Chastel (à partir de 1556) La Moussaye (fin du XVIème siècle). Le château dont on voit aujourd'hui les vestiges a été construit sur le domaine au milieu du XVIème siècle. La descendance des du Chastel et de la Moussaye le vend en 1617 à Raoul Marot des Alleux. Ce gentilhomme, époux de Simone Le Fer et sénéchal de Dinan, a joué un rôle primordial dans le complot de 1598 qui a enlevé Dinan à Mercoeur, l'un des chefs de la Ligue. La famille Marot sera, pour ce service, anoblie par le roi Henri IV. La terre de la Garaye et de Taden est érigée en vicomté en 1644 en faveur de Guillaume Marot, fils de Raoul, et en comté par lettres patentes de juin 1683. Au XVIIIIème siècle, leur descendant, le comte Claude Toussaint Marot de La Garaye (1675-1755) établit avec son épouse un hôpital à proximité de son château. On y trouve un colombier du XVII-XVIIIème siècle. Les héritiers du comte vendent le domaine dès 1778, et en 1791 le bâtiment tombe en ruine ;

le château de la Conninais (XVème siècle), édifié à l'initiative d'Alain Mucet, puis propriété de la famille La Vallée (XVI-XVIIème siècle) et Du Chastel ou Duchâtel (au XVIIIème siècle). Louis du Chastel émigre en 1791. L'édifice est restauré au XIXème siècle. Le donjon date du XV-XVIème siècle ;

le château de la Ménardais (XVIIème siècle) ;

la fontaine Guillaume (époque gallo-romaine), située au lieu-dit "L'Asile-des-Pêcheurs", non loin de l'ancienne voie de l'Etrat ;

le manoir de la Grandcour ou Grand-Cour (fin du XIVème siècle). Cette demeure appartient d'abord à la famille Quédillac. On trouve un Robert et un Geoffroy de Quédillac en 1480. Elle passe ensuite entre les mains de la famille Marot au début du XVIIème siècle. La tour date du XVIème siècle ;

le manoir de Launay (XVIIIème siècle) ;

le manoir des Alleux (XIVème siècle), propriété des familles Marot ;

les maisons du bourg (XVII-XVIIIème siècle) ;

la maison de la Rigoman (1808) ;

la villa de Kerrosen (vers 1870), habitée au XIXème siècle par la princesse Radzivill, née Van Dülken et élevée à la cour d'Angleterre. Elle avait épousé un prince polonais, Guillaume Radzivill ;

8 moulins dont les moulins à eau de la Falaise, de Tréa, du Mee, de la Roche, le moulin à vent des Mottais (ou Pottais) du XIVème siècle, et un moulin à tan,… 

A signaler aussi :

les traces du Temple de l'Asile des Pêcheurs ;

de nombreux vestiges gallo-romains et de l'âge de bronze ;

la motte castrale de la Grande-Prévostais ;

le puits de la Conninais (XVème siècle) ;

un pigeonnier (XVIème siècle), situé rue Soucquet.

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ANCIENNE NOBLESSE de TADEN

La terre de la Garaye et de Taden est érigée en vicomté en 1644 en faveur de Guillaume Marot et en comté par lettres patentes de juin 1683. La Ville-Maillart était une terre noble.

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 12 nobles de Taden :

Olivier D'AUGOULVENT de Fremeur (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Alain DE BEAUMONT de Villemallart (200 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Auffray DE LA MOTTE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DE LA PROVOSTE de Coustance (240 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Robert DE QUEDILLAC de Taden (200 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Geoffroy DE QUEDILLAC (10 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ;

Pierre DES BROUCES (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan DU PARC (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Gilles FERRE de la Garaye (160 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Guillaume GUILLART : défaillant ;

Estienne MARTIN (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jehan SEQUART (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

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