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SEVIGNAC |
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La commune de Sévignac ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SEVIGNAC
Sévignac vient, semble-t-il, du nom latin « Sabinius » (nom d'homme), et du suffixe gaulois "acos".
Sévignac est une ancienne paroisse primitive gallo-romaine qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Sévignac, ceux de Rouillac et de Trémeur. Il est probable aussi que la fraction de Dolo (dans l'évêché de Saint-Brieuc) qui se trouve à l'est de la Rieule était à l'origine en Sévignac.
Sévignac est mentionné sous le nom de « Seminiaca plebs » dans une charte de l'abbaye de Redon du 29 novembre 869 qui stipule les biens que Roiantdreh, fille de Louwenan (ou Louvenan), donne à Salomon, prince de Bretagne, son fils adoptif (Cartulaire de Redon, charte CIX).
Au XIIème siècle, les moines cisterciens de Boquen y construisent un édifice (une grange). Sévignac est mentionné comme paroisse dès 1266 dans le cartulaire de Boquen (Anc. év. III, 255). L'abbaye de Boquen y possédait jadis de nombreux biens, notamment à Pengave, à Pengly, à La Bouillère, au Plessix, à Saint-Cado, noté Saint Kadroc (une grange et une chapelle). Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Sévignac appartient au diocèse de Saint-Malo et Rouillac en devient une succursale à partir du 1er septembre 1789. Elle avait jadis pour subdélégation Lamballe et pour ressort Dinan. La cure était à l'alternative.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Seminiaca (en 869), Sivingac (en 1212), Sevinar (en 1218), Syvignac (en 1239), Sevignac (en 1256, en 1262, en 1266), Sivingnac (en 1269), Sevignac (en 1271), Seguignac (en 1278), Sevignac (en 1289), Saint Vingnac (en 1303), Sevignac (vers 1330, en 1340).
Note 1 : Auguste-Louis-Marie Le Mintier, né à Sévignac le 28 décembre 1728, docteur en théologie (en 1757), grand-vicaire à Saint-Brieuc (de 1766 à 1769), puis à Rennes (de 1769 à 1786), est le dernier évêque de Tréguier (en 1786). Il publie à Morlaix le 14 septembre 1789 un mandement qui sera considéré comme réactionnaire. Il prend aussi position contre la constitution civile du Clergé et doit émigrer à Jersey en avril 1791. Il meurt à Londres, chez Mme de Catuélan Le Merdy, le 21 août 1801.
Note 2 : Raoul Rousselet de Limoëlan est évêque de Saint-Malo en 1312, puis de Laon en 1317. Il est de plus pair de France et conseiller de Philippe-le-Bel.
Note 3 : la commune de Sévignac est formée des villages : la Thieulée, Pingave, Crétel, Ville-Haute, Pingly, Saint-Cado, Vieille-Porte, Kerbras, Beau-Josse, Quihériac, Douelée, Ville-Maze, Haut-Touvra, Bas-Touvra, Lavillon, la Ramerais, Ville-Péreux, Vallée-Brosse, Carouge, la Fosselière, Saint-Trillac, le Billieu, Pimbroc, Ville-Liard, Badalin, les Aulnais, etc ...
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PATRIMOINE de SEVIGNAC
l'église Saint-Pierre (1874). Le 19 avril 1874 est posée la première pierre de l'église Saint-Pierre. L'église est bénie le 20 mai 1877. La voûte de l'église s'effondre le 9 février 1986 ; | |
la chapelle Saint-Cadreuc ou Saint-Cado (XV-XVIIème siècle), fondée par les moines de Boquen. La nef est refaite vers 1686 par la famille Montboucher. Les arcades ogivales datent du XVème siècle. Les armes des Montboucher figurent sur la façade Ouest en alliance avec celle des Goyon de La Moussaye ; | |
la chapelle Saint-André (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Gilles de Brondineuf (XVIIème siècle). Il s'agit d'une chapelle privée, dépendant du château de Brondineuf et édifiée sur l'emplacement d'une ancienne chapelle du XIVème siècle. La chapelle abrite une statue en bois polychrome de Saint-Gilles qui date du XVIIème siècle. Sur le linteau de la porte, on peut lire l'inscription "Anne Troussyer, restée veuve en ce lieu de Gilles son espoux, donne son coeur à Dieu - 1643" ; | |
la chapelle Sainte-Barbe de Limoëlan (1614) ; | |
les croix du cimetière (1416), de la Ville-Perreux (1670), de l'église (XVIème siècle et provient du village de La Bouillère, près de Saint-Cado), de Kerbras (1783). Au XVème siècle, la croix du cimetière se situait tout près d'une léproserie dédiée à saint Armel et proche de la chapelle Sainte-Catherine ; | |
le château de Brondineuf (XVème siècle). En 1158, dit Ogée, il s'éleva un différend entre deux frères jumeaux de la maison de la Motte-Broon, au sujet du droit d'aînesse. Pour le faire cesser, Conan de Richemont, duc de Bretagne, assigna aux deux frères un partage égal, et ordonna de bâtir le château de Broondineuf, qui devait posséder la moitié de la seigneurie, et qui fut construit dans la même forme que celui de la Motte-Broon. Cette seigneurie avait haute, moyenne et basse justice. Elle appartenait, en 1500, à François de Broon, qui possédait encore la seigneurie de la Roche-Rousse. Broondineuf (ou Brondineuf) passa ensuite à la famille de Derval, qui en demeura propriétaire jusqu'en 1680 ; | |
le château de Limoëlan (1779), édifié sur le site de l'ancienne seigneurie possédée par la famille de Rousselot, puis Beaumanoir, et par la famille d'Espinay (au XVIIème siècle). Le vieux château date du XVème siècle et conserve son système défensif du XVIème siècle. Le nouveau château, édifié en 1779, a vu naître en 1814, Louis Antoine de Chappedelaine, officier de marine et héros de Sidi-Brahim ; | |
le château du Plessis-Gautron ; | |
le manoir de la Ville-és-Blanc (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Badouard (XVème siècle), propriété de la famille Badouard au XVème siècle. La porte centrale date du XVIIème siècle ; | |
le manoir les Aulnais (1836), édifié par Eugène Frelaut-Ducours et son épouse Marie-Louise Le Mazier ; | |
le colombier de Limoëlan ; | |
la fontaine de Limoëlan ; | |
9 moulins dont les moulins à eau de Brondineuf, Rocherel, du Plessix, Cachegrain, Neuf, du Bordage, Glavet, de la Hautruite, .. |
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ANCIENNE NOBLESSE de SEVIGNAC
Les maisons nobles de Sévignac étaient : en 1400, la Ville-Blanc (à Robert Ferré), la Ville-Marie (à Jacques de la Ville-Coq), la Rivière (à Amauri de la Moussaye), les Salles (à Guillaume de Trémereuc), Saint-André (à Jean de la Motte), la Touche-à-Nisan (à Jean Geffron), Margaro (à Guillaume de Margaro), Bourgueneac (à Jean Le Beruyer), la Vigne (à Jean Durand), Pembro (à Jean du Fou), Milica (à Bertrand Bardoul), les Aulnais (à Guillaume du Brosz), le Bignon (à Charles Ouri), la Chapelle (à Olivier de Launaye), Limoëlan (à Gilles de Kerfaliou ou Kersaliou et plus tard à Picot de Limoëlan), Brondineuf (à Jean de Broon et plus tard à la famille de Saint-Pern), la Ville-Bili (à Olivier Le Bernier), le Chaucheix (à Jean Gautron), la Ville-Neuve (à Pierre Grignon), le Quenar (à Raoul Couplière), le Plessis-Bataille, le Loroux, la Ville-au-Prévost, la Touche. Beaumanoir, haute justice, appartenait, avant la Révolution, à M. Picot de Limoëlan. Cohineuc, moyenne justice, appartenait à M. de la Goublaye de Saint-Quereuc. Guermaon, moyenne justice, appartenait au marquis de Locmaria. Le Plessis-Gautron, moyenne justice, appartenait à M. du Rocher de Saint-Riveul. Pengave, moyenne justice, appartenait à M. de Launay-Guérif.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 22 nobles de Sévignac :
Guillaume AGAN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Bertrand BARDOUL, notaire en 1480 (20 livres de revenu) : excusé ; | |
Raoul COUPLIERE, sr de Quenar (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Gilles DE BROON de Broondineuc (1000 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
Gilles DE KERSALLIOU de Lymouellan (1200 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ; | |
Jehan DE LAUNAY (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume DE ROUILLAC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume DU BOAISJOSSES (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Guillaume DU MARGARO du Margaro (700 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d'ordonnance ; | |
Pierre DURANT (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier GAULTERON (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Raoul GAULTERON : défaillant ; | |
Guillaume GAULTERON, sr du Plessis (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d'armes ; | |
Richard GUEDE (60 livres de revenu) : comparaît revêtu d'une robe ; | |
Olivier LE BERRUYER, sr du Margaro (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Roland LE BORGNE, sr de Pengaure (100 livres de revenu) ; | |
Pierre LE LEVROUX (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ; | |
Olivier MONTELET (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Olivier PHILIPPES (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan ROLLAND (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume ROUVERAYE (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Jehan VIEUXVILLE : défaillant ; |
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