|
Bienvenue chez les Brigittois |
SAINTE-BRIGITTE |
Retour page d'accueil Retour Canton de Cléguérec
La commune de Sainte-Brigitte ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINTE-BRIGITTE
Sainte-Brigitte vient de Brigitte de Suède, patronne des pèlerins.
Sainte-Brigitte est un démembrement de l'ancienne paroisse de Cléguérec. Au XIème siècle, un premier château est construit sur l'emplacement d'une villa gallo-romaine en bordure de létang des Salles par les vicomtes de Porhoët. Au début du XIIème siècle, les Rohan édifient le château des Salles (non loin de la vaste forêt de Quénécan). On l'appelle château des Salles de Perret ou Penret, ou encore Pen-Raithé. Un document daté de 1125 indique que le vicomte Alain Ier de Rohan "accorde cette année-là aux hommes de l'abbaye de Redon, demeurant à Penret, l'exemption de l'obligation qu'ils devaient de garder le château avec les autres vassaux". Un acte de donation du vicomte Alain V en faveur de l'abbaye de Bon-Repos est daté de Penret en 1232. A la mort de Jean Ier de Rohan, en février 1396, sa veuve Jeanne de Navarre, garde la châtellenie de Corlay, à l'exception du manoir de Penret qui revient à Alain VIII.
Sainte-Brigitte est une ancienne trève de la paroisse de Cléguérec.
Nota : le village sidérurgique, dont d'importants bâtiments subsistent, date des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècles.
![]()
PATRIMOINE de SAINTE-BRIGITTE
l'église Sainte-Brigitte (XVème et XIXème siècles). Il sagit dune ancienne chapelle tréviale devenue église paroissiale en 1820. Elle est en forme de croix latine. La sacristie date de 1878. La chapelle accolée date de 1843. On y trouve une statue de sainte Brigitte ; | |
la chapelle des Forges des Salles (XIXème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Joseph (1958), située à Gouvello. La chapelle abrite les statues de saint Joseph et saint Hubert ; | |
l'oratoire Notre-Dame-des-Neiges (1946), situé aux Forges des Salles. Sa construction fait suite à un voeu fait à la Vierge le 3 août 1944 ; | |
les ruines du château des Salles de Perret édifié en 1128 sur l'emplacement d'une villa gallo-romaine et ancienne propriété des vicomtes de Rohan. Au début du XIIème siècle, le château appartient à Alain Ier, tige des vicomtes de Rohan, dont la famille va le garder jusqu'à la Révolution. Le château est dans la paroisse de Sainte-Brigitte, mais l'étang est dans celle de Perret : c'est pour cela qu'on l'appelle parfois Perret ou les Salles de Perret. Le château primitif n'a pas laissé de traces. Il est reconstruit (une partie du logis du château ainsi que l'enceinte quadrangulaire flanquée de tours rondes) à la fin du XIVème ou au début du XVème siècle par Alain VIII et il possède, au XVIème siècle, une chapelle fortifiée qui abrite une église réformée (calviniste). Propriété successive des familles Rohan, Janzé, puis Pontavice. Le vicomte Jean II de Rohan le transforme à plusieurs reprises en une sorte de prison. Après avoir fait assassiner en novembre 1479, René de Keradreux, qui a épousé sa soeur contre son gré, il y enferme Catherine de Rohan. Il y retient également sa propre fille, Anne de Rohan, qui veut épouser le bâtard de la Maison de Gonzague. En juillet 1542, Louis de Rohan-Guémené rédige son testament au château des Salles. Après sa rébellion ouverte contre le Roi, le duc Henri de Rohan voit ses biens saisis au profit du prince de Condé. Puis ayant obtenu la grâce royale le 27 juin 1629, Henri de Rohan récupère son château. En 1667, le domaine est habité par les aînés des Rohan. En 1779, Ogée affirme que la maison est en ruine. A l'issue de la Révolution, le château est vendu le 25 août 1802 à Louis Henri Janzé. A signaler qu'on trouve sur les bords de l'étang des Salles des pierres cristallisées et notamment des macles, dont les vicomtes de Rohan ont composé leur écusson, en les plaçant 3, 3, 3. On trouve aussi dans les environs une grande quantité de minerai de fer, et c'est pour l'exploiter, et pour utiliser en même temps le bois de la forêt de Quénécan, que les sires de Rohan possèdent, dès 1440, et même auparavant, un haut fourneau en Sainte-Brigitte. Le village de Govello, ou des Forges semble être le siége de cette exploitation primitive. La forêt de Quénécan s'étendait jadis dans les paroisses de Sainte-Brigitte, de Saint-Aignan, de Perret et de Plélauf ; | |
le manoir du Maître des forges ou château des Forges (XVIIIème siècle). Le dernier haut fourneau a été désaffecté pendant la guerre 1914-1918. La partie centrale et la partie gauche date du XVIIIème siècle. L'aile droite a été ajoutée en 1920. Il s'agit d'une ancienne propriété des vicomtes, puis des ducs de Rohan, vendue en 1802 à la famille Janzé. Il passe ensuite entre les mains de la famille Luart puis de la famille Pontavice ; | |
le haut-fourneau (XIXème siècle) des forges des Salles. Alain IX, vicomte de Rohan, fait installer le premier haut-fourneau en 1440. On y fabrique des ustensiles en fer et des charrues. En 1816, Louis Henri Janzé fait construire les Forges des Salles qui ne sont que l'évolution de l'ancien haut fourneau de Sainte-Brigitte. Toute activité est abandonnée à partir de 1880 ; | |
le logement des ouvriers (XVIIIème siècle), situé au village des Forges ; | |
le logement des contremaîtres (XVIIIème siècle), situé au village des Forges ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de SAINTE-BRIGITTE
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'aucun noble de Sainte-Brigitte. Sainte-Brigitte faisait alors partie de la paroisse de Cléguérec.
© Copyright - Tous droits réservés.