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CLEGUEREC

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La commune de Cléguérec (bzh.gif (80 octets) Klegereg) est chef lieu de canton. Cléguérec dépend de l'arrondissement de Pontivy, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de CLEGUEREC 

Gléguérec tire son nom de « Gwerrock », un moine venu de Grande-Bretagne au VIème siècle.

La paroisse de Cléguérec est citée pour la première fois dans un acte de Salomon daté du 9 juillet 871. Sa fondation est donc antérieure. Le territoire de Cléguérec englobait autrefois les communes de Cléguérec, Sainte-Brigitte, Silfiac et Perret.

La paroisse de Cléguérec avait comme trève Saint-Aignan et Sainte-Brigitte et dépendait du doyenné de Kemenet-Guégant. Au IXème siècle, l’abbaye de Redon possède à Cléguérec le monastère de Saint-Ducocan : « de monasteriolo quod vocatur Sent Ducocan quod est situm in plebe Clegueruc » (charte du Cart. Rot.). Cette abbaye est en conflit avec le seigneur du lieu, Mactiern Alfrit, qui ne cesse de s'approprier les terres de l'abbaye de Saint-Ducocan. Le bourg de Perret a, semble-t-il, succédé au monastère dédié à saint Ducocan. 

En 1182, la charte « Perrochia de Clihiriac » atteste que les templiers possédaient jadis une partie du territoire de Cléguérec. Le nom de Cléguérec apparaît dès 1373.

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PATRIMOINE de CLEGUEREC

l'église Saint-Guérec (1843-1846), édifiée à partir de 1843 d'après les plans de l'architecte Louis Marsille (de Pontivy) à l'emplacement de l'ancien édifice où l'on y a trouvé, en 1982, sous l'autel latéral, les ossements des anciens seigneurs de Lenvos et de Bot-er-Bartz. Le clocher date de 1860. Cette église est consacrée le 17 octobre 1864. L'église abrite une statue en bois polychrome de saint Isidore qui date du XIXème siècle ;

la chapelle de la Trinité (XV-XVIème et XVIIIème siècles), située près du village de Poulmain. Il s'agit d'un petit édifice rectangulaire du XV-XVIème siècle à décoration flamboyante, couverte d'une charpente assez fruste. Le croisillon Sud avec son banc de pierre intérieur est, semble-t-il, la partie la plus ancienne. La façade occidentale est remaniée au XVIIIème siècle. Le clocheton date du XVIIIème siècle. On y voit des sculptures représentant des scènes païennes. Le retable, en bois polychrome, date du XVIème siècle. Parmi les statues, on peut remarquer une belle Vierge à l'Enfant et une statue de saint Barthélemy, en bois polychrome, datée du XV-XVIème siècle. Côté nord, un arbre de Jessé avec tous ses personnages, côté sud une majestueuse Trinité du XVIème siècle encadrée d'anges musiciens. L'arbre de Jessé porte la date de 1594 et un nom, Dréau (nom du sculpteur, semble-t-il). Le jubé en bois polychrome, qui date du XVI-XVIIème siècle, a été restauré en 1976 : la partie inférieure comporte des motifs floraux et la partie supérieure comporte un Christ crucifié encadré par les apôtres ;

la chapelle Saint-Molvan (1693 - XXème siècle). Il s'agit d'un édifice religieux réédifié en 1693. Au XXème siècle, le pignon occidental a été reconstruit. On y trouve le sarcophage de saint Molvan, qui date du VIème siècle, et où les mères étendaient autrefois leurs enfants pour qu'ils y puisent des forces. La toile de "Saint-Molvan bénissant", oeuvre du peintre Louis Guichard, date du XVIIème siècle. Près de la chapelle, une pierre quadrangulaire, haute de 1m60, porte en relief une croix à croisillons légèrement pattés ;

l'ancienne chapelle du Boduic, où se tenait autrefois le plus important pardon de Cléguérec ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame (1578), située au village de Locmaria et aujourd'hui disparue. Elle était de plan rectangulaire et les fenêtres avaient des meneaux flamboyants. Les rampants du toit étaient décorés de crochets, de feuillages et d'animaux fantastiques. Elle avait été restaurée à la fin du XIXème siècle. Elle est mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Jean-Baptiste, aujourd'hui disparue. A la fenêtre du choeur, des fragments de vitraux, avec inscriptions en lettres gothiques, représentaient des scènes de la vie de saint Jean-Baptiste. Elle est mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-André (XVIIIème siècle), édifiée sur les bords du Blavet et aujourd'hui disparue. Elle est mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Gildas (XVIIIème siècle), située jadis au village de Locqueltas. Elle est mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Sainte-Madeleine (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice rectangulaire mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Jacques, reconstruite au XIXème siècle sur l'emplacement d'un édifice ruiné. Elle est mentionnée encore en 1930 ;

le château de Beauregard (1907), oeuvre de l'architecte nantais Lucien Roy. Il est constitué de deux logis dont l'un est issu de l'ancien édifice du XVIIème siècle. La seigneurie de Beauregard appartenait à la famille La Cour (en 1400) puis à la famille Charpentier (en 1700). Le château est édifié vers 1907 par la famille Ridel, non loin de l'ancien manoir du XVIIème siècle. L'ensemble est légué vers 1930 par Mlle Ridel aux Soeurs de Saint-Joseph de Cluny. Près du château subsistent la chapelle du XVIIème siècle et les communs entièrement remaniés ;

le calvaire (XVIIIème siècle), situé place Pobéguin et oeuvre des sculpteurs Guillou. Sur le socle, on peut lire le nom gravé des Guillou ;

la fontaine de la Trinité (XVIème siècle), restaurée en 1728. Trois bassins sont dédiés respectivement à Saint Mathurin, Notre-Dame de la Clarté et à la Trinité. Un calvaire à sept personnages a été édifié sur le toit de la fontaine. Ce lieu était, semble-t-il, un point de départ vers Saint-Jacques de Compostelle (présence de trois coquilles sur la fontaine) ;

le puits de Trévelin (XVIIIème siècle) ;

la ferme de Boduic (XVIII-XIXème siècle). Le bâtiment central (logis du maître des lieux) est daté de 1779. Le bâtiment, situé à gauche, date de 1829, et celui, situé à droite, date de 1890 ;

la maison de Colmario (1721) ;

la maison (1721), située rue de Verdun ;

le moulin de Boduic, de Botmers, Trévelin, Fournan, de la Ferté, Keropert, Chuguens ;

A signaler aussi :

l'allée couverte de Bot-er-Mohed, encore surnommée « la chambre des Korrigans » (époque néolithique). Il s'agit d'une allée couverte de 18 mètres de long qui abrite une sépulture ;

le menhir du Breuil (époque néolithique), situé dans la forêt de Quénécan. Ce menhir est encore connu sous le nom de "Berger de la Madeleine" ;

la statue de la Liberté (1875), située Place Pobéguin. Elle a été érigée en mémoire du maréchal des logis Joseph Pobéguin. Cette statue a été coulée en 1875 par la fonderie Avoiron et inaugurée en 1882 ;

le monument aux morts (1922), situé Place Pobéguin et oeuvre du sculpteur Gaston Auguste Schweitzer ;

l'ancien manoir de Bezidel (XIVème siècle). La seigneurie appartenait au XIVème siècle, à la famille du Faou. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée ;

l'ancien manoir de Colmario (1721). Il semble qu'il s'agisse de la demeure du desservant de la chapelle de la Trinité. On y trouve un puits et un four à pain ;

l'ancien manoir de la Ferté (XVIIème siècle), remanié aux XVIIIème et XIXème siècles. La tourelle d'escalier à été supprimée. La seigneurie appartenait en 1650 à la famille Guillier ;

l'ancien manoir de Fournan (XVème siècle), attesté dès 1427 et propriété du vicomte de Coetmen. En 1427, Mahé Le Coustas est métayer du vicomte de Coetmen. Propriété successive d'Anne de Chateaubriant (en 1449 et en 1456) et du vicomte Jean II de Rohan (en 1509 et jusqu'en 1682). Deux aveux, datés de 1638 et 1682, confirment que le manoir appartient toujours à la duchesse Marguerite de Rohan. Sous l'Ancien Régime, Fournan a des prééminences prohibitives dans l'église de Stival. Le manoir possède une tourelle d'escalier ;

l'ancien manoir de Lenvos (XVIème siècle). La seigneurie appartenait successivement aux familles Bodrimon (en 1400), Charpentier (en 1660), Tréveneuc (en 1798), Kergariou (vers 1818), Ridel (début XXème siècle). Le manoir possédait une chapelle privée, disparue dès la fin du XIXème siècle. Il est incendié en 1974 puis rasé ;

l'ancien manoir de Pencoët ou Penroët (XIVème siècle), propriété, semble-t-il, du vicomte Jean Ier de Rohan en 1380. Le duc de Rohan est resté seigneur de Cléguérec jusqu'à la Révolution

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ANCIENNE NOBLESSE de CLEGUEREC

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Cléguérec : Guillaume de Bodrimon et Guillaume son fils. Eon de Kermabo. Pierre du Pou et Henry son fils. Eon, Jehan, Allain et Robin Ropez. Jehan d'Estuer. Ollivier Lamouroux. Jehan de La Court et Ollivier son fils. Ollivier Jehan. Guillaume Bisguent. Eon Legal et Jego son frère. Guillaume Guyot. Eon Raoul.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 9 nobles de Cléguérec :

Jehan ROBERT (40 livres de revenu) : défaillant ;

Allain BIEUSSENT (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque) ;

Jehan RAOUL (60 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine ;

Henry du POU (200 livres de revenu) : excusé ;

Jehan LAMOUROUX (40 livres de revenu) : porteur d'une salade (casque), et comparaît armé d'une vouge ;

Charles de BOTMAR (100 livres de revenu) : excusé ;

Jehan de LA COURT (400 livres de revenu) : excusé par Jehan Raoul ;

Jehan de KERMABO (40 livres de revenu) : excusé ;

Guillaume de BODRIMON (50 livres de revenu) : non comparu ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Cléguérec :

Jehan RAOUL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan de LA COUR (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon de KERMABO, pour son frère Jehan (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LAMOUREUX (600 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Allain BISOUENT, remplacé par Raoul Guegant (15 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Ollivier de BOTMAR (600 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Guillaume BODRIMON (100 livres de revenu) : capitaine des francs archers ;

Les héritiers Henry JOUAN (10 livres de revenu) : défaillant ;

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