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SAINT-VOUGAY

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La commune de Saint-Vougay (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Nouga) fait partie du canton de Plouzévédé. Saint-Vougay dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-VOUGAY

Saint-Vougay tire son nom de Saint-Vougay ou Vouga ou Vio qui est né en Hybernie, au commencement du VIème siècle. 

Saint-Vougay est un démembrement de la paroisse primitive de Plounévez(-Lochrist) qui elle-même est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouider. Au VIème siècle, Vougay, archevêque d'Armarch ou Armagh (Irlande) débarque à Kerity-Penmarc'h et y établit son oratoire, puis se retire en Léon, au lieu-dit qui porte son nom. Il meurt à Saint-Vougay vers 585. La paroisse de Saint-Vougay dépend de l'évêché de Léon.

On trouve les appellations suivantes : Saint-Vouga (en 1426), Sanctus Vogay (en 1467), Sainct Vouga (en 1481), Sanctus Vouga (en 1516).

Nota : le saint breton Jean Discalceat, religieux franciscain du couvent des Cordeliers de Quimper, mort en 1349, est originaire de Saint-Vougay.

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PATRIMOINE de SAINT-VOUGAY

l'église Saint-Vougay (XVIème siècle), remaniée vers 1628 (par l'abbé Richard Miorcec, recteur de Saint-Vougay) et en 1834 (par le recteur Yves Le Saoût). L'édifice comprend une nef de six travées avec bas-côtés et un choeur à chevet droit. Au sud, au droit de la première travée, se trouve la chapelle des fonts, et, au droit de la seconde travée, se trouve le clocher porche. Les fonts baptismaux datent du XVIIème siècle. Le clocher, de type léonard, date du XVIIème siècle : il comporte une haute tour à deux étages de cloches et deux galeries, et son beffroi est amorti par une flèche octogonale. Le portail est surmonté d'un fronton circulaire. La cloche de "MDCCLI" porte l'inscription "FILII André de Morenis Funderunt". A l'intérieur, subsistent des restes de sablières du XVIème siècle (tombées en 1954, au presbytère). Dans le mur du cimetière se trouve un écusson aux armes de Carman-Lesquelen, seigneurs fondateurs de l'église, à cause de leur terre de Seizploué en Plounévez-Lochrist. On y trouvait jadis un manuscrit du XIème siècle, dit Missel de saint Vougay, et une balustre du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Vougay, saint Eloi, saint Isidore, sainte Catherine, saint François d'Assise, saint Pierre (sous le porche) et saint Jean Discalceat ;

la chapelle Saint-Jean (1823), édifiée à l'emplacement d'une ancienne chapelle. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans, reconstruit en 1823 sous le rectorat de l'abbé François Pelleteur et diminué des ailes. Un clocher de type Léonard à deux galeries daté du XVIIème siècle, surmonte le porche sud. On y voit les armes de la famille Kergournadeac'h. A l'intérieur de l'église on trouve également un écusson de la famille Barbier de Kerjean. Dans la sacristie se trouve l'enfeu des seigneurs Barbier surmonté d'un écusson mi parti de Barbier et de Parcevaux. Au contrefort de droite s'est longtemps appuyée la dalle tumulaire de Jean Barbier, seigneur de Kerjean, décédé en 1538. Cette dalle se trouve aujourd'hui au musée de Kerjean. On y trouve un ossuaire et une croix du XVème siècle. Une fontaine s'écoule en un bassin pratiqué dans le chevet même de la chapelle. On y trouve un petit ossuaire gothique à trois pans. La statue tumulaire de François de Kerc'hoent, seigneur de Kergournadeac'h, décédé en 1629, est enterrée à Saint-Jean. La chapelle abrite les statues de saint Jean Baptiste (3 statues), saint Alar et un Crucifix ;

la chapelle de Kerjean (XVIème siècle), située à l'extrémité orientale de la galerie couverte fermant la cour du château. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, avec chevet arrondi. Les sablières sont décorées d'un cartouche des cinq plaies entouré de deux victoires. Dans la cour se trouve un calvaire de 1537 orné d'une figuration de la sainte Trinité ;

l'ancienne chapelle de Lanven, aujourd'hui disparue. Elle datait de 1563 et était dotée jadis d'un collège de six chanoines ;

la croix de Traon-Meur (XVIème siècle) ;

le calvaire du cimetière (1866), oeuvre du sculpteur Larhantec ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-Cren (Haut Moyen Age), Kergodalar (1902), Kerouanez (XVIème siècle), Kervaliant (XVème siècle), Maner-al-Liorzou (XVIème siècle), Moguer ou Croas-Balinoc ou Croix-de-Bellevue (XVIème siècle), Poul-Laëron (XVIème siècle), Saint-Jean (XVème siècle). A signaler la croix Bégavel, aujourd'hui disparue ;  

le château de Kerjean ou Kergean (1580), édifié par Louis Barbier. La seigneurie de Kerjean possédait jadis une haute justice et son fief relevait de celui de Maillé. Au XVème siècle, Kerjean n'est qu'un simple manoir relevant du fief de Carman et habité par la famille Ollivier qui le vende en 1482 à Yves Barbier. Ce dernier a deux fils : Jean, procureur de la cour de Landerneau et Hamon, prêtre. En 1536, Jean Barbier (procureur du vicomte de Rohan pour le Léon) sollicite de François Ier l'autorisation de relever son manoir tombé en ruine. Jean meurt le 5 novembre 1537. Louis Barbier, confié le 26 juin 1542 à la tutelle de son oncle paternel Hamon Barbier, devient alors l'héritier de Kerjean. Marié en 1550 à Françoise de Morizur. Devenu veuf il convole en 1571 avec Jeanne de Gouzillon, elle-même veuve d'Yves de Lanuzouarn. Les travaux du château, qui débutent vers 1570, sont achevés vers 1590. L'édifice est précédé d'un fossé profond et entouré de remparts dans l'enceinte rectangulaire, flanquée à chaque angle d'une tour carrée, a 250 mètres de longueur sur 150 mètres de largeur. Le château consiste en un vaste corps de logis (endommagé au XVIIIème siècle par un incendie) flanqué de deux ailes. Il est mutilé et pillé sous la Révolution : il faillit être démoli en 1793, après avoir été envahi en 1791 par les gardes nationaux de Lesneven. Au dessus d'une porte se trouve les armoiries alliées de Louis Barbier et de sa femme Jeanne de Gouzillon, mariés en 1563, ainsi que celles de François Barbier, fils de Louis, alliées à celles de sa première épouse Guillemette de Penmarc'h, morte en 1588. Louis XIII érige cette terre en marquisat en 1618 pour René Barbier (fils de Louis décédé en 1595), chevalier de Saint-Michel et gentilhomme de la chambre du roi Louis XIII. René épouse Françoise de Quelen en 1605. René décède en 1619 et son épouse en 1623, laissant un orphelin de cinq ans, nommé aussi René qui se marie dès l'âge de 14 ans à Françoise de Parcevaux, dame de Mézarnou et de la Grande-Pale, fille d'Alain de Parcevaux et de Suzanne de Guémadeuc. Ils donnent naissance à deux fils : Joseph et Sébastien. Le château appartient, en 1760, à Mme de Kersauzon, marquise de Coatanscour, qui est emprisonnée à Brest en 1793 et périt sur l'échafaud le 27 juin 1794. Kerjean appartient ensuite successivement aux familles de Brilhac, de Forsanz (XIXème siècle) et de Coëtgoureden ou Coatgoureden qui le vende en 1911 à l'Etat. L'édifice est restauré par l'architecte Charles Chaussepied (1905-1906). La charpente lambrissée et les sablières de la chapelle sont refaites vers 1965 sous la direction de l'architecte René Lich. La cheminée monumentale en tuffeau provenant du château d'Erecq (Questembert, Morbihan) date du XVIème siècle ;

Voir Château de Kerjean à Saint-Vougay " Le château de Kerjean à Saint-Vougay

la fontaine-mur de Kerjean (XVIème siècle), située dans le parc du château de Kerjean ;

la fontaine San-Veho (1783). Il s'agit d'une fontaine consacrée avec pignon à niche et vaste piscine servant de lavoir ;

la fontaine Saint-Jean ;

le colombier de Kerjean (1599), situé dans le parc du château de Kerjean ;

le puits de Kerjean (XVIème siècle). La coupole, soutenue par trois colonnes, est terminée par un haut lanternon carré ;

5 moulins dont le moulin de la Tour (XVI-XVIIème siècle), de Kerallé (XVIIème siècle), de Kerradenec, de Kerang,... ;

A signaler aussi :

plusieurs tumuli de l'âge de bronze, dont celui de Liorzou et de Kergouézan ;

une borne romaine ;

deux mottes féodales dont l'une située à Tour ;

l'ancien manoir, aujourd'hui disparu, de la seigneurie de Gouzillon. Berceau d'une famille mêlée dès le XIIIème siècle aux affaires des comtes de Léon ; 

l'ancien manoir de Mezormel (XVIIème siècle). Jacques Julien de Kerscau, seigneur de Mézormel et gouverneur de Tréguier, meurt à Morlaix le 19 avril 1775.

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-VOUGAY

SEIGNEURIE DE KERGEAN (ou KERJEAN) SAINT-VOUGAY. — Paroisse de Saint-Vougay, ancien évêché de Léon. Cette terre appartenait dans le principe aux Barbier, qui se qualifièrent seigneurs, puis marquis de Kergean [Note : L'époux de Jeanne de Kersauson, fille de Guillaume tige de la branche aînée, et dont le mariage eut lieu en 1523, était de cette maison. Le roi Louis XII écrivait, en 1617, à René Barbier, chevalier de l'Ordre, en considération de son antique noblesse de chevalerie, qu'il érigeait en marquisat la terre de Kergean. Le monarque ajoutait : « Le château de Kergean est de si belle et si magnifique structure qu'il sera digne de son recueil et séjour, si ses affaires l'appellent en Bretagne »]. Voici l'article que M. de Courcy consacre à Kergean dans la Bretagne contemporaine : « Ce que Saint-Vougay (canton de Plouzévédé, arrondissement de Morlaix) renferme de plus curieux est le château de Kergean, chef-lieu du marquisat de ce nom et place forte élevée, vers 1560, par Louis Barbier, époux de Jeanne de Gouzillon, dame de Kerno, des libéralités de Dom Hamon Barbier, son oncle. Cet opulent abbé laissait par sa mort un si grand nombre de bénéfices vacants [Note : Il était au moins, en Bretagne, chanoine de Nantes et de Saint-Pol-de-Léon, recteur de plusieurs paroisses, conseiller au Parlement, archidiacre de Quemenet-Illy, en Léon, et abbé de Saint-Mathieu Fine-Terre, de 1533 à 1555, époque de sa mort], que le pape Jules II s'informa si tous les abbés de Bretagne étaient décédés le même jour. Tout autour de Kergean règne un rempart plus élevé que ceux de Brest : il a quinze pieds de largeur, et plusieurs casemates sont pratiquées dans son revêtement en pierres de taille. Les quatre angles du parallélogramme formé par le rempart sont flanqués d'une tour ronde garnie de meurtrières et de machicoulis. Le portail et le guichet sont ouverts dans une autre tour carrée. Le tout est entouré d'un fossé, à fond de cuve, qu'on franchissait par un pont-levis, aux côtés nord et sud de la place. Les armes de Louis Barbier, mi-partie Gouzillon, aujourd'hui encastrées, comme de vils matériaux, dans le parapet du pont-levis, au sud, se retrouvent sur la riche galerie qui joint la chapelle au pavillon des archives. Le corps de logis, avec ses pilastres cannelés, ses colonnes corinthiennes, ses combles aigus, ses lucarnes à frontons triangulaires ou avec hémicycle et ses épis de plomb surmontés d'un croissant, qui couronnent ses toitures, présente, aussi bien que les arabesques de ses vastes manteaux de cheminées, les cariatides qui les soutiennent et les enroulements de ses écussons, en cartouche, tout le système d'ornementation du Louvre d'Henri II. Rien, dans les constructions de Kergean, ne rappelle l'architecture ogivale à l'exception de la chapelle, qui fut cependant élevée en même temps que le château lui-même, mais on sait que le gothique a été usité dans les édifices religieux, beaucoup plus tard que dans les bâtiments civils. Les plus anciens possesseurs de Kergean se nommaient Olivier. Henri-Ollivier, sr. de Kergean, est cité dans la réforme des fouages de Saint-Vougay, en 1444, ainsi que Marguerite de Lanrivinen, sa compagne, dont la vertu comme la beauté ne sont point encore oubliées. On raconte que le sire de Kergean, se trouvant à la cour du duc, sans sa jeune épouse, était en butte aux railleries de quelques muguets, sur les motifs qui l'auraient porté à la confiner dans son manoir sous la surveillance d'une nourrice. Tout soupçon lui semblant aussi injurieux pour lui que pour sa dame, il accepta le défi d'un galant compagnon qui se vantait hautement de séduire la belle châtelaine, et prescrivit même à sa femme de faire à son hôte le plus gracieux accueil. Les assiduités du jouvenceau ne furent pas prises en bonne part ; la dame de Kergean, lassée de ses poursuites, le fit jeter dans les oubliettes du château, lui donnant, pour charmer ses ennuis, de l'étoupe à tisser, en le prévenant et qu'il serait nourri en raison de son travail. Les amis du sire de Kergean, ne revoyant pas le présomptueux parieur, croyaient déjà à sa bonne fortune. Un second voulut tenter l'aventure ; il ne fut pas plus heureux, il tomba dans le même piège et fut, à son tour, occupé à débrouiller de la filasse sous peine de mourir de faim. Pendant que ceci se passait à Kergean, on continuait, à la cour, à s'amuser aux dépens du pauvre mari, lequel, suivant l'usage invariable, voulut vérifier par lui-même si les inquiétudes qui commençaient à le troubler, avaient quelques fondements. Il arriva chez lui à l'improviste, et sa joie fut grande, en voyant ses infortunés rivaux changés en " balliniers ". Cette histoire a, dit-on, fourni à Alfred de Musset le sujet de sa comédie : la Quenouille de Barberine. Elle a pu certainement donné naissance au dicton : « Ar c'hent euzon en carderet  - Azo bet a Kerian savet ». « Le premier des cardeurs est né à Kergean ». Le château de Kergean est dans un triste état de conservation ; un incendie en détruisit une aile au dernier siècle, et la garnison qui l'occupait la Révolution continua à le dévaster. La marquise de Coëtanscours (veuve du comte Louis de Kersauson) fut arrachée de son château à l'âge de 70 ans et exécutée à Brest, en 1794. En elle s'éteignit le nom de Coëtanscours. Lorsqu'on a modifié la nef de l'église de Saint-Vougay, on a expulsé du choeur la tombe du fondateur, Jean Barbier, sr. de Kergean (père de Louis, qui construisit le château), mort en 1538. La statue tumulaire de ce chevalier gît dans un des angles du cimetière, et la paroisse jouit cependant des revenus dont il l'avait dotée. Les armes des Barbier se remarquent sur la « sablière sculptée de la nef, ainsi qu'une Diane, traînée par un cerf » (Bretagne contemporaine, t. II, pp. 80 et 81). En 1689, la branche aînée de Barbier se fondit dans Coëtanscours, puis dans Kersauson, en 1755, par le mariage de Louis, précité, avec Suzanne-Augustine du nom. Louis, comte de Kersauson, habita le château de Kergean depuis son mariage jusqu'à sa mort arrivée le 4 septembre 1767. La terre de Kergean est devenue, depuis la Révolution, la propriété des de Brilhac, puis des de Forsanz et aujourd'hui des de Coëtgoureden.

LOUIS-FRANÇOIS-GILLES, comte de Kersauson, né et baptisé le 13 août 1718, page du roi en 1737, épousa, le 9 septembre 1755, Suzanne-Augustine de Coëtanscours, fille d'Alexandre-Paul-Vincent et de Louise-Marguerite Chambon d'Arbouville. La bénédiction nuptiale fut donnée à Messire Louis-François-Gilles de Kersauson-Brézal, et à haute et puissante demoiselle Suzanne-Augustine de Coëtanscours, dans la chapelle du ce château de Kerjean, par vénérable et discret Missire Salomon Kermoru, recteur de Saint-Vougay (Albert le Grand, Ed. de 1837, ann. par M. de Kerdanet, p. 306). La nouvelle édition du dictionnaire historique de Bretagne, par Ogée, raconte le trait caractéristique suivant de la comtesse de Kersauson. — « La dernière marquise de Kerjean, Suzanne de Coëtanscours, femme renommée autant pour sa beauté que pour son luxe et son orgueil, tenait garnison dans un château de Kerjean, dont les créneaux portaient de l'artillerie, et, chaque soir, les clefs de la place étaient déposées sur le chevet de la châtelaine. On rapporte d'elle des traits d'un orgueil fou. Monseigneur de la Marche, évêque de Léon, l'étant venu voir avec six curés des environs, elle fit servir ceux-ci à l'office. Le prélat, s'étant aperçu de cette insolence, prit son couvert et se leva. Où donc allez-vous, monseigneur ? lui dit la marquise. Dîner avec mon clergé, répondit l'évêque. Madame de Coëtanscours comprit la leçon et envoya prier les curés de dîner avec elle. Une autre fois un huissier lui apporte des papiers : elle les lit lentement et laisse l'homme de loi debout. Celui-ci s'impatiente et s'assied. Que faites-vous ? dit la marquise. Sachez que jamais huissier ne s'est assis ni couvert devant moi. C'est, répondit l'huissier, sans se lever ni se découvrir, que ceux-ci n'avaient ni c... ni tête. En 1794, le château de Kerjean fut démantelé et l'artillerie emmenée à Brest. Mme de Coëtanscours, aussi fière devant le tribunal révolutionnaire qu'à Kerjean, se fit condamner à mort et fut exécutée le 2 juin 1794 (Ogée, Dict. hist. et géog., t. II, p. 882). Il est bien évident que, quoique non désignée sous le titre de comtesse de Kersauson, c'est bien de la veuve de Louis de Kersauson que veulent ici parler les annotateurs d'Ogée. Nous avons voulu citer les faits ci-dessus pour leur originalité, mais nous en prétendons d'autant moins garantir l'authenticité, qu'aucun document de famille ne vient les corroborer, et nous laissons aux auteurs de ce récit toute la responsabilité de leur narration. Bien différente d'ailleurs est la peinture que nous fait de Suzanne de Coëtanscours l'érudit commentateur d'Albert de Morlaix, M. de Kerdanet : « Le 30 avril 1790, Mme de Coëtanscours, veuve du comte Louis de Kersauson, fournit la somme de 4500 liv. pour sa contribution patriotique, Un an après on pilla son château et, en 1793, on la plongea dans les prisons de Brest, où le tribunal évolutionnaire tenait ses assises sanglantes ; elle y fut condamnée et périt sur l'échafaud le 27 juin 1794, à l'âge de 70 ans, un mois, jour pour jour, avant la chute de Robespierre. Ainsi mourut cette femme vénérable, qui, entourée des biens de la fortune, avait su répandre autour d'elle les trésors de sa charité, soins aux malades, dotations aux hôpitaux et aux églises : telles furent ses bonnes oeuvres... Sa mémoire est en vénération dans le pays qu'elle habitait : on y raconte partout des prodiges de sa bienfaisance. Adorée aussi de ses domestiques, quelques-uns ne purent même lui survivre : Jean Polin, son valet de chambre, lui survécut, mais il la pleura pendant douze ans et pria Dieu pour elle. Louis Jam, son cuisinier, finit ses jours au château de Kerjean, qu'il n'avait jamais pu se résoudre à quitter, après la mort de sa bonne maîtresse » (Albert le Grand, annoté par M. de Kerdanet, p. 306) (J. de Kersauson).

La maison noble de Gouzillon a pour berceau la terre seigneuriale de Gouzillon, située en Saint-Vougay, près de Lesneven, qui a passé, en 1409, dans la maison de Kerguz. Les Gouzillon ont produit à toutes les reformations (1426, 1536, 1669) et ont été reconnus nobles issus d'ancienne extraction (Reformations de 1669, huit générations). Ils comptent des alliances dans les plus nobles maisons de Bretagne et sont mentionnés dans nos chroniques depuis le début du XIIIème siècle : Hervé, receveur pour le duc Jean II, mentionné dans son testament, en 1305, et témoin dans un accord entre Hervé de Léon et les moines du Relecq en 1310 ; Guillaume et son porte-targe, dans une montre de 1356 ; un Gouzillon à la bataille d'Auray en 1364 ; Olivier, sieur de Kernaou, vivant en 1421, père de Guillaume, marié à Marie Le Gluydic ; Gabriel et Jean, doyens du Folgoat, en 1513 et 1544. De Gouzillon : « D'or à la fasce d’azur, accompagnée de trois pigeons de même, becqués et membrés de gueules ». Devise : « Sans fiel » (J. Baudry).

Voir   Saint-Vougay " André-Marie de Gouzillon, vicomte de Bélizal ". 

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Saint-Vougay :

Gouzillon (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Saint-Vougay. D’or à une fasce d’azur accompagnée de trois pigeons de même. Prigent se trouve mentionné comme écuyer en 1355 (Histoire de du Guesclin, p. 292) ; Olivier se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Vougay.

Lanrivinen (de), seigneur de Kergoët, paroisse de Saint-Vougay. D’or au pin de sinople surmonté d’un papillon de gueules. Jean se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Vougay.

Olivier, seigneur de Kerjean, paroisse de Saint-Vougay. D’azur à la colombe essorante d’argent portant un rameau d’olivier de sinople. Jean et Henry se trouvent mentionnés entre les nobles de Saint-Vougay.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Saint-Vougay :

Henri GUENNOU (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Hervé de L'ISLE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Morice JOSORN (11 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Catherine KERCAM (12 livres de revenu), remplacé par son Jehan Queynat : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Morice KEREZEAN (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Jehan LANRYVYNEN (24 livres de revenu), remplacé par son frère Hervé : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Yvon MEASANSTORM (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Maistre Henry OLLIVIER (25 livres de revenu), remplacé par Yvon Berre : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Saint-Vougay sont mentionnés :

Robert de Lille, représenté par Jehan son frère, en brigandine ;

Alain Guennoc ;

Morice Joson, représenté par Nicolas son fils ;

Jehan Kergroazez, représenté par Yvon le Jeune ;

Jehan Mesanstourm ;

Henry Olivier, représenté par Alain Bihan, en brigandine. Injonction de Gorgelette ;

Jehan Brezal.

A la « montre » (réunion de tous les hommes d’armes) de l’évêché de Léon reçue à Saint-Renan le 24 août 1557, un noble de Saint-Vougay (Sainct Vougay) est mentionné :

Nycholas Josom.

(à compléter)

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