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SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE |
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La commune
de Saint-Sébastien-sur-Loire ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE
Le village d'Aigne prend le nom du patron de la paroisse et devient Saint-Sébastien-d'Aigne au XVème siècle. La commune de Saint-Sébastien-d'Aigne change de nom en 1919 et devient Saint-Sébastien-sur-Loire.
C’est au bord de l’eau, où s’installeront ses premiers occupants entre 3 000 et 2 200 avant Jésus-Christ, que l'histoire de la ville de Saint-Sébastien-sur-Loire prend naissance. Le village d'Aigne (Saint-Sébastien-sur-Loire) est fondé entre la fin du XIIème et le début du XIIIème siècle. La paroisse de Saint-Sébastien d'Aigne, comme elle s’appelait alors, devint ensuite au XVème siècle un haut lieu de pèlerinage français, sous la protection de Saint Sébastien.
La majorité des habitants de Saint-Sébastien-sur-Loire manifeste des réticences vis à vis de la Révolution dès 1791 et rejoigne la rébellion vendéenne en 1793.
Note 1 : jusqu'en 1789, Vertais et les Biesses faisaient partie de la paroisse de Saint-Sébastien (Saint-Sébastien-sur-Loire). Le quartier de Vertais comprenait jadis Petite-Biesse et Grande-Biesse. Il s'agit d'une ancienne seigneurie ayant appartenu en 1380 à Hervé de Volvire, en 1483 à Pierre Landais, et sous Henri IV à François Poullain de La Vincendière. Le couvent des Récollets, s'étendait sur le terrain de l'ancienne raffinerie Cézar. A noter qu'en 1653, un service funèbre fut célébré dans la chapelle des Récollets, pour Hercule de Rohan, duc de Montbazon. C'est à Grande-Biesse qu'était située l'aumônerie de Toussaint due aux Ducs de Bretagne. La chapelle avait son cimetière : vingt six inscriptions tombales seront relevées après la Révolution (celles de Claude-Bernard de La Turmelière, de Julien Simon et de Nicolas Hamelin, tous prêtres, ainsi que celles de Pierre Viaud, de Françoise Savin, de la veuve Bazile, de Gabrielle de Goulaine, ....). Les chapelles citées par l'abbé Radigeois sont : la chapelle Notre-Dame de Bonne-Garde, la chapelle de La Civelière, la chapelle de La Haute-Roberdière aux de Beauchamp, la chapelle des Harengs aux Chancerel, la chapelle du Moulin-Neuf, la chapelle de La Savanière, ... En 1788, plusieurs familles de Saint-Sébastien-sur-Loire paient plus de 100 livres d'impôt : les Lyrot de La Patouillère et Lyrot de La Civelière, Forget de Lisle, Mérot de La Gibraie, de Lisle de La Nicolière, Monti de La Jaunaie.
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Saint-Sébastien-sur-Loire : Nicolas Viaud (secondé par Bertineau et Ollive), Herbert-Pradelan (ayant pour adjoints Debrenne), Touchy André (1825-1830), Fleurus Petitpierre (1830-1859), Pouré (1860-1865), Mérot du Barbé, Armand Duez, Charron François, Madame Verbe (1945-1947), Piveteau (1947-1953), Verbe, ....
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Sébastien-sur-Loire : Jean-Baptiste Blanchet (1803-1829), François Legal (1829-1854), Verhoeven (1854-1864), François Picaud, Auguste Radigeois (1879-1885), Pierre Lesage, ....
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PATRIMOINE de SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE
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l'église
Saint-Sébastien (1868-1876), édifiée à l'initiative du recteur
Vervhoeven ou Verhoeven sur les plans des architectes Faucheur et Boismain.
La reconstruction est décidée sous le Secong Empire, moyennant 110 000
francs. A signaler que parmi les souscriptions recueillies en 1866, on
trouve 10 000 francs (don de Donatien Angebault), 5 000 francs de Edouard
Mérot du Barré, 5 000 francs de Mlle Audat, et 3 000 francs de Mme
Caillé. Cette église, de style néo-gothique à trois nefs, remplace une ancienne église qui elle-même avait remplacé un sanctuaire
primitif et qui avait été endommagée par les bombardements de la Seconde
Guerre mondiale. Une nouvelle église, dédiée à saint Jean, est édifiée
dans les années 1960. A noter que le transfert du cimetière eut lieu en
1850 ; | |
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la chapelle du moulin, dédiée à sainte Madeleine et bénie le 26 août 1747, puis le 9 avril 1764 après de nouveaux travaux. Propriété de Pierre Hauteville de Sarrebourse, puis de la famille Chancerelle ; | |
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le
calvaire (XVIIIème siècle), situé au n° 2 rue des Coucous ; | |
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le
manoir de La Savarière (XVIème siècle), situé au boulevard des
Pas-Enchantés. On y trouvait au XVIIème siècle une chapelle privée.
Propriété successive des familles Savary, Du Boisguéhéneuc, Viau et
Louis de
Monty en 1774 ; | |
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la
maison de La Malabry (XV-XVIème siècle), située boulevard des
Pas-Enchantés.
Il s'agit, semble-t-il, d'une ancienne maladrerie. Elle possède une vieille
tour ; | |
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le
manoir de la Grande-Jaunaie (1656), situé rue de La Jaunaie ; | |
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le
manoir de La Tullaye (vers le XVIIIème siècle), situé boulevard des
Pas-Enchantés. Pierre Jacques Etienne Cambronne (1770-1842), natif de
Saint-Sébastien-sur-Loire, a vécu dans cette maison. Fils de
Pierre-Charles Cambronne (négociant) et de dame Françoise Druon son
épouse. Blessé à Waterloo et emmené à Londres, Pierre-Jacques est
soigné et sauvé par madame Sword, née Marie Osburn. Rentré en France,
Cambronne reprend du service et Louis XVIII l'envoie comme maréchal de camp
à Lille, puis lui accorde la croix de Saint-Louis. A noter que la famille
de Cambronne est originaire du Nord de la France, et vient s'établir à
Nantes vers 1750 exerçant le négoce des tissus ; | |
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le
manoir de La Gibraye ou Gibraie (XVIIIème siècle), situé boulevard des Pas-Enchantés
et œuvre de l'architecte Ceineray. Le domaine appartient à André de La
Tullaye en 1588, puis à Jean Imbert en 1688, Hervé de Lyrot en 1774. Ce manoir est édifié pour Jean
Baptiste Mérot (conseiller au Parlement de Bretagne). Propriété de la
famille Mérot en 1738. Ce manoir possédait jadis une chapelle privée ; | |
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le
manoir de la Baugerie (XVIIIème siècle), situé boulevard des Pas-Enchantés.
Ce manoir devient la propriété de Jacques Etienne Cambronne après son
mariage en 1820 avec Marie Osburn. Jacques Etienne Cambronne s'éteint à
Nantes, 3 rue Jean-Jacques Rousseau, le 29 janvier 1842 (inhumé dans
la partie ancienne du cimetière de Miséricorde). Madame Cambronne meurt en
1854 (inhumée au cimetière de Miséricorde, dans la partie réservée aux
protestants) ; | |
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le
cimetière du Clos-sur-L'eau (XVIIIème siècle). Il comporte 17 sépultures
en demi-cercle dont celle de Ferdinand Favre (ancien maire et sénateur de
Nantes) et Fleurus Petitpierre (maire de Saint-Sébastien-sur-Loire au
milieu du XIXème siècle et pendant 28 ans) ; | |
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l'obélisque
(XVIIème siècle), situé rue de La Lourveau et rue des Orchèves. Il
s'agit d'une construction édifiée par Jean Imbert, seigneur de La Patouillère
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8 moulins dont six à Portechaise et deux à La Bitonetterie dont un moulin à vent du XVIII-XIXème siècle ; |
A signaler aussi :
| l'ancien manoir de la Patouillère. Propriété successive des familles de Kermainguy, Jean Imbert, Lyrot du Châtelier (à partir de 1700) ; | |
| l'ancienne île de Beaulieu, siége d'une baronnie. Napoléon Ier l'érigea en baronnie au bénéfice de M. Marion, officier du génie ; | |
| l'ancienne fonderie de La Closille, propriété de la famille Dacosta. La famille Dacosta (alliée aux Vaz de Mello, Mendez, Rodrigues, ..) vint à Nantes en 1604. En 1720, Jean Jacques d'Acosta est l'époux de demoiselle Even, descendant de par sa mère de la famille Cottineau de La Cassemichère. En 1765, René-Julien d'Acosta épouse Urbane Asselin. L'usine de La Closille est vendue en 1828 à la famille Blount. Le domaine de La Closille appartient ensuite successivement aux familles Dubochet, Chevalier-Labarthe et aux frères Saint-Gabriel ; | |
| l'ancien manoir de la Civelière. Propriété successive des familles Viau, Le Loup, de Monti ; | |
| l'ancien manoir nommé "Folie" du Clos-sur-l'Eau ou La Galopinière ou Singe Doré (XVIIIème siècle), aujourd'hui disparu et oeuvre de l'architecte Rousseau. Propriété successive des Bloyet de Clisson, Favre, Petitpierre et Terrien de La Haye ; | |
| l'ancien domaine de Portechèze ou Portechaise. Propriété des familles de Sesmaisons et de Trévelec ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE
(à compléter)
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