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SAINT-PEVER |
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La commune de Saint-Péver ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-PEVER
Saint-Péver tire son origine du prêtre Saint Bezver, et nom du lieu-dit en 1444.
Saint-Péver est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plésidy. D'autres historiens prétendent que Saint-Péver est un démembrement de Plouagat. C'est semble-t-il au XIVème siècle, qu'avec Saint-Fiacre et Senven-Léhart, Saint-Péver est rattaché à Plésidy (Plésidy-Goëlo).
En 1034, les barons d'Avaugour construisent un château à l'emplacement d'une enceinte circulaire édifiée au IXème siècle par leurs aïeux. Au début du XVème siècle, alors que la baronnie est à son apogée, le duc de Bretagne Jean V entreprend de la démembrer, et en 1453, fait démolir le château.
Sous l'Ancien Régime, Saint-Péver est une trève dépendant de la paroisse de Saint-Fiacre, succursale de celle de Plouagat jusquau XIVème siècle, puis de Plésidy. Saint-Péver dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Lannion. Vers 1555, le baron d'Avaugour installe sur la rive du Trieux l'une des premières forges de Bretagne.
On rencontre l'appellation Saint Bezver (en 1444) et Kerpevezre (en 1481). La commune de Saint-Péver prend temporairement le nom de Lalande par arrêté du district de Guingamp en date du 16 février 1794.
Note : la commune de Saint-Péver est formée des villages : Kervoriou, Pors-Penquer, Avaugour, Kerantraoun, Pors-Clos, Kervalio, le Rest, etc...
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PATRIMOINE de SAINT-PEVER
l'église Saint-Pierre (1862-1865), édifiée par l'architecte Alphonse Guépin. Les cinq panneaux d'albâtre, insérés dans le retable du maître-autel, datent du XVème siècle et proviennent de la chapelle Notre-Dame d'Avaugour. La bannière de procession date du XVIème siècle. Un bénitier porte la date de 1590. L'église abrite une statue de la Vierge à l'Enfant du XVIème siècle, provenant probablement de la chapelle Notre-Dame du Danhouët. Les seigneurs d'Avaugour sont les fondateurs et patrons de l'église paroissiale de Saint-Péver ; | |
la chapelle Notre-Dame d'Avaugour (1454-1504), édifiée par Yvon de Rocere, non loin de lancien château d'Avaugour (au nord), démoli en 1453. Saint-André et saint Antoine était jadis honorés dans cette chapelle. L'édifice possède une nef rectangulaire munie d'un seul transept. On y trouve des peintures murales, mises à jour en 1954. Sur la porte sud, on peut voir une représentation du martyre de saint Sébastien, en bois sculpté, oeuvre de Roland Le Neindre et qui date de 1570. Le sacraire, en bois polychrome et oeuvre de Roland Le Neindre, date de 1576. La chapelle abrite une statue de la Vierge à l'Enfant du XVIème siècle et une statue de la Trinité portant l'inscription "Olivier Lucas et Anne Jegai. Sa femme a fait peindre la Trinité 1662". On y voit les armes de Pierre de Rohan et Jeanne du Périer (XVème siècle) ; | |
la chapelle Notre-Dame de Restudo (XIV-XVIème siècle), construite par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui possédait en ce lieu une commanderie. La chapelle est reconstruite vers le milieu du XIVème siècle avec l'aide de Charles de Blois et remaniée à la fin du XVème siècle. Le chevet plat est percé d'une grande baie qui pourrait être d'origine. On voit des peintures murales (XIV-XVème siècle) sur l'arc-triomphale : elles sont restaurées au XIXème siècle et en 1954. La chapelle est restaurée en 1920 avec suppression de l'aile nord. On y voit de nombreux ex-voto (fers à cheval). La chapelle abrite une ancienne statue de saint Eutrope, en bois polychrome ; | |
la croix de Restudo (1819), située sur le placître de la chapelle Notre-Dame de Restudo ; | |
la croix des bois d'Avaugour (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Bonceil (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Toul-Borzo (1545 et agrandi en 1635), propriété de la famille Le Gonidec de Tressan qui l'occupe jusqu'au début du XXème siècle. La tou date du XV-XVIème siècle. On trouve mentionnés en 1481 les noms de Guillaume et Jehan Le Gonidec (ou Gonydec) ; | |
la fontaine de Restudo (XVIIIème siècle) ; | |
les maisons de Kerantraou (XVIIème siècle), de Kerverry (XVIIème siècle), de Kervallan (1727), du Rest (1760) ; | |
2 moulins dont les moulins à eau dAvaugour, Neuf ; |
A signaler aussi :
le tumulus de Kerhuen (âge de bronze) ; | |
l'enceinte fortifiée du bois d'Avaugour ; | |
la stèle de Restudo (âge de fer) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-PEVER
La première famille d'Avaugour, issue des comtes de Tréguier, porte le nom d'Avaugour dès 1222. Par lettres patentes du 24 septembre 1481, le duc de Bretagne François II donne à François, bâtard de Bretagne, avec le comté de Goëllo, la baronnie d'Avaugour. Son chef-lieu est alors l'emplacement du château d'Avaugour (en Saint-Péver). La seigneurie d'Avaugour s'étend à Saint-Péver et Saint-Fiacre. Elle possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété de Pierre II qui fait donation en 1453 à son neveu Jean de Laval de "la motte et emplacement du château d'Avaugour" en même temps que les terres de Beffou et de Belle-Isle. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles La Trémoille (avant 1637), Gouyon (en 1637), Durfort (en 1710) et de Choiseul (fin du XVIIIème siècle, suite au mariage de Marguerite Guyonne de Durfort avec Renaud César Louis de Choiseul, duc de Praslin).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Péver. Saint-Péver dépendait jadis de Plouagat.
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