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Bienvenue chez les Plouagatins

PLOUAGAT

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La commune de Plouagat (bzh.gif (80 octets) Plagad) est chef lieu de canton. Plouagat dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUAGAT

Plouagat de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et de Saint-Agat (ou Saint-Egat). Ce saint était jadis invoqué pour aider les enfants à naître et pour guérir les indigestions. Il est fêté le 18 août. 

Plouagat existe dès le VIème siècle. Plouagat est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plouagat, ceux de Lanrodec, Boqueho, Saint-Jean-Kerdaniel et semble-t-il une partie du territoire de Châtelaudren (située à l'ouest du Leff). Avant d'être rattachés à Plésidy, les territoires de Saint-Pèver, Saint-Fiacre et Senven-Léhart faisaient, semble-t-il, aussi partie de la paroisse primitive de Plouagat. Plouagat est amputé du territoire de Boqueho avant le XIVème siècle. En 1207, Boqueho n'est qu'une simple chapelle.

Ville de Plouagat (Bretagne).

L’église Saint-Pierre de Ploagat est mentionnée dès 1207 et la paroisse dès 1232 (Anc. év. IV, 12, 62, 93). Plouagat était jadis un prieuré-cure desservi par l’abbaye de Beauport (l'église avait été octroyée en 1202 par le comte de Goëlo à l'abbaye de Beauport). Outre l'abbaye de Beauport, d'autres abbayes telles que Saint-Magloire de Léhon possédaient aussi des biens à Plouagat (en 1148, le seigneur de Châtelaudren leur avait donné le tiers de la dîme de Plouagat). Certains lieux-dits tels que Christ, Kerlast (village du cloître) semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. 

Le 12 janvier 1422, le duc Jean V donne à Pierre Eder, son chambellan, la seigneurie de Plouagat, confisquée sur la maison de Penthièvre (lettre de Jean V, n° 1548). Elle passe ensuite entre les mains du baron d'Avaugour. Sous l'Ancien Régime, la paroisse de Plouagat-Châtelaudren a pour succursale Lanrodec et Saint-Jean-Kerdaniel. Elle dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et du ressort de Saint-Brieuc. En 1789, le duc de Rohan-Soubise en était le seigneur. La cure était présentée par l'abbé de Beauport. La cure de Plouagat est supprimée par ordonnance épiscopale du 1er mars 1957.

Plouagat devient, le 23 avril 1790, chef-lieu de canton de sept communes avoisinantes. A la Restauration et jusqu'en 1830, la famille Quélen de La Ville-Chevalier, seigneurs de Plouagat, impose son autorité dans tout le département.

On rencontre les appellations suivantes : Ploagat (en 1148), Ploeadgat (en 1198), Plouagat (en 1202), eccl. S. Petri de Ploagat (en 1207), Ploiagat (en 1207), Ploadgat (en 1218), par. de Ploagat (en 1232), Ploadgat, Plagat (en 1258), Ploagat (en 1269), Ploeasgat Castri Audreni (en 1369), Ploegat Castri Audreni (à la fin XIVème siècle), Ploegat Chastel Audren (en 1461), Ploagat Chatelaudren (en 1464).

Ville de Plouagat (Bretagne).

Note 1 : la commune de Plouagat est formée des villages : Kerhervé, Forunebelo, Kerbisien, le lagadeuc, Kerouzo, etc...     

Note 2 : Guillaume de Quélen, capitaine de Carhaix, et Rolland, son frère ratifièrent le traité de Guérande en 1381. Jean Quélen épousa vers 1400, Marie, dame du Dresnay. Yves Quélen fonda le couvent des Augustins de Carhaix en 1416 et épousa Aliette, dame du Vieux-Châtel. Olivier fut chevalier de l'hermine en 1454. La branche aînée de cette maison s'est fondue dans celle de Lannion, d'où la baronnie de Quélen est passée au sénéchal de Kercado. Des personnages importants sont issus de la famille Quélen qui s'est installée à Plouagat au début du XVIIème siècle. Jean Claude Louis de Quélen (1725-1802), professeur des enfants royaux, futurs Louis XVI, Louis XVIII, Charles X. Aimable de Quélen (1773-1839), maire de Plouagat en 1814 et député à partir de 1824. Amédée de Quélen (1804-1869), maire de Plouagat durant 40 ans. Hyacinthe de Quélen (1778-1839), archevêque de Paris en 1821 et membre de l'Académie Française en 1824.

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUAGAT-CHATELAUDREN : Philippe Nicol jusqu’en 1696. - Frère le Moyne (1696-1698). - Jean Marion (1698-1710). Il vivait à Pordic et est révoqué. - Noble René du Garspern (1710-1728). - Pierre Voyer, à partir de 1728, etc ...

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PATRIMOINE de PLOUAGAT

l'église Saint-Pierre (XV-XVIII-XIXème siècle). Il s'agit d'un ancien prieuré donné à l’abbaye de Beauport en 1207. L'église est reconstruite en 1760 en utilisant des éléments datant du XVème siècle. Les fenêtres et les sablières sculptées datent du XVème siècle. Le porche Sud abrite un bénitier qui date de 1614 et porte les inscriptions " Fouquet Mindren en 1614 " et " Fait par Ian Le Bars ". L'église est restaurée au XIXème siècle. La longère Nord est reconstruite en 1821. Le clocher date de 1872. L'église abrite un aigle-lutrin qui date de 1825 et un tableau intitulé " Tableau du Roi " (représentant saint Pierre délivré de prison par un ange) qui date de 1830. Les seigneurs de Malros possédaient jadis des prééminences dans l'église paroissiale ; 

Nota : Eglise Saint-Pierre, déjà sous ce vocable en 1207. — Ancien prieuré-cure de Beauport donné par le comte Alain à cette abbaye au début du XIIIème siècle. En forme de croix latine et lambrissé, l'édifice actuel date de plusieurs époques, mais a été presqu'entièrement reconstruit au XVIIIème siècle, sur les plans d'Anfray. Le chevet porte la date de 1760 ; et, dans la longère sud, de la même époque, l'on a réemployé des fenêtres jumelées de la fin du XVème siècle, semblables à celles de la chapelle Saint-Quay, en Plélo. De même, les sablières sculptées et les tirants engueulés de la fin du XVème siècle ont été conservés. Ayant servi d’atelier de salpêtre pendant la Révolution, l'édifice était au début du XIXème siècle dans un état lamentable, et la longère nord, prête à tomber, fut reconstruite en 1821 par Guillaume Michel. Les travaux de restauration duraient encore en 1825 ; aussi le 11 mai de cette dernière année, le comte de Quelen écrivit-il dauphine pour implorer son appui, des réparations restant à effectuer et l'église manquant de sacristie. Un plan de reconstruction de la tour fut dressé par M. Meslay, architecte, et l'adjudication des travaux confiée, le 8 septembre 1871, à Baratoux Aîné. Ne fut-elle pas exécutée, ou la tour fut-elle détruite aussitôt ? Nous n’avons pu le savoir, mais les plans de la tour actuelle sont dûs à H. Guérin, architecte à Guingamp, et l'entreprise passée, le 29 octobre 1878, à M. Pierre Le Gorrec, entrepreneur à Saint-Jean Kergrist. Les travaux furent terminés en juillet 1879. Mobilier : Maître-autel moderne en marbre ; autels latéraux du XVIIème siècle ; statues anciennes de la sainte Vierge, saint Sébastien, saint Roch, saint Gilles, saint Antoine ermite, sainte Anne. Sous le porche, bénitier avec inscription : FOUQUET MINDREN 1614 FAIT PAR IAN LE BARZ (R. Couffon).

Eglise de Plouagat (Bretagne).

la chapelle Saint-Emilion ou Saint-Yves de Pabu (XVIIIème siècle), dite Pabu Houallan. Edifice rectangulaire contenant des restes de la fin du XVème siècle et restaurée au XXème siècle, mais saccagée par des vauriens il y a quelques années. Mobilier : Statues anciennes de saint Tugdual et saint Yves. Celle de saint Emilion a disparu récemment. On y trouve une fenêtre réemployée du XVIème siècle ;

la chapelle Saint-Jacques de Keruzano (XVIIIème siècle). Autrefois en Boquého, elle a été reconstruite en Plouagat au XIXème siècle. Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés et charpente apparente. Mobilier : Statues anciennes de saint Jacques, Notre-Dame du Logo ; crucifix ; balustre ancien ;

le prieuré des Fontaines Notre-Dame (XIII-XVIème siècle), mentionné dans un acte de 1258, dépendance de l'abbaye de Beauport et ancienne propriété de la famille Guébriant (ou Goësbriant). Sa chapelle est mentionnée dans un acte de 1223 sous le nom de Sainte-Marie de la Fontaine. Le porche date du XIIIème siècle et la grange date du XVIème siècle. Le portail d'entrée est surmonté de trois bustes de personnages en pierre. Le four à pain (restauré en 1940) et la fontaine datent du XIIIème siècle ;

Ville de Plouagat (Bretagne) Le prieuré des Fontaines, en Plouagat.

les anciennes chapelles aujourd'hui disparues : - la chapelle Notre-Dame des Fontaines. Ancienne grange de Beauport, détruite au XIXème siècle. Elle datait des premières années du XIIIème siècle. - la chapelle Saint-Maudez. Elle avait été l'objet d'une bulle d'indulgences datée du 30 septembre 1706. - la chapelle Saint-Eutrope. Elle avait été l'objet d'une bulle d'indulgences en 1761. - la chapelle Saint-Ninian. Mentionnée dans la chartre du comte Henri en faveur de Saint-Magloire de Châtelaudren, en 1148, différents auteurs l'ont identifiée avec la chapelle de Seignaux, en Plouvara. Or une chartre de 1241, mentionnant la dîme de Saint-Ninian en Plouagat, montre que la chapelle était dans cette dernière paroisse. Probablement est-ce là la chapelle Saint-Guignan, aujourd'hui en Saint-Jean-Kerdaniel (R. Couffon) ;

le manoir de Fornebello (1408 - XVIème siècle), édifié par la famille La Messelière, puis propriété successive des familles Rosmar (au XV-XVIème siècle), Boidilly et Budes de Guébriant ;

Plouagat (Bretagne) : manoir de Fornebello.

le manoir de Lezhouarn (XVIIème siècle), propriété de la famille Guébriant jusqu'au XXème siècle. L'édifice a servi de prison durant la période révolutionnaire ;

la maison de Kervaux (1427 - XVIIème siècle). Ce manoir fait partie à l'origine du couvent de Beaufort ;

le château de la Ville-Chevalier (XVIIème siècle), propriété de la famille de Perrien et de Quelen (ou Quélen) du XVIIème siècle à 1922. Ce manoir Ville-Chevalier aurait déjà existé en 1428 et était alors la propriété de la famille Boterel. Propriété de la famille Quélen en 1638. Le château de la Ville-Chevalier subit plusieurs remaniement au cours des siècles : en 1638, en 1876 et en 1946. Au-dessus de la porte des écuries, ainsi que sur une fontaine se trouvent les armes des Quélen. L'orangerie date du XVIIIème siècle. La chapelle privée de la Ville-Chevalier (XIXème siècle) est bénite le 23 novembre 1891 : elle remplace une ancienne chapelle datée de 1642. Dans la crypte de la chapelle reposent depuis 1758 les corps défunts des membres de la famille Quélen. A gauche de la chapelle, dédiée à sainte Anne et bénite le 23 novembre 1891, se trouve un gisant daté du XIVème siècle, qui pourrait appartenir à la famille de La Lande ;

Plouagat (Bretagne) : château de Ville-Chevalier.

 

Plouagat (Bretagne) : chapelle de la Ville-Chevalier.

le manoir de la Grande-Villeneuve (1650 - XXème siècle), reconstruit au XXème siècle. L'escalier de la tour, ainsi qu'une cheminée datent de 1650. On mentionne Olivier de Kermoysan en 1481 ;

le colombier de Maros ou Malros (1806). La seigneurie de Maros appartenait aux XIVème et XVème siècles à la famille Martin, puis aux familles Bourgbarré, de Montgommery, Lestic, Boullaye et Le Gac de Lansalut (vers 1770). Le colombier est restauré en 1806 ;

3 moulins dont les moulins à eau de la Ville-Chevalier, Neuf, du Maros ;

 Plouagat (Bretagne) : château de Goudmail.

A signaler aussi :

la stèle située près de l’église (âge de fer). Elle porte une inscription du XIème siècle "Vormuini". C'est près de cette stèle qu'on enterrait jadis les enfants morts sans avoir reçu le baptême ;

l'enceinte de Guerbrillac ;

le Pont-ès-Cailles bâti sur le Leff ;

Plouagat (Bretagne) : château de Coëtando.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUAGAT

Les seigneuries de Kerouzou, Pellen et La Ville-Chevalier possédaient jadis un droit de moyenne et basse justice s'exerçant à l'auditoire de Châtelaudren. En 1534, la Ville-Chevalier est la propriété de Péronelle Le Cozic qui épouse Jacques Boterel. En 1650, Philippe Boterel, époux de Marguerite Viselou, possède La Ville-Chevalier et Pellen (en Lanrodec). Ces seigneuries passent ensuite en 1683 à la famille Saint-Pern (suite au mariage de Julienne Sainte Boterel avec Hyacinthe de Saint-Pern). En 1535, la seigneurie du Pellen appartient à Pierre Marec, seigneur de Montbarrot. 

La seigneurie de Plouagat possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété de la famille Blois-Penthièvre (avant 1420), puis de la famille Eder (à partir de 1420). Elle passe ensuite entre les mains des familles d'Amboise (en 1463), de Brosse (avant 1558), de Rosmar (à partir de 1558), Boterel de La Villegeffroy (en 1572). En 1658, Philippe Boterel remet par échange la seigneurie de Plouagat à Louis de Bretagne, baron d'Avaugour. 

La seigneurie de Malros possédait jadis un droit de moyenne et basse justice. Propriété aux XIVème et XVème siècles de la famille Martin, puis des familles Bourgbarré (en 1535), de Montgommery (avant 1554), Lestic (en 1554), Boullaye (en 1673), Le Gac de Lansalut (vers 1770).

Un des propriétaires de Kerdaniel, en Plouagat (Côtes-d’Armor), fut Jean-Louis-Baptiste Budes, comte de Guébriand, maréchal de camp en 1781, décédé en 1786. Les armes de l'illustre maison des Budes sont : « D’argent au pin arraché de sinople (alias : sommé d'un épervier d'or) accosté de deux fleurs de lys de gueules. ». La devise : « Superis Victoria faustis ». Jean-Louis-Baptiste descendait de Julien, sgr. de Blanchelande, oncle du célèbre maréchal de Guébriand et de Françoise de Rosmar, dame de Kerdaniel ; cette branche de la maison Budes a produit six chevaliers de Malte depuis 1608 ; un chef d'escadre en 1757 ; Jean-Louis-Baptiste, maréchal de camp en 1781 ; et un pair de France, au dix-neuvième siècle (P. de Courcy)..

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 21 nobles de Plouagat (il y en avait 21 en 1426) :

Rolland BERNARD de Kerjehan (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Philippe COLLIOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan COZOU (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre DU RUFFLAY : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume FRIGAT (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERBOULSY : défaillant ;

Olivier KERBOULSY (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan KERHAZENIS (8 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Olivier de KERMOYSAN de la Villeneuve (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Jehan LADVERTY (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan LE DIORNE (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume LE GONYDEC (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GONYDEC (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas LE PARCOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Geoffroy LE PENNEC (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas LE PENNEC (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume LE ROUX de Couetandoch (45 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LOLIEREC (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Foulques de ROSMAR de Kerdaniel (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland de ROSMAR (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas TAILLART de Refflet (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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