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SAINT-NICOLAS-DU-PELEM |
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La commune de Saint-Nicolas-du-Pélem ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-NICOLAS-DU-PELEM
Saint-Nicolas-du-Pélem vient de lancienne chapelle de Saint-Nicolas et du château de Pélem.
Saint-Nicolas-du-Pélem est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux. L'histoire de Saint-Nicolas-du-Pélem est d'abord celle de Bothoa (aujourd'hui simple village de la commune), jadis chef-lieu d'une vaste paroisse du diocèse de Cornouaille. En 1789, Bothoa était la plus riche paroisse du diocèse, on y comptait 2.700 âmes, dont 1.800 communiants, sans compter les trèves. Sur les 5.000 livres, le recteur payait 1.250 livres pour entretenir cinq vicaires.
Bothoa (Bothoua) est mentionné dès 1316. Bothoa est alors partagée entre les seigneuries de Beaucours et du Pellinec et relève de la baronnie de Quintin. Elle est notée Botouha en 1368 et Botoha en 1371. Le nom de Bothoa vient de "bot" (demeure) et de saint Doha, ancien évêque du Vème siècle appelé Docco ou Doac.
Bothoa est une paroisse dès 1423 et même, semble-t-il, dès 1407 (lettres de Jean V, n° 740 et 1547). Sous l'Ancien Régime, Bothoa possède quatre succursales (Canihuel, Lanrivain, Kerien et Sainte-Tréphine) et jusqu'à quarante prêtres vers la fin du XVIIIème siècle. Le bourg et le château du Pélem se trouvent sur le territoire de Bothoa (diocèse de Quimper).
Certains lieux-dits tels que Clandy semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne maladrerie est signalée au village du Clandy.
L'ancienne paroisse de Bothoa dépendait de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et du ressort de Saint-Brieuc. Elle élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu de canton. Par ordonnance du 14 juillet 1836, le chef-lieu de la commune de Bothoa est transféré au bourg de Saint-Nicolas (cité dès 1629) et prend le nom de Saint-Nicolas-du-Pélem.
Saint-Nicolas-du-Pélem remplace officiellement Bothoa comme paroisse en 1860. Par décret du 15 décembre 1860, le titre de cure est transféré de l'église de Bothoa dans celle de Saint-Nicolas du Pélem. Par décret du 31 août 1861, Bothoa est érigé en succursale de Saint-Nicolas-du-Pélem.
Note 1 : le rôle des décimes, en 1789, de l'ancienne paroisse de Bothoa : le recteur paye 208 livres 10 sols, la fabrice (8 livres 5 sols), le Rosaire (1 livre 15 sols), Sainte-Trephine, trève (9 livres 5 sols 9 deniers), Landrivain, trève (8 livres 5 sols), Canihuel, trève (7 livres 12 sols 6 deniers), Querien, trève (8 livres 5 sols), N.-D. de Lanvenegen (1 livre 15 sols), Saint Antoine (1 livre 15 sols), Saint Jean du Cosquer (1 livre 15 sols), N.-D. de la Croix (1 livre 15 sols), Saint Eloy (1 livre 15 sols), Saint Hervé (1 livre 15 sols), Le Guéodet (1 livre 6 sols 3 deniers), Saint Michel (1 livre 15 sols), Saint André (1 livre 15 sols), Saint Eusèbe (1 livre 15 sols), Saint Jean du Pinity (1 livre 15 sols), N.-D. des Fontaines (1 livre 15 sols), N.-D. des Duillo (1 livre 15 sols), la Trinité de Lanrivain (1 livre 15 sols). Liste non exhaustive des Recteurs de Bothoa : - François-Marie du Bois de Poilley, né en 1706 au diocèse de Léon, recteur de Bothoa de 1734 à 1778. Se retire à Saint-Brieuc. - Remplacé par René-Vincent Gilard de Larchantel, né à Quimper en 1749, recteur de 1778 à 1786. Nommé chanoine à Quimper. - Remplacé par M. Poho en 1786, mort le 25 Mai 1788. .... Jean-Baptiste Le Denmat (de 1879 à 1885). Liste des vicaires de Bothoa : - Mathurin Le Hescop, né à Bothoa en 1737, prêtre en 1762 ; en 1780, va à Kergrist, en Neuillac. - Sébastien Poézvara, né à Bothoa en 1741, prêtre 1768-1787. - Jean Pollotec, né à Bothoa en 1740, prêtre en 1758 ; en 1783 va à Saint-Gilles.
Note 2 : la commune de Saint-Nicolas-du-Pélem est formée des villages : Daunoedel, Collédic, Botéol, Bothoa, Saint-Nicolas, etc...
Voir
" Le
doyenné de Saint-Nicolas-du-Pélem durant la période révolutionnaire
".
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PATRIMOINE de SAINT-NICOLAS-DU-PELEM
l'église Saint-Nicolas ou Saint-Pierre, ancienne chapelle Saint-Nicolas du Pélem (XIVème siècle - 1474 1575) située Place Kreisker et restaurée aux XVIIIème et XIXème siècles. Il s'agit d'une ancienne chapelle privative appartenant à la famille Loz de Beaucours. Cette chapelle est donnée par le comte de Loz (la procédure de donation a eu lieu entre 1812 et 1870) lorsque le bourg de Saint-Nicolas accueille la paroisse à partir de 1860. D'important travaux y sont faits pour faire de l'édifice l'actuelle église Saint-Pierre. La sacristie date de 1868. La maîtresse-vitre de la Passion, oeuvre de J. Kergal, date de la fin du XVème siècle : les donateurs sont Christophe de Troguindy (recteur de Bothoa en 1491) et la famille Jourden (seigneurs du Pélem). La dernière restauration des verrières, par le maître verrier Laigneau de Saint-Brieuc, date de 1883 ; | |
l'église de Bothoa (XIV XVI XVIIème siècle). La tour est restaurée au XIXème siècle et en 1903-1904 avec des éléments du XVIème et XVIIème siècles. La tour est reconstruite en 1893 par Le Guerrannic (architecte de Saint-Brieuc). Les transepts et le choeur sont édifiés en 1897 par Morvan (architecte de Saint-Brieuc). La nef, qui date de 1903, est l'oeuvre de Kerleau Gabriel (de Plounevez-Moëdec). Plusieurs seigneuries dont celles de Beaucours, du Pélem, du Botcol, de Logueltas, de Cotterio, de Kerbastard et de Kerguillio possédaient jadis des prééminences dans cette église ; | |
la chapelle Saint-Eloi ou Saint-Eloy (XV-XVIème siècle), fondée par la famille de Malestroit. Cette chapelle relevait jadis de la seigneurie de Beaucours. Le choeur et le transept datent du XVème siècle. Le clocher date du XVIème siècle. Les vitraux sont l'oeuvre de Sylvie Gaudin. On y trouve un sarcophage d'enfant daté du Moyen Age et un ensemble de statues, en bois polychrome et surnommé "Saint Eloi chez le forgeron", daté du XVII-XVIIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame du Ruellou ou Riollou (XV-XVIIème siècle). On y trouve une roue à carillons, oeuvre du menuisier Alain Le Roux et datée de 1777 ; | |
la chapelle Saint-Joseph de Keruhel (1669) ; | |
la chapelle Saint-Gildas de Locqueltas (ou Logueltas), reconstruite au XIXème siècle ; | |
l'ossuaire de Bothoa (XIVème siècle) ; | |
les croix de Kerléouret (XVème siècle) et de Soudart ou Croix des Soldats (1790) ; | |
les croix de Saint-André (XVIIème siècle), du cimetière de Bothoa, de Dom Henry (XVIIIème siècle), de Stang-Merrien (XVIIIème siècle), de la Récompense (XVIIIème siècle) ; | |
le château du Pélem (1622), construit par les Quélen, seigneurs de Beaucours. Il appartient aujourd'hui à une société civil (héritiers du général de Boisboissel). L'édifice a subi des restaurations au XXème siècle. On y trouve, entre autres, les armes des Quélen sculptées sur le tympan des lucarnes et une échauguette du XV-XVIème siècle ; | |
le château de Beaucours (XV-XVIIème siècle) ; | |
le château de Kerlévenez (XVIIème siècle). On y voit des réemplois du XVème siècle ; | |
le presbytère (XVIIème siècle, 1824) ; | |
les fontaines Saint-Eloi (XVIIème siècle et située à Garzangotec), Notre-Dame du Ruellou, Saint-Nicolas (XVIIème siècle), Saint Hervé ; | |
les manoirs du Penquer (1682-XVIIème siècle), de Lestaurec (XV-XVIIème siècle), de Rest-Merrien (1776), de Kerhuel (1780), de Saint-André (1656, 1821) ; | |
le manoir de Logueltas ou Locgueltas (XV-XVIIIème siècle, 1736). Une poutre porte la date de 1582. Une lucarne porte la date de 1736. Propriété de la famille Becmeur jusqu'au milieu du XIXème siècle. Le manoir comprend une chapelle privée datée du XVIIIème siècle ; | |
le manoir du Botcol (XIXème siècle), avec des réemplois du XVIIème siècle. Il possède une chapelle privée (1880) dédiée au Sacré Coeur de Jésus et édifiée par Raoul dans le parc du Botcol sur demande de Mme Hamon, née Félicité Ruellan du Créhu. Les vitraux, réalisés par H. Ely de Nantes, portent les armes des familles Roch-Aezre (ou Rochaezre) du Botcol et Kerautem du Cours (1er vitrail à gauche de l'entrée), Jars de Keranroué et Ruellan du Créhu (2ème vitrail à gauche de l'entrée), Ruellan du Créhu et Hamon de Kergraff (1er vitrail à droite de l'entrée), Hamon et Ruellan du Créhu (2ème vitrail à droite de l'entrée). Cette chapelle remplace un ancien sanctuaire dédié d'abord à Saint-Yves (vers 1605), puis à Saint-Joseph (vers 1655), daté du XVIème siècle et qui était encore mentionné en 1696. L'autel, oeuvre de Daoulas (sculpteur à Quimper), date de 1880. Ce manoir est la propriété successive des familles : - Richard [Note : Jehan Richard, archer, est mentionné dans la montre de Cornouaille tenue à Carhaix en 1481], dont les armoiries portent " D'azur au massacre de cerf d'or accompagné en chef d'une rose et en pointe de deux tourteaux, le tout de gueules " ; - Bobillé de Compostal [Note : Jehan Bobillé rend aveu pour sa terre du Botcol en 1553], dont les armoiries portent " D'argent à l'aigle de sable becquée de gueules " ; - Becmeur (suite à une alliance avec la famille Becmeur de Logueltas, en 1622) ; - Botcol (suite à une alliance avec la famille Rochaezre du Botcol en 1677) ; - Hamon de Kergraff (en 1812) ; - Ruellan du Créhu (en 1842) ; - Jars de Keranroué (en 1871). A noter que cette terre du Botcol (héritée de dame Charles de Perrien de Crénan, née Louise de Bellisle) était entre les mains de Morice de Perrien de Crénan (époux d'Anne Urvoy des Fermes) avant d'être vendu en 1605 à la famille Bobillé de Compostal (au profit de Tanguy de Bobillé de Compostal époux de Jeanne de Perrien du Crénan). Marie-Thérèse de Seré est décédée au manoir du Botcol le 9 mars 1995 : elle était la fille de Marguerite Mousseron de la Chaussée et de Patrice (ou Patrick) des Jars de Keranroué (fils de Hyacinthe des Jars de Keronroué et de Christine Le Roy-Kerderrien) ; |
Note : Procès-verbal de la bénédiction de la chapelle du Botcol le 13 juillet 1880 : " Le treizième jour du mois de juillet de l'an de grâce mil huit cent quatre vingt, Sa Sainteté Léon XIII, pape glorieusement régnant, Monseigneur Augustin DAVID, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier à été bénite au manoir du Botcol, paroisse de Bothoa, canton de Saint Nicolas du Pélem, une chapelle privée dédiée au Sacré Coeur de Jésus édifiée sous l'inspiration et par les soins de pieuse dame Félicité HAMON, née RUELLAN du CREHU, pour ranimer et conserver de plus en plus dans le coeur des habitants du pays, la foi et la dévotion au Coeur adorable et divin de Jésus. Etaient présents : Madame Félicité HAMON, Monsieur Hyacinthe des JARS de KERANROUE, propriétaire du Botcol, Madame Hyacinthe des JARS de KERANROUE, née RUELLAN du CREHU, dame du Botcol, Monsieur Ludovic RUELLAN du CREHU, Monsieur Jean-Baptiste RUELLAN du CREHU, Monsieur HILLION, juge de paix du canton de Bourbriac, Monsieur CABEC, chanoine honoraire, curé de Saint Nicolas du Pélem, Monsieur RICHARD, curé de Callac, Monsieur LE DENMAT, recteur de Bothoa et de plus, un grand nombre de prêtres du diocèse de Saint Brieuc, amis de la famille et de pieux laïques, venus pour la cérémonie solennelle. Le même jour, à été bénite solennellement par Monsieur Le DENMAT, recteur de la paroisse de Bothoa, la cloche destinée à la chapelle, sous le nom de Louise Fanny. Elle a eu pour parrain Monsieur Ludovic RUELLAN du CREHU et pour marraine Dame Fanny des JARS de KERANROUE. La première pierre de la chapelle avait été solennellement bénite par Monsieur CABEC, curé de Saint Nicolas du Pélem le 16 août 1879. Les travaux de la chapelle qui rappellent le style du treizième siècle ont été exécutés sous la direction de Monsieur RAOUL père et fils. Le bel autel que l'ont y voit, du quinzième siècle, est dû au ciseau de Monsieur DAOULAS, sculpteur demeurant à Quimper (Finistère). Pour encourager et récompenser le zèle de la pieuse famille du Botcol que l'on voit à la tête de toutes les bonnes oeuvres de la paroisse, Monseigneur DAVID a eu la bonté d'accorder la permission de faire dire des messes, à tous les prêtres approuvés du Consensu Tamen Parochi. En foi de quoi et pour conserver la mémoire du fait, nous avons dressé le présent procès-verbal pour être remis et confié à la garde de la fmille et l'avons signé. Fait au Botcol, le 13 juillet 1880 ".
les maisons de Cotterio (XVIIème siècle), de Rez-Guerveno (XVIIème siècle, remaniée en 1784), de Saint-André (1656-1824), de Kernan (XVIIème siècle), de Kerscoet (XVIIème siècle), de Kerlun (1728) ; | |
les deux maisons accolées (XVIIème siècle), situées dans la rue du presbytère ; | |
la ferme de Danouëdel (XVIIème siècle) ; | |
les moulins à eau de Goazzeu ou Goazazeu, de Danouet, Loqueltas, Mazémaou ou Mézamaou, Trohan, Kerledec, Kermarch (XVI-XVIIème siècle), Peulan, Quellec-Coz, du Rey, Cassaliou, Coz Salon ; |
A signaler aussi :
des camps et retranchements à Villeneuve, Cotterio, un lieu-dit Ar-Moten ; | |
une stèle dans le placitre de la chapelle du Ruellou ; | |
le tumulus de Kergouan ou Kergonan (âge de fer) ; | |
la motte et lenceinte de Dzillou ou Zilou (moyen âge) ; | |
les menhirs de Keraudy (ou Kerody), du Rossil, de Locqueltas (ou Locgueltas ou Logueltas), de Dzillou (ou Zilou) et de Kerascoët (époque néolithique) ; | |
le puits de la ferme de Rez-Guerveno (XVIIème siècle) ; | |
le four à pain de Kerléouret (XVIIème siècle) ; | |
les tourelles (au nord de Saint-Nicolas-du-Pélem) datant de 1875 - 1880. |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-NICOLAS-DU-PELEM
Les Pélem (ou Pellem) étaient les seigneurs de Saint-Nicolas-du-Pélem. La seigneurie de Logueltas (ou Locgueltas) appartient jusquen 1755 aux Becmeur, puis plus tard, aux Boisselet.
En 1500, la maison noble de Beaucours appartenait à Claude de Malestroit. Les Loz de Beaucours justifièrent de neuf générations à la réformation de 1668.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Nicolas du Pélem. Saint-Nicolas-du-Pélem dépendait autrefois de la paroisse de Bothoa.
(à compléter)
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