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SAINT-JUDOCE

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La commune de Saint-Judoce (bzh.gif (80 octets) Sant-Yuzeg) fait partie du canton d'Evran. Saint-Judoce dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JUDOCE

Saint-Judoce vient de « Josse » ou Iudoc en vieux-breton (un saint breton). Fils de Juthael, souverain de Domnonée, et frère de saint Judicael et de saint Winnoc. Saint Judoc ou Iudoc serait mort vers 668.

Saint-Judoce est un démembrement de la paroisse primitive de Plesder au XIIème siècle. L’église de Saint-Judoce (ecclesia Sancti Judoci) existe au milieu du XIIème siècle (construite vers 1150) et elle est mentionnée dans une charte comme ayant été donnée un siècle plus tôt par Juhel, archevêque de Dol, au prieuré de Léhon. Elle figure dès 1158 dans la confirmation des biens de cette abbaye par le pape Adrien. Dans un aveu de Gervais de Goin, prieur commendataire de l'abbaye de Léhon, et daté de 1557, on trouve mentionné : « ...... Item en la paroisse de Sainct Judoce y a aultre fief et bailliaige de Sainct Judoce ouquel sont hommes et teneurs, Annette Lemarchant, Guyon Pynault, Guillaume Sallart, Michel Bodin, Pierre Prioul et aultres. Et vault de revenu chacun an soixante unze solz, ung denier et par froment pris et mesure de la court de Dynan quinze boisseaulx. .... ».

Ville de Saint-Judoce (Bretagne).

Saint-Judoce est mentionné comme paroisse dès 1371 dans le procès de canonisation de Charles de Blois. Cette paroisse était jadis située dans le diocèse de Dol. Elle dépendait de la subdélégation de Montauban et du ressort du siège royal de Dinan. La collation de la cure était à l'ordinaire. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Judoce dépendait du doyenné d'Evran. Supprimée à la Révolution, la paroisse de Saint-Judoce est rétablie le 9 mai 1821 par ordonnance royale. Elle est érigée en succursale le 17 mai 1821. Le bourg est transféré au village de Cabrac en 1907.

Par la loi du 2 juin 1844, Evran cède à Saint-Judoce : une enclave comprenant les villages de la Morlais et de Pont-Téniac, une enclave comprenant les villages de la Cour-aux-Moines, le Champ-Siran, Champsavoy, la Rue, le Tertre, Courtil-Melot et les Champs-Brunet, en échange des villages du Bout-du-Pont, la Ricollais, le Champ-Hervé, le Champ-Berthelot, Beauvais, Guibourg, le Cordon Blanc, le Haut-Breil, la Garde et l’enclave du Haut-Rufflay.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Judoci (au milieu du XIIème siècle, vers 1184, en 1197), Eccl. Beati Judoci (en 1181), Par. S. Judossi, S. Judoci (en 1371), S. Judocus (à la fin du XIVème siècle), Saint Geosse (en 1429), Saint Joce (en 1480), Sainct-Judoce (en 1513).

Note 1 : Renseignements Economiques et Statistiques. Superficie : 1.019 hectares 30 ares. Population. — En 1778 : 22 naissances, 11 décès, 13 mariages. — En 1795 : 14 naissances, 12 sépultures, 10 mariages. — En 1790 : 658 habitants, dont 181 hommes, sur lesquels 103 citoyens actifs, 202 femmes et filles, 275 personnes des deux sexes au-dessous de 18 ans. — En 1838 : 791 habitants. — En 1851 : 897 h. — En 1862 : 875 h. — En 1870 : 851. — En 1890 : 760. — En 1913 : 717. — En 1923 : 589. Ainsi, d'après les chiffres précités, la dépopulation, fléau de la France, sévit gravement à Saint-Judoce depuis une cinquantaine d'années. Impositions. — Nombre de contribuables en 1778 : 145, dont 51 payaient moins de 3 livres (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 3981). — Capitation en 1770 : 642 livres 12 sols ; en 1790 : 545 l. 10 s. — Vingtièmes en 1787 : 959 livres ; en 1790 : 969 l. 5 s. — Fouages en 1790 : 435 livres 5 sols.

Note 2 : la commune de Saint-Judoce est formée des villages : la Riollais, la Ville-Main, etc ...

Voir aussi   Ville de Saint-Judoce (Bretagne) " La paroisse de Saint-Judoce durant la Révolution "

Ville de Saint-Judoce (Bretagne).

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PATRIMOINE de SAINT-JUDOCE

l'église Saint-Judoce (1922-1923), située au Champ-Brossard et oeuvre de l'architecte Arthur Régnault. Le financement de l'église est assuré grâce à une initiative privée de Joseph Boüan du Chef du Bois. La première pierre est posée le 2 avril 1922. L'église est bénie le 23 septembre 1923. Elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées et clocher encastré, pas de transept, et un chœur plus étroit que la nef. L'église abrite les statues en bois polychrome de saint Judoce (XVIIIème siècle) et de sainte Marguerite. La famille Boüan du Chef du Bois fait don de l'église à la commune dans le courant des années 1950 ;

Ville de Saint-Judoce (Bretagne).

l'église du vieux bourg (XII-XIV-XVIIIème siècle). Edifice en forme de croix latine dont la partie basse remonte au XIVème siècle, le transept et le choeur au XVIIIème siècle. Ces derniers furent exécutés par Gilles Gourde!, entrepreneur, à qui les travaux furent adjugés le 23 octobre 1740 après de vives enchères entre celui-ci et Julien Rouault de l'Hôpital, Lucas Touchet de Kerlual et Toussaint Prunier. Cette église est fermée au culte en novembre 1925 et désaffectée par décret du 29 septembre 1942. Une inscription était jadis gravée sur la porte latérale " Diex perdoint à Villemere"  (Dieu pardonne à Villemere). Les Grignard de Champ-Savoy, seigneur de Pont-Harouard, avaient autrefois leurs armes gravées en bosse sur des pierres de taille formant une lisière en dedans et en dehors de l'église. La nef date du XVème siècle, ainsi qu'une grande fenêtre à grille. Le maître-autel, oeuvre de La Porte Piel, date du XVIIIème siècle. La chaire porte la date de 1756. " Mobilier : Tabernacle de la fin du XVIIème surmonté du Christ ressuscité. En 1694, le maître-autel ayant été interdit, parce que pas décemment orné, le recteur fit marché avec le sieur de la Porte-Piel pour y travailler. Chaire portant la date de 1758 ; statues du XVIIIème siècle de saint Judoce en surplis, saint Brieuc, sainte Anne, saint Joseph et sainte Marguerite dont le socle est décoré des armes des du Breil de Pontbriand de Pont-Harrouart. La statue de la sainte Vierge, aujourd’hui disparue, avait été dorée par Pierre Ride suivant devis du 15 mai 1711 " (R. Couffon). Un tableau en bois sculpté polychrome, représentant le Père éternel, orne l'autel de la chapelle Sud ;

Eglise de Saint-Judoce (Bretagne).

la chapelle du Fournet (XVIIème siècle), située dans la cour du château du Fournet. C'est un petit édifice rectangulaire, mentionné comme désaffecté vers 1940, dans la cour du château et paraissant un peu antérieur au reste de la construction. Celle-ci porte les armes de Pierre-Hyacinthe du Fournet et de Marie-Melaine de Farcy mariés le 11 février 1734. Fermée durant la Révolution, puis ouverte à nouveau le 11 novembre 1804, elle est définitivement fermée en 1830 ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de Champsavoir ; - la chapelle du Pont-Harrouart, mentionnée en 1615 ; - la chapelle de Lestihier, mentionnée dès la fin du XIVème siècle ;

le château de Champsavoy ou Champ-Savoy ou Champ-Savoi (1458), restauré en 1597 et propriété de la famille Grignard (du XVème au XVIIème siècle). Propriété de Jean de Grignard en 1500. Le manoir est pillé en mai 1589 par les soldats de Vignancourt et du duc de Mercoeur. Il est incendié en 1597 et restauré au XVIIème siècle. Au linteau de la porte d'entrée du manoir, se trouvent gravées les armes des Grignart et des Pontcel ;

Manoir ou château de Saint-Judoce (Bretagne).

le château ou manoir du Fournet (XVIème siècle). Propriété de Gilles du Fournet en 1500. L'édifice est remanié au XVIIème et au XIXème siècles. Propriété de Jehan du Fourn et ou Fournay (compagnon d’armes de Du Guesclin) et  de l'amiral Dartige Du Fournet (né en 1856 et décédé au château du Fournet en 1940). La chapelle privative est en ruine ;

l'ancien presbytère (1719) ;

la maison de Cabrac (XVIIème siècle), propriété de la famille Grignart ;

la maison de Champsavoy (XIXème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JUDOCE

Les terres nobles de Saint-Judoce étaient : la seigneurie du Pont-Harouart qui appartenait, en 1500, à Antoine l'Evêque, seigneur du Pont-Harouart, et qui possédait aussi la Corbinaye. Pont-Harouart a passé dans les mains des Grignard de Champ-Savoy (ou Champ-Savoi) et dans celle de la famille Baude de la Vieuville. La Riollais appartenait, en 1500, à Maurice Troussier. Le Margot appartenait à Jean le Charpentier. La Ville-Mère et la Fontaine appartenait à Charles de Beaumanoir. Le Fail appartenait à Louis du Fournet (ou Fournay ou Fournel). Le Haut et le Bas-Fournel appartenait à Gilles du Fournet (ou Fournel). La Ville-Main appartenait au sire de Châteaubriand. La Chapelle appartenait à une demoiselle de l'Hôpital, La Motte-Evêque appartenait à Louis de Guangan. Champ-Savoi appartenait à Jean Grignard de Champ-Savoi. Le Portal appartenait à Ponce de l'Hôpital. La Garde appartenait à Bonabe de Lesquen qui possédait encore la Sansonnaye. Quénard qui appartenait à Louis de Quanquan (ou Guangan).

Les nobles à Saint-Judoce l'an 1513. « Raport fait par Thomas Le Sénéchal, Thomas Paigné et Jean Gleroay... Nobles : Antoine Levesque, sieur de Pontharouart ; Gilles du Fouruel, s. du Haut-Fouruel. — L. du Fournel, s. du Fail. — Jean Le Charpentier, s. du Margat. — Maurice Troussier, s. de la Ricollaye. — Florent Briand. — Raoul Bily, sr. de Louaselaye. — Damoiselle Catherine de l'Hôpital tient le manoir du Portal-la-Chapelle. — Ponce de l'Hôpital, tient celui du Portal. — Bonabes de Lesquen, s. de la Sansonnaye, tient le manoir de la Garde. — Louys de Quanquan (alias de Guanguan), s. de Quenart, tient celui de la Motte-l'Evesque. — Thomas du Breil. — Jean Grignard, s. de Champsavoy ». (D'après le P. René).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Judoce :

Guillaume BILLY de Carbratz : défaillant ;

Thomas BILY de Loaiselaye : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Aliette DE LA SAULDRAYE de le Fournet (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Roland DU FOURNEL (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE CHERPENTIER de le Margat (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

André LEVESQUE de Pontharouart : excusé comme appartenant à la maison du comte de Laval ;

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Thomas Paigné et Jehan Gleroaye, élus), sont mentionnées à Saint-Judoce (Sainct-Judoce) les personnes et maisons nobles suivantes :

Antoine Levesque, sieur de Pontharouart et de la Corbinaye ;

Gilles du Fournel, sieur dudit lieu du Haut-Fournel ;

Louis du Fournel, sieur du Fail ;

Jean Le Charpentier, sieur du Margat ;

Morice Troussier, sieur de la Ricollaye ;

Floury Briand, noble homme ;

Raoul Bily, sieur de Louaselaye ;

Julien Bily qui se dit noble ;

Charles de Beaumanoir, sieur du Besso, de la Villemeres, du Bas-Breix et le Haut-Breix, de la Fontaine ;

Le sire de Chasteaubriant, tient le manoir de Villemain ;

Noble demoiselle de L'Hôpital (ou Lhopital) tient le manoir du Portal-la-Chapelle ;

Ponce de l'Hôpital tient le manoir du Portal ;

Bonabes de Lesquen, tient le manoir de la Garde ;

Louys de Quanquan, sieur de Quénart, tient le manoir de la Motte-Evesque ;

Bertrand Ferron, fils de noble homme Raoul, possède terres qui furent rotures ;

Jean Grignard, sieur de Champsavoy ;

(Thomas du Breil ?).

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