Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Jaguins

SAINT-JACUT-DU-MENE

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Collinée  

La commune de Saint-Jacut-du-Mené (bzh.gif (80 octets) Sant-Yagu-ar-Menez) fait partie du canton de Collinée. Saint-Jacut-du-Mené dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Saint-Jacut-du-Mené, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JACUT-DU-MENE

Saint-Jacut-du-Mené vient de l’abbaye Saint-Jacut-de-la-Mer, encore surnommée jadis Saint-Jacut-de-l'Isle (abbaye fondée par Saint-Jacut et son frère jumeau Guethenoc (Gwézénec)).

Saint-Jacut-du-Mené est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plessala. L’église (ecclesia Sancti Jacuti de Selmene) est citée dès 1163 dans une bulle du pape au nombre des possessions de l'abbaye de Saint-Jacut-de-l'Isle (Anc. év. IV, 278). D'abord prieuré-cure de celle-ci, elle ne semble plus avoir de liens avec elle dès le XVIème siècle. La paroisse (parrochia de Sancto Jacuto de Mene) est mentionnée dès 1269 à l'occasion de la donation à l'abbaye de Boquen d'une dîme à La Corbière et à La Brousse (Anc. év. III, 260). Une charte de 1439 de Boquen cite la maladrerie de Saint-Jagut. Selon Ogée : "en 1450, l'abbaye de Saint-Jacut avait un manoir noble de la Guerinais et un moulin à eau dit de Saint-Jacut....".

La paroisse de Saint-Jacut (-du-Mené) appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. En 1789, elle avait pour subdélégation Moncontour et pour ressort le siège royal de Rennes. La cure était à l'alternative. Saint-Jacut-du-Mené élit sa première municipalité au début de 1790. Bien qu'érigée en commune en 1790, Saint-Gilles-du-Mené (Saint-Gilles) demeure jusqu'en 1807 une trève de la paroisse de Saint-Jacut (-du-Mené). Par décret du 17 juillet 1805, la paroisse succursale de Saint-Jacut-du-Mené est réunie à celle de Collinée. Par ordonnance du 16 mars 1820, est érigée la succursale de Saint-Jacut-du-Mené, qui est alors séparée de celle de Collinée. Le nom est d'abord Saint-Jacut. L’addition « -du-Mené » apparaît dès le 12 février 1821. 

Le territoire de la commune est agrandi à deux reprises, au dépens de celui du Gouray : de l'enclave de Bransart ou Bransac (arrêté du 24 octobre 1823) et des villages de la Gouillère (ou La Goulière), la Chênaie, la Tiolais (ou La Thiollaye), la Ruais, la Haye et la Roche (loi du 10 août 1849).

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Jacuti de Selmene (en 1163), Par. de S. Jacuto du Mene (en 1269), Par. de S. Jacuto (en 1271).

Note : la commune de Saint-Jacut-du-Mené est formée des villages : la Villeneuve, la Clôture, le Pommeraye, la Brousse, le Rocher, la Martinée, la Touche, la Ville-au-Chevalier, Bransard, le Coudray, la Ville-au-Coin, le Beaujaune, la Butte-à-l'Anguille, la Hauteville, les Fourneaux, la Ville-d'Aimant, le Vieux-Parc, Kercoursac, le Perey, le Faye, le Mené, le Bon-Réconfort, etc ..

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de SAINT-JACUT-DU-MENE

l'église Saint-Jacut (1843). La première pierre de l'église est posée le 4 avril 1843. Le clocher de l'église est détruit par la foudre en 1936 et reconstruit aussitôt ;

la chapelle de Notre-Dame du Bon-Réconfort (XVIème siècle). Durant la Révolution, c'est dans cette chapelle que se réunissent certains habitants de la paroisse (sous la présidence de Pierre Caresnel), le 5 avril 1789, afin de rédiger le cahier de doléances de la paroisse de Saint-Jacut-du-Mené. La chapelle abrite une statue en bois de "Jésus Priant" (XVIIème siècle) et une statue en bois de Notre-Dame (XVIIème siècle) ;

la chapelle Saint-Jean-Baptiste et Saint-Antoine (vers 1656). Une porte est gravée des armoiries de la famille du Parc Locmaria. On trouve dans la chapelle des fragments de vitraux du XVIème siècle et des statues de saint Jean-Baptiste et de sainte Madeleine, en calcaire polychrome, datant du XVème siècle ;

les croix de la Bellière, de Notre-Dame de Bon-Béconfort (XVIIème siècle), de Rohée, de Fourré (XVIIIème siècle), de Bransac (XVIème siècle) et de la chapelle du Parc (socle daté de 1656) ;

le château du Parc Locmaria (XVI-XVIIème siècle). Propriété de Jean du Parc au XVIIème siècle. Sur une cheminée et une porte figure le blason de la famille du Parc. Le domaine passe ensuite par alliance aux familles du Cleuz du Gage au XVIIème siècle, et de Kerrouartz au XVIIIème siècle. La chapelle privée date de 1656. Le château est en cours de restauration depuis 1987. On y voit un four à pain et un colombier ;

le manoir de la Goulière (XVIIème siècle) ;

la maison de Bransac (XVII-XVIIIème siècle) ;

l'ancienne fontaine miraculeuse, située non loin de la chapelle Saint-Jean-Baptiste et Saint-Antoine ;

les moulins à eau de St Jacut, de la Herdière, du Parc ;

A signaler aussi :

le menhir de la Ville-au-Chevalier, long de 7 m et renversé ;

les deux menhirs de la Touche ou de la Martinais (époque néolithique). Tous deux sont longs de 5 m et l'un est renversé ;

la pierre tombale (haut Moyen Age), située Place de l'Eglise ;

la motte appelée château de la Couaille ;

le camp du Vieux-Parc ;

le camp de l'Etang ; 

vestiges d’une villa gallo-romaine au Gué-Haria ;

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JACUT-DU-MENE

Trois seigneuries exerçaient leur juridiction et leurs droits féodaux : La Goulière, Bonit et Le Parc Locmaria. Cette dernière seigneurie possédait un droit de haute, moyenne et basse justice, et appartenait, en 1780, à Mme du Gage. Elle est passée par héritage aux mains de la famille de Kerouartz. Bonit possédait jadis un droit de moyenne et basse justice, et appartenait à Mlle Texier en 1789. La Goulière possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice. 

Lors de la réformation du 10 février 1427, un seul noble de Saint-Jacut-du-Mené est cité : la déguerpie Guillaume Quetier. Mais Jehanne Le Picart se dit aussi noble. A la réformation du 8 janvier 1514 on cite les nobles suivants : Briend Cadier (sieur du Mené) et Jean Maupetit (sieur de La Croix). En 1569, est cité François Cadier (sieur du Mené).

Lors de la réformation du 2 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées : Le Mené appartient à Normand Cadier, La Croix appartient à Jehan Maupetit, La Ville-Fillard appartient au sieur du Parc, La Brousse appartient au sieur du Parc, La Martinais appartient au sieur de la Ville-Pierre.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 1 noble de Saint-Jacut-du-Mené :

Pierre MAUPETIT (1 livre de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

© Copyright - Tous droits réservés.