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SAINT-HILAIRE-DES-LANDES

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La commune de Saint-Hilaire-des-Landes (bzh.gif (80 octets) Sant-Eler-al-Lann) fait partie du canton de Saint-Brice-en-Coglès. Saint-Hilaire-des-Landes dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).  

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-HILAIRE-DES-LANDES

Saint-Hilaire-des-Landes vient de saint Hilaire (315-367), évêque de Poitiers au IVème siècle. 

Le cartulaire de l'abbaye Saint-Georges mentionne qu'au Moyen Age, Hamon de Flage donne aux religieuses de l'abbaye Saint-Georges de rennes une rente de grain qu'il possède en Saint-Hilaire-en-Vendelais, lorsque sa fille rentre au couvent.

Saint-Hilaire-des-Landes, paroisse de l'ancien évêché de Rennes et appelé autrefois Saint-Hilaire-en-Vendelais, existait dès la fin du XIème siècle. Le nom de Saint-Hilaire-des-Landes n'apparaît qu'au XIVème siècle dans les titres de l'abbaye de Marmoutiers. 

Du temps d'Adèle de Bretagne, soeur du duc Alain Fergent, élue abbesse de Saint-Georges en 1085, Hamon de Flagem (des Flégès?) voyant sa fille Elisabeth entrer dans ce monastère, donna aux religieuses de Saint-Georges une rente de grain qu'il possédait en Saint-Hilaire-en-Vendelais, « partem illam quam habebat Beati Hyllarii Vindeliensis, quartam partem vidilicet sexte mine ». Il déposa la charte de sa donation sur l'autel de Saint-Georges, à Rennes, en présence des chapelains de ce monastère, Théobald et Robert, et de Guillaume Hedus, recteur de Saint-Hilaire (Cartulaire de l'abbaye Saint-Georges, 147). Quand vint la Révolution, les religieux de l'abbaye de Rillé jouissaient des deux tiers des grosses dîmes de Saint-Hilaire ; l'autre tiers, ainsi que les dîmes vertes et novales, appartenait au recteur. Celui-ci, M. Coquelin, fit en 1790 la déclaration suivante de son bénéfice : le presbytère avec son pourpris, estimé 100 livres de rente ; — le tiers des grosses dîmes, 600 livres ; — les dîmes novales, 150 livres ; — les dîmes vertes, 200 livres ; — les pailles, 150 livres ; — 15 mines de seigle dues, 720 livres. Total du revenu : 1820 livres. Quant aux charges, elles consistaient en ceci : pension d'un vicaire, 350 livres ; — décimes, 63 livres 12 sols ; — entretien du chanceau, 60 livres ; — frais de récolte, 300 livres , — et rente seigneuriale, 9 sols 8 deniers. Le total de ces charges étant de 774 livres 1 sol 8 deniers, il restait encore au recteur près de 1046 livres de revenu net (Pouillé de Rennes). A la même époque, les fondations faites en l'église valaient 240 livres de rente ; le Bureau des pauvres avait un revenu de 81 livres , et la fabrique jouissait de 48 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). 

Pendant la Ligue, en 1591, le prince de Dombes, gouverneur de Bretagne, place une garnison royaliste au château de La Haye, maison seigneuriale de la paroisse. Un parti royaliste tente vainement en 1795 d'abattre un Arbre de la Liberté planté dans le bourg. Le 19 avril 1796, une troupe royaliste, commandée par MM. de Puisaye, Picquet du Boisguy, de Bonteville, Larcher-Louvières, Saint-Gilles, Chalus et Saucet, bât les Républicains sur la lande de Landeumont (entre Saint-Hilaire-des-Landes et Saint-Sauveur). Les Royalistes s'emparent de Saint-Hilaire-des-Landes la même année. 

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia beati Hyllarii Vindeliensis (au XIème siècle), Sanctus Illarius de Landis (au XIVème siècle), ecclesia Sancti Hilarii de Landis (en 1516).

Note 1 : En 1790, la fabrique de Saint-Hilaire (Saint-Hilaire-des-Landes) déclara jouir de 48 livres de rente, en y comprenant celle « des deux maladreries » (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). En 1790, les petites écoles pour les filles de Saint-Hilaire (Saint-Hilaire-des-Landes) jouissaient d'une rente de 49 livres 19 sols 6 deniers, et Louise Neuville était maîtresse d'école en cette paroisse (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27).

Note 2 :  liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Hilaire-des-Landes : Guillaume Hedus (« Guillelmus Hedus beati Hyllarii capellanus »). François Lambert (en 1593). Julien Bégasse (il fit en 1645 reconstruire en partie son presbytère et fonda une messe chantée tous les dimanches dans son église). Claude du Boislehoux (en 1648). Louis Lefèvre (en 1650). Siméon du Chastellier (1660-1675). François de la Marche (il succéda au précédent et rendit aveu en 1679 pour son presbytère, situé dans le fief du seigneur de la Haye). Jean Lambert (en 1694, il résigna en 1710 ; décédé en 1715). Julien Tizon (prêtre de la paroisse, pourvu le 9 janvier 1711, il se démit en 1727 ; décédé peu après). Georges Le Guérinel (prêtre du diocèse, pourvu le 21 novembre 1727, il résigna en 1747). Julien Simon (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 14 octobre 1747 ; décédé en 1761). Mathurin Coquelin (pourvu le 13 septembre 1761, il gouverna jusqu'à la Révolution). Pierre-Louis-Anne Dufeu (1803-1804). Jean Hémery (1804-1822). Joseph-François Hérisson (1822-1824). François Barbot (1825-1839). Pierre Villard (1839-1846). Pierre Boguais (1846, décédé en 1873). Pierre-Marie Sancier (à partir de 1873), ...

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PATRIMOINE de SAINT-HILAIRE-DES-LANDES

l'église Saint-Hilaire (XI-XV-XVIème siècle). Saint Hilaire, évêque de Poitiers, est le patron de cet édifice, dont quelques parties peuvent remonter aux origines de la paroisse, c'est-à-dire au XIème siècle. C'était tout d'abord une simple nef romane, dont la côtière septentrionale, soutenue de trois contreforts plats et ajourée de deux meurtrières, subsiste encore. A la fin du XVème siècle ou au commencement du XVIème, l'on reconstruisit le chevet et l'on prolongea la nef à l'Ouest en faisant une nouvelle façade ; tous ces travaux furent faits avec soin en pierre de granit de grand appareil. Le chevet droit est orné d'une vaste baie flamboyante et d'une crédence de même style ogival fleuri ; la grande porte, en arc d'accolade, est flanquée de contreforts et surmontée d'une fenêtre ogivale aux dessins cordiformes. Vers la même époque, le seigneur de Lignières obtint de construire une chapelle prohibitive au Sud du choeur. Cette partie de l'église est voûtée en pierre et l'on voit le blason de Lignières sculpté sur la clef de voûte. Là aussi se trouve une jolie crédence de style fleuri. Vers 1840 fut construite une seconde chapelle au Nord, vis-à-vis la précédente, ce qui donne actuellement la forme d'une croix à tout l'édifice. La fenêtre du chevet était autrefois occupée par une verrière du XVIème siècle dont il restait naguère encore quelques débris, notamment un Christ et deux autres personnages placés dans le tympan, et plus bas un seigneur et une dame de la Haye, représentés agenouillés et priant (nota : une verrière moderne remplit maintenant cette fenêtre, qu'on a eu le bon esprit de dégager de la maçonnerie d'un retable des derniers siècles). Une autre fenêtre de la nef, auprès des fonts, présentait aussi quelques arabesques peintes d'un effet assez agréable. En 1680, on voyait tout autour de cette église une litre peinte portant l'écusson : d'argent au léopard de sable, qui est de la Haye, ce qui justifie les droits qu'avait le seigneur de la Haye de se dire seigneur fondateur et prééminencier de Saint-Hilaire. Il s'y trouvait aussi trois bancs seigneuriaux : ceux du Feil (dépendant de la seigneurie du Feil, en Saint-Etienne-en-Coglès), dans le chanceau, et de la Haye, dans la nef, appartenant l'un et l'autre au seigneur de la Haye, et celui du seigneur de Lignières. Dès l'an 1505 Guillaume de la Haye, seigneur dudit lieu, se plaignit de ce que ses ennemis voulaient rompre « son banc et accoudoir », placé devant l'autel Saint-Jean et Saint-Sébastien. Ce banc seigneurial de la Haye, refait au siècle dernier, se trouve encore au Nord de la nef, portant les deux écussons de Christophe de la Haye et d'Elisabeth Morel de la Motte, sa femme. Quant à l'enfeu de la Haye, il se trouvait dans le sanctuaire, et le parquet actuel du choeur recouvre, nous assure-t-on, la pierre tombale d'un seigneur de la Haye. Le seigneur de Lignières avait naturellement son enfeu dans la chapelle qu'il avait bâtie. Guillaume de Lignières, protonotaire apostolique, abbé de Saint-Aubin-des-Bois en 1533, archidiacre de la Mée, chanoine de Rennes et de Nantes, conseiller au Parlement de Bretagne, etc., ayant fondé dans ce sanctuaire une chapellenie de sept chapelains, qu'il dota de 100 livres de rente, sa soeur Arthure de Lignières, dame de la Riboaysière, augmenta cette fondation d'un huitième chapelain, devant dire « une messe ô notes » tous les mercredis (Archives du château de la Haye). Nous ignorons si cette importante fondation, qui donnait à la chapelle de Lignières en l'église de Saint-Hilaire l'apparence d'une petite collégiale, subsista longtemps dans de telles conditions. La mention faite en 1781 de l'autel du Rosaire prouve qu'à cette époque la confrérie de ce nom était érigée à Saint-Hilaire. Dans le mobilier de l'église se trouve une petite cloche portant cette inscription : Saint-Hilaire-des-Landes, 1613, et présentant en relief une fleur de lys et une hermine (Pouillé de Rennes). L'église actuelle se compose d'une nef à chevet droit et d'un transept. Au XV-XVIème siècle, la nef est allongée vers l'ouest. La chapelle prohibitive des seigneurs de Lignières date du XVIème siècle et se trouve au sud du choeur. Le chevet possède une fenêtre flamboyante à trois meneaux (XVIème siècle). Démoli en 1895, le clocher est reconstruit en 1943. La chapelle au nord du transept date de 1840. L'église était entourée en 1680 d'une litre aux armes des seigneurs de la Haye. L'église renferme plusieurs pierres tombales dont celle d'un seigneur de la Haye (sous le parquet du choeur). A l'intérieur, la maîtresse-vitre du XVIème siècle figurait un seigneur de la Haye et son épouse  ; 

le château de La Haye-Saint-Hilaire (XVIIème siècle), édifié par Henri de La Haye-Saint-Hilaire. Le château primitif est antérieur au XVème siècle. Du premier édifice subsiste le portail (percé d'une baie en plein centre), une tour et un colombier. Il possédait jadis des douves. Du côté sud, se trouve une chapelle datée de 1686. En 1686, Anne de la Haye, seigneur dudit lieu et de Saint-Hilaire, et Louise de Canabert, sa femme, obtinrent de l'ordinaire permission de bâtir une chapelle près de leur manoir. Le 14 juin de cette année-là ils y fondèrent une messe basse pour tous les dimanches , plus vingt-cinq messes chaque année à diverses fêtes ; ils dotèrent cette chapellenie du dîmereau du Feil, en Saint-Etienne-en-Coglès, valant 30 livres de rente, et la présentèrent à Julien Tizon, prêtre de Saint-Hilaire. Mgr de Beaumanoir approuva ces actes le 25 juin 1686 et chargea le recteur de Saint-Hilaire de faire la bénédiction du nouveau sanctuaire (Archives départementale d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 18). En 1699, Gilles de Ruellan, baron du Tiercent, épousa en la chapelle de la Haye Renée du Louet de Coëtuenval. Cette chapelle existe encore dans la cour de la Haye, entourée de douves, à côté d'un beau portail antique et d'une haute tour fortifiée du XVIème siècle. Dans ce sanctuaire, qui continue d'être entretenu, sont plusieurs tombeaux modernes de la famille de la Haye-Saint-Hilaire (Pouillé de Rennes). Un cadran solaire est conservé au milieu de la cour. La Haye, maison seigneuriale de la paroisse, relevait de la seigneurie de Fougères. La seigneurie est érigée en châtellenie en 1593 et en 1619 : elle exerçait au bourg de Saint-Hilaire-des-Landes un droit de haute justice. Propriété des seigneurs de la Haye en 1163 ;

le manoir de Linières ou Lignières (XVIème siècle), édifié par la famille Linières. On y trouve dans le prolongement du logis une chapelle datée du XV-XVIème siècle, aujourd'hui sécularisée et restaurée en 1730, ainsi que la maison du chapelain. La chapelle, bâtie vers la fin du XVème siècle, fut fondée le 2 février 1543 par Arthure de Lignières, dame dudit lieu, de trois messes par semaine, les lundi, vendredi et samedi (nota : cette dame de Lignières avait fondé une quatrième messe dans la chapelle de Notre-Dame du Pont, en La Chapelle-Saint-Aubert. C'est cette chapellenie de quatre messes qu'on appelait la Bardoulais ou Nancé, du nom des biens qui y étaient affectés à l'origine). Construit dans la cour du manoir et accosté à l'Est d'un appartement destiné au chapelain, ce sanctuaire est un fort joli petit édifice de style ogival fleuri ; il offre extérieurement deux belles portes avec frontons, pinacles et écussons frustes ; au Midi s'ouvre une riche fenêtre flamboyante. Il fut restauré au XVIIIème siècle, comme l'indique l'inscription suivante, gravée sur un tirant de la voûte : Retablis par haute et puissante damoiselle Thérèse Mag. de Larlan de Kercadio de Rochefort, damme de Linières, l'an 1730. L'autel est une table de pierre reposant sur un massif triangulaire de maçonnerie et sur trois colonnettes. A côté sont les statues en pierre cuite de saint Christophe (de grandeur colossale), de saint Denis et d'un moine qui semble saint Martin. Près de la porte est un bénitier fort élégant composé d'une coupe octogone reposant sur une svelte colonne. Malheureusement, cette jolie chapelle est aujourd'hui abandonnée. Saint-Christophe de Lignières eut pour chapelains Pierre Bretel, dont les successeurs furent Jehan Ory en 1586, — Jean Jamelot (1634), — Georges Jubert, François Dubois (1636), — Jean Lucas, Pierre Salmon (1665), — Nicolas Pirotais, Jean Veillard (1667), — Jean Lambert (1682), — Georges Lorette, Joseph Le Bannier (1743), — et René Gérard, recteur de Saint-Martin de Janzé. Ce dernier déclara en 1790 que la chapellenie de Lignières, chargée de cent six messes par an, valait 172 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 9 G, 18 ; 10 G, 4 ; 1 V, 27). La métairie de la Villeaune-Martin, en La Chapelle-Saint-Aubert, était alors affectée au service de cette fondation (Pouillé de Rennes). La cour renferme un puits. Lignières exerçait au bourg de Saint-Hilaire-des-Landes un droit de haute justice et fut érigé en châtellenie vers 1580 : il relevait de la baronnie de Fougères. Propriété des seigneurs de Lignières ou Linières au XIème siècle, puis des familles d'Orenges seigneurs de la Courbe (en 1547), du Bellay barons de Conques (vers 1574), Gédouin seigneurs de la Dobiays (au début du XVIIème siècle), de Beaucé seigneurs de Chambellé (en 1639), Bonnier seigneurs de la Dobiays (en 1686), de Larlan de Kercadio barons de Rochefort (en 1699 et en 1784) ;

le manoir du Haut Feu (XVIIème siècle), édifié par la famille Le Feu. A noter que Le Feu est une petite seigneurie unie à celle du Placé à Saint-Hilaire-des-Landes et après 1640, à celle de Saint-Marc-sur-Couesnon. Cette seigneurie du Feu appartient à la famille Du Feu en 1471 et en 1775 (Pouillé de Rennes), à Jean Du Feu en 1513, et à Georges Du Feu en 1573. Il possède une chapelle du XVIIème siècle aujourd'hui sécularisée ; 

l'ancien presbytère (XVIIème siècle). Restauré au XXème siècle. La tour date de 1678 ; 

la maison du bourg (XVIIème siècle) ; 

les moulins à eau de Famillon, Neuf, des Lignières, des Guérets, de Vert ; 

A signaler aussi : 

la découverte de fragments de poterie (I-IIème siècle) au lieu-dit "le pré du Seigneur" ;

l'enceinte fortifiée (camp romain) située près du château de la Haye ;

la motte située entre Lignières et l'Etablère, ainsi que la motte située à l'Epinay ;

l'ancienne maison de la Morgue (XVIème siècle), située au bourg de Saint-Hilaire-des-Landes ;

l'ancien manoir de la Cherbaudière. Propriété de Marie du Tiercent épouse de Guillaume du Boisbaudry en 1383 et en 1429, puis des familles de Saint-Gilles seigneurs des Carrées, Porcon seigneurs de Bonne-Fontaine (en 1513), de la Marzelière (en 1540), de la Haye seigneurs de la Haye en Saint-Hilaire (en 1661), le Pelletier seigneurs de Rosambo (au début du XVIIIème siècle), de Montmorency (vers 1749 et en 1766) ;

l'ancien manoir de l'Establère. Propriété successive des familles de Lignières (en 1429 et en 1459), Botherel seigneurs du Pont (en 1513), de la Roche (en 1559), Lorfeuvre seigneurs du Boisnouault (en 1602), Dubois seigneurs des Landelles (au milieu du XVIIème siècle et en 1701) ;

l'ancien manoir de la Poulardière, situé route de Saint-Marc-sur-Couësnon. Propriété successive des familles du Hallay (en 1429), du Gué et de Pouez (en 1464 et en 1513), d'Orenges seigneurs de la Courbe (en 1547). Il est en 1700 la propriété de Jeanne Ernault veuve de François Bonnier seigneur de la Dobiays, et en 1729 la propriété de la famille de Larlan seigneurs de Carcado ;

l'ancien manoir de la Touche-Avaleuc, situé route de Saint-Marc-sur-Couësnon. Propriété des seigneurs d'Avaleuc, puis des familles le Pelletier (en 1429), Pinel seigneurs de la Rétaye (vers 1484), de Lignières (en 1513), d'Orenges seigneurs de la Courbe (vers 1548) ;

l'ancien manoir de Placé, situé route de Saint-Marc-sur-Couësnon. Il renfermait jadis une chapelle privée. La chapelle du Placet dépendait en 1676 du manoir de ce nom, appartenant à Jean-Baptiste du Feu, seigneur de Saint-Marc-sur-Couesnon. En 1686, une dame Blavon, de Saint-Aubin-du-Cormier, fonda une messe matinale tous les dimanches, pour être desservie tant en l'église de Saint-Aubin qu'en la chapelle du Placet, à la volonté du seigneur du Feu, présentateur de cette chapellenie. Un siècle plus tard, Joseph Le Page fut pourvu de ce bénéfice, en 1786 (Pouillé de Rennes). Propriété des seigneurs de Placé en 1413, puis de la famille du Feu en 1542 et en 1789 ;

l'ancien manoir du Teil, situé route de Saint-Ouen-des-Alleux. Propriété de la famille le Pelletier seigneurs de Rosambo au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de Surminette, situé route de Baillé à Saint-Ouen-des-Alleux. Propriété successive des familles d'Orenges (en 1429), de Tréal seigneurs de Beaubois (en 1479), de la Haye seigneurs de la Haye de Saint-Hilaire (en 1576). Il est uni ensuite à la seigneurie de la Haye ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-HILAIRE-DES-LANDES

La famille de Linières ou de Lignières, tirant son origine du manoir de ce nom en Saint-Hilaire-des-Landes, était fort ancienne. Hervé de Linières fut l'un des témoins de l'acte de fondation du prieuré de la Trinité de Fougères au XIème siècle, et il assista en la même qualité à la fondation de l'abbaye de Savigné en 1112. Plus tard, en 1150, Hervé de Linières et ses fils, Henri et Robert, firent une donation à ce dernier monastère. Enfin, en 1373, Robert de Linières combattit en qualité de chevalier sous les murs de Brest (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 424, 526, 606 ; II, 65). En 1429, la seigneurie de Linières appartenait à Jacques de Linières, qui en rendit aveu le 11 novembre 1436 au duc de Bretagne, baron de Fougères. Laurent de Linières fut nommé en 1448 chevalier du Porc-Epic. Georges de Linières servait en 1464 dans l'armée ducale. Il rendit aveu pour son manoir et ses fiefs de Linières en 1466 et 1471. Lui ou un autre seigneur de même nom fournit également en 1499 une déclaration de sa terre seigneuriale de Linières (Archives de Loire-Inférieure). Vers le même temps vivaient Jean, Paul et Bertrand de Linières, tous trois pensionnaires de la reine Anne de Bretagne. En 1513, Linières était aux mains de Christophe de Linières, qui épousa Thomine de Plouer. Ce seigneur eut pour successeur autre Christophe de Linières, marié à Françoise de Valleaux. Comme ses ancêtres, celui-ci habitait le manoir de Linières, pour lequel il rendit aveu en 1540. L'année suivante, il se présenta en robe aux montres d'armée, mais « fournit un homme armé en estat d'homme d'armes, accompagné d'un coustilleux armé et d'un page, tous trois bien montés ; et dit le faire tant pour luy que pour Arthuse de Lignières, sa soeur, et déclara de revenu noble pour lui 572 liv. 4 s. 11 d., et pour sadite soeur 30 liv. » (Ms. de Missirien - Bibliothèque de Rennes). Christophe de Linières mourut le 8 mai 1547, laissant sa seigneurie à sa fille Perronnelle de Linières, femme de Georges d'Orenges; seigneur de la Courbe : ceux-ci rendirent aveu pour Linières le 30 mai 1548. Georges d'Orenges eut une fille qui posséda Linières après lui : ce fut Guyonne d'Orenges, femme d'Eustache du Bellay., baron de Conques ; étant veuve, en mai 1589, cette dame rendit aveu pour sa châtellenie de Linières. Après sa mort, son fils aîné, Charles du Bellay, seigneur de la Feillée, hérita de Linières, dont il fit la déclaration au roi le 17 avril 1608. Ce seigneur épousa Radegonde des Rotours, qui était en 1618 veuve de lui depuis quatre ans et tutrice de leurs enfants mineurs. C'est vers cette époque que Julien Gédouin et Françoise Frotet, seigneur et dame de la Dobiaye, durent acheter la terre seigneuriale de Linières. Julien Gédouin mourut en 1630 et sa veuve fit hommage au roi pour la châtellenie de Linières le 14 juin 1638. L'année suivante, Marie Gédouin épousa Joachim de Beaucé, seigneur de Chambellé : ceux-ci eurent un fils, René de Beaucé, également seigneur de Chambellé, qui rendit aveu pour la seigneurie de Linières en 1675, déclarant l'avoir acquise depuis deux à trois ans. En 1679 René de Beaucé était mort, laissant de son union avec Renée de Quelen plusieurs enfants, entre autres René de Beaucé, mort jeune en 1680, et Marie-Marguerite de Beaucé, dame de Linières. Pendant la minorité de cette enfant fut vendue, le 9 février 1686, la châtellenie de Linières. L'acquéreur fut François Bonnier de la Coquerie, marquis de la Dobiaye, qui paya en cette circonstance 1 237 livres de droits de lods et ventes (Archives de Loire-Inférieure, B. 2666). Ce seigneur fut tué en 1699, et l'année suivante sa veuve, Jeanne Ernault, rendit aveu pour Linières. Ils n'avalent qu'une fille, Marie-Thérèse Bonnier, qui épousa Julien de Larlan de Kercadio, baron de Rochefort et président à mortier au Parlement. Ces deux époux firent hommage au roi, le 1er juillet 1722, pour leur terre de Linières. Ils étaient morts l'un et l'autre en 1729. Ce fut leur fille Thérèse de Larlan de Kercadio de Rochefort qui hérita de la seigneurie de Linières, pour laquelle elle rendit aveu en 1747 et 1784 : elle ne contracta point d'alliance et dut conserver Linières jusqu'au moment de la Révolution. Nous n'avons point les lettres d'érection de Linières en châtellenie, mais nous savons que cette seigneurie fut élevée à cette dignité vers 1580 : le roi unit pour cela les deux terres seigneuriales de Linières en Saint-Hilaire et de la Sénéchaussière en Vieuxvy en faveur d'Eustache du Bellay et de Guyonne d'Orenges, sa femme. Cette dernière avait dû hériter de Guillaume de Linières, son oncle, seigneur de la Sénéchaussière en 1566. Mais Linières ne conserva pas longtemps cette importance féodale, quoique le titre de châtellenie lui fût maintenu jusqu'en 1789, car en 1615 la Sénéchaussière appartenait à Gilles Ruellan, baron du Tiercent, et en 1645 Linières était uni par le roi à la Dobiaye pour former le marquisat de ce nom. Le domaine proche de là seigneurie de Linières au XVIème siècle se composait du manoir de Linières avec son moulin et des métairies de Linières, la Poulardière, la Touche et les Ormeaux. Il comprit plus tard le manoir et les trois moulins de la Sénéchaussière, et les métairies de l'Establère, la Guespinière et Racinoux. Linières relevait de la baronnie de Fougères et jouissait d'une haute justice exercée au bourg de Saint-Hilaire. Les fiefs de sa châtellenie, assez nombreux, s'étendaient en neuf paroisses : Saint-Hilaire-des-Landes, Saint-Etienne-en-Coglais, Saint-Mard - sur-Couasnon , Saint-Ouen-des-Alleux, La Chapelle-Saint-Aubert, Romagné, Le Châtellier, Vieuxvy et Saint-Christophe-de-Valains (Maupillé, Notices historique sur le canton de Saint-Brice). Le seigneur châtelain de Linières avait des chapelles prohibitives dans l'église de Saint-Hilaire et dans celles de Saint-Mard-sur-Couasnon et de Vieuxvy. Il était de plus fondateur de l'église de La Chapelle-Saint-Aubert et dans tous ces temples, il avait droit de bancs, accoudoirs, enfeus et armoiries : partout brillait le blason de sable fretté d'or, qui est de Linières. La chapelle de Linières en l'église de Saint-Hilaire subsiste encore : c'est une jolie construction voûtée en pierre de la fin du XVème siècle. Guillaume de Linières, protonotaire apostolique, abbé de Saint-Aubin-des-Bois, archidiacre de la Mée et chanoine de Rennes et de Nantes, fonda en ce sanctuaire une chapellenie de sept chapelains, augmentée en 1554 d'un huitième chapelain par sa soeur Arthuse de Linières, dame de la Riboisière. Cette dame fonda également trois messes par semaine dans la chapelle du manoir de Linières, en 1543. Quoique devenu simplement une métairie appartenant à la famille de France, Linières mérite d'être visité. C'est une jolie construction gothique avec de belles lucarnes sculptées, garnies de petits lions, singes et autres animaux se jouant dans le feuillage des frises ; une salle conserve une cheminée à manteau orné d'arcatures trilobées, une autre une cheminée à Colonnes. La chapelle joignant le manoir est de même style que lui et doit être l'oeuvre de Christophe de Linières, vivant en 1513 ; il y plaça la statue de son saint patron, en terre cuite, de grandeur colossale ; elle s'y trouve encore avec celles de saint Denis et de saint Martin, également fort belles. Les portes richement travaillées dans le granit, la fenêtre à meneaux flamboyants, le curieux autel triangulaire et l'élégant bénitier que supporte une svelte colonne, font de ce petit sanctuaire, malheureusement abandonné, un charmant édifice de style ogival fleuri. La dernière dame de Linières, Mlle de Larlan de Rochefort, y a laissé son nom gravé sur les tirants de la charpente. Autour du manoir délaissé s'étendent trois beaux étangs ornés d'une chute d'eau qu'ombragent de grands chênes ; si bien qu'en pays plat Linières présente néanmoins un pittoresque aspect.

 

La châtellenie de la Haye : La famille de la Haye, portant pour armes d'argent au lion de sable, possède depuis plusieurs siècles le château seigneurial dont elle tire son nom, la Haye en la paroisse de Saint-Hilaire-des-Landes. Elle parait, en effet, remonter à Geoffroy de la Haye, qui donna en 1163 à l'abbaye de Rillé près Fougères tous les droits qui lui revenaient dans le moulin du Pont (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I 652). La généalogie suivie des seigneurs de la Haye ne commence néanmoins qu'au XIVème siècle, avec Jean de la Haye, époux de Marguerite de Lignières. Ce seigneur, vivant encore en 1393, fut père de Jean Ier de la Haye, seigneur dudit lieu, qui épousa Marie Cassin. Le fils de ce dernier, Léon Ier de la Haye, rendit aveu à la baronnie de Fougères pour sa seigneurie de la Haye le 9 février 1413 ; il laissa de Guillemette Hattes, Jean II de la Haye, mari de Raoulette de la Magnane. Guyon de la Haye, fils du précédent, rendit aveu pour la Haye le 12 mars 1485 et épousa Alice Le Séneschal, fille du seigneur du Rocher-Séneschal ; il en eut deux fils : Guillaume de la Haye, seigneur dudit lieu, marié par contrat du 15 juin 1498 à Françoise de Lignières, qui fit aveu en 1501 et mourut sans postérité, — et Pierre de la Haye, qui rendit aveu pour sa seigneurie en 1540 et épousa Ambroisine d'Anthenaise (Archives du château de la Haye de Saint-Hilaire). En 1541, Rolland Perroudel se présenta aux montres, « monté et armé en estat d'archer, pour Pierre de la Haye, seigneur de la Haye, lequel il dit estre malade, et dit que le revenu dudit seigneur de la Haye est de 310 livres de revenu noble » (Ms. de Missirien – Bibliothèque de Rennes). Pierre de la Haye fut père d'Augustin et de Léon qui suivent, ainsi que de René de la Haye, chanoine de Rennes et abbé de Saint-Aubin-des-Bois. Augustin de la Haye et Louise Le Séneschal, sa femme, firent hommage au roi pour la seigneurie de la Haye le 4 octobre 1553 ; ils moururent sans laisser d'enfants et Léon de la Haye recueillit la succession de son frère. Léon II de la Haye, seigneur dudit lieu, épousa en janvier 1567 Jeanne de Launay, fut en 1576 nommé par Henri III gouverneur des ville et château de Fougères, et mourut au commencement de 1588. Son fils et successeur, René de la Haye, fit hommage au roi le 22 juin 1588 ; il avait épousé par contrat du 8 décembre 1586 Françoise Pinel, fille du seigneur de Chaudeboeuf. Le 15 janvier 1592, il vit un de ses enfants tenus sur les fonts baptismaux de la cathédrale de Rennes par le prince de Dombes, gouverneur de Bretagne. Il dut mourir l'année suivante, et non pas le 19 janvier 1592, à la suite de son duel avec le sieur de la Prade, comme le raconte Pichart dans son journal (Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, III, 1726), car au mois de mars 1593, il reçut d'Henri IV tout à la fois une gratification de 800 écus et des lettres d'érection de sa seigneurie de la Haye en châtellenie. Il laissait un fils mineur, Henry de la Haye, seigneur dudit lieu, qui épousa par contrat du 7 janvier 1618 Françoise Fouquet, fille du comte de Chalain, et fit hommage au roi le 21 mai suivant. Chevalier de l'Ordre du roi et capitaine de cent hommes d'armes de Sa Majesté, Henry de la Haye mourut le 21 septembre 1622, à la fleur de l'âge. Il laissait lui aussi plusieurs enfants mineurs qui furent placés sous la tutelle d'un oncle de leur mère, André Barrin, seigneur du Boisgeffroy (Archives de Loire Inférieure, v. Saint-Hilaire-des-Landes). L'aîné de ces enfants, Christophe de la Haye, seigneur dudit lieu, épousa par contrat du 11 décembre 1647 Françoise Chouet, fille d'un conseiller au Parlement ; il devint en 1658 gouverneur de Fougères et mourut vers 1671.

Anne de la Haye, fils et successeur du précédent, épousa à Plévin, le 4 août 1672, .Louise de Canaber, fille du comte de Kerlouet, et rendit hommage au roi le 24 septembre 1678 ; il était mort en 1700 et sa veuve décéda à Rennes en avril 1709. Leur fils, Basile de la Haye, exempt des gardes du roi, rendit aveu pour ses seigneuries le 2 mai 1700, mais il mourut à Paris, sans avoir contracté d'alliance, au mois de mai 1711. La seigneurie de la Haye échut alors au neveu du défunt, Christophe de la Haye, fils de Pierre-François de la Haye, seigneur du Plessix de Melesse. Celui-ci épousa Benigne de la Motte-Morel, fille du seigneur de la Motte de Gennes, et vint habiter la Haye. Leur fils, Louis-François de la Haye, qualifié comte dudit lieu en 1766, s'unit à Thérèse-Elisabeth de Gasté, qui lui donna un fils nommé Édouard, né à la Haye le 9 décembre 1775. Ce dernier seigneur de la Haye émigra à la Révolution et vit la Nation mettre ses biens en vente (nota : une partie dé ces biens fut rachetée par les enfants de l'émigré) ; rentré à Rennes, il y mourut à l'âge de soixante-douze ans, le 19 décembre 1800, et sa veuve le suivit dans la tombe le 19 octobre 1817. 

La Haye de Saint-Hilaire fut érigée en châtellenie par lettres patentes d'Henri IV, données en mars 1593 en faveur de René de la Haye, « en récompense des bons offices et services rendus par lui à Sa Majesté ». Pour former la nouvelle châtellenie, le roi unit à la seigneurie de la Haye les autres seigneuries de Sur-Minette et la Cherbaudière en Saint-Hilaire, Saint-Crespin en Saint-Mard-le-Blanc, les Champs-Léon en Saint-Sauveur-des-Landes et le Feil en Saint-Etienne-en-Coglais. Mais René de la Haye étant venu à mourir avant l'enregistrement des lettres royales et son fils Henri étant encore mineur, il fallut de nouvelles lettres patentes que donna Louis XIII en mars 1619 et qui furent enregistrées au Parlement dé Bretagne le 18 juillet de la même année (Archives du Parlement de Bretagne). La haute justice de la Haye s'exerçait au bourg de Saint-Hilaire et les fiefs de la châtellenie s'étendaient en six paroisses : Saint-Hilaire, Saint-Mard-le-Blanc, Saint-Sauveur-des-Landes, la Chapelle-Saint-Aubert, Saint-Ouen-des-Alleux et Saint-Etienne-en-Coglais. Le seigneur de la Haye avait droit de tenir deux foires au bourg de Saint-Hilaire, et il possédait en l'église de cette paroisse, en 1505, un banc et un enfeu dans la nef devant l'autel Saint-Jean et Saint-Sébastien, et au siècle dernier un banc et un enfeu dans le chanceau, où se trouve encore une pierre tombale armoriée des armes de la Haye, cachée sons un parquet moderne. Naguères on voyait dans la maîtresse-vitre de cette église les écussons et la représentation d'un seigneur et d'une dame de la Haye agenouillés au bas du vitrail. Aujourd'hui encore, le banc seigneurial de la Haye subsiste dans la nef, blasonné des armes de la Haye et de la Motte-Morel en alliance.

Le domaine proche de la châtellenie se composait ainsi qu'il suit aux siècles derniers château et retenue de la Haye ; — anciens manoirs (devenus fermes) de Saint-Crespin, la Cherbaudière, Sur-Minette, les Champs-Léon et le Feil ; — métairies de la Haye, du Mottay, de la Hubaudière, de Chévrigné, de la Bigotière et de la Danserie ; — moulins de Faucillon et du Moulin-René, etc. (Maupillé, Notices sur les paroisses du canton de Saint-Brice). Le château de la Haye était une maison forte dans laquelle le prince de Dombes mit une garnison en 1591 ; il en reste encore une belle tour de cette époque avec un curieux portail et un logis moins ancien ; le tout occupe une cour carrée bien cernée de douves, avec chapelle et colombier. Dans la chapelle, dédiée à la Sainte-Famille, bâtie et dotée en 1686 par Anne de la Haye, se trouvent les tombeaux modernes de la famille de la Haye, qui continue d'habiter le château de ses ancêtres (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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