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SAINT-GEORGES-DE-CHESNE

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La commune de Saint-Georges-de-Chesné (bzh.gif (80 octets) Sant-Jord-Kadeneg) fait partie du canton de Saint-Aubin-du-Cormier. Saint-Georges-de-Chesné dépend de l'arrondissement de Fougères, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-GEORGES-DE-CHESNE

Saint-Georges-de-Chesné vient, semble-t-il, d'une déformation de "Saint - Georges - Enchaînés". Saint Georges, prince de Cappadoce, est martyrisé au IIIème siècle sous Dioclétien. 

Quoique cette paroisse soit ancienne et que des religieux y aient eu de bonne heure quelques intérêts, nous ignorons cependant ses origines. Il est certain que les Bénédictins du prieuré de Notre-Dame de Vitré avaient des droits sur les dîmes de Chesné aussi bien que les religieuses de l'abbaye de Saint-Sulpice-des-Bois, mais nous ne savons à quelle époque et en quelles circonstances ces donations leur furent faites. En 1682, l'abbesse de Saint-Sulpice possédait encore plusieurs fiefs en cette paroisse. En 1790, le recteur, M. Clairay, déclara être le seul décimateur « de tous grains, chanvres et lins » de Chesné, et il estima ses dîmes 2400 livres de rente ; il jouissait, en outre, du presbytère et d'un pourpris contenant 11 journaux de terre et valant 200 livres. Son revenu était donc de 2600 livres, mais il avait de lourdes charges : il devait aux Bénédictins de Notre-Dame de Vitré 64 boisseaux de froment, estimés 150 livres ; — à l'abbaye de Saint-Sulpice 2 mines de froment, estimées 80 livres ; — à la fabrique de Chesné 96 demeaux de seigle, estimés 240 livres ; — pour décimes, 120 livres ; — pour entretien du chanteau de l'église, 150 livres ; — pour frais de récolte, 150 livres. Ses charges montant ainsi à 890 livres, il lui restait un revenu net de 1710 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 27). La fabrique de Chesné possède de fort beaux registres de Comptes des trésoriers au XVIème siècle.

La paroisse de Saint-Georges-de-Chesné dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. Elle s'appelait jadis Chienné, puis Saint-Georges-Enchaîné vers la fin du XVIIIème siècle, parce que son patron est représenté tenant un dragon au moyen d'une chaîne (nota : cette paroisse était naguère appelée Chienné. On imagina en 1781 de donner l'étymologie de son nom, en la nommant Saint-Georges enchaîné, parce que saint Georges est représenté terrassant le démon ; il eût fallu au moins, dans ce cas, dire Saint-Georges enchaînant. Mais tout cela est puéril. Le nom ancien et véritable est Chesné (Chesneyum) ou Saint-Georges-en-Chesné. En 1859, la commune a obtenu un décret impérial l'autorisant à reprendre ce dernier nom ). On l'appelle Chainé durant la Révolution.

Au XVIème siècle, le bourg de Saint-Georges-de-Chesné est marqué par la présence des familles Busson (vers 1513) et La Dobiaye ou La Dobiays (vers 1570), propriétaires successifs du manoir des Molans (ou du Molan). Le manoir du Molan existe dans cette paroisse en 1379, époque de l'association des nobles et bourgeois pour la défense de la Bretagne, à laquelle prend part Jean du Bobéril, seigneur de Molan, dont le fils est pannetier de Charles VI. Un autre du Molan est chambellan de Charles VII.

On rencontre les appellations suivantes : Chesneyum (en 1516), Chesné (en 1590), Chenneyum (au XVIIème siècle).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Georges-de-Chesné : Jehan de Beaumont (chanoine de Rennes, il donna quelque chose en 1409 à la fabrique de Toussaints de Rennes ; il devint plus tard recteur de Châtillon-sur-Seiche). Jacques Cérisier (official de Rennes, il était aussi recteur de Cintré ; vers 1500). Guillaume de Villeboul (chanoine de Rennes ; en 1535 ; décédé vers 1550 et inhumé dans la cathédrale, où il avait fondé une chapelle). Sulpice Baron (il prenait en 1597 les titres de « conseiller et aumosnier ordinaire du roy » ; il devint vers 1618 prieur de Notre-Dame de Fougères). Guillaume Crosnier (1634-1664). Pierre Busson (1665-1688). Guillaume Le Masson (il succéda au précédent ; décédé en janvier 1697 et inhumé dans son église). Mathurin Mahieu (pourvu en 1697, il assista au synode de 1701 et résigna en faveur du suivant). René Budecoq (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 13 janvier 1705 et résigna lui-même en faveur du suivant). Julien-René Budecoq (prêtre du diocèse, il fut pourvu le 30 juin 1731 ; décédé en 1755). Paul-Guillaume Clairay (prêtre du diocèse, pourvu le 9 octobre 1755, il gouverna jusqu'à la Révolution). René Potin (1803, décédé en 1833). Joseph Baron (1833-1867). Victor Gillouaye (1867, décédé en 1876). Jean-Baptiste Bougeard (en 1876). Joseph Gefflot (à partir de 1876), .....  

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PATRIMOINE de SAINT-GEORGES-DE-CHESNE

l'église Saint-Georges (XVIème siècle). Dédiée à saint Georges, martyr, cette église se composait à l'origine d'une nef à chevet droit avec deux collatéraux; le choeur en fut construit en 1554, comme nous l'apprennent les Comptes des trésoriers, et les nefs sont également du XVIème siècle. On y remarque intérieurement des colonnes en forme de palmier, et à l'extérieur des portes de style ogival fleuri avec porche de même style au Midi. A cet édifice furent ajoutées deux chapelles formant bras de croix : l'une au Nord et affectée au service de la confrérie du Rosaire, fut bâtie en 1660, comme le témoigne cette inscription gravée à l'intérieur : Vener. et Disc. D. Guill. Crosnier, rector, hoc sacellum suis sumpt. egit, ann. Dom. 1660. — Celle du Sud fut élevée par ordre de l'évêque, qui ordonna en 1781 de supprimer « le jubé » existant encore et de bâtir « une chapelle parallèle à celle du Rosaire ». Cette chapelle, dédiée au Saint-Esprit, porte en effet le nom du recteur à cette époque gravé sur ses murailles : Messire Paul Clairay. Une grande fenêtre flamboyante garnit le chevet ; on y plaça en 1555 une verrière renfermant les scènes de la Passion de Notre-Seigneur et la légende de saint Georges. Ce fut l'oeuvre de Guillaume Collin, peintre-verrier de ce temps (« Poyé à Guill. Colin por avoir faict la grande vitre du revestuaire » - Comptes des trésoriers). De ce vitrail il ne reste que deux panneaux, représentant l'un le Crucifiement, l'autre le martyr saint Georges ; ils ont été replacés dans la fenêtre méridionale du Sud et l'on a mis des vitraux neufs dans la grande fenêtre du chevet. Sur le maître-autel est un curieux reliquaire mentionné dans tous les comptes du XVIème siècle sous le nom de « reliquaire de Monsieur sainct Georges » (Pouillé de Rennes). En voici la description par M. l'abbé Brune : « Ce charmant petit reliquaire en argent, doré en partie, est monté sur un pédicule en forme de colonnette reposant sur un socle octogone. Il consiste en trois tourelles dans le style de la renaissance ; celle du centre, plus grande que les deux autres, est une fiole en verre reposant immédiatement sur le chapiteau ou couronnement du pédicule, et recouverte d'une bordure de créneaux et d'un toit pyramidal orné d'imbrications. De chaque côté de la principale tourelle s'en élève une autre plus légère, annelée à la moitié de sa hauteur, terminée en cul-de-lampe, crénelée et couronnée comme la première. Celles-ci se relient à l'autre en bas par une courtine, et en haut par une double bande recourbée en console. Le vase de verre contient deux phalanges et un autre petit ossement d'une main très-forte, puis un linge teint d'une couleur lie de vin. On lit sur le pied, en caractères gothiques du XVIème siècle : G. Durochier. C'est probablement le nom du donateur. On croit que ces reliques sont de saint Georges, patron de la paroisse » (Archéologie religieuses, 413). L'église conserve une pierre tombale gravée des mots "Julien René Budecoq, en son vivant recteur, 1755"

le manoir des Molans ou du Molan (XVIème siècle). Propriété successive des familles Busson seigneurs de Gazon (en 1513), Gédouin seigneurs de la Dobiaye (en 1570 et en 1659), Bonnier marquis de la Dobiaye (en 1680). Montbarrot ou Montbarot y place une garnison en 1593 ou 1598, pour le mettre en état de défense contre les entreprises de Mercoeur. Il a été détruit, sans doute comme tant d'autres, à la fin de la Ligue, par ordre d'Henri IV ; 

la ferme et le puit (XVIIIème siècle), situées au lieu-dit Le Désert ;    

A signaler aussi : 

l'ancien manoir du Chantier, situé route de Vendel à Livré-sur-Changeon. Propriété successive des familles de la Haye (en 1513 et en 1539), Pioger seigneurs du Boissauvé, Léziart (en 1570 et en 1679), de la Belinaye (en 1789) ;

l'ancien manoir des Bouillons ;

l'ancien manoir des Noës ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-GEORGES-DE-CHESNE

(à compléter)

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