Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Rostrenois

ROSTRENEN

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Rostrenen  

La commune de Rostrenen (pucenoire.gif (870 octets) Rostrenenn) est chef lieu de canton. Rostrenen dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Rostrenen, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ROSTRENEN

Rostrenen vient du breton « roz » (tertre) et « draenen » (ronce).

Rostrenen est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouguernével. Le site aurait été occupé à l'époque romaine. 

La ville de Rostrenen a pris naissance autour du château de ce nom, sur la paroisse de Moëlou. Ce château devient le siège d'une puissante baronnie (Riwalon, Sénéchal de Bretagne en 1068) relevant de la vicomté de Poher et de la sénéchaussée de Carhaix. Certains de ces barons s'illustrent : Geoffroy de Rostrenen (durant la dernière croisade de Saint-Louis au XIIIème siècle), le baron Pierre VI (aux côtés de Duguesclin, en 1370), le baron Pierre VIII (aux côtés de Jeanne d'Arc). Le château est pris par les Royaux en 1592, puis repris le 29 mai 1593 par don Juan d'Aguila pour le duc de Mercoeur (il soutient 4 sièges dirigés par le duc de Mercoeur) et incendié avant d'être rasé en 1601 par ordre de Henri IV

La chapelle Notre-Dame de Rostrenen est érigée en église paroissiale en 1483 (par une bulle du pape Sixte IV, datée du 27 août 1483) et lui subordonne la chapelle Saint-Jacques et l'église de Kergrist. De 1671 à la fin de l'Ancien Régime, Kergrist-Moëlou est la paroisse-mère et Rostrenen en est une succursale. Rostrenen dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et ressortissait au siège royal de Carhaix.

La Maison de Rostrenen, que certains historiens font remonter au règne de Louis le Débonnaire, est connue du XIème au XVème siècle. Elle est considérée comme un ramage des anciens comtes de Poher. La baronnie de Rostrenen s'étendait jadis aux paroisses actuels de Glomel, Kergrist-Moëlou, Maël-Carhaix, Paulé, et en partie sur les paroisses de Plévin, de Plouguernével, de Plounévez-Quintin, de Rostrenen, et, semble-t-il, sur la paroisse de Maël-Pestivien. 

Rostrenen s'est accru deux fois : 1°- en 1823, aux dépens du territoire de Kergrist-Moëlou (l'enclave de Kerbescont et une partie de l'enclave de Campostal (arrêté du 12 septembre 1823)). 2°- le 4 mai 1970 au détriment de Bonen, y compris Locmaria-Gaudin (la totalité de la commune), de Glomel (12 villages : Roch-Quelvez, Goaquaich, Kerguillou, Kersaoulou, Keriou, le Magourou, Poulizac, Post-al-Lan, Porspin, Trohaor, Mezouët, Pont-Auffret et le bois de Kerbescond), de Kergrist-Moëlou (une vingtaine de villages : Lanvern, Coatrinque, Quenropers, Ker-François, Goarem-Rous, Ty-Jouan, Toul-Huit, la rue Marcel-Tanguy, la route de Plounévez-Quintin, la Barrière du Couar, Pempoul-Even, le Couar, le pont de Kerviguen, le Faouédic, la Croix-Haute, Croix-Julou, Bonne-Nouvelle, le Bois-Pin ou Coat-Pin, Taberne, Lanhellen et Lan-Vian) et de Plouguernével (les quartiers de Croix-Julou et Bellevue et les villages de Coadernault et du Faouédic).

Bonen et Locmaria-Gaudin, aujourd'hui en Rostrenen, étaient d'anciennes trèves de la paroisse de Plouguernével. Certains lieux-dits tels que La Corderie rappelle une ancienne léproserie et Campostal (noté Compostal en 1545) rappelle un relais pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle.

On rencontre les appellations suivantes : Rostrenen (en 1248), Rostraenen (en 1254), Rostrenen (en 1262, en 1267, en 1269), Rostraenen (en 1270, en 1285), Rostrenain (en 1294), Rostrenen (1296), Rostrainen (en 1317), Rostraenein (vers 1330), Rosdrenen (en 1368), Rostrenen (1535-1536). 

Note 1 : Bonen et Locmaria-Gaudin étaient jadis deux anciennes paroisses succursales de Plouguernével. Bonen est érigé en succursale par ordonnance du 23 juin 1842. Ces deux paroisses forment en 1892 la commune de Bonen. M. Jean Le Gloannec, né en 1739 à Plouguernével, prêtre en 1764 ; à Plouguernével de 1764 à 1771, puis curé de Bonen de 1771 à 1786, nommé curé de Mur. Il est remplacé à Bonen par M. Jean Prigent en 1786, et par M. Poezvara en 1787. En 1789, Bonen comportait 700 âmes dont 400 communiants. Son patron était saint Claude.

Note 2 : la commune de Rostrenen est formée des villages : Kerbescont, Campostal, la Corderie, Sainte-Barbe, Saint-Jacques, le Hambout ou Bonne-Nouvelle. Par décret du 24 février 1901 est fondé l'hospice de Rostrenen (hospice Bouché). En janvier 1910 est fondée l'institution Notre-Dame de Rostrenen à Campostal.

Note 3 : la maison de Rostrenen est connue dès 683, date à laquelle Rivallon de Rostrenen était chambellan de Alain II (11ème roi de Bretagne). En 834, Guillaume de Rostrenen est tué au service de Louis le Débonnaire. En 1237, Pierre de Rostrenen se prononce en faveur d'Ollivier, baron de Lanvaux, dans le différent qui s'élève à cette époque entre le duc et lui. En 1270, Geoffroi de Rostrenen se croise avec Jean Ier. En 1294, les seigneurs de Rostrenen prennent l'engagement de suivre l'Ost du duc en Gascogne. En 1346, le sire de Rostrenen, commandant l'un des corps d'armée de Charles de Blois, est tué à la bataille de la Roche-Derrien. En 1354, Jeanne de Rostrenen, veuve d'Alain, vicomte de Rohan, épouse Roger David, officier anglais. En 1373, Guillaume de Rostrenen assiége Dorval, qui appartenait alors à l'Anglais Robert Knolles.

Voir   Rostrenen " Le doyenné de Rostrenen durant la période révolutionnaire ". 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de ROSTRENEN

l'église Saint-Claude de Bonen (XVIème siècle). Bonen était jadis une trève de Plouguernével. L'aile Sud date du XVIème siècle, le reste de l'édifice date de 1671. En 1736 est édifié un ossuaire. Le bénitier date du milieu du XVIème siècle. Les barons de Rostrenen et les seigneurs de Kerjégu et de Kerdeven y possédaient des prééminences. L'église porte sur son clocher les armes de la famille de Bouteville, propriétaire du château de Coatgouraval en Glomel. L'église abrite une statue de "Dieu le Père" ;

l'église Notre-Dame du Roncier (XIII-XIV-XVI-XVIIème siècle), restaurée de 1886 à 1888. La construction de ce sanctuaire vers 1295, à l'emplacement de la chapelle seigneuriale du château des Barons de Rostrenen, fait suite à la découverte à quelques pas des douves du château d'une statue en buste de la Vierge (datée du XIIIème siècle). On y trouve les armes de Jeanne de Rostrenen et d'Alain VII, vicomte de Rohan. Cette chapelle aurait été construite au XIVème siècle, par Alain de Rohan, décédé en 1352, époux, dès 1320, de Jeanne de Rostrenen. En 1483, à la demande de Pierre IX, baron de Rostrenen, le pape Sixte IV accorde l'érection de l'église seigneuriale en collégiale (par bulle du 27 août 1483). L'église est remaniée au XVIème siècle (porche Sud), au XVIIème siècle (tour et flèche), et restaurée au XVIIIème siècle, puis partiellement rebâtie en 1888. Le transept et la partie basse du porche sud datent du XIVème siècle. La partie haute du porche sud, restaurée en 1749, date du XVIème siècle. Les douze statues des apôtres en bois polychrome ont été sculptées en 1880 par Paul Chamaillard. La partie basse de la tour date de 1604. La tour occidentale aurait été construite en 1677-1678 (date de 1677 inscrite sur une pierre) avec les matériaux du château de Rostrenen démantelé (Procès verbal dressé le 10 juin 1678 "contre les ouvriers qui pour bâtir la tour enlevaient les pierres du château et le dégradaient"). Une des cloches date de 1604 (3 autres ont été fondues sous la Révolution). Le haut de la tour date du XVIIème siècle. Les pignons du transept datent de 1677-1678. La tour carrée de 1677-1678 (reprise en 1778) domine une fontaine sacrée du XVIème siècle. La façade Ouest de la tour date de 1776 (date inscrite au-dessus du portail de la tour occidentale). La corniche monumentale, datée du XVIème siècle, est remaniée au XVIIème siècle, puis en 1749. Le choeur, avec son chevet arrondi, date de 1700 (reconstruction en 1716). A noter que dès le 16 mars 1699, des Bannies (annonces publiques) avaient été faites à Rostrenen, à Glomel, à Plouguernével, à Kergrist-Moëlou et à Paoul (Paule) pour l'entreprise de rééedification du choeur de l'église. La date de 1741 est inscrite sur le mur Est du bras Sud (réfection des parements extérieurs des murs du transept). Les vitraux du choeur et du transept, dessinés par Gilbert, datent de 1867. La nef (reconstruite par Henri Guérin) et la chapelle nord datent de 1888 (la nef primitive daterait de 1342, car, en la démolissant, on y a trouvé des pièces d'or de la fin du XIIIème siècle). Le maître-autel et les deux autels latéraux datent de 1741 (les deux retables latéraux sont offerts par Florimonde de Lantivy, baronne de Rostrenen, et son l'oeuvre des sculpteurs de l'Arsenal de Brest). Au niveau du porche Sud, un remaniement des parties hautes, avec percement de la baie et restauration de l'intérieur du porche, ont lieu en 1749. Au nord, se trouve une peinture intitulée "Assomption de la Vierge", oeuvre d'Olivier Perrin, qui date du XIXème siècle (vers 1820). Les statues de Saint-Louis et de sainte Catherine passent pour être les portraits de Louis et de Catherine de Rougé, enfants de Guy de Rougé et de Florimonde de Lantivy, baronne de Rostrenen au XVIIIème siècle. Un inventaire général est fait durant la Révolution, et un atelier de salpêtre est ouvert dans la Collégiale en 1794. En 1826, une plate-forme destinée à recevoir l'horloge, est édifiée dans la tour occidentale. En 1833, le pignon Sud du bras Sud du transept écroulé est reconstruit. En 1850, construction des remplages des fenêtres du choeur et du transept. En 1880, les 12 apôtres sont remplacés dans les niches du porche Sud. Des voûtes s'effondrent en 1885. En 1886, reconstruction des voûtes de la nef, des bas-côtés et du transept. En 1888, reconstruction de la nef sur les plans de Guérin. En 1887, réfection du pavage. Le porche Sud est classé "Monument Historique" en 1913. En 1950, restauration du mobilier du choeur ;

Nota : liste chronologique des curés de la collégiale depuis la Révolution : Jean Le Rigoleur (1803-1810), Jean Collet (1810-1816), Louis Le Bonhomme (1817-1827), François Le Garrec (1827-1836), François Rot (1837-1854), Baldini (1854-1875), Piriou (1875-1876), Couffon (1876-1886), Pasco (1886-1897), Le Pechoux (1897-1938), Auger (1938-1962), Larvor (1962-1972), Le Breton (1972-1977), ... Lors de la réfection du choeur, le 3 février 1716, les ouvriers découvrirent dans un enfeu de la Seigneurie, une bière en plomb et, un corps tout entier ayant ses cheveux, sa barbe et même ses ongles, enterré depuis 1488. Il s'agissait du corps de Pierre IX, baron de Rostrenen, fondateur de la collégiale, mort à la bataille de Saint Aubin du Cormier, livrée le 18 juillet 1488.

la chapelle Saint-Jacques (XVème siècle), située rue Saint-Jacques. Une frise, représentant le Christ portant la croix, date du XV-XVIème siècle. Son cimetière était connue dès 1483 et restaurée au XVIème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de Locmaria-Gaudin (XVème siècle), ancienne église paroissiale comportant des fenestrages réemployés du XIVème siècle. Surnommée, à l'origine, Notre-Dame de la Joie, modifiée à différentes époques, elle daterait du Xème siècle. D'abords ancienne trève de Plouguernével, elle devient trève de Bonen en 1842 et depuis 1962, elle est rattachée à la paroisse de Rostrenen. La nef et le choeur de la chapelle datent du début du XVème siècle. La chapelle Sud date du XVIème siècle. La flèche datant de 1720 s'est écroulée en 1877. Le clocher, aujourd'hui disparu, provenait semble-t-il de l'église de Rostrenen (descendu en 1649 et remonté sur l'église de Locmaria). La sacristie date de 1861. Les seigneurs de Quenec'h Quivily (en Keringant ou Keringamp) semblent en être les fondateurs, puisque on y trouve leur enfeu avec leurs armes ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle du Hambout, ruinée dès 1806 ;

les anciennes chapelles de Saint-Antoine du Belvédère, de Sainte-Anne, de Sainte-Barbe du Bourg-Coz et de Sainte-Catherine de Porz-Moëlou, toutes disparues aux XVIIIème et XIXème siècles ;

la croix de Mézouët (XVIIème siècle) ;

la fontaine Notre-Dame du Roncier (XVIème siècle et 1695-1696), voisine de la collégiale. Elle est reconstruite en 1695-1696 par Loyer, doyen de la collégiale ;

le presbytère de Bonne-Nouvelle (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Campostal (XVIème siècle - 1624), agrandi par James Bouillé en 1939. Il est au XVIIIème siècle, la propriété de la famille du Quellenec. A la Révolution, l'édifice sert de prison pour les prêtres constitutionnels. Il est habité par les frères de Ploërmel de 1855 à 1885, par les religieuses de Lannion jusqu'en 1909, puis devient séminaire à partir de 1910. Une chapelle y est construite en 1911. Il est transformé ensuite en collège. On trouve un arbre de Jessé (XVème siècle) dans l'ancienne chapelle privée de Campostal ;

le manoir de Kerbescond (XV-XVIème siècle), ancienne propriété de la famille Le Gallic (ou Galic) de Kerizouet. Ce manoir relevait jadis de Rostrenen ;

le manoir de Keringant ou Keringamp (1505-XVIIème siècle). Il possédait jadis une chapelle privée et appartenait au XVIIIème siècle à la famille de Quenec'h Quivilly (ou Quenec'h Quevilly), fondateurs de la chapelle Notre-Dame de Locmaria-Gaudin. On trouve ensuite la famille de Perrin (ou Perrien). Ses seigneurs avaient des prééminences dans la chapelle de Locmaria-Gaudin. A signaler la naissance du peintre Olivier Perrin, le 2 septembre 1761 : il était le fils d'un ancien procureur fiscal de la seigneurie de Rostrenen ;

les manoirs de Couar (1598-1610, édifié par Etienne Bobis), de Coadernault (XVIème siècle), de Kerjegu (1654), de Botcoat (XVI-XVIIème siècle) ;

les maisons de Locmaria (1663), de Menguen (1665), du bourg (1680, édifiée par Louis Fraval), de Restouach (XVIIème siècle) ;

le moulin de Kerjégu ;

A signaler aussi :

la motte et le camp de Kerbescond. Au XVIIIème siècle, la grotte sert de repaire au frère de Marion du Faouët, la femme-bandit. Elle est habitée au début du XXème siècle par Jacques Caillebot, décédé en 1913 ;

les vestiges de fortifications de Faouédic ;

un lavoir (XIXème siècle) de Saint-Jacques ;

l'existence avant le milieu du XVème siècle d'une chapelle et d'un prieuré de Saint-Jacques (situés à l'ouest de la ville) ;

le four du Cosquer (XIXème siècle), situé à Bonen ;

l'ancien château (XVIIIème siècle), édifié à la demande de la duchesse d'Elbeuf, baronne de Rostrenen au XVIIIème siècle pour remplacer celui détruit en 1601 et mentionné, dans un aveu de 1546, avec donjon. Il est habité jusqu'à la Révolution par les derniers barons de Rostrenen. Il sert ensuite de prison, de gendarmerie, d'hôpital pour les forçats (prisonniers politiques) qui creusent le Canal de Nantes à Brest, d'école de filles, de Kommandatur, avant d'être démoli en 1951 et remplacé par la poste actuelle ; 

Note : Le 12 août 1440, Pierre VII, baron de Rostrenen, meurt à Paris. Sa fille, Marguerite de Rostrenen, épouse Jean du Pont, baron de Pont-l'abbé. Par lettres patentes données à Amboise en décembre 1493, le sire du Pont et de Rostrenen est nommé baron par le Roi. D'où le titre de baronnie pour la terre de Rostrenen. Jean III du Pont et de Rostrenen meurt en mai 1508. Sa fille Louise du Pont épouse le 7 février 1517 Pierre de Foix, baron de Langon, et meurt sans enfant en décembre 1526. Elle a pour héritier son neveu, Jean du Quellenec. Charles du Quellenec, fils de Jean, meurt à Paris en 1572, laissant pour héritier son neveu Toussaint de Beaumanoir, vicomte du Besso. Toussaint de Beaumanoir meurt le 17 mars 1590. Le 16 janvier 1599, Hélène de Beaumanoir, fille de Toussaint, épouse René de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye. Celui-ci meurt le 20 février 1608. Hélène se remarie avec Charles de Cossé, marquis d'Acigné, qui est banni du royaume par arrêt du parlement de Paris le 22 janvier 1628. La terre de Rostrenen est donnée le 16 janvier 1629 par Hélène de Beaumanoir à sa nièce, Mme de Vignerot du Plessix de Pontcourlay. Cette terre devient ensuite propriété des familles Grivel d'Aurouer, de Keradreulx, de Lantivy du Coscro (en 1636), de la famille de Rougé du Plessis-Bellière (en 1670), de la famille de Kerhoënt de Coëtanfao (en 1705), de la famille de Lorraine-Elbeuf (en 1729), de la famille Rohan-Guémené (en 1747), de la famille de Lorraine-Elbeuf (retrait lignager de 1785), de la famille Gicquel du Nédo (en 1785), de la famille du Bouëxic de Guichen, de la famille de Saisy de Kerampuil (en 1836). 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de ROSTRENEN

ROSTRENEN. La baronnie de Rostrenen, une des plus anciennes de la Bretagne, comprenait une douzaine de paroisses, et des fiefs importants en relevaient. Elle était bornée, au nord, par le comté de Guingamp ; au nord-ouest, par la châtellenie de Callac ; au nord-est, par celle de Minibriac ; à l'ouest, par celle de Carhaix (depuis cour et juridiction ducale) ; à l'est, par le comté de Quintin et la vicomté de Rohan ; enfin, au sud, par la vicomté de Gourin, dans sa partie appelée châtellenie du Faouët. Les sires de Rostrenen, premiers propriétaires de la baronnie et issus, pense-t-on, des anciens comtes de Vannes, remontaient à la plus haute antiquité. Il est toutefois impossible de les rattacher au prétendu Guillaume de Rostrenen, connétable de Louis-le-Débonnaire en 834, et la série certaine des barons de Rostrenen commence à : Rivallon de Rostrenen, sénéchal de Bretagne, 1068 ; Derrien de Rostrenen, 1100 ; Pierre de Rostrenen, 1135 ; N. de Rostrenen, 1170 ; Pierre II de Rostrenen, dont les sœurs épousèrent les seigneurs de Rochefort, de Montfort, de Rieux et de Coëtquen, 1200 ; Pierre III de Rostrenen épousa Jeanne de Parthenay (1237-1252) ; Pierre IV de Rostrenen, décédé en 1307, épousa Nicole de Vitré ; Pierre V de Rostrenen, décédé à la bataille de la Roche-Derrien, 18 juin 1347 ; Pierre VI de Rostrenen, capitaine de du Guesclin, épousa Marie de la Jaille. Sa soeur, Jeanne de Rostrenen, fut unie en 1320 avec Alain VII, vicomte de Rohan ; Pierre VII de Rostrenen, décédé en 1419, allié du connétable de Clisson contre le duc, épousa Marguerite de Mauny ; Pierre VIII de Rostrenen, décédé en 1440, compagnon de Jeanne d'Arc et du connétable de Richemont, épousa Jeanne du Guermeur ; il ne laissa que des filles. L'aînée, Marguerite de Rostrenen, porta la baronnie à son époux, Jean, baron du Pont-l'Abbé. Les seigneurs de Rostrenen de cette maison furent : Pierre du Pont-l'Abbé épousa en 1454 Hélène de Rohan-Guémené ; Jean III du Pont-l'Abbé épousa Catherine de Brosse ; Louise du Pont-l'Abbé, leur fille unique, mariée en 1517 avec le prince Pierre de Foix, baron de Langon. La baronnie de Rostrenen passa ensuite à la maison du Quellenec, par suite du mariage de Louise du Pont-l'Abbé avec Tanneguy du Chastel, dont la fille Gillette épousa en 1517 Charles du Quellenec. La série des barons de Rostrenen se continua par leur fils : Jean du Quellenec, vicomte du Faou et qui épousa Jeanne de Maure ; Charles du Quellenec, vicomte du Faou, épousa Catherine L'Archevêque de Parthenay. Il embrassa le protestantisme, joua un rôle important sous le nom de Soubise dans les guerres de religion et fut massacré à la Saint-Barthélemy, à l'âge de 25 ans ; sans postérité. Toussaint de Beaumanoir, vicomte du Besso, maréchal de camp, fils de Jacques de Besso et de Jeanne du Quellennec, soeur du précédent, hérita de la baronnie de Rostrenen et épousa Anne de Guémadeuc. Il ne laissa qu'une fille, Hélène de Besso, mariée : 1° à treize ans, en 1599, avec René de Tournemine, baron de la Hunaudaye ; 2° en 1609, avec Charles dé Cossé-Brissac, marquis d'Acigné. Elle mourut sans enfants en 1636 et sa succession échut à quatre collatéraux : 1° Sébastien de Rosmadec, marquis de Molac, dans l'estoc de Beaumanoir ; 2° Marie-Françoise de Guémadeuc, qui suit, dans l'estoc du Quellenec ; 3° Philippe d'Espinay, marquis de Broons, dans l'estoc de Kersaliou ; 4° François de Keradeux, seigneur des Aulnais, dans l'estoc de la Chapelle [Note : François de la Chapelle, époux de Jacquette de Proisy, fut père de : 1° Jean de la Chapelle, époux de Marguerite de Kersaliou, dont Hélène de la Chapelle, femme de François de Guémadeuc et mère d'Anne de Guémadeuc, femme de Toussaint de Beaumanoir ; 2° Jeanne de la Chapelle, qui, veuve de Pierre de Rohan, baron de Pont-Château, épousa Bertrand de Keradreux, baron de Neuvillette et seigneur des Aulnais]. Il faut continuer ainsi la série des barons de Rostrenen : Marie-Françoise de Guémadeuc, épouse de François de Vignerot, marquis de Pontcourlay, général des galères de France, neveu du cardinal de Richelieu, et dont le fils devint duc de Richelieu. Celui-ci, à la suite d'un long procès, céda la baronnie de Rostrenen à Florimonde de Keradreux, épouse de Louis-François de Lantivy, seigneur du Coscro, laquelle y fit son entrée et en prit possession les derniers jours de novembre 1670. Furent ensuite seigneurs et dames de Rostrenen : Jean de Lantivy, seigneur du Coscro, mort sans alliance ; Florimonde-Renée de Lantivy, dame du Coscro, mariée en 1705 avec Jean-Gilles de Rougé, marquis du Plessis-Bellière ; Innocente-Catherine de Rougé épousa : 1° Jean-Sébastien de Kerohent, marquis de Coëtanfao ; 2. S. A. le prince Emmanuel-Maurice de Lorraine, duc d'Elbeuf. N'ayant pas d'enfants, elle vendit la baronnie de Rostrenen à Jules-Hercule de Rohan, prince de Guémené et duc de Montbazon, le 28 août 1777. La célèbre catastrophe financière de son fils lui fit, en 1785, accepter le retrait féodal de la duchesse d'Elbeuf, laquelle, le 28 avril de lad. année, vendit de nouveau Rostrenen à Claude-François Gicquel, comte du Nédo. Il disparut pendant la Révolution et Messieurs de Guichen, ses héritiers, vendirent en 1836 ce qui leur restait de droits sur la baronnie à Emmanuel-Joseph-Marie de Saisy de Kerampuil, époux d'Agathe-Louise-Rosalie d'Andigné de Mayneuf (Extrait de La Baronnie de Rostrenen par la comtesse du Laz).

Nota : les barons de Rostrenen avaient leurs armes dans les églises et chapelles de Carnoët, Coz-Illis-Moëlou (en Kergrist-Moëlou), Glomel, Kergrist-Moëlou, Locmaria-Gaudin (trève de Plouguernével), la Magdeleine (en Kergrist-Moëlou), Notre-Dame de Bonne-Nouvelle de Hambout (à Rostrenen), Notre-Dame de l'Isle (en Kergrist-Moëlou), Paule, Plouguernével, Plounévez-Quintin, Saint-Antoine, Sainte-Barbe du Bourg-Coz et Sainte-Catherine (de Porz-Moëlou, près de Rostrenen), Saint-Eloi (en Paulé) et Saint-Michel (en Glomel). On les voit encore dans la chapelle Saint-Abibon (en Plévin) et dans les verrières de l'église Notre-Dame de Kergrist-Moëlou. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Rostrenen. Rostrenen dépendait autrefois de la paroisse de Moëlou. 

(à compléter)

© Copyright - Tous droits réservés.