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ROSPORDEN |
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La commune de Rosporden ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ROSPORDEN
Rosporden vient du breton « ros » (colline) et de Preden, un saint breton.
Rosporden est un démembrement de la paroisse d'Elliant. Vers le Xème siècle, la colline sert de forteresse aux ducs de Bretagne. Une partie du territoire est aussi occupé par des moines qui y fondent un minihi, devenu plus tard le siège de la seigneurie de Kerminy (ou Kerminihy).
En 1334, le duc Jean III donne à Jean de Bretagne, comte de Montfort-l'Amaury, son frère puîné, la châtellenie de Rosporden, avec toutes les seigneuries et juridictions qui en dépendent. Cette châtellenie est transmise, en 1382, à Jeanne de Retz. La juridiction royale de Rosporden est unie et incorporée au siège présidial de Quimper, par édit du roi Charles IX, donné à Troyes en Champagne, le 29 mars 1564.
Au commencement du mois d'août 1594, les Espagnols, auxiliaires de la Ligue, sous la conduite de don Juan d'Aquilla, s'établissent à Rosporden, dans l'espoir de s'emparer de Concarneau. Ils se replient sur Quimperlé après dix ou douze jours d'attente, après avoir incendié la plus grande partie de Rosporden. Rosporden dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
Châtellenie ducale et communauté de ville au Moyen Age, Rosporden demeure trève dElliant jusquen 1801, date à laquelle elle devient une paroisse indépendante. Rosporden devient commune en 1790.
Rosporden annexe en 1974, la commune de Kernével (Kernevel, en breton). Kernével est un démembrement de la paroisse primitive de Scaër ou de celle de Bannalec.
voir
"L'ancienne
paroisse et commune de Kernével"
On
rencontre les appellations suivantes :
-
pour Rosporden
: Rosperden (en 1262), Rosprenden (en
1334 et 1407), Rospreden (en 1300, 1462
et 1536).
-
pour Kernével
: Kernevell (en 1278), Kernevel (vers 1330), Kerneguel (en 1405), Kernevel (en
1535).
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PATRIMOINE de ROSPORDEN
l'église Notre-Dame (XIII-XIVème siècle), remaniée aux XVIème et XIXème siècles. Cette église est édifiée à lemplacement dun ancien sanctuaire dédié à saint Alar (devenu par la suite saint Eloi). La construction de l'église est commencée à la fin du XIIIème siècle, sous l'épiscopat d'Even de La Forest (1283-1290). Interrompue par la guerre de Succession, la construction n'est achevée que vers 1380. Il s'agit d'un édifice de plan irrégulier, comprenant une nef de quatre travées avec bas-côtés, avec, au droit de la quatrième, une chapelle en aile au sud, puis une tour central flanquée, au nord, d'une grande chapelle en aile plus débordante que la précédente, et, au sud, par le porche. L'édifice possède un choeur profond avec bas-côté nord et chevet droit. Une partie de lédifice a été construite au XIXème siècle. Le porche sud, le clocher et la nef datent du XIVème siècle (avec remaniement à la fin du XVème siècle et au début du XVIème siècle). Au XVème siècle, les seigneurs de Kerminihy ajoutent au nord de la nef une chapelle privée consacrée à saint Jean Baptiste. Les fenêtres du choeur, les lucarnes flamboyantes du clocher dont l'une porte les armes de la famille Tréanna, et la flèche elle-même datent de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. Le bas-côté sud est refait en 1661 pour le recteur Henri Guillaume. En octobre 1897, la fabrique décide de reconstruire le mur nord qui menaçait ruine, d'y adjoindre une chapelle formant transept, d'allonger la nef vers l'ouest et d'en refaire le lambris et le toit. Une cloche en bronze date de 1765. Le retable du maître-autel, qui est divisé en deux hauteurs par une frise richement sculptée, date du XVIIème siècle : au-dessus de ce retable est une grande peinture de l'Assomption de la sainte Vierge portée au Ciel par les Anges ; ce tableau, oeuvre de Nicolas Loir, semble daté du XVIIème siècle (1624-1679). Dans le coffre de l'autel, la "Mise en tombeau", en bois polychrome et doré, date du XVIème siècle. L'église abrite de nombreuses statues : la statue en pierre polychrome de Notre-Dame (XVème siècle), celle de sainte Madeleine (XVIème siècle), saint Jean-Baptiste, sainte Barbe, saint Jérôme, saint Cornely, saint Gilles, saint Diboan ; | |
l'église Saint-Colomban (XVIIème siècle), située à Kernével et édifiée semble-t-il dès 1488 (pierre de fondation située dans le pignon ouest). Saint Colomban est un abbé né en Irlande au VIème siècle et fondateur du monastère d'Iona (au sud-ouest de l'Ecosse). L'édifice comprend, précédée d'une tour, une nef avec bas-côtés de trois travées, un transept et un choeur à chevet arrondi avec deux chapelles donnant sur le transept. Le chur date de 1765. Le clocher date de 1955 et la base de l'ancienne tour qui a été conservée date de 1641 : le clocher avait été endommagé en mars 1933 par la foudre. La bénédiction du nouveau clocher a eu lieu le 25 septembre 1955. Le retable date du XVIIème siècle. Le maître-autel avec baldaquin date du XVIIIème siècle. L'église abrite les statues de la Vierge-Mère, saint Columban, saint Benoit, sainte Anne, saint Gilles, saint Roch, saint Sébastien, saint Jacques, saint Cornély, sainte Catherine, saint Mathurin, saint Maure et saint Languis en évêque. En 1958, on a placé sous le porche une Pietà venant de Locjean et trois statues provenant du calvaire détruit de l'ancien cimetière ; | |
la chapelle Sainte-Yvonne (1706), située à Kernével et édifiée par la famille Kermeno. L'édifice, en forme de croix avec chevet polygonal et clocher à dôme, porte la date de 1706. La chapelle abrite les statues de sainte Yvonne, sainte Appoline et saint Corentin ; | |
la chapelle Saint-Maurice du Moustoir (XVIème siècle), située en Kernével et dédiée à saint Maurice de Langonnet. La chapelle du Moustoir qui date de 1530 ou 1538, semble avoir été construite par l'atelier de Saint-Herbot sur les ruines d'une ancienne chapelle qui aurait appartenu aux Templiers. De plan rectangulaire, l'édifice comprend une nef avec bas-côtés asymétriques. A l'intérieur sont conservées un certain nombre de statues anciennes : Notre-Dame du Moustoir, saint Maurice, saint Théleau, saint Michel, saint Fiacre, saint Elme, saint Cosme et saint Damien, saint Eloi et sainte Guen Trimammis ; | |
la chapelle Saint-Eloi (XVI-XVIIème siècle) de la paroisse de Rosporden, restaurée au XIXème siècle. Il s'agit d'un édifice en forme de croix avec chevet à pans coupés. Le clocheton est amorti par une flèche. Elle remonte au XVIème siècle dans ses parties les plus anciennes et a été modifiée au XVIIème siècle puis reconstruite en partie au XIXème siècle. La chapelle abrite les statues anciennes de la Vierge-Mère, saint Eloi, saint Antoine et trois saintes ; | |
la chapelle Saint-Jean-Baptiste ou de Locjean (XVIème siècle), située à Kernével. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. Le clocher-mur a une tourelle accolée. La chapelle abrite les statues de saint Jean Baptiste, la sainte Vierge, sainte Marguerite, saint Maurice abbé, saint Antoine ermite, saint Jérôme, saint André, saint Luc et le chef de saint Jean-Baptiste ; | |
le calvaire de Le Moustoir (XVème siècle) ; | |
le calvaire de l'église de Rosporden (1905) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Coat-Aven (1582), Croas-Pont-Born (XVIème, XIXème siècle), la Croix-des-Fleurs (Moyen Age), La Croix-Lanveur (1885), la croix de Kerancornec (XVIème, XIXème siècle), la petite croix de Kerancornec située sur un talus (XVIème siècle), la croix de mission de Kernével (1877), la croix de Locjean (XVIème, XIXème siècle), la croix de Toullouarnec (XVIème siècle) ; | |
le manoir de Coatcanton (XIV-XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Kermadéoua (XV-XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Kerminy ou Kerminihy (XVIIème siècle), édifié par Antoine René Le Pappe et restauré au XIXème siècle par Emile Avril. Il possédait jadis une chapelle de Kerminihy, aujourd'hui en Rosporden, mais autrefois en Elliant. En 1782, cette chapelle était dédiée à la Sainte-Famille ; | |
la maison de Pierre Loti (XXème siècle) ; | |
le moulin à eau de Rosporden ; |
A signaler aussi :
des tumuli (âge du bronze) ; | |
la stèle de Le Moustoir (âge du fer) ; | |
la digue de létang (XIVème siècle), modifiée au XIXème siècle ; | |
l'ancien château de Rosporden (XVIème siècle), baigné par les eaux de l'étang ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de ROSPORDEN
Domaine de Conq, Fouesnant et Rosporden : La contenance de ces trois petits domaines comprenant ensemble 17 paroisses a été taillée encore dans les limites de la Cornouaille. Conq, en raison de son port de Concarneau, rapportait, au XVème siècle, 460 livres, Fouesnant et Rosporden réunis, seulement 460 livres. En 1572, la valeur est tombée à 610 livres et, au XVIIème siècle, la recette nette ne donnait que 331 livres, en raison des charges évaluées à 480 livres. D'autres évaluations portent les moulins de Rosporden à 1.360 livres, le four banal à 500 livres, vers 1700.
La seigneurie de Kerminihy, qui possédait toutes les terres situées au nord de l'ancienne trève de Rosporden (paroisse d'Elliant) jusqu’à la paroisse de Tourc'h, était la seule dont le manoir fût situé dans le territoire de Rosporden. Ses propriétaires l’habitèrent presque toujours.
A
la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue
à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles
devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les
nobles suivants des châtellenies
de Concq-Fouesnant et de Rosporden
étaient présents :
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Alain
Morvan, pour le mineur de Rospiec, en brigandine et vouge ; | |
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Guillaume
le Stanguer, en brigandine et vouge ; | |
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Priou
le Goff, en brigandine et javeline ; | |
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Roland
Lesandevez, représenté par Guillaume Lesandevez son fils, en brigandine et
javeline ; | |
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Guill.
Cariou, en brigandine et vouge ; | |
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Jehan
du Bot, archer en brigandine ; | |
|
Hervé
le Rousseau, en brigandine et vouge ; | |
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Laurent
le Rousseau, archer en brigandine ; | |
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Bertrand
Martret, représenté par Yvon Tanel, archer en brigandine ; | |
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Jehan
Guillou, représenté par Dom Jamet Provost, archer en brigandine ; | |
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Louis
le Diglorec, représenté par Jehan son fils, archer en brigandine ; | |
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Jehan
Conquer, pour lui et sa mère, archer en brigandine ; | |
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Jehan
de Kerouant, parce qu'il est vieil, il a faict comparoir Guillaume Le
Gall, archer en brigandine ; | |
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Jehan
Thebaut, archer en brigandine ; | |
|
Jacques
Lesmaës, archer en brigandine ; | |
|
Mahé
Soubis, archer en brigandine ; | |
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Jehan
Keranrais, représenté par Jehan la Combarde, archer en brigandine. |
A
la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue
à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants des jurisdictions
de Concq-Fouesnant et de Rosporden
(et premier, Melven ou Melguen) apparaissent :
|
le
sieur de Coat-Canton, capitaine de Brest, default. | |
|
Le
sieur du Fresne, présent, dict faire arquebusier à cheval. | |
|
M.
Jehan Gauvain, dict faire pique sèche. | |
|
Guillaume
Dronyou, sieur de Kergoat, auquel il est ordonné faire vingt
archers, ce qu'il a promis de faire. | |
|
Louis
Mahault, sieur de Menès-Rechellou, nouvellement décédé, et est
son bien en rachapt par attestation des officiers de Concq. | |
|
Jehan
Le Stanger, sieur du Cozquer, présent, dict estre sous l'esdict. | |
|
Charles
de Liscoët, default. | |
|
Yves
Kermesan, default. |
A
la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue
à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de la
juridiction de Rosporden
sont mentionnés :
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Le sieur de Tréanna, présent, dict faire homme d'armes ; | |
|
Jehan du Plessis, sieur de Kerminidy, présent, dict faire arquebusier à cheval ; | |
|
Louis Salaün, sr. de Toulgoet, présent, dict faire arquebusier à cheval ; | |
|
Jehan Kermadec, présent, dict faire corselet ; | |
|
Maître Michel de Lesmaès, présent, dict qu'il est sous l'esdict ; |
(à compléter)
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