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PORT-LOUIS |
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La commune de Port-Louis ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PORT-LOUIS
Port-Louis fait référence à Louis XIII.
D'abord nommée Loc-Pezran (Loc Péran ou Locperan), la place forte devient en 1618 une ville royale sous le nom de Port-Louis en l'honneur de Louis XIII. Locperan est certainement un démembrement de la paroisse primitive de Plouhinec. Port-Louis est rebaptisé "Port-Liberté" du 24 octobre 1792 à 1814.
La ville, qui était déjà occupée à l'époque gallo-romaine, s'est développée à partir de la citadelle appelée Blavet édifiée dès 1590 par Cristobal de Rojas et qui occupe l'extrémité de l'isthme. La construction de cette citadelle est poursuivie par le duc de Brissac de 1616 à 1637 : ses fortifications ont été construites de 1649 à 1653.
Au Moyen Age, il est fait mention de deux villages : Loc-Pezran et Locmalo. Loc-Pezran est ravagé à l'époque de la Ligue et livré en 1590 aux Espagnols de Don Juan del Aguila. C'est l'espagnol Don Juan del Aguila (allié du duc de Mercoeur), qui fait bâtir le fort de l'Aigle.
Ancienne trève de la paroisse de Riantec, Louis XIII décide d'en faire une ville royale le 17 juillet 1618 et lui donne le nom de Port-Louis. En 1637, le Maréchal de la Meilleraye, devient gouverneur de Port-Louis et commence, dès 1649, la construction des remparts qui sont achevés en 1653.
Nota : La Compagnie des Indes Orientales avait obtenu, en 1664, le Port-Louis pour siége de l'armement de ses flottes, et deux années après elle établissait ses magasins et ses chantiers de constructions navales à l'embouchure du Scorff, sur la lande du Faouëdic, en la paroisse de Ploemeur. Port-Louis a joué un rôle important dans le combat de Richelieu contre les protestants : le port abrita la flotte royale destinée à attaquer La Rochelle.
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PATRIMOINE de PORT-LOUIS
l'église Notre-Dame (1660-1670 et 1835), située Place Notre-Dame et réalisé par l'architecte et entrepreneur Le Hagre. L'église fut brûlée par la foudre en 1910 et reconstruite depuis. On a conservé de l'ancien édifice que la façade de style Renaissance pseudo-classique, d'un assez bel effet malgré la sobriété de ses pilastres et de son fronton, et le clocher carré percé de baies en plein cintre et décoré de pilastres. Le clocher date de 1853 et remplace un ancien clocher, situé sur le croisée du transept, datant de 1665 et qui était en charpente avec un dôme surmonté d'une pyramide. L'ancien clocher est détruit en 1820 et en 1851, la municipalité de Pont-Croix cède le terrain nécessaire à la construction du nouveau clocher devant la façade de l'église du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Pierre (1859-1861), située Place Saint-Pierre et construite par l'architecte Le Hagre en remplacement de l'ancienne église gothique du bourg de Loc-Péran (1553) qui est démolie en 1859. L'autel et le retable, en marbre et bois, datent de 1863 et semblent être l'oeuvre du sculpteur Le Brun. Dans la niche de gauche, se tient Jean et l'aigle qui est son emblème. Dans la niche de droite se tient Paul et l'épée qui évoque son martyre. On y trouve deux statues en bois du XVIème siècle. Le pavage, situé place Saint-Pierre et contigu à la nouvelle chapelle de 1859, comporte une pierre tombale (1578), seul vestige de l'église de 1553 ; | |
l'ancienne chapelle de l'Hôpital (XVIIIème siècle), édifiée en même temps que l'hôpital lui-même et mentionnée en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle de Locmalo (XIème siècle), aujourd'hui disparue et dédiée jadis à saint Malo, puis à sainte Marguerite. L'édifice est détruit durant la Révolution. A l'emplacement de cette chapelle, avait été mise à jour en 1851 une statuette en terre cuite de la Déesse-Mère. A côté de la statuette se trouvaient des vases en terre cuite et 300 pièces de monnaies allant de Septime Sévère à Constantin. A signaler qu'une statue polychrome de saint Raphaël (XVIIème siècle), provenant de l'ancienne chapelle de Locmalo, se trouve dans une niche d'une habitation située au n° 34, rue de Locmalo ; | |
le château de Kerzo (fin du XIXème siècle), édifié vers 1878 sur la pointe de Kerzo par Henri Guiheneuc, ancien maire de Port-Louis. Du château, en partie détruit durant la guerre de 1939, il ne subsiste que deux tourelles ; | |
le petit fort de Kerzo (1793). Le 31 décembre 1792, le directeur du Génie propose d'améliorer les fortifications extérieures du lieu, en édifiant un fort à la pointe de Kerzo. Les travaux, semble-t-il, n'ont été achevés qu'en 1802-1803 ; | |
l'ancienne citadelle de Port-Louis (XVI-XVIIème siècle). Il ne reste rien du fort de Blavet, resté fidèle au roi de France et pris en 1590 par le duc de Mercoeur, chef de la Ligue en Bretagne et donné par celui-ci à Philippe II d'Espagne, son allié. En 1590, sous la direction de l'ingénieur Cristobal de Rojas, les Espagnols entreprennent la construction du fuerte del Aquila (le fort de l'Aigle), du nom du gouverneur de la place don Juan d'Aquila (ou Aguila). Les Espagnols évacuent le fort en 1598. A l'initiative de François de Cossé-Brissac, gouverneur de la place depuis 1611, et sur les conseils de Richelieu, Louis XIII ordonne en 1618 que les défenses de Blavet soient renforcées. La citadelle est agrandie par Jacques Corbineau, architecte, de 1617 à 1623, et Nicolas Gilles, architecte et entrepreneur, en 1641 et 1642. Venant de la ville, on trouve d'abord le glacis, le chemin couvert et la demie-lune, qui assure la défense de l'entrée dans la citadelle. Le Petit Pont (1779) et le Grand Pont (1793) ont remplacé en pierre les ponts de bois primitifs. On aborde ensuite la partie espagnole avec les deux bastions à orillons et, au centre du fort, l'entrée fortifiée qualifiée de donjon. Une partie de l'enceinte fortifiée, avec les bastions de La Briche et des Chambres, le Grand Bastion, le bastion Le Camus et l'Irrégulier, est l'oeuvre de Corbineau. Une échauguette, qui datait de 1716 et détruite pendant l'occupation allemande de 1940-1945, est reconstituée en 1958 par René Lisch du service des Monuments historiques ; | |
la fontaine de Marolles (1740), située aux Pâtis. Ancienne fontaine réédifiée par Pierre de Quatresols de Marolles, ingénieur de la place de Port-Louis de 1733 à 1748. Il s'agit d'un petit édicule voûté avec un lavoir couvert au XIXème siècle (et aujourd'hui découvert). Elle est encore surnommée "Fontaine des Poullo" (en 1636), "Fontaine du Pasty" (en 1680) ou "Fontaine de l'Esplanade" ; | |
la fontaine et le lavoir (1878 ou 1880), situés à Locmalo, place du Lavoir. Le lavoir a été comblé en 1959 ou 1966, puis redécouvert et restauré en 1992 ; | |
la fontaine des Récollets (XVIIème siècle), située rue des Récollets, non loin de l'ancien couvent des Récollets, aujourd'hui détruit. Elle alimentait l'ancien abreuvoir du Poullo ; | |
la fontaine Notre Dame (1861), édifiée par l'architecte Emile Aimé et restaurée en 1995 ; | |
la maison (milieu du XVIIIème siècle), située au n° 6, rue de la Poste. Cette maison est édifiée sur l'emplacement de "la grande maison Adam" où se sont succédés au XVIIème siècle, les marchands François, Jacques et Laurent Adam ; | |
la maison (XVIIème siècle), située au n° 6, rue des Dames ; | |
la maison Louis XIII du XVIIème siècle, située au n° 18, Grand-Rue , propriété de Anne Baurain, dame du Cartier de Saint-Georges ; | |
la maison (1759), située aux n° 17 et 18, rue de la Poste ; | |
la maison de du Papegay ou Puysegay (XVIème siècle), située au n° 12, rue du Dirasker. La corniche sculptée date de 1552. En 1676, l'édifice est la propriété de de Jean Testot le Jeune, boulanger de son métier et qui fournit la Compagnie des Indes ; | |
la maison (XVIème siècle et 1616), située au n° 4, Petite Rue, propriété d'Yvon Le Lozrec (vers 1616) qui deviendra procureur-syndic de la ville de Port-Louis en 1628. L'édifice appartient ensuite à Marie Paistrault qui cède la maison à l'hôpital. Deux fenêtres à l'étage datent du XVIème siècle et une de 1616 ; | |
les maisons de négociant (XVIII-XIXème siècle), situées aux n° 33, 35 et 37 rue de la Citadelle. L'édifice situé au n° 37 date de 1703 et appartient sous Louis XIV à Guillaume Lehermitte, sieur de Kerrat. L'édifice, situé au n° 35 et construit par Gabriel Mauger, date de 1779. L'édifice, situé au n° 33 et construit par Dominique Marquet (maire de la commune de Port-Louis de 1878 à 1880), date de 1872 ; | |
la maison de négociant (début du XVIIIème siècle), située au n° 5, place du marché. Cette maison est édifiée au début du XVIIIème siècle pour Marie Ropert, épouse du sieur Durand de la Feuillade. Cette maison est acquise par Nicolas Lollier en 1792 ; | |
la maison (XVIIème siècle), située au n° 25, Grand-Rue. Cette maison est acquise en 1666 par Guillaume Eudo, sieur de Keroman ; | |
la maison (XVIIème siècle), située au n° 7, rue de la Ponte. L'édifice, daté de 1656, devient une hôtellerie en 1747 ; | |
la maison (XVIIème siècle), située au n° 41, Grand-Rue, et reconstruite au XIXème siècle. On y trouve l'inscription : "Ian Lesquelen de sa pai ne navigation a fait bâtir sa maison". Cette maison est acquise par Jean Lesquelen en 1645. L'édifice est reconstruit en 1881 ; | |
la maison (avant 1632), située au n° 2, Petite-Rue. La maison appartenait jadis à la famille Le Lozec qui possédait aussi les n° 4 et 6. La maison est habitée en 1679 par Louise Le Goff (petite fille de Guillemette Le Lozec) et son mari Gilles Raoul ; | |
la maison (XVIIIème siècle), située au n° 7, rue de la Brèche, Place aux Canons. Cette maison est la propriété, sous Louis Philippe, de Joachim Allanioux, maire de la commune de Port-Louis de 1832 à 1834 ; | |
le musée de la Marine (1973), situé à la Citadelle de Port-Louis ; | |
le grand logis de l'Hôpital maritime (vers 1800), situé au n° 8, rue de la Citadelle. Il s'agit d'un édifice de l'ancien enclos du couvent des récollets construit en 1678, incendié en 1945 et rasé en 1953 ; | |
la mairie (milieu du XVIIIème siècle), située au n° 32, rue des Dames. L'édifice est construit par la famille Ollivier. Un des derniers propriétaires de ce lieu est le docteur Henri Guiheneuc (ancien maire de Port-Louis). Le linteau de la porte d'entrée porte l'inscription "Ty Huella" qui date de la fin du XIXème siècle. On y trouve une peinture, oeuvre du peintre A. Morlon et datée du milieu du XIXème siècle ; | |
l'école (1883), située au n° 2, rue de la Citadelle et oeuvre de l'entrepreneur François Lechène de Lorient ; | |
on signale un moulin à eau et deux moulins à vent ; |
A signaler aussi :
un menhir christianisé (Xème siècle), situé à la Pointe de Kerzo. L'édifice, qui provient de Kervily en Languidic, comporte une inscription et une croix pattée ; | |
les remparts du front de mer (1649-1654). Ces murs comportaient à l'origine des maisons incorporées dans les remparts. En 1841, les militaires détruisent 36 maisons pour les remplacer par un mur crénelé. Sous l'impulsion du maire de Pont-Croix, Louis Paubert, les remparts sont acquis en 1885 par la commune de Pont-Croix et transformés en promenade publique par l'architecte René Vannier ; | |
la cale (quai de Pen-Run), située au Port de Locmalo, date de 1883. La cale, située au Lohic et oeuvre des frères Marquet et de l'entrepreneur René Vannier, date de 1882 ; | |
la grande poudrière (1750-1752), située Promenade Henri François Buffet. L'édifice est construit par l'ingénieur du roi, Le Royer de la Sauvagère (1707-1782), et par l'entrepreneur Jacques Robinet ; | |
l'ancienne place aux canons (XVIIIème siècle), aujourd'hui "square Courbet" (en 1886) ; | |
la petite poudrière (1817) ; | |
le portail (1800-1806), situé au n° 8, rue de la Citadelle. Il s'agit de l'ancien portail de l'hôpital de la Marine ; | |
les anciennes halles (1848), situées jadis Place du Marché et oeuvre de l'architecte Michel Pierre Le Hagre. Les halles primitives avaient été édifiées en 1762 par Augustin de la Faudrière. Elles sont reconstruites en 1848 par l'architecte Le Hagre qui y ajoute un petit pavillon central abritant le "Poids du Roi" (où l'on vérifie les poids et mesures des marchands). De l'ensemble, détruit en 1971, il ne subsiste que le pavillon "Poids du Roi" daté de 1848 ; | |
le mémorial des fusillés de la citadelle (1947-1960), situé au Glacis de la Citadelle et édifié à l'emplacement d'un ancien charnier trouvé le 23 mai 1945 et qui contenait 69 corps de patriotes. L'oeuvre est des architectes Guillou et Lamourec ; | |
le Jardin de la Muse (1770), situé rue de la Citadelle et rue des Récollets. Il s'agit de l'ancienne place d'Armes en 1713, aménagée en promenade en 1770 et en jardin public en 1880 ; | |
la criée aux Poissons (1889), située au Port de Locmalo. Incendiée en 1943, la criée restaurée sert aujourd'hui de salle des fêtes ; | |
le parc à boulets (1847) ; | |
la tour des prisonniers ; | |
la tour de Gâvres (1649-1653). Elle a abrité autrefois un magasin à poudre supprimée en 1825 ; | |
la tour Saint-François ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PORT-LOUIS
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Port-Louis. La paroisse de Port-Louis dépendait autrefois de Riantec.
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