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Bienvenue chez les Pommeritains

POMMERIT-LE-VICOMTE

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La commune de Pommerit-le-Vicomte (pucenoire.gif (870 octets) Panvrid-ar-Beskont) fait partie du canton de Lanvollon. Pommerit-le-Vicomte dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de POMMERIT-LE-VICOMTE

Pommerit vient du latin « Pomaritum » (pommeraie).

Pommerit (ancienne zone forestière) est une paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pommerit-le-Vicomte, ceux de Saint-Gille-les-Bois, du Faouët, de Trévérec et de Gomménec'h. 

L'existence d'un vicomte de Pommerit est attestée depuis 1294 sans que l'on connaisse son nom. « Pomerit Vicecomitis » est cité dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves) lorsque " Agnès, veuve de J. Briancie, de la paroisse de Pommerit le Vicomte (diocèse de Tréguier), âgée de 50 ans ou environ " (témoin n° 62) dépose lors de l'enquête sur la vie de Saint Yves.

 Ville de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne).

La paroisse de Pommerit-le-Vicomte avec la trève de Saint-Gilles est mentionnée en 1426 (archives de Loire-Atlantique, B2980). Il s'agit de la patrie de Geoffroy de Kermoisan, évêque de Quimper puis de Dol, dans la seconde moitié du XIVème siècle et de Jean Le Brun, aumônier du duc Jean et évêque de Tréguier (décédé en 1378).

Dès 1160, les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la commanderie du Palacret (en Saint-Laurent) possède à Saint-Gilles, le membre de Kerdanet et une chapelle Saint-Jean qui en dépend. Certains lieux-dits tels que Ar C'hlast (le Cloître), le "village du monastère" semblent confirmer la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Certains lieux-dits tels que Cracousery (du breton kakous, signifiant lépreux), Parc-ar-C'hlandry (du breton klanvdi, signifiant maladrerie) conservent le souvenir d'une léproserie.

La création de Pommerit-le-Vicomte semble liée la famille du Châtelier (ou Chastelier) à qui est attribué, fin XIIIème siècle, le titre de Vicomte. Le 20 mai 1571, par un mariage entre Claude (ou Claudine) du Châtelier et Charles Gouyon de la Moussaye (marquis de la Moussaye en 1615), la vicomté de Pommerit échoit à la famille Gouyon de la Moussaye. Le 29 septembre 1681, Henri Gouyon, marquis de la Moussaye, vend la vicomté de Pommerit à Guy Aldonce de Durfort, comte de Lorge et maréchal de France. Par lettres données à Versailles en mai 1691, la vicomté de Pommerit est incorporée au comté de Quintin et celui-ci érigé en duché en faveur du maréchal de Lorge.

En 1715-1716, Saint-Gilles, qui est alors trève de Pommerit-le-Vicomte, est séparé de cette paroisse. L'ancienne paroisse de Pommerit-le-Vicomte dépendait de l'évêché de Tréguier et de la subdélégation de Guingamp. Elle avait pour seigneur, au moment de la Révolution, le duc de Lorge, qui présentait à la cure, ainsi qu'à Saint-Gilles. Durant la Révolution, la paroisse de Pommerit-le-Vicomte dépendait du doyenné de Lanvollon. Pommerit-le-Vicomte élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu de canton jusqu'en 1801. On trouve alors dans le canton de Pommerit-le-Vicomte (Pommerit-les-Bois) les communes de Gommenec'h, Le Merzer, Trévérec et Pommerit.

Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pommerit-les-Bois (nunc le Vicomte), l'évêque désigne Julien Pierre, 43 ans, qui obtint définitivement ce poste, malgré l'opposition préfectorale. « Cette commune, écrivait le préfet, a été constamment desservie depuis la Révolution par des prêtres assermentés et désire en conserver de cette espèce. M. Le Cornec fut son premier curé constitutionnel. A M. Le Cornec délogé par les Chouans au mois de frimaire an VIII, succéda Jean-Yves Le Denmat, prêtre assermenté, homme capable et de bonnes moeurs, réclamé par la paroisse, ayant pour lui une possession de quatre années. Il mérite donc à tous les égards d'y être conservé de préférence à M. Pierre, insermenté, qui n'est connu à Pommerit-les-Bois, dont il est originaire, que par les divisions qu'il y a excitées pendant plusieurs années. Il seroit contraire aux vues de pacification de l'y établir principal desservant, parce qu'on sait qu'il voudrait s'y signaler par une réaction qui y porteroit le trouble en place de la paix qui y règne actuellement ». A quoi l'évêque répond que, « bien que M. Le Denmat vive à Pommerit-les-Bois, il a jugé cependant à propos d'en confier le desservice à M. Pierre qui y fait le plus grand bien, y maintient la paix et vit dans le meilleur accord avec ses paroissiens »

On rencontre les appellations suivantes : Pumurit (en 1160), Pomerit (en 1294), Pomerit Vicecomitis (en 1330 et à la fin du XIVème siècle), Pommerit le Vicomte (en 1426), Pommerit le Bescont (en 1481), Pommerit le Vicompte, Pommerit le Vicomte (en 1668). On trouve la forme Pommerit-le-Bescond à partir d'octobre 1793, puis Pommerit-les-Bois suite à l'arrêté du 17 février 1794. La forme Pommerit-le-Vicomte est rétablie par ordonnance royale du 8 juillet 1814.

Ville de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne).

Note 1 : en 1420, Jean du Châtelier (ou Chastelier) tient la place de Guingamp au nom du comte de Penthièvre et est enterré au couvent des Cordeliers de Guingamp en 1431. En 1451 et 1455, Jean du Châtelier, vicomte de Pommerit, assiste, en qualité de chevalier banneret, aux parlements généraux tenus par le duc Pierre II. En janvier 1489, un combat a eu lieu, semble-t-il, près du pont de Squiffiec, entre les troupes françaises commandées par Jean vicomte de Rohan et celles de la duchesse Anne (Jollivet, I, 196). 

Note 2 : la commune de Pommerit-le-Vicomte est formée des villages : Saint-Jérôme, Kerespertz, Guervran, Kergillot, Kervézélec, Kerhon, Keropertz, Kersemper, Kerbertou, Poutranet, Lan Restmeur, Languern, Kermoisan, Lanveur, Kerbouillonnou, Kerbescont, Kerhervé, Kersimon, Kerodren, Keruzec, Kerjavré, Kervaudry, Saint-François, Croas-Guen, Kervenot, le Corpon, Keroualzé, Kergongar, Pouldu, Kerbic, Kervec, Kerbonom, Lan-Thépault, Kervan, Folgoat, Kerdanet, Pebregat, Kernivinen, Kermarhat.

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de POMMERIT-LE-VICOMTE : Noble Jacques de la Grève, décédé en 1715, docteur en théologie. - Vincent Riolou (1715-1716), théologal de la collégiale de Guérande. - Noble Jérôme le Gonidec (1716-1725), du diocèse de Quimper, recteur de Saint-Gilles. - Noble Yves-François Olittro (1725-1736), bachelier et licencié du diocèse de Quimper. - Noble Jean-Baptiste de Kermel du Pouilladou (1736-1738). - Noël Collin (1738-1762), du diocèse de Saint-Brieuc. - Noble François Josset de la Chaquelière (1762-1763), du diocèse de Rennes. - Noble Louis-François de Visdelou (1763-1785). - Noble Pierre de Lespinasse (1785-1790), etc ....

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PATRIMOINE de POMMERIT-LE-VICOMTE

l'église Notre-Dame (XIV-XVIII-XXème siècle), reconstruite au XXème siècle. Edifice en forme de croix latine comprenant une tour extérieure, une nef avec bas côtés de cinq travées, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant également sur le transept. A l'exception de la tour, il est moderne et a été édifié sur les plans de M. Faure par M. Le Besque, entrepreneur. La partie inférieure de la nef est reconstruite en 1821 : elle était formée de piliers romans, et remontait à une date plus reculée que le choeur. La tour fut construite de 1704 à 1712. Elle est dûe à la munificence du recteur Jacques de la Grève (recteur de 1668 à 1715), dont on voit les armes sous le porche : armes en alliance de la Grève et Fanois. Elle est décorée des armes en ronde bosse du duc de Lorges appuyée sur deux bâtons de maréchal en sautoir. Une inscription, en mots écrits à rebours, indique : Cette tour fut fayst par un Irlandé en L (an) 1712. Le reste de l'édifice fut commencé au printemps de 1914, mais interrompu par la guerre. La bénédiction solennelle de la première pierre eut lieu le 26 octobre 1919 et celle de l'église le 27 octobre 1921. Le chevet date du XIVème siècle. L'autel latéral nord date du début du XVIIIème siècle : au centre du retable se trouve un tableau représentant la " Donation du Rosaire ". On y trouve une chaire extérieure du XVème siècle. Les six scènes de la vie du Christ, en albâtre, datent du XVème siècle. Confessionnaux du XVIIème siècle. Statues anciennes de saint Michel et saint Antoine ermite. La seigneurie de Rumeur possédait jadis des prééminences dans l'église paroissiale ;

Eglise de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame du Paradis (1398 - XVIème siècle - 1720 - 1818), fondée par la famille du Châtelier (ou du Chastelier), seigneurs de Pommerit. Commencée en 1398, elle est achevée en 1405. Edifice rectangulaire du début du XVIème siècle, classé le 31 octobre 1912. Le clocher mur a deux chambres de cloches, avec tourelle d'accès au sud. Sur la porte Sud et sur la tour sont gravées les armes en alliance de François du Chastel et Françoise du Chastelier, mariés en 1522 (les armes de la famille Chastelier se trouvent aussi au dessus de la porte de l'entrée principale). Le porche ouest Renaissance, le portail midi encore gothique de conception mais d'influence anglaise, une piscine élégante du XVIème, et de curieuses gargouilles méritent l'attention. En ruine vers 1720, la chapelle fut restaurée en 1741, puis vendue sous la Révolution le 11 frimaire an III à Marie-Moricette de Cremeur, habitant alors le château de Munehorre, qui en fit don à la fabrique le 25 mai 1818. Erigée en chapelle de secours le 17 octobre suivant, elle fut restaurée en 1819 et à nouveau en 1931, époque où l'on déboucha et vitra le fenestrage du chevet. On y voit un tableau " la déploration du Christ " et un tableau représentant la descente de croix, tous deux datant du XVIIème siècle, ainsi qu'une statue de la Vierge et une statue de Sainte Anne. Sur le placître, calvaire classé le 10 novembre 1913. Les fourches patibulaires de la seigneurie de Pommerit se dressaient jadis près de la chapelle du Paradis. La seigneurie de Rumeur possédait jadis des prééminences dans la chapelle Notre-Dame du Paradis ;

Ville de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne) : chapelle du Paradis.

la chapelle Notre-Dame du Folgoat ou du Folgoët (XVème siècle - 1839). Edifice, en forme de croix latine avec chevet à pans coupés, reconstruit en 1839. La chapelle primitive, datant du XVème siècle, avait été donnée le 26 décembre 1826 par Pierre et Yves Le Tanaff - Le Corvoisier à la fabrique de Pommerit-le-Vicomte, et érigé en chapelle de secours le 6 juin 1827. Elle est restaurée en 1959 (toiture), en 1986-1987 (choeur, dallage, autel) et en 1998 (vitraux). On y trouve une statue en bois polychrome de Notre-Dame du Folgoat datant du XVIIème siècle. La chapelle abrite un tableau intitulé " Saint Charles Borromée en prière " et daté du XVIIème siècle. A côté de la chapelle, édicule moderne permettant de célébrer la messe en plein air ;

la chapelle Notre-Dame-de-Grâces du Restmeur (XVIIIème siècle). Edifice de plan rectangulaire formant le pavillon gauche de l'entrée du château du Restmeur. Il date du XVIIIème siècle, et permission d'y célébrer la messe fut donnée en 1763 par Jean-Hyacinthe Chrestien de Tréveneuc, vicaire général de Mgr. de Cheylus. Il est voûté d'un intéressant lambris, et renferme les statues de Notre-Dame de Grâces et de saint Yves. Depuis quelques années, l'on y a transporté le retable du maître-autel de l'ancienne église Saint-Blaise de Pestivien, retable du XVIIIème siècle portant l'inscription suivante : DONUM . DIVO BLASIO HUIUS ECCLESIAE PATRONO FACTUM A. F. DERINE MOESSART ET EIUS CONIUGEI MOESSART : DO(MI)NO G. LE DANTEC CURATO F. P. Y. LE BRAS 1749 ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de Saint-François de Salles, détruite au XIXème siècle. - la chapelle de Saint-Pierre Legal (ou Le Gal), près du Trieux, détruite au XIXème siècle. - la chapelle de Saint-Jérôme, détruite au XIXème siècle. En 1938, une petite croix de fer en marque l'emplacement sur le talus d'un champ de la ferme de la Villeneuve. - la chapelle Saint-Tugdual (ancienne chapelle domestique de Kermoisan), détruite avant 1789. - la chapelle de Saint-Callac. - la chapelle domestique de Kergongard (fondée, en 1648, par Alain Le Charpentier, seigneur de Kergongard). - la chapelle du Rumeur, détruite avec le château ;

le calvaire du Paradis. Ce calvaire représente sur ses quatre faces les douze apôtres ;

la croix de Folgoat (XVIIème siècle). Son socle semble être un bénitier du XVIème siècle réutilisé ;

le château de Restmeur (XVIIIème siècle). Il est fait mention d'un manoir dès 1450. Le logis est reconstruit à partir de 1770. Les écuries datent de 1730. La chapelle privée date de 1755. Il est successivement la propriété de la famille de la Monneraye (en 1723), de Mme de Boissard (en 1802), d'Amédée de Kerfariou, de la baronne de Lespinasse (en 1824), du marquis de Keroüartz (en 1871). Les chouans commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier campent au château le 8 février 1800. " Ce château, situé près de Guingamp (Côtes-d’Armor), en la paroisse de Pommerit-le-Vicomte, se nomme le Restmeur et appartenait alors à la maison de la Monneraye seigneur de la Ville Blanche, — de la Riolais, — du Restmeur et autres lieux. « D'or à la bande de gueules, chargée de trois têtes de lion arrachées d'argent et accostées de deux serpents volants d'azur » (Potier de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne). Le château du Restmeur fut possédé, en 1500, par Jean de la Lande. Des mains des de la Monneraye, il passa à la maison de Roquefeuille. « En 1800 un engagement eut lieu, entre les républicains et les royalistes, près du château du Restmeur. Les premiers perdirent trois hommes et furent obligés de battre en retraite. Les royalistes vainqueurs s'établirent dans le château. Le jardinier du Restmeur, qui était allé fêter la victoire des royalistes, rentrant gris, répondit au factionnaire qui lui criait : « Qui vive? — Républicain ! ». Le factionnaire lui envoya une balle qui l'étendit raide mort » (Ogée, Dictionnaire de Bretagne, notes de la deuxième édition) " (J. Baudry) ;

les manoirs de Kerbic et du Bois ;

Ville de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne) : château de Kerbic.

 

le manoir du Cosquer (XVIIème siècle) ;

la fontaine Notre-Dame du Falgoat ;

10 moulins dont les moulins à eau de Kerhonn, du Perion, de Pommerit, du Hellou, de St Laurent, du Perrier, Neuf,…

Ville de Pommerit-le-Vicomte (Bretagne) : château.

A signaler aussi :

le dolmen ou l'allée couverte de Kerbic (époque néolithique) ;

le tumulus de Kerhonn (âge de fer) ;

les mottes castrales de Glivinec et Kerhamon (moyen âge) ;

l'ancien château de Baliveau (XIIème siècle) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de POMMERIT-LE-VICOMTE

La seigneurie de Pommerit, ancienne bannière, avait titre de vicomté et appartenait, dès le XIIème siècle, aux seigneurs du Châtel. La seigneurie de Montafilant avait plusieurs fiefs dans cette paroisse. Ses maisons principales étaient : le Restmeur, Kergongard, Kerbic, Kermoisan et Kerbouézic. En 1500, le manoir de Kermillon appartenait au sieur du Champ. Le Restmeur appartenait, en 1500, à Jean de la Lande, en 1700, à F. du Bosquet, et à partir de 1800 à la famille de Roquefeuille. Kergongard appartenait, en 1500, à Vincent Le Charpentier, en 1700, à Rollon de la Villeneuve, et à partir de 1800 à la famille de Lausanne. Kervenon appartenait, en 1500, à Pierre Poences. Le Mouldan appartenait, en 1500, au sieur du Vieux-Châtel. Kerbresec appartenait, en 1500, à Yves le Roux, en 1700, au sieur du Liscoët, et à partir de 1800, à la famille de Tréveneuc. Bugily appartenait, en 1500, à Jeanne le Roux. Le Rumeur-Kermoisan appartenait, en 1500, à Robert Le Borgne et en 1700, au sieur Kermoisan. Le Cosquer appartenait en 1700, au sieur de la Lande, et à partir de 1800 à la famille Morel. Kermouster appartenait, en 1700, au sieur Binet de Kerbeau, et à partir de 1800, à la famille de Gouyon de Coignes. Kerbic appartenait, en 1700, à Pierre Raizon, et à partir de 1800 à la famille Floyd. 

La seigneurie de Pommerit possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait au bourg de Pommerit-le-Vicomte. Propriété de la famille du Chastelier (ou Châtelier) aux XIVème et XVème siècles, puis des familles du Chastel (en 1522, suite au mariage de Claude du Chastelier, vicomtesse de Pommerit, avec François du Chastel), Gouyon (en 1571, suite au mariage de Claude du Chastel avec Charles Gouyon, marquis de La Moussaye) et Durfort.

La seigneurie de Quintin au Guémené possédait jadis un droit de haute justice et s'étendait à Pommerit-le-Vicomte, Le Merzer et Gommenec'h. Propriété de Guy de Laval, comte de Quintin, en 1558, puis des familles La Trémoille (avant 1631) et Gouyon (à partir de 1631). 

Les seigneuries de Restmeur et Kerguézou étaient la propriété de Jean de La Lande en 1535, puis de la famille Arrel (à la fin du XVIème siècle, suite au mariage de Jeanne de La Lande avec François Arrel) et des familles Budes (en 1671), Fleuriot (en 1691), de Varennes (en 1714) et de La Monneraye (en 1749).

La seigneurie de Rumeur possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété de Sylvestre Le Borgne en 1452, puis de la famille du Perrier (au XVIIème siècle, suite au mariage de Anne Le Borgne avec Claude du Perrier). Cette seigneurie est annexée ensuite à celle de Kerlouët et se retrouve entre les mains de la famille Fleuriot de Langle (en 1683).

La juridiction de Kerbrézellec s'exerçait jadis à l'auditoire de la seigneurie de Goudelin. Les seigneuries de Kerbrézellec et de Kermoisan étaient la propriété de Yvon Le Roux en 1535. En 1734, les fiefs de Kermoisan, Keriou et Kerbrézellec sont entre les mains de la familles de La Monneraie.

La seigneurie de Kergongard (ou Kergongar) possédait jadis un droit de moyenne justice. Propriété de Vincent Le Charpentier (époux de Marie de Cléauroux) en 1535, puis des familles Cybouault (suite au mariage de Marie Le Charpentier avec Marc Cybouault, seigneur de Pinieuc), Bouëxic (XVIIème siècle, suite au mariage de Marie Cybouault avec Louis du Bouëxic), Kermel (en 1785).

La juridiction de Kerguézou est signalée aux XVIIème et XVIIIème siècles. 

La seigneurie de Kerhon possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Elle est la propriété de Jean de Boisgelin, seigneur de Kersalliou (au début du XVIIème siècle), puis de Jean François Calloët, sieur de Keriavilly, en 1705.

La Lande (de), sr. de Lestremeur, de Ploudalmezeau, — de Lesgoff, en Saint-Gilles. Réformes et montres de 1429 à 1543 en Pommerit-le-Vicomte et Saint-Gilles, évêché de Tréguier. Blason : D'or au lion de gueules, couronné d'argent.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 24 nobles de Pommerit-le-Vicomte (il y en avait 18 en 1426) :

Jehan ALLAIN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Prigent BERTHEVAULX : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU PORZOU de le Porzou : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre GLEVYNEC : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillemet GUILLOU de le Chastellier : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan KERMOYSAN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Tugdual KERMOYSAN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume de LA LANDE de le Restmeur (250 livres de revenu) : Homme d’Armes ;

Yvon de LAUNAY : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE BERRE : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

LE BORGNE : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE JUVEIGNEUR : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE LOUENAN : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guyomar LE PENNEC : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Yvon LE PRISET : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

François LE ROUX : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE ROUX de Kerbresellec : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE RUMEUR : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier MENGUY : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une hache ;

Pierre MEUR : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Pierre RIOU : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Charles ROBERT : défaillant ;

Jehan TNOULONG : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yves YNYSAN : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane.

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