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POMMERIT-LE-VICOMTE |
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La commune de Pommerit-le-Vicomte ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de POMMERIT-LE-VICOMTE
Pommerit vient du latin « Pomaritum » (pommeraie).
Pommerit (ancienne zone forestière) est une paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pommerit-le-Vicomte, ceux de Saint-Gille-les-Bois, du Faouët, de Trévérec et de Gomménec'h.
L'existence d'un vicomte de Pommerit est attestée depuis 1294 sans que l'on connaisse son nom. « Pomerit Vicecomitis » est cité dès 1330 (lors du procès de canonisation de Saint-Yves). La paroisse de Pommerit-le-Vicomte avec la trève de Saint-Gilles est mentionnée en 1426 (archives de Loire-Atlantique, B2980). Il s'agit de la patrie de Geoffroy de Kermoisan, évêque de Quimper puis de Dol, dans la seconde moitié du XIVème siècle et de Jean Le Brun, aumônier du duc Jean et évêque de Tréguier (décédé en 1378).
Dès 1160, les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de la commanderie du Palacret (en Saint-Laurent) possède à Saint-Gilles, le membre de Kerdanet et une chapelle Saint-Jean qui en dépend. Certains lieux-dits tels que Ar C'hlast (le Cloître), le "village du monastère" semblent confirmer la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Certains lieux-dits tels que Cracousery (du breton kakous, signifiant lépreux), Parc-ar-C'hlandry (du breton klanvdi, signifiant maladrerie) conservent le souvenir d'une léproserie.
La création de Pommerit-le-Vicomte semble liée la famille du Châtelier (ou Chastelier) à qui est attribué, fin XIIIème siècle, le titre de Vicomte. Le 20 mai 1571, par un mariage entre Claude (ou Claudine) du Châtelier et Charles Gouyon de la Moussaye (marquis de la Moussaye en 1615), la vicomté de Pommerit échoit à la famille Gouyon de la Moussaye. Le 29 septembre 1681, Henri Gouyon, marquis de la Moussaye, vend la vicomté de Pommerit à Guy Aldonce de Durfort, comte de Lorge et maréchal de France. Par lettres données à Versailles en mai 1691, la vicomté de Pommerit est incorporée au comté de Quintin et celui-ci érigé en duché en faveur du maréchal de Lorge.
En 1715-1716, Saint-Gilles, qui est alors trève de Pommerit-le-Vicomte, est séparé de cette paroisse. L'ancienne paroisse de Pommerit-le-Vicomte dépendait de l'évêché de Tréguier et de la subdélégation de Guingamp. Elle avait pour seigneur, au moment de la Révolution, le duc de Lorge, qui présentait à la cure, ainsi qu'à Saint-Gilles. Pommerit-le-Vicomte élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef-lieu de canton jusqu'en 1801. On trouve alors dans le canton de Pommerit-le-Vicomte (Pommerit-les-Bois) les communes de Gommenec'h, Le Merzer, Trévérec et Pommerit.
On rencontre les appellations suivantes : Pumurit (en 1160), Pomerit (en 1294), Pomerit Vicecomitis (en 1330 et à la fin du XIVème siècle), Pommerit le Vicomte (en 1426), Pommerit le Bescont (en 1481), Pommerit le Vicompte, Pommerit le Vicomte (en 1668). On trouve la forme Pommerit-le-Bescond à partir d'octobre 1793, puis Pommerit-les-Bois suite à l'arrêté du 17 février 1794. La forme Pommerit-le-Vicomte est rétablie par ordonnance royale du 8 juillet 1814.
Note 1 : en 1420, Jean du Châtelier (ou Chastelier) tient la place de Guingamp au nom du comte de Penthièvre et est enterré au couvent des Cordeliers de Guingamp en 1431. En 1451 et 1455, Jean du Châtelier, vicomte de Pommerit, assiste, en qualité de chevalier banneret, aux parlements généraux tenus par le duc Pierre II. En janvier 1489, un combat a eu lieu, semble-t-il, près du pont de Squiffiec, entre les troupes françaises commandées par Jean vicomte de Rohan et celles de la duchesse Anne (Jollivet, I, 196).
Note 2 : la commune de Pommerit-le-Vicomte est formée des villages : Saint-Jérôme, Kerespertz, Guervran, Kergillot, Kervézélec, Kerhon, Keropertz, Kersemper, Kerbertou, Poutranet, Lan Restmeur, Languern, Kermoisan, Lanveur, Kerbouillonnou, Kerbescont, Kerhervé, Kersimon, Kerodren, Keruzec, Kerjavré, Kervaudry, Saint-François, Croas-Guen, Kervenot, le Corpon, Keroualzé, Kergongar, Pouldu, Kerbic, Kervec, Kerbonom, Lan-Thépault, Kervan, Folgoat, Kerdanet, Pebregat, Kernivinen, Kermarhat.
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PATRIMOINE de POMMERIT-LE-VICOMTE
l'église Notre-Dame (XIV-XVIII-XXème siècle), reconstruite au XXème siècle. Le chevet date du XIVème siècle. La partie inférieure de la nef est reconstruite en 1821 : elle était formée de piliers romans, et remontait à une date plus reculée que le choeur. L'ancienne tour ou clocher porche date de 1704-1712 et avait été construite aux frais de messire Jacques de la Grève, recteur de Pommerit (dont on voit les armes sous le porche). L'autel latéral nord date du début du XVIIIème siècle : au centre du retable se trouve un tableau représentant la "Donation du Rosaire". On y trouve une chaire extérieure du XVème siècle. Le 26 octobre 1919 est bénie la première pierre de la nouvelle église. L'église est bénie le 27 octobre 1921. Les six scènes de la vie du Christ, en albâtre, datent du XVème siècle. La seigneurie de Rumeur possédait jadis des prééminences dans l'église paroissiale ; | |
la chapelle Notre-Dame du Paradis (1398 - XVIème siècle - 1720 - 1818), fondée par la famille du Châtelier (ou du Chastelier), seigneurs de Pommerit. Commencée en 1398, elle est achevée en 1405. Elle est érigée en chapelle de secours le 17 octobre 1818 et restaurée en 1819. Propriété de Marie Mauricette de Cremeur du château de Munehorre (en Pabu), cette chapelle est donnée le 25 mai 1818 à la paroisse de Pommerit-le-Vicomte. Le clocher mur a deux chambres de cloches, avec tourelle d'accès au sud. Sur la porte Sud et sur la tour sont gravées les armes en alliance de François du Chastel et Françoise du Chastelier, mariés en 1522 (les armes de la famille Chastelier se trouvent aussi au dessus de la porte de l'entrée principale). En ruine vers 1720, la chapelle est reconstruite en partie, puis restaurée à nouveau en 1931. On y voit un tableau "la déploration du Christ" et un tableau représentant la descente de croix, tous deux datant du XVIIème siècle, ainsi qu'une statue de la Vierge et une statue de Sainte Anne. Les fourches patibulaires de la seigneurie de Pommerit se dressaient jadis près de la chapelle du Paradis. La seigneurie de Rumeur possédait jadis des prééminences dans la chapelle Notre-Dame du Paradis ; | |
la chapelle Notre-Dame du Folgoat ou du Folgoët (XVème siècle - 1839), reconstruite en 1839. La chapelle primitive avait été donnée le 26 décembre 1826 par Pierre et Yves Le Tanaff - Le Corvoisier à la fabrique de Pommerit-le-Vicomte. Elle est restaurée en 1959 (toiture), en 1986-1987 (choeur, dallage, autel) et en 1998 (vitraux). On y trouve une statue en bois polychrome de Notre-Dame du Folgoat datant du XVIIème siècle. La chapelle abrite un tableau intitulé "Saint Charles Borromée en prière" et daté du XVIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Grâces du Restmeur (XVIIIème siècle), formant le pavillon gauche de l'entrée du château de Restmeur ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Saint-François de Salles, la chapelle de Saint-Pierre Legal, la chapelle de Saint-Jérôme, la chapelle Saint-Tugdual (ancienne chapelle domestique de Kermoisan), la chapelle de Saint-Callac, la chapelle domestique de Kergongard (fondée, en 1648, par Alain Le Charpentier, seigneur de Kergongard) ; | |
le calvaire du Paradis. Ce calvaire représente sur ses quatre faces les douze apôtres ; | |
la croix de Folgoat (XVIIème siècle). Son socle semble être un bénitier du XVIème siècle réutilisé ; | |
le château de Restmeur (XVIIIème siècle). Il est fait mention d'un manoir dès 1450. Le logis est reconstruit à partir de 1770. Les écuries datent de 1730. La chapelle privée date de 1755. Il est successivement la propriété de la famille de la Monneraye (en 1723), de Mme de Boissard (en 1802), d'Amédée de Kerfariou, de la baronne de Lespinasse (en 1824), du marquis de Keroüartz (en 1871). Les chouans commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier campent au château le 8 février 1800 ; | |
les manoirs de Kerbic et du Bois ; | |
le manoir du Cosquer (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine Notre-Dame du Falgoat ; | |
10 moulins dont les moulins à eau de Kerhonn, du Perion, de Pommerit, du Hellou, de St Laurent, du Perrier, Neuf, |
A signaler aussi :
le dolmen ou l'allée couverte de Kerbic (époque néolithique) ; | |
le tumulus de Kerhonn (âge de fer) ; | |
les mottes castrales de Glivinec et Kerhamon (moyen âge) ; | |
l'ancien château de Baliveau (XIIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de POMMERIT-LE-VICOMTE
La seigneurie de Pommerit, ancienne bannière, avait titre de vicomté et appartenait, dès le XIIème siècle, aux seigneurs du Châtel. La seigneurie de Montafilant avait plusieurs fiefs dans cette paroisse. Ses maisons principales étaient : le Restmeur, Kergongard, Kerbic, Kermoisan et Kerbouézic. En 1500, le manoir de Kermillon appartenait au sieur du Champ. Le Restmeur appartenait, en 1500, à Jean de la Lande, en 1700, à F. du Bosquet, et à partir de 1800 à la famille de Roquefeuille. Kergongard appartenait, en 1500, à Vincent Le Charpentier, en 1700, à Rollon de la Villeneuve, et à partir de 1800 à la famille de Lausanne. Kervenon appartenait, en 1500, à Pierre Poences. Le Mouldan appartenait, en 1500, au sieur du Vieux-Châtel. Kerbresec appartenait, en 1500, à Yves le Roux, en 1700, au sieur du Liscoët, et à partir de 1800, à la famille de Tréveneuc. Bugily appartenait, en 1500, à Jeanne le Roux. Le Rumeur-Kermoisan appartenait, en 1500, à Robert Le Borgne et en 1700, au sieur Kermoisan. Le Cosquer appartenait en 1700, au sieur de la Lande, et à partir de 1800 à la famille Morel. Kermouster appartenait, en 1700, au sieur Binet de Kerbeau, et à partir de 1800, à la famille de Gouyon de Coignes. Kerbic appartenait, en 1700, à Pierre Raizon, et à partir de 1800 à la famille Floyd.
La seigneurie de Pommerit possédait jadis un droit de haute justice qui s'exerçait au bourg de Pommerit-le-Vicomte. Propriété de la famille du Chastelier (ou Châtelier) aux XIVème et XVème siècles, puis des familles du Chastel (en 1522, suite au mariage de Claude du Chastelier, vicomtesse de Pommerit, avec François du Chastel), Gouyon (en 1571, suite au mariage de Claude du Chastel avec Charles Gouyon, marquis de La Moussaye) et Durfort.
La seigneurie de Quintin au Guémené possédait jadis un droit de haute justice et s'étendait à Pommerit-le-Vicomte, Le Merzer et Gommenec'h. Propriété de Guy de Laval, comte de Quintin, en 1558, puis des familles La Trémoille (avant 1631) et Gouyon (à partir de 1631).
Les seigneuries de Restmeur et Kerguézou étaient la propriété de Jean de La Lande en 1535, puis de la famille Arrel (à la fin du XVIème siècle, suite au mariage de Jeanne de La Lande avec François Arrel) et des familles Budes (en 1671), Fleuriot (en 1691), de Varennes (en 1714) et de La Monneraye (en 1749).
La seigneurie de Rumeur possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice. Propriété de Sylvestre Le Borgne en 1452, puis de la famille du Perrier (au XVIIème siècle, suite au mariage de Anne Le Borgne avec Claude du Perrier). Cette seigneurie est annexée ensuite à celle de Kerlouët et se retrouve entre les mains de la famille Fleuriot de Langle (en 1683).
La juridiction de Kerbrézellec s'exerçait jadis à l'auditoire de la seigneurie de Goudelin. Les seigneuries de Kerbrézellec et de Kermoisan étaient la propriété de Yvon Le Roux en 1535. En 1734, les fiefs de Kermoisan, Keriou et Kerbrézellec sont entre les mains de la familles de La Monneraie.
La seigneurie de Kergongard (ou Kergongar) possédait jadis un droit de moyenne justice. Propriété de Vincent Le Charpentier (époux de Marie de Cléauroux) en 1535, puis des familles Cybouault (suite au mariage de Marie Le Charpentier avec Marc Cybouault, seigneur de Pinieuc), Bouëxic (XVIIème siècle, suite au mariage de Marie Cybouault avec Louis du Bouëxic), Kermel (en 1785).
La juridiction de Kerguézou est signalée aux XVIIème et XVIIIème siècles.
La seigneurie de Kerhon possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Elle est la propriété de Jean de Boisgelin, seigneur de Kersalliou (au début du XVIIème siècle), puis de Jean François Calloët, sieur de Keriavilly, en 1705.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 24 nobles de Pommerit-le-Vicomte (il y en avait 18 en 1426) :
Jehan ALLAIN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Prigent BERTHEVAULX : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DU PORZOU de le Porzou : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre GLEVYNEC : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillemet GUILLOU de le Chastellier : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan KERMOYSAN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Tugdual KERMOYSAN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume de LA LANDE de le Restmeur (250 livres de revenu) : Homme dArmes ; | |
Yvon de LAUNAY : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE BERRE : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
LE BORGNE : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Roland LE JUVEIGNEUR : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE LOUENAN : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guyomar LE PENNEC : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Yvon LE PRISET : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
François LE ROUX : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE ROUX de Kerbresellec : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon LE RUMEUR : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier MENGUY : porteur dune brigandine et comparaît armé dune hache ; | |
Pierre MEUR : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Pierre RIOU : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Charles ROBERT : défaillant ; | |
Jehan TNOULONG : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yves YNYSAN : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane. |
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