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Bienvenue chez les Plusquellecois

PLUSQUELLEC

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La commune de Plusquellec (pucenoire.gif (870 octets) Pluskelleg) fait partie du canton de Callac. Plusquellec dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUSQUELLEC

Plusquellec vient du breton « ploe » (paroisse) et de « oscal » (chardon).

Plusquellec est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plusquellec, ceux de Calanhel et de Botmel-Callac. Il est fait mention de Plusquellec dès 1330. La famille Plusquellec est attestée depuis 1268-1269. Elle semble issue des comtes de Poher et s'est éteinte le 2 juin 1882.

Ploezescaelleuc est cité en 1368, parmi les bénéfices du diocèse de Quimper. Plusquellec est une paroisse dès 1447 (lettres de pape Nicolas V, n°140). Elle avait à l’époque deux succursales : Botmel (aujourd'hui Callac) et Calanhel.

La commanderie de Pont-Melvez, de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, avait des dépendances au village de la Parenté, en Plusquellec.

L'ancienne paroisse de Plusquellec dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Callac et du siège royal de Carhaix. La cure était à l'alternative. En 1789, Plusquellec relevait du roi. Durant la Révolution, la paroisse de Plusquellec (ainsi que Botmel et Calanhel) dépendait du doyenné de Callac.

On rencontre les appellations suivantes : Ploescalec (en 1268), Ploezescaelec (vers 1330), Ploezkalleuc, Ploezescaelleuc (en 1368), Plusqualec (en 1381), Pluscallec (en 1381), Pluscalleuc (en 1407), Plusquellec (en 1535-1536).

Note 1 : Trève de Plusquellec, Botmel comportait en 1789, 2.400 âmes dont 1.700 communiants. Liste non exhaustive des curés de Botmel : - François Jaouen, né à Plusquellec en 1729, prêtre en 1758, décédé en Décembre 1785. - Remplacé par Jacques Jicquel, né à Goarec en 1745, prêtre en 1770 ; successivement curé de Plévin, de Maël-Pestivien, puis de Botmel en 1785. Liste non exhaustive des prêtres desservant la paroisse de Botmel : - Jean Le Moing, de Plusquellec, né en 1718, prêtre en 1748. - Ambroise Rivoal, né à Châteauneuf, prêtre en 1784. - René-Marie-Hyacinthe Le Guitton de Pempoullou, de Plusquellec, prêtre en 1786. - Sébastien Quénerdu, de Plusquellec, prêtre en 1765. - Pierre-Jean Le Meur, de Quimper, prêtre en 1783, « annonce toutes sortes de talents et de la piété » (note de Mgr. de Saint-Luc), envoyé à Ergué-Gabéric en 1784. - Guillaume Le Roux, de Plusquellec, prêtre en 1776, fait les petites écoles, curé de Châteaulin en 1783.

Note 2 : la commune de Plusquellec est formée des villages : Rundunec, Liffernec, Kernon, Kerloas, Kerbouzard, Kerambreton, Restineuff, la Boissière, Kerdiron, Resclas, Kerugant, Kerorgant, Helloët, Goasmin, Runervy, Lindelé, le Guellec, Coatanec'h, Guébihan-Guellec, Lestrédiec, Kercortes, Coat-Léan, etc.... Parmi les villages, celui de la Parenté relevait de la commanderie de Pont-Melvez, suivant un aveu du 10 juin 1538.

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PATRIMOINE de PLUSQUELLEC

l'église Notre-Dame des Grâces (XVIème siècle). L'église est en majeure partie du XVIème siècle et porte diverses dates, de 1546 à 1574. Elle a été restaurée en 1727, en 1757, en 1759, en 1780, en 1832 et en 1895. Edifice en forme de croix comprenant un clocher extérieur, une nef avec larges bas côtés de sept travées, et un chevet peu accentué. Au droit de la dernière travée de la nef, chapelles en ailes formant la croix. En appentis sur la longère sud, chapelle des fonts près du clocher conservant des restes de sablières du XVIème siècle ; porche également du XVIème siècle et sacristie du XVIIIème siècle. L'église est en majeure partie du XVIème siècle, à l'exception de la tour datée de 1780 et de la sacristie construite en 1713. Elle a été entièrement restaurée tout d'abord en 1727, époque où ont été refaites sans doute les deux dernières travées de la nef dont les arcades sont en plein cintre, puis en 1757 et 1759 époque où fut refait le lambris. Le 29 juillet 1832, un devis des réparations urgentes fut dressé par Pierre-Louis Capitaine « reconnu dans le pays pour bon architecte » ; puis l'église fut à nouveau entièrement restaurée, en 1895, sur les plans de M. Le Guerrannic, par M. Alexandre, entrepreneur de Belle-Isle-en-Terre. Le chevet porte l'inscription : CE FUT FAIT L AN 1546 PAR GUIL TURUMEL ET Y. PÉRÉNÈS LORS FABRIQUE. Le porche sud porte l'inscription suivante : « L’an M. V cc LI (1551) fut comâcé ce porchet par J. Jézéquel, J. Guézennec et N. Lehir lors fabriques, pour P. Launay ». Au-dessus du porche, se trouve une secrétairerie. Sur le porche sud, autre inscription à l'intérieur : P. PÉRÉNÈS FUT FABRIQUE L’AN 1559 ET 1560, puis un V avec un coeur entre ses branches. Sur l'un des piliers intérieurs, date de 1574 et inscription : D. NICOLAS  ; enfin, sur le porche ouest, inscription : RENÉ ARMAND FLOYD et date de 1780. Le porche Sud qui date de 1551 abrite plusieurs statues d'apôtres. Le chevet date de 1574 (un pilier porte la date de 1574). La chaire est du XVIème siècle : les six panneaux en bois de la chaire représentent plusieurs scènes de la vie du Christ (l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, la Présentation au Temple, la Mise au tombeau et la Résurrection). Elle abrite des statues anciennes de la sainte Vierge, sainte Anne, saint Corentin, saint Tugdual, saint Efflam, saint Herbot, sainte Barbe, deux anges adorateurs et Pieta du XVIème siècle avec angelots soutenant son voile et tenant les bras et la tête du Christ. La plupart des statues furent repeintes vers 1735 par le sr. Moal (R. Couffon). Cette église contient un ossuaire du XVème siècle et abrite un tombeau du XVIème siècle aux armes de la famille de Keroüartz (François de Keroüartz et Marguerite de Poulmic, fille unique d'Olivier et de Catherine du Dresnay. Marguerite de Poulmic était veuve en 1557), seigneur et dame de Kerthomas ;

Nota : L'église de Plusquellec dédiée à Notre-Dame, est un ravissant monument des XVIème et XVIIème siècles. L'extérieur en est très joli. Les fenêtres du midi très élégantes, sont surmontées de pignons où courent des crochets, délicatement fouillés. En maints endroits sur les murs des figures d'hommes, d'animaux et des feuillages, etc., égaient et cachent la nudité. On y voit aussi particulièrement au-dessus des fenêtres les blasons des seigneurs du pays, notamment l'écu des de Plusquellec, d'argent aux trois chevrons de gueules. En bordure du toit, sont de nombreuses gargouilles aux figures grimaçantes. L'une est assez curieuse. Elle représente un homme à figure réjouie, tenant d'une main un flacon et de l'autre un verre. Elle est sans doute l'image de l'ivrognerie. La tour fut détruite par la foudre vers la fin du XIXème siècle. Elle fut très intelligemment réparée. Le porche du midi est très remarquable. A sa gauche est une tourelle. De chaque côté du porche deux personnages, la Vierge et l'ange de l'Annonciation. A l'intérieur du porche, se trouvent, sur deux lignes parallèles, comme à Bulat et Saint-Servais, les statues des 12 apôtres. L'intérieur de l'église est très intéressant. Les vitraux sont de toute beauté. On remarque nombre de vieilles statues, en particulier Notre-Dame de Plusquellec, sainte Barbe, sainte Anne groupe très ancien où se trouvent sainte Anne, la Vierge et l'Enfant-Jésus. Un autre petit groupe en pierre représente la descente de Croix. Le Christ est sur les genoux de sa mère. Il est entouré par des anges. La chaire, splendide spécimen de la plus belle renaissance, est classée monument historique, de même que le porche du midi. On remarque sur cette chaire quatre panneaux représentant : 1° l'Annonciation ; 2° la Naissance de N.-S. ; 3° l'Adoration des Mages ; et 4° la Présentation de N.-S. au Temple. Aux angles, se voient des cariatides hommes et femmes dont quelques-unes ont été légèrement mutilées pour corriger ce qu'il y avait d'indécent. Le Pardon de N.-D. de Plusquellec a lieu le deuxième dimanche de Juillet. Il attire chaque année un nombre considérable de fidèles de toutes les communes voisines. — Après la fête religieuse, ont lieu des courses et nombre de réjouissances publiques (J. Guillotin, 1929).

Eglise de Plusquellec (Bretagne).

la chapelle Saint-Mélard de Locméla ou Loc-Mélard (XVIIIème siècle). Edifice rectangulaire avec chevet à pans coupés datant du XVIIIème siècle. Vendu nationalement en 1807 à Yves Fercocq, celui-ci en fit don à la fabrique le 21 septembre 1825. La chapelle fut érigée en chapelle de secours le 27 mai 1827. Elle renferme les statues anciennes de Notre-Dame de Pitié et de saint Melar ;

la chapelle Saint-Fiacre (XIVème siècle). En forme de tau, elle possède une rose de chevet du XIVème siècle et un porche de la même époque ; le clocheton surmontant le pignon est récent. Elle avait été donnée à la fabrique le 18 avril 1822 et fut restaurée en 1933 par les ouvriers du pays. Elle renferme les statues anciennes de saint Fiacre, de la sainte Vierge, de saint Gildas et de sainte Marguerite ;

l'oratoire de Coatléau, édifice rectangulaire reconstruit en 1856 ;

l'ancienne chapelle Saint-Julien, aujourd'hui disparue et déjà en ruines en 1807 ;

le calvaire du bourg (XVIème siècle) ;

la croix du cimetière (XVIIème siècle) ;

le manoir de la Boissière (XV-XVIème siècle). Ce manoir passe au XVIème siècle entre les mains de la famille de Lezandevez, puis entre les mains des familles du Quellenec (au XVIIème siècle), Le Saint, de Boisguézennec et de Crésolles ;

le manoir du Launay (XVIIIème siècle), maison natale de l’écrivain Charles-Hercule de Keranflec’h (1741). Pierre Alexandre et Guillaume de Keranflec'h qui s'illustrent à partir de 1796 comme chefs des chouans sont nés aussi dans ce manoir ; 

les manoirs de la Sale (XVIème siècle), de Kerdiriou (XVIIème siècle), de La Rivière (XVIIème siècle), de Kermoal (XVIème siècle) ;

la maison de Kergroadic (1679) ;

le presbytère (1688) ;

5 moulins dont les moulins à eau du Pont, de la Boissière, de Coat-Léan ou Coatleau, …

A signaler aussi :

les cinq menhirs de Bercot ;

les tumulus de Kercourtois et du Cosquer-L'Hostis (âge de bronze) ;

l'ancien manoir de Coatleau, propriété de la famille de Coatleau, qui s'est fondue au XVIème siècle dans celle du Ponthou ;

l'ancien manoir de Kerthomas. Il pourrait s'agir du fief patronymique de la famille Thomas de Treusvern. Ce manoir passe, dès le XVème siècle, entre les mains de la famille de Poulmic, et, dès le début du XVIème siècle, entre les mains de la famille de Keroüartz, qui le possédait encore au XIXème siècle ;

la découverte de monnaies gauloises osismiennes ;

la découverte de monnaies romaines du IIIème siècle, près de Keravel ;

l'étang de Kerthomas.  

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUSQUELLEC

En 1780, Plusquellec avait pour maison noble Coëtlean (ou Coatleau) qui possédait un droit de basse, moyenne et haute justice. La seigneurie de La Rivière avait appartenu à Olivier de Gourvinec, capitaine des gardes du duc Jean IV, qui épousa Marguerite de Malestroit et mourut en 1403. En 1365, un sieur de Plusquellec commandait un corps de troupes au siège de Pouencé par le duc de Bretagne. En 1451, un Plusquellec siège aux états de Bretagne. En 1487, le sire de Plusquellec et Louis son frère, ravagent le pays et pillent les châteaux des seigneurs restés fidèles au duc de Bretagne. Adelise de Plusquellec se fit Ursuline dans la maison de cet ordre, fondée à Tréguier par Françoise Tavignon.

Les la Bouexière ou Bouessière (c'est la dernière orthographe qui est adoptée par la famille), srs. dudit lieu et de Lestrédiec, en Plusquellec, — de Kerazrouant, en Calanhel, — de Lennuic, en Locquenvel, — de Rosvéguen, en Gouezec, — de Longueville, — de Kerlavaret, — du Cosquer, — de Kernevez, en Trébrivant, — de Kerret, — de Kerguizien, — du Bot, en Plouaret, — de Keranno, — comte de Chambors, en 1756, au Vexin français. Ancienne extraction. — Dix générations en 1668. — Réformes et montres de 1445 à 1543, en Plusquellec et Locquenvel, évêchés de Cornouailles et Tréguier. Blason : De sable, au sautoir d'or, comme Danvel et Jouhan. Devise : Vexillum regis. Guillaume de la Bouessière, vivant en 1390, marié : 1° à Constance Droniou ; 2° à Marie du Cosquer. — Guillaume, fils des précédents, mentionné à la réforme de 1443, épouse : 1° Marguerite Quillihourch ; 2° Perronnelle de Kerdrein. — Du deuxième mariage sont issus deux fils : 1° Bertrand, auteur des srs. de Lennuic qui existent encore et ont produit un conseiller au Parlement, en 1675, un lieutenant des maréchaux de France, en 1775, et un maréchal de camp, en 1815 [Note : Le général de la Bouessière, commandant sous la Restauration la division de Rennes, et très proche parent de Mme de Kerdrel, a laissé un fils et plusieurs filles, dont l'une est devenue Mme de la Biliais, mère du député de la Loire-Inférieure, et de Mme de la Bassetière, femme du député vendéen. Le fils du général, Paul de la Bouessière, décédé depuis plusieurs années, avait épousé Mlle de Thienne, appartenant à l'une des premières familles de l'aristocratie belge. Il a laissé un fils, marié également en Belgique à la comtesse de Launay] ; 2° Maurice, maître d'hôtel de Charles VIII, père d'Yves, écuyer tranchant de François Ier et pannetier du dauphin, marié, en 1528, à l'héritière de Chambors. A cette dernière branche appartenait Jean, mort en 1624, à 91 ans, maître d'hôtel des six rois Henri II, François II, Charles IX, Henri III, Henri IV et Louis XIII. qui survécut à tous ses enfants dont deux tués à Ivry, en 1590. — Un maréchal de camp tué à Lens, en 1648. — Un lieutenant général en 1820, dont la fille unique s'est mariée dans la maison de Polignac. — Le comte de Chambors admis aux honneurs de la cour, en 1774. La branche aînée fondue, en 1520, dans Lezandevez. Paul-Eugène de Kersauson, député à l'Assemblée Constituante de 1848, membre du Conseil général du Morbihan, avait épousé, en 1835, Pauline de la Bouessière (morte le 19 mai 1872).

Voir aussi  Plusquellec "La maison Euzénou de Kersalaun

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Plusquellec.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plusquellec étaient présents :

Pierre de la Boessiere, représenté par Charles son frère, arbalestrier en brigandine ;  

Henry de la Boessiere, pour luy et Jehanne de Beaucour sa mère, archer en brigandine ;  

Bertrand de la Boëssiere, représenté par Guillaume de la Boessiere, son père, archer en brigandine ;  

Jehan de Quenech Quivily, archer en brigandine ;  

Charles Euzeno, archer en brigandine ;  

Charles Nicol, pour son père, archer en brigandine ;  

Olivier de la Garenne, archer en brigandine et vouge ;  

Jehan du Vieux Chastel-Callac, représenté par Olivier son fils, archer en brigandine.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plusquellec sont mentionnés :

Le sieur de Plusquellec, default ;  

François de la Boëssiere, sieur de Keralouan, présent pour luy Maître François de la Boëssiere son curateur, qui dict faire corselet ;  

Yves de la Boëssiere, sr. de Lesmic, default ;  

Les heritiers de Morice Poulmic, default ;  

Maistre Henry du Dresnay, présent, dict faire pique sèche ;  

Charles du Gourvinec, fils de Tanguy, sr. de la Riviere, présent, disant faire corselet ;  

Henry Huon, sieur de Kergadiou, default ;  

Pierre de la Boëssiere, default ;  

Vincent du Faou, présent, dict qu'il est sous l'esdict ;  

Jehan de Kerautem, comme parent de maistre François de Kerautem, dict avoir acqui le bien du dict et s'enrôle pour faire le service d'arcquebusier à cheval.

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