|
Bienvenue chez les Plumelois |
PLUMELIAU |
Retour page d'accueil Retour Canton de Baud
La commune de Pluméliau ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUMELIAU
Pluméliau vient du breton « plu » ou « plou » (paroisse) et de saint Méliau.
Pluméliau est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires actuels de Pluméliau (avec sa trève Saint-Nicolas-des-Eaux), Remungol et Moustoir-Remungol. La fondation de la paroisse remonte au VIème siècle, époque de Saint-Méliau.
La principale seigneurie de la paroisse était celle des Kerveno, famille connue dès la fin du XIIIème siècle. Cette seigneurie est érigée en marquisat en 1624 sous le nom de Baud-Kervéno.
La fondation du prieuré de Saint-Nicolas de Castennec, en faveur de l'abbaye Saint-Florent de Saumur, date de 1120. Voici la traduction du titre concernant cet établissement : "Comment l'aumône de Castel-Noec fut donnée à Saint-Florent. Hervé, fils de Jagu, donna la terre où est située l'église de Saint-Nicolas avec son cimetière ; il donna aussi le tiers de sa dîme, les deux tiers de la dîme de sa maison, et la dîme de son vignoble, de son verger et du marché de Pluméliau, et une provision quotidienne, avec le consentement d'Orguen, sa femme. De son côté, Eudon, fils d'Audren, donna une parcelle du cimetière. Ils donnèrent tous les deux, pour l'église et la maison du moine, pour le chauffage de sa demeure et de son four, tous les bois, excepté Plessis et Banalec-des-Fez, les pâturages, les taillis et les pailles, qui leur sont communes avec leurs hommes. Le susdit Hervé augmenta sa libéralité et nous donna un moulin avec sa terre entourée d'eau ; il fit ce don, avec le consentement de sa femmes Orguen, dans le cloître de Saint-Martin de Josselin, par la tradition d'un manche de couteau aux mains de l'évêque Galon, pour le salut de son âme, de ses parents et d'Alain, vicomte (de Castel-Noec). A cette donation furent présents l'évêque Galon (de Léon), Anger et Brient, moines de Saint-Florent, et maître Arscoët de Noyal. En même temps, Morvan, évêque (de Vannes), Raoul, archidiacre, le chapitre de Vannes et les prêtres de Pluméliau, Guinguen et Rialen, concédèrent au moine tout ce qui concerne le soin des âmes et les droits casuels" (D. Morice. Pr. I.430).
La paroisse de Pluméliau dépendait autrefois du doyenné de Perhoët.
On rencontre les appellations suivantes : Ploemelieu (en 1427), Ploemeliau (en 1448), Ploemilliau (en 1464), Plomeliau (en 1477), Plomelliau (en 1481), Ploemiliau (en 1513), Plumeliau (en 1536).
Nota : en la commune de Pluméliau, le 14 mars 1793 sont massacrés une vingtaine de soldats républicains, et le 14 juillet 1944, une soixantaine de maquisards trouvent la mort après les combats de Kervernen.
![]()
PATRIMOINE de PLUMELIAU
l'église Saint-Méliau (1694 ou 1696), réaménagée en 1861 par Léon Henry, puis reconstruite en 1949. Elle est en forme de croix latine et comprend trois nefs, un transept et un choeur. L'église abrite les statues de saint Méliau et de sainte Marguerite, datées du XVIème siècle ; | |
la chapelle de la Madeleine (XVIII-XIXème siècle), reconstruite vers la fin du XVIIIème siècle et située au village de la Madeleine. Cette chapelle est placée aussi sous le patronage de saint Eloi. Elle est de forme rectangulaire et se termine par une abside à trois pans ; | |
la chapelle Saint-Nicolas des Eaux (1524). Elle servait jadis de centre à une trève, et l'on possède la collection de ses registres de 1618 à 1791. L'édifice, en forme de croix latine, comprend une nef, un transept et un choeur à chevet plat. Au carré du transept, des colonnes engagées attendent des arcades qui ne furent jamais construites. La décoration flamboyante des contreforts, des portails et des petites portes des croisillons est fort riche. Le portail occidental comprend deux baies en anse de panier et accolade encadrées de pilastres à pinacles prise sous une grande accolade avec tympan ajouré. Un petit clocheton en ardoises s'élève sur le carré du transept. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée aux entraits à têtes de crocodiles et aux sablières finement sculptées de rinceaux, d'animaux et de personnages, oeuvre du charpentier J. Le Layec, et datée de 1524 (une inscription de la sablière du choeur indique que "Jehan Layec Fist Le Boys de Ceste (chapelle) la MVCXXIIII (1524)"). Dans le réseau flamboyant des fenêtres sont encore quelques fragments de vitraux datés du XVIème siècle. On remarque un large bénitier cylindrique, d'un seul bloc, dont la cuve est taillée en quatre-feuille ; |
Nota : Le prieuré Saint-Nicolas-des-Eaux ou Saint-Nicolas-de-Castennec est fondé en 1120 en faveur de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur. En 1341, il y a contestation entre Olivier de Kervéno, recteur de Pluméliau et l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, au sujet du partage des revenus de la paroisse. L'official de Nantes est délégué par le pape Benoît XII pour trancher l'affaire. Les moines de Saint-Nicolas finissent par quitter leur maison et sont remplacés au XVIème siècle par des prêtres séculiers, avec le titre de prieurs commendataires. En voici la liste presque complète : Guillaume Pierre (pourvu en 15.., démissionnaire en 1558), Pierre Fauchier (pourvu en 15.., contesté par le suivant), Thomas Le Bourhis (pourvu en 1580, mort en 1595), Yves Le Strat (pourvu en 1595, mort en 1604), Mathurin du Mesny (pourvu en 1604, contesté), Guillaume Le Febvre (pourvu en 1606, démissionnaire en 1607), Jean Le Rouyer, de Séez (pourvu en 1607), ..., René Descartes (pourvu en 16.., démissionnaire en 1691), Jean François de La Mare (pourvu en 1691, résigne en 1695), René Porré du Parc (pourvu en 1695, démissionnaire en 1714), Joseph Porré du Parc (pourvu en 1714, démissionnaire en 1730), Pierre Le Roy, de Vannes (pourvu en 1731, démissionnaire en 1755), Colomban Le Bigot (pourvu en 1755, mort en 1768), Jean Marie Chauveaux (en 1769, dépouillé en 1791). En 1756, ce prieuré est estimé rapporter 125 livres par an, après les charges payées. En 1790, le dernier prieur certifie qu'il rapporte 226 livres 10 sous, et que, les charges se montant à 135 livres, il reste une somme nette de 91 livres 10 sous (J. M. Le Mené) ;
la chapelle Saint-Nicodème (1539 et 1649). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine. L'inscription d'une sablière nous apprend que cette chapelle fut achevée en 1539 par J. Le Layec, de Moréac, au temps de maître Louis de Kervéno, recteur de la paroisse, et de dom Jean le Ticher, curé. Une inscription extérieure indique que la sacristie, au nord du choeur, est l'oeuvre de l'architecte Leralle, 1649. La chapelle comprend une nef, précédée d'un porche et flanquée d'un étroit bas-côté au Nord communiquant avec elle par deux arcades en tiers-point dont les moulures en pénétration retombent sur des piles octogones, un transept et un choeur à chevet plat. Le portail principal, gothique flamboyant, est surmonté d'un réseau à fleurs de lis ainsi qu'une porte plus modeste. Les entraits et les sablières de la charpente lambrissée sont sculptés. Le transept, couvert d'un lambris imitant une voûte d'arêtes, renferme dans le croisillon Nord une tribune en pierre, soutenue de pilastres Renaissance, reliés par trois arcs surbaissés correspondant à des voûtes d'ogives. Le mur du Sud est percé d'une belle fenêtre flamboyante. Le clocher s'élève à 46 ou 48 mètres au-dessus du sol. La tour, carrée dans sa partie inférieure, est percée de baies en tiers-point et est surmontée d'une balustrade à mouchettes, puis la cage devient octogone, ajourée de baies Renaissance, et, au-dessus, un passage bordé d'un rang de mouchettes, traverse les pinacles d'angle. La flèche est octogonale et ornée de crochets frisés et de plus trois rangs de lucarnes trilobées à gâbles décorés se détachent sur les rampants. Cette flèche qui couronne le clocher-porche et la tourelle cylindrique qui la flanque datent de la seconde moitié du XVIème siècle. Dans le prolongement du choeur on construit la maison du chapelain au début du XVIIIème siècle. Enfin, vers 1780, le site est doté d'un enclos. Le retable en bois polychrome du maître-autel, oeuvre d'Olivier Martinet, date du troisième quart du XVIIème siècle (il est daté par les armes de Toussaint Cormier, recteur de Pluméliau de 1649 à 1673). Le panneau central du retable du maître-autel comporte douze personnages et représente saint Nicodème recevant le corps du Christ descendu de la croix : Saint Nicodème figure aussi dans la niche supérieure du retable, et ses deux compagnons Gamaliel et Abibon sont représentés dans les niches latérales. Dans les bras du transept, deux petits retables sont dédiés à saint Pierre et à saint Isidore au Nord, à Notre-Dame de Lorette et à saint Jean au Sud. Un retable date de 1656 (recteur Cormier). Un retable qui se trouvait jadis dans le croisillon Nord, représentait la Résurrection et portait les armes des Prévost de Kerascoët. La cloche date de 1606. Une cloche de bronze date de 1507. Une tribune seigneuriale Renaissance est située dans le transept. Adossé à la tribune, se trouve un autel (l'autel de la Résurrection daté du XVIIIème siècle) qui est surmonté d'une large niche ornée d'une composition représentant la visite des saintes femmes au tombeau du Christ ; | |
la chapelle Saint-Hilaire, reconstruite en 1873 ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Anne, située non loin de la chapelle Saint-Nicodème. Il s'agissait d'un petit édifice en forme de croix latine avec choeur à chevet plat. Au-dessus de la porte occidentale, se voyait un écu aux armes de Rimaison. La chapelle était couverte d'une charpente à entraits ornés de têtes de crocodiles et sablières finement sculptées. Les fenêtres en tiers-point avaient conservé quelques fragments de vitraux et dans la verrière on pouvait distinguer des anges musiciens. Cette chapelle est mentionnée en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Claude (XVIIème siècle). Il s'agissait d'un édifice rectangulaire mentionné en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Rémi (XVIIème siècle), située sur les bords du Blavet et mentionnée comme ruinée en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame (XVIIème siècle), située au village de la Ferrière et mentionnée en 1930 ; | |
la croix de Praquéno (XIXème siècle). Cette croix commémore l'assassinat, le 31 mai 1796, du prêtre réfractaire Joseph Le Turnier, inhumé dans la chapelle de Saint-Hilaire ; | |
le calvaire de Port-Arthur (1810) ; | |
la fontaine de la chapelle Saint-Nicolas ; | |
la fontaine Saint-Eloi (XIXème siècle) de la chapelle Sainte Madeleine ; | |
la fontaine Saint-Nicodème (1608). Elle est du XVIème siècle et a été restaurée en 1608 (date gravée). Elle se compose d'un massif à quatre pans. Les trois bassins qui la composent sont dédiés à Nicodème, Gamaliel et Abibon. A l'Est, trois niches en anse de panier, richement décorées, surmontées d'un arc en accolade rehaussé de crochets frisés et encadré par un gâble plein flanqué de gargouilles et de pinacles, dominent les bassins. Elles abritent les statues de saint Nicodème, saint Abibon et saint Gamaliel (statues aujourd'hui disparues). Une quatrième fontaine aurait été édifiée en 1790 en l'honneur de saint Cornély (protecteur du bétail) : elle présente une niche bordée de moulures et surmontée d'un cordon en accolade ; | |
le manoir de Bodion (1621), édifié par Guillaume Jouannic. On y trouve une chapelle privée et un puits. Une pierre porte la date de 1647. Il semble qu'il s'agisse à l'origine, de la demeure d'un ecclésiastique. En effet la façade Sud est sculptée de bas-reliefs représentant un calice, une tête d'ange et porte l'inscription "Messire Guillaume Jouannic m'a faict faire 1621". L'édifice comportait jadis une chapelle privée. Ce manoir est la propriété de la famille Langle au XVIIIème siècle, et de la famille Robic au XIXème siècle ; | |
la maison du chapelain de Saint-Nicodème (XVIIIème siècle). Une porte permettait un accès direct dans le choeur de la chapelle ; | |
la maison de Kertanguy (1770). Sur une inscription en bas relief, on peut lire : "Batis du temps de Jacques Le Dorce par M. Hemonic l'an 1770" ; | |
la maison de La Ferrière (1787). La date de sa construction a été gravée en chiffres romains ; | |
la maison de Boterneau (XVIIème siècle) ; | |
le second manoir de Bodion (XVII-XVIIIème siècle). La partie centrale est datée de 1752. On y trouve un cadran solaire et un puits du XVI-XVIIème siècle. Le bâtiment de droite date de 1663 (ou 1633) et porte le nom de "P. Kuio". A droite de l'édifice se trouve un colombier ; | |
les maisons traditionnelles de Saint-Nicolas-des-Eaux (XVI-XVIIIème siècle) ; | |
la ferme de Kerguen ; | |
le four à pain de Kerdanio ; | |
les moulins à eau de Kerhello, de Guervand, de Pascouet, de Kerhégu, du Run, de Locquéro, de la Boulaye, de Kedgouet, de Kerbellec ; |
A signaler aussi :
la découverte de haches polies aux environs de Saint-Nicolas-des-Eaux ; | |
l'ancien manoir de Kerascouët (XVIème siècle), siège d'une seigneurie ayant appartenu autrefois à la famille Prévost ; | |
l'ancien château de Kerveno, situé entre Kerrio-Kerveno et la Motte. La seigneurie, propriété de la famille de Kerveno, est érigée en marquisat en 1624. Cette seigneurie passe, par alliance, entre les mains de la famille Rogier du Crévy. Le château a aujourd'hui disparu ; | |
l'ancien manoir de la Villeneuve ou Ville-Nelle ou Ville-Neuve. Ce manoir appartient en 1286 au vicomte Alain VI de Rohan. Le 5 décembre 1287 et le 25 juin 1296, Geoffroy de Rohan, frère du vicomte Alain VI, achète plusieurs terres dans la paroisse de Pluméliau. Le manoir est reconstruit vers 1560 et incendié en 1960. Il ne reste actuellement que le four et le puits de l'ancien manoir. Vers 1978, un bâtiment neuf est élevé à partir des ruines subsistantes ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de PLUMELIAU
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de 3 nobles à Pluméliau : Guillaume Mailler, Allain Thomelin, Allain Le Floch de Kerdaniel.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Pluméliau :
Allain LE PREVOST (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Thebaud de KERVENO (800 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; | |
Geffroy de LARLAN : porteur d'un paltoc ; | |
Ollivier MAILLART (100 livres de revenu), remplacé par Guillaume de Belouan ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Pluméliau :
Jehan de KERVENO (200 livres de revenu), remplacé par Guillaume son frère : comparaît en homme d'armes ; | |
Geffroy de LARLAN (60 livres de revenu), remplacé par Jehan Quellennec : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Allain LE PREVOST (15 livres de revenu), remplacé par Jehan le Prevost : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Eonnet LE PREVOST (13 livres de revenu) ; | |
Ollivier MAILLART (600 livres de revenu) ; | |
Jehan FLOCATE (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; |
© Copyright - Tous droits réservés.