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PLUFUR

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La commune de Plufur (bzh.gif (80 octets) Plufur) fait partie du canton de Plestin-les-Grèves. Plufur dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne)

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUFUR

Plufur est pour ple ou plou Fur, paroisse du Sage ou tire son nom d'une altération de saint Florent (évangélisateur et fondateur au IVème siècle du monastère de Saint-Florent le Veil en Maine-et-Loire). 

Plufur est une ancienne paroisse primitive. Dans les Actes du Saint-Siège, " le 12 mars 1450, l'official de Quimper est chargé de conférer à Charles de Boncevalle, chapelain de l'église de Saint-Yves, à Paris, de famille de chevaliers, la paroisse de Plufur, diocèse de Tréguier " (Lat. 455, f° 149).

La chapelle Christ, au village du Manach-Ty (du breton Manah (moine) et Ty (maison)), était une ancienne possession des moines cisterciens de l'abbaye du Relecq, en Plounéour-Ménez (Finistère). Siège d'un prieuré, le Manach-Ty constituait l'un des quatre membres de leur temporel. Les moines y détenaient vingt quevaises, ainsi qu'un moulin dit Milin-Manac'h et un bois appelé Coat-Manac'h. En 1706, la chapelle du Manach-Ty (prieuré de l'abbaye du Relecq) et la chapelle du Christ sont interdites à cause de leur mauvais état. Le village du Clandy semble révéler la présence d'une ancienne maladrerie.

Le 11 juillet 1596, un combat eut lieu près de la chapelle Saint-Adrien entre les habitants de Plufur et les soldats de la garnison de Tonquédec, venus les piller.

Au XVème siècle, le territoire de Plufur faisait partie de la seigneurie de Guingamp. Au XVIème siècle on mentionne la seigneurie de Keranroux-Plufur s'étendant dans les paroisses de Plufur, Plestin-les-Grèves,Trémel et Plounérin. Au XVIIème siècle, on y trouve une cour et une juridiction de Keranroux exercée par un sénéchal alloué, un lieutenant, un procureur fiscal et un greffier. Jusqu'au XVIIIème siècle, les seigneurs de Keranroux furent liés au devenir de Plufur et de Rosambo dont le château est situé à Lanvellec, commune voisine. En 1688, Geneviève du Coskaer, l'héritière de Rosambo épouse Louis Le Pelletier de Keranroux. C'est la raison pour laquelle on retrouve aujourd'hui les armes des Coskaer (ou Cozker) et des Keranroux sur l'autel de l'aile Nord, les fonts baptismaux et les pignons de l'église Saint-Florent de Plufur.

L'ancienne paroisse de Plufur avait pour évêché Tréguier, pour subdélégation et pour ressort Lannion. On croit que les religieux du Paraclet (ordre de Malte) ont possédé des biens assez considérables en Plufur.

On rencontre les appellations suivantes : Plefor (vers 1330), Ploefur (fin XIVème siècle, en 1426, en 1444, en 1461, en 1596), Pluffur (en 1657).

Voir aussi la situation de la paroisse de Plufur durant la Révolution.

Ville de Plufur (Bretagne

Note 1 : on a découvert en 1836 à Keranroux un nombre important de monnaies en bronze (de l'époque romaine). 

Note 2 : la commune de Plufur est formée des villages : Kerdaret, Kerguen-Quérec, Kerviniou, Kerlaéron, Keranrous (ou Keranroux), Lesclec'h, le Merdi, Kerabalan, Keraprovost, Kervubu, Luzunevez, le Bodo, Fifac'h, Keriselo, Kerbascoen, Kerhuel, Kerarmoal, Keramono, Kerizelan, le Christ, Mazac'hty, Run-ar-Manac'h-Bras, Faur-Bras, Pen-ar-Voern, Pors-Lago, Poul-an-Vran, etc....

Note 3 : Liste non exhaustive des recteurs de PLUFUR : Noble Christophe de Kerautret (1704-1717). – Jean-Hervé Illion (1717-1724). – Pierre-Guillaume Philippe (1724-1738), du diocèse de Dol. - Noble Ignace de Trolong (1738-1762). - Louis le Vacon (1762-1781), etc ...

Ville de Plufur (Bretagne

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PATRIMOINE de PLUFUR

L’EGLISE Saint-Florent datant de 1675 (aile nord) et de 1763-1776, reconstruite sur les plans de Félix Anfray avec des matériaux de l'ancienne (qui paraît avoir été du XIVème siècle) n’est rien moins que jolie. 

Les dates, multipliées à l'excès, permettent de suivre la marche des travaux de l'église. A l'extérieur, sur le pignon de la chapelle formant l'aile nord, date de 1675 ; et, au-dessous, celle de 1842 de sa restauration ; sur la fenêtre, près du pignon de l'aile sud 1763 ; même date de 1763 sur la fenêtre au sud du porche ; 1772 sur le portail du clocher. Le devis de la tour, dressé le 24 mai 1771 avait été modifié le 3 mai 1772 et les travaux adjugés le 10 mai à Yves Le Bras. Sur le porche méridional on trouve la date de 1776 ; enfin celle de 1872 sur une fenêtre de la longère nord près du clocher. A l'intérieur, sur les deux piliers de l'entrée du choeur, inscription : F. PAR. L. LE (caché) 1767. Sur les deux piliers du bas de l'église 1774 et même date sur les deux seconds de la nef. Dans le choeur l'on a conservé deux pièces des anciennes sablières dont l'une représente une scène de chasse et dont l'autre porte l'inscription : « L'AN mil ccccc iiij (1504) fet p. V. B. ».

Mobilier mentionné en 1940 : Dans l'aile nord, autel du XVIIème siècle décoré des armes parti Quelen et Coskaer, armes d'Yves de Quelen et de Julienne du Coskaer. Dans l'aile sud, autel daté de 1766 et décoré des médaillons de saints Pierre et Paul. Cuve baptismale du XVème siècle décorée de l'écu des Le Long de Keranroux soutenu par un angelot ; deux bénitiers portant la date inversée de 1558. Sur le pignon de l'aile nord, et donnant à l'intérieur, ancien retable du XVIème siècle où l'on distingue l'Adoration des Mages et l'Ecce Homo. Statues anciennes de saint Florent, saint Dominique, sainte Catherine de Sienne (R. Couffon).

Elle possède, sans en tirer parti ni s’en faire honneur, un retable fort ancien et encore curieux malgré ses mutilations. Il a environ 2m 40cm de longueur sur 40 cm de hauteur. Il représente à droite, l'Adoration des Mages, à gauche la Résurrection de N. – S. Jésus-Christ. Le Sauveur sort d’un tombeau garni d’une grille en pierre à ogives trilobées ; il montre ses plaies à deux personnages dont l’un est agenouillé, les mains jointes. Le milieu de ce retable était jadis occupé par une croix dont il ne reste plus que quelques trous. Cette mutilation date du dix-septième siècle, disent les registres de la paroisse, et a eu pour cause la nécessité de donner une place plus grande à un tabernacle en bois, de la renaissance, qu’on adossa alors, sur l’autel, au retable dont nous venons de parler et qui servait encore d’ornement au maître-autel à cette époque.

Inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 15 novembre 1985. De nos jours, on y a aussi conservé deux sablières du choeur (1504). Le bénitier date de 1558 (la date est gravée à l'envers). Deux statues représentant saint Nicolas et sainte Anne, sont l'oeuvre de Lucien Prigent, sculpteur né en 1937 à Trémel et décédé en 1993. Les seigneurs de Keranroux avaient des prééminences dans l'église de Plufur dont ils étaient les fondateurs. Les seigneurs du Plessis-Eon et de Guern an C'hastel possédaient jadis des prééminences dans l'église de Plufur (dont la moitié d'une chapelle du côté de l'épître dédiée à sainte Marguerite, pour les seigneurs de Guern-an-C'hastel).

Note 1 : De l'édifice du XVIème siècle, ne subsistent que les éléments suivants : - la charpente des deux travées droite du choeur, à chevrons portant fermes à culots sculptés. - dans le choeur, deux pièces constituant les anciennes sablières sont conservées. L'une représente une scène de chasse et l'autre porte l'inscription l'an 1504 fet. p. V.B. - la charpente à chevrons du porche Sud qui portent fermes à décors sculpté. - le bras Nord édifié en 1675, restauré en 1842. - la cuve baptismale en granit du XVème siècle. - le clocher est une reconstitution partielle. Seules les façades Ouest et Sud ont été modifiées en 1772. Le couronnement de la flèche a été remonté à l'identique et semble daté du XVIème siècle.

Note 2 : Constat de l'état de délabrement de l'église en 1770 et reconstruction de l'église de 1772 à 1776 : « Le constat en a été fait par l'ingénieur des Ponts et Chaussées, la tour présente une lézarde de plus de deux pieds et le clocher menace de s'effondrer. Le 11 novembre 1770, le recteur de la paroisse et le procureur fiscal mettent les délibérateurs en face de leurs responsabilités .... auxquels délibateurs, monsieur le recteur et le sieur procureur fiscal de la juridiction de Keranroux plufur ont fait voter et remarquer que le cloché au-dessus de la porte principale de l'entrée de l'église fait ventre du côtté au couchant, ainsy que la cornière du même cotté vis à vis du prespitaire est dans un périne (péril) éminant, et prait à échoer lors qu'on y pensera le moins et que par son écroulement (elle) entrenera indubitablement la tour, la flèche, ainsy que les cloches et de quelques cotté que ce soet, que léboulement total puisse arriver il en résultera indubitablement et inévitablement que l'église, la chapelle de saint Yves qui est dans le cimetière, le persitaire ou les maisons qui composent le bourg seront eccrasé ainsy que les personnes qui pourroint se trouver  .... »« La solution consiste à quérir, d'urgence, des charpentiers pour monter des échafaudages et des maçons et piqueurs de pierre pour effectuer les premières réparations. Mais très rapidement l'ampleur des dégâts apparaît. La flèche et la tour présente des ouvertures " à y entrer les bras d'un homme ". Il devient nécessaire de ceinturer la tour et de l'alléger de l'extérieur, de descendre les cloches avec toutes les précautions possibles pour les placer en sûreté, et de faire venir de Guingamp le sieur Anfray, ingénieur des Ponts et Chaussées pour lui demander une visite précise des lieux. Le résultat est conforme à ce qui pouvait s'imaginer, en grande diligence de réparations, la tour menace une chute prochaine, il est nécessaire de descendre le clocher qui sera placé dans un recoin de l'église avant de commencer la réparation de la tour. Les plans et devis sont dressés par Anfray. La reconstruction qui démarre en mai 1772 s'échelonne jusqu'à 1776 ». La reconstruction de l'ancienne église (1772-1776) aurait été en partie financée par la famille Le Pelletier de Rosambo, qui détenait la haute justice de la paroisse depuis 1695, comme le suggèrent les armes sculptées qui figurent sur la tour du clocher associées à celles de la famille Keranroux. Félix Anfray est l'architecte de sa reconstruction. Ce dernier appartient à une lignée d'ingénieurs des Ponts et Chaussées et d'architectes à laquelle on doit les églises de Plouagat (1760), de Langoat (1762), la nef de l'église de Bourbriac (1769), la reconstruction du clocher de la cathédrale de Tréguier (1772), l'église de Pleudaniel (1772), l'église de Ploumagoar (1777), de Plounévez-Quintin (1783), de Pleubian (1810), ainsi que différentes restaurations et reconstructions partielles. Trois Anfray sont identifiés : Jacques, Jacques-François et Félix. 

Note 3 : Des travaux de reprise de charpente, maçonnerie et couverture furent engagés dès 1989 jusqu'en 1993, puis fin 1998 et début 1999. En 1998, l'état de l'église Saint-Florent était devenue dramatique : toiture partiellement effondrée, quelques parties maîtresses de la charpente déformée, de gravité telle que la Mairie avait prescrit un arrêté de péril.

Eglise de Plufur (Bretagne

Voir aussi   Plufur " Description de l'église de Plufur  "

La CHAPELLE en ruines de Saint Mélaine, ainsi que la belle fontaine qui est à côté, avait été érigée en l’honneur d’un saint personnage de ce nom, né en Plufur, au château du Plessis-Eon, vers l’an 445. L'ancien cadastre porte Sainte-Madeleine.

La CHAPELLE de Saint Nicolas (1499) en forme de croix latine avec sept fenêtres flamboyants. La chapelle, construite à la demande d'Alain de Plusquellec par Philippe Beaumanoir en 1499, possède deux transepts de style gothique flamboyant. La sacristie voûtée en pierres de taille et la tour datent du XVIème siècle. Le clocher mur en "pi" possède deux chambres de cloches, avec tourelle d'accès au sud. La chevet est à trois pans. Les seigneurs du Plessis-Eon possédaient des prééminences dans cette chapelle, classée monument historique le 11 mars 1911.

Plufur (Bretagne : chapelle Saint-Nicolas

 

Plufur (Bretagne : chapelle Saint-Nicolas

Note : Edifice en forme de croix latine avec clocher-mur et chevet à noues multiples. Il porte l'inscription suivante faisant connaître le nom du maître d'oeuvre Philippe Beaumanoir : « Alain de Plusquellec, de Boncoeur de Bruillac qui était seigneur fit le devis de ceste église en cette forme et à la guise. René Leros était miseur de cette chapelle et gouverneur. Philippe Beaumanoir fut sans fael le maître ouvrier en pierres. De Mezambrez était seigneur J. Marhec qui est fond(at)eur de ceste église et donna place dont il désire avoir grace [de Dieu] . L'an M. cccc iiii xx et VIII, en ceste manière fut commencée et ainsi entreprise cette oeuvre avant et arrière. Messire Borgne premier chanoine de Tréguier, archidiacre, grand vicaire, entreprit de dire office et messe. Cet honneur, en cette chapelle, perpétuera sa mémoire. G. Floch, prêtre, premièrement donna pour sa dévotion ici un calice d'argent. Dieu lui donne grâce perpétuelle » (Inscription relevée par M. l'abbé Thos). La chapelle, qui porte les armes des Le Long de Keranroux, fut acquise de la Famille de Calan par Louis Clech le 2 juillet 1838. Elle a été classée le 11 mars 1911 et restaurée en 1914.

Mobilier mentionné en 1940 : 3 autels de pierre, crédence du XVème siècle et sacraire de la même époque ; statues anciennes de saint Nicolas, sainte Trinité, Ecce Homo, saint Jean l'évangéliste, saint Nicodème et deux angelots Renaissance au retable du maître-autel (R. Couffon).

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

    

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Plufur : chapelle Saint Nicolas

   

Quelques autres édifices à citer :

- le manoir de Poul-ar-Vran (XVIème siècle) ;

- la fontaine de Poul-ar-Vran ;

- la chapelle Saint-Yves, située dans l'enclos du cimetière. Il s'agit d'un édifice, de plan rectangulaire, du XVème siècle, reconstruit en 1901 et restauré (terminé) en 1912. Les seigneurs du Plessis-Eon et de Keranroux possédaient des prééminences dans cette chapelle. Mobilier mentionné en 1940 : Statues anciennes de saint Yves et de saint Isidore (XVIIème siècle).

- l'ancienne chapelle Saint-Drien, dite Saint-Adrien, détruite. Il ne reste, en 1940, que la porte principale ; l'édifice était déjà mentionné en très mauvais état en l'an X. Les registres de Plestin relatent le 11 juillet 1596 un combat près de la chapelle Saint-Drien entre les paysans de Plufur et les soldats de Tonquédec venus les piller.

- l'ancienne chapelle du Christ, détruite. Elle existait au XVIIIème siècle et fut interdite en 1706 à cause de son mauvais état.

- l'ancienne chapelle du Manach'Ty. Prieuré du Relec (ou Relecq). La chapelle fut interdite en 1706 en même temps que celle du Christ. 

- le moulin de Saint-Nicolas. Au XIXème siècle sont mentionnés encore les moulins à eau dits Milin-ar-lan , Lesclec'h, C'hastel, ar Manach, Kerprigent, ar Pont ;

- les croix du bourg, de Kerfubu, de Kergren ;

- la motte de Guern-an-Hastel, de Keroué (haut Moyen-Age) ;

- l'ancien presbytère (XVIIIème siècle) ;

- les fermes de Lesten-ar-Vot (1680-1691), du Merdy (XVIème siècle), de Kerhuel (XVIème siècle), de Guern-ar-Hastel Bihan (1675), de Lesteo (1659-1790), de Run-ar-Manach Bras (XVIème siècle), de Run-ar-Manach Bihan (1652), de Kernabalan Bras (1753-1783).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUFUR

Le CHATEAU du Plessis ou du Quinquis n’est plus qu’un monceau de ruines : il a disparu à une époque indéterminée et en 1661 seul subsistaient les douves et le pont-levis. Il était fortifié et fut occupé pendant la Ligue. Un sieur de Guesbriant, frère de la dame douairière de Kerprigent et du Plessis Eon, était capitaine de la garnison de ce château en 1593. La seigneurie de Plessis-Eon, citée dès 1583, portait le titre de châtellenie. Elle possédait un droit de haute, moyenne et basse justice avec un patibulaire à quatre pots de pierre. Propriété successive des familles Tournemine au XIVème siècle [Note : Les Tournemine (de), originaires d'Angleterre, sr. dudit lieu et baron de la Hunaudaye en 1487 (en Plédéliac), sr. de Botloy (en Pleudaniel), Lezardrieux (en Lézardrieux), Barach (en Louannec) et Plessix-Eon (en Plufur) porte come blason " Ecartelé d'or et d'azur " (sceau 1372). Devise : " Aultre n'auray ". A noter que la branche de Barach s'est fondue dans Kernec'hriou puis Cosquer], Trémédern (suite au mariage de N. de Tournemine avec Robert de Trémédern), Malestroit (en 1436, suite au mariage de  Jeanne de Trémédern avec Jean de Malestroit, seigneur de Kaer), Pinart (en 1583), Kerguézec (avant 1644), Quélen, ramage de Poher (en 1664) qui était également seigneur de Kerjean (en Plufur). A signaler que Pierre de Quelen (fils de Roland de Quelen et d'Anne Lesparler), seigneur du Plessis-Eon en Plufur, est maintenu noble en 1668. Le fils de ce dernier, Roland de Quelen, seigneur du Plessis-Eon, Kerprigent (en Plufur) et La Salle (en Trémel ?), était l'époux de Renée-Jeanne-Marie de Bizien, décédée en 1785 et inhumée à Plufur.

KERANROUX appartenait à un sieur Le Long, sieur de Keranroux, en 1630. Les Le Long apparaissent dans des Réformations et Montres, entre 1427 et 1543. Cette branche des Le Long de Keranroux s'est fondue en 1625 dans la famille Du Chastel (Du Chastel). A cette même époque Keranroux passe dans la famille Duchâtel-Coëtangars. Cette seigneurie s'étendait jadis sur Plestin, Trémel et Plounévez-Moëdec. Elle possédait un droit de haute justice à quatre piliers qui s'exerçait au bourg de Plufur. Propriété de Rolland Le Long (fils de Pierre Le Long et de Margélie de Kerbouric, et époux de Madeleine Guernapin), de Rolland II Le Long (époux de Constance de Kerouzéré), Robert Le Long (époux de Jeannette de Plessis-Eon, puis de Marie du Perrien), Prigent Le Long (1532, époux de Aliénor de Guernisac), Rolland III Le Long (en 1553, époux de Marguerite de Kerjabu). Cette seigneurie passe vers 1639 dans la famille du Chastel, suite au mariage de Marie Le Long (fille de Jean Le Long et de Françoise de Kermerc'hou) et de Jean du Chastel (sieur de Launay, Coatangars ou Coëtangars et Bruillac). Elle devient ensuite la propriété de Jean du Cozker (ou Coskaer), seigneur de Rosambo (en 1689), puis de Louis Le Pelletier (ou Peletier) de Rosambo (en 1699). A noter que la famille Le Long a fourni un capitaine de Châteaulin-sur-Trieux sous les ducs de Bretagne. Ils portaient : d’argent à trois chevrons de sable.

GUERN-AN-C’HASTEL (ou Guernanhastel) et Kervidoné étaient aussi terres nobles. La seigneurie de Guern-an-C'hastel possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait au bourg de Plufur où se trouvait son auditoire. Elle est unie dès 1670 à la seigneurie de La Lande qui possédait une basse justice à Loguivy, à Plougras, à Plestin et Trémel. Cette famille de la Lande de Ploumilliau et Plouzélambre qui portait "d'azur à trois cotices de gueules, au franc canton de même " s'est fondue dans les Le Rouge. Propriété de la famille Le Rouge (au XVème siècle), puis de la famille Tuomelin (dès 1524). Cette seigneurie passe en 1698 entre les mains de la famille Bizien, suite au mariage de Renée de Tuomelin avec François Bizien. A signaler que la famille Perrier (du) était également seigneur de Guernancastel (en Plufur). Le blason des Du Perrier porte " Un poirier (sceau 1348) ; alias : d'azur à dix billettes d'or, 4, 3, 2 et 1 " (sceau 1387). Devise : " Ni vanité, ni faiblesse ".

KERARMOUX, haute justice, appartenait à M. de Rosambo, seigneur de la paroisse de Plufur en 1695. Cette terre devait certainement appartenir primitivement aux Cosquer (du), seigneurs de Barach (en Louannec), Rosambo (en Lanvellec), etc ... Fondue en 1688 dans le Peletier.

KERPRIGENT, moyenne justice, appartenait primitivement aux Kerprigent (de), dudit lieu, paroisse de Plounérin, et de Pratcaric (en Plounévez-Moëdec). Leur blason porte " D'azur à trois pigeons d'or ". La branche aînée s'est fondue dans du Perrier, puis Quelen. Cette seigneurie appartenait à M. du Plessis-Quélen au moment de la Révolution.

KERGEFFROY, appartenait primitivement aux Kerjeffroy ou Kergeffroy (de), seigneurs dudit lieu en Plufur. Leur blason portait " D'argent à dix trèfles d'azur 4, 3, 2 et 1 ". Cette famille s'est fondue dans Saliou, puis dans Guillaume. Les Saliou ou Salliou apparaissent dans les Réformations et Montres de Plestin et Plufur de 1426 à 1543. Leur blason : " D'argent au greslier en sautoir de sable, accomp. de trois merlettes de même ".  La branche des Saliou de Kergeffroi (ou Kergeffroy), en Plufur, s'est fondue en 1500 dans la famille Guillaume, suite au mariage de Jeanne Saliou, dame de Kergeoffroy, avec Vincent Guillaume (famille originaire de Carnoët).

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à Plufur (Pluffur) la seigneurie de Keranroux à M. Le Pelletier (50 livres), la seigneurie de Goüarnon Castel au sieur de Menehors Bizien (50 livres), la seigneurie du Plessix Eon en Pluffur au sieur et dame du Plessix de Quelen (30 livres).

Lors de la Réformation des fouages de 1426, les nobles suivants sont mentionnés à Plufur (Ploefur) : Yvon Saliou, Guillaume Mahé [Note : Il prêtera serment au duc en octobre 1437], Jehan Henri Mahé (Mathieu, en français), Jehan Gueguen et Jehan le Long.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 5 nobles de Plufur (en 1426, on comptabilisait également 5 nobles) : 

Hervé DU COZKER (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer. 

Morice KERPRIGENT (60 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Robert LE LONG (60 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Jehan MAHE (10 livres de revenu), porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

Charles SALIOU (30 livres de revenu), porteur d'une brigandine.

(inspiré en partie de "Côtes-du-Nord, histoire et géographie de toutes les communes du département – tome 4 paru en 1859 (B. Jollivet)")

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