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PLOUMAGOAR

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La commune de Ploumagoar (bzh.gif (80 octets) Plouvagor) fait partie du canton de Guingamp. Ploumagoar dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUMAGOAR

Ploumagoar vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et « macoer » issu du latin "maceria" (ruines).

Ploumagoar est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Ploumagoar, ceux de Saint-Agathon, de Notre-Dame de Guingamp, de Pabu et de Le Merzer.

C'est en 1158, qu'est mentionné pour la première fois le nom de Ploumagoar (eccl. Ploumagor), dans une confirmation de l'archevêque de Tours, des biens de l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. "Parochia Plomagor" ou "Ploetmagoer" (Mor. Pr. I, 718) est cité, en 1190, comme bien de l’abbaye de Sainte-Croix de Guingamp. Durant l’Ancien Régime, Ploumagoar possédait deux succursales : Pabu (1747) et Saint-Agathon.

Par lettres patentes de mars 1637, les terres de Guerrand (Finistère) et de Locmaria (en Ploumagoar) sont unies et érigées en marquisat pour la famille du Parc de Locmaria.

L'ancienne paroisse de Ploumagoar était divisée jadis en quatre circonscriptions désignées sous les noms de dîmerie de Goazaulès, de Tréméac, de Trévon ou Trivis qui forma la trève de Pabu, et de trève de Saint-Agathon. Elle dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Guingamp et de la juridiction de Lannion.

Ploumagoar élit sa première municipalité au début de 1790. Pabu et Saint-Agathon s'en détachent à cette époque. Le faubourg de Ruestang (en Ploumagoar) est réuni provisoirement à la ville de Guingamp (par arrêté du directoire des Côtes-du-Nord en date du 28 novembre 1792). Par arrêté du 20 août 1822, Ploumagoar cède à Pabu l'enclave d'ar Guer-Goz. Ploumagoar est chef-lieu de la municipalité cantonale de Guingamp rural de l'an IV à l'an VIII, puis chef lieu de canton jusqu'à l'an X.

On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Plomagor (en 1158, en 1185), par. Plomagor (en 1190), Ploemagoer (en 1358, en 1368, en 1380), Ploemauguer (à la fin du XIVème siècle), Ploemagoer (en 1417), Ploemoguer (en 1461), Ploumagoar (en 1555).

Note : la commune de Ploumagoar est formée des villages : Crec'h-an-Loc'h, Kerlo, Runeveuzit, Locmaria, Coforn, Kerguen, Lautremen, Keronniou, Rumorvezen, Kerhuelen, Kerguiniou, Kerespertz, Runebuan, Reste-Huelan, Pors-Baron, Kerbalanen, Kernevez, Ru-Saint-Geven, Kerherniou-Bihan, Kerlosquer, Kerlidiguez, Saint-Hernin, etc...

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PATRIMOINE de PLOUMAGOAR

l'église Saint-Pierre (1778 - 1788), construite en forme de croix latine par l'ingénieur des Ponts et Chaussées, Jacques François Anfray. L'ancien édifice comportait encore en 1734 des chapelles privatives : celle de Locmaria (dédiée à la Vierge) et celle du Kerniou (dédiée à saint Yves) lesquelles formaient les deux bras de la croix. Le clocher de l'église est détruit par la foudre le 3 décembre 1845 et reconstruit en 1852. L'autel est l'oeuvre du gendre d'Yves Corlay (sculpteur de Châtelaudren). La cuve baptismale date du XIIème siècle. L'ancienne église de Ploumagoar renfermait un enfeu attaché, "de tout temps immémorial", dit un arrêt du parlement de Paris du 15 juin 1624, à la terre de Runeveuzit, l'enfeu de la Ville-Blanche (avec droit d'escabeau et d'accoudoir) et l'enfeu de Kerlozguère (qui était, en 1590, à l'écuyer Morice le Becmeur, sieur de Locqueltas) ;

la chapelle Sainte-Brigitte (XVème siècle), aujourd'hui reconstruite avec réemploi d'éléments d'une chapelle de la fin du XVème siècle. La nef a été agrandie en 1832. Le chevet date du XVème siècle ;

la chapelle Notre-Dame de Locmaria (1744). Elle a conservé son ancien clocheton ;

la chapelle des Augustines de Kerprat (XXème siècle) ; 

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : Sainte Catherine (simple oratoire) et Saint-Hernin (cette chapelle, qui avait été mise aux enchères durant la Révolution, a été achetée en 1794 par Jean Yves Homo) ;

le château de Locmaria (XIVème siècle - XVème siècle - 1720) ainsi que sa chapelle (XVIIIème siècle) ont appartenu à la famille de Coetgourheden ou Coatgoureden, puis à la famille du Parc de 1457 à 1745 (suite au mariage de Jeanne de Coetgourheden avec Guillaume du Parc). Le château est reconstruit en partie en 1720 et la tour situé à droite de l'édifice date du XIXème siècle. Le fief de la famille Du Parc est érigé marquisat en 1637. Après la mort de Jean Marie François du Parc, en 1745, Locmaria passe à Louis Vincent de Goësbriant (gouverneur du château du Taureau). Les communs datent de 1771 ;

le calvaire de l’église Saint-Pierre (XVIIIème siècle) ;

les manoirs de Kergré (XVI-XVIIème siècle) et de Porz-Roué (1662) ;

la fontaine Saint-Hernin ;

une maison (1713), située au village de Kerbanalen ; 

7 moulins dont 1 moulin à Foulon et les moulins à eau de Kergré, de Courmelon, de Kerraufray, de Kerlosquer, de Poudeudou,…

A signaler aussi :

le camp de Kerdroniou dit "le Palais romain" (âge de fer) ;

les tumulus de Lanviniec et Ruveuzit (âge de bronze) ;

la stèle du bois de Locmaria (âge de fer) ;

des traces de voie romaine ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUMAGOAR

A la terre de Locmaria est attaché le souvenir de Louis-François du Parc, marquis de Locmaria, lieutenant général et commandant du pays messin en 1702. Il meurt en octobre 1709.

La seigneurie de Locmaria possédait jadis un droit de haute justice (confirmé en 1555) avec des fourches patibulaires à trois piliers. Le seigneur de Locmaria prétend avoir le patronage des églises de Ploumagoar et Saint-Agathon. Propriété successive des familles Prévost du Glaz, Coatgoureden (au XIVème siècle, suite au mariage de Isabeau Le Prévost avec Jean de Coatgoureden, seigneur de Kerninon), du Parc (vers 1483, suite au mariage de Jeanne de Coatgoureden avec Guillaume du Parc vers 1460). Louis du Parc (fils de Claude du Parc et de Julienne du Dresnay) épouse en 1606 Françoise de Coatrédrez, qui lui apporte la terre de ce nom et Saint-Michel-en-Grève. Suite au décès de Jean Marie François du Parc (1708-1745), la seigneurie passe entre les mains de la famille de Goësbriand qui la vende en 1760 à Abraham Sévère Michiel de Lizardais. Cette terre passe ensuite par héritage à l'abbé Brémond, puis en 1770 à la famille de Gourdan. 

La seigneurie de Munehorre (ou Kerprigent-Munehore) possédait jadis un droit de haute justice (confirmée en 1671), puis de moyenne et basse justice (en 1770). La seigneurie de Munehorre avait dans sa mouvance le manoir de Kerhuel et le manoir du Rucaer. Propriété successive d'Olivier de Munehorre (avant 1416), d'Audren de Munehorre (en 1427), Vincent et Olivier de Munehorre (en 1481), Vincent de Trolong (en 1535), Robert Bizien (en 1556), Jean Bizien (en 1671), François Bizien (en 1690), Marie Gabriel Paul André de Launay (en 1773).

La seigneurie de Villeneuve-sur-Trieux possédait jadis un droit de haute justice. Cette terre est acquise au début du XVIème siècle par Guillaume de Cléauroux puis annexée à la seigneurie de Saint-Michel en Plouisy.

Runeveuzit (ou Runevisit) était jadis aussi terre noble. Propriété de Jeanne de Botharec (en 1555), de Geoffroy de Lanloup (de 1583 à 1604), de René de Lanloup (en 1690), de Michel de Kersulguen, sieur de La Rivière (en 1701) et du marquis du Gage (en 1760). 

En 1419, dans une montre tenue à Guingamp le 8 janvier, on voit figurer les nobles dont les noms suivent, appartenant tous à la paroisse de Ploumagoar (comprenant alors Pabu et Saint-Agathon) : Jehan de Coëtgourheden, Henri de Kermennou et son fils, Merrien Le Cozic, Jehan Poences, Olivier de Munehorre, Guillo de Kermoisan, Pierre Gigou, Jehan Pinart, Jehan Hamonnou, Jehan Botherel, Olivier Bernard (représenté par son fils), Yves Colliou, Merrien le Morzec, Allain Robin, Amaury la Rocheduc, Rolland Colliou, Geoffroy le Pennec, Jehan le Pennec, Guillo Robert, Duzay et Raoul Perthevaux. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 23 nobles de Ploumagoar (il y en avait 21 en 1426) :

Olivier BERNARD (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul BERTHEVAUX (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan BOTEREL de Villeraoul (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan de COETGOURHEDEN (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan de COETGOURHEDEN de Locmaria (800 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Arme ;

Philippe COLLIOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland COLLIOU : défaillant ;

Yvon COLLIOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre GIGEOU de Kermen (70 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan HAMONOU de Kermion (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan JOUHAN de Euzen : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Louis de KERMENOU (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Meryen LE COZIC de Kerhuel (160 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Meryen LE CROESET (10 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan LE CROESSET (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE PENNEC : défaillant ;

Amaury LE ROCHEDENE (60 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une pertuisane ;

Olivier MURCHONE de Murhore (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan PINART (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan POENCE de Kermorvan (300 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ROBERT : défaillant ;

Yvon ROBERT (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain TOURBIN (5 livres de revenu) : porteur d’une jacques et comparaît armé d’une vouge.

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