|
Bienvenue chez les Plougrasiens |
PLOUGRAS |
Retour page d'accueil Retour Canton de Plouaret
La commune de Plougras ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGRAS
Plougras tire son nom de "Ploe" (paroisse) et du vieux breton "croes" ou "Kroaz" (croix). Il s'agit, semble-t-il, de la plus ancienne attestation en Bretagne du culte de la Sainte-Croix.
La paroisse primitive de Plougras englobait autrefois les trèves de Lohuec et Loguivy-Plougras. Plougras est cité pour la première fois en 1288, dans un document mentionnant un certain Alain de Plougras, écuyer (Alanus de Plebe Crucis, armiger diocesis trecorensis). Plougras connaît une implantation templière à proximité de Trénouel.
La terre de Penforest, située vers l'extrémité ouest de la forêt de Beffou appartenait autrefois à la seigneurie abbatiale de Begar (la forme Bégard n'apparaît qu'après la Révolution). Entrée dans le domaine des Cisterciens grâce à la générosité des comtes de Penthièvre (et de Tréguer) vers le XIIème siècle, elle était constituée presque entièrement de quévaises (quelque 17 fermes leur appartenaient aux alentours).
Plougras (Ploegrois) était une paroisse dès 1425 (Actes de Jean V, n° 1628). Le territoire de la commune de Plouaret a été accru par la loi du 13 juin 1856, aux dépens de celle de Loguivy-Plougras, de létang de Beffou et des villages de Pen-ar-Menez, Guernénéon, Mezenein et Keradenec.
La châtellenie de Beffou dont relevait le territoire de Plougras dépendait tantôt des ducs de Bretagne, tantôt des comtes de Penthièvre. Dès 1445, la seigneurie de Beffou relève de Pierre de Bretagne, devenu duc en 1450 sous le nom de Pierre II. Cette châtellenie est donnée en 1453 à Jehan de Laval (neveu de Pierre II) et reste dans cette famille jusqu'en 1586, date à laquelle Pierre de Coatredrez l'acquiert.
L'ancienne paroisse de Plougras faisait partie de l'évêché de Tréguier, avait pour subdélégation Morlaix et ressortissait au siège royal de Lannion. La cure était à l'alternative. Plougras élit sa première municipalité au début de 1790.
La famille Plougras (seigneurs de Trogorre), aujourd'hui disparue et qui a donné son nom à la commune, existait dès le XIIIème siècle : Alanus de Plebe Crucis (en 1288), Maurice de Plougras (vers 1330), Guillaume de Plougras (en 1415 et en 1416), Alain I de Plougras (décédé en 1459), Alain II de Plougras (décédé en 1464), Alain III de Plougras (décédé en 1490), François de Plougras (décédé en 1536), Claude de Plougras (décédé en 1555), Jeanne de Plougras, épouse de Hervé Le Rouge, puis Jean de Kermarquer. Elle portait pour armes : dargent à une croix pattée de gueules.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Crucis (en 1288), Plebe Crucis (vers 1330), Plougraz (en 1415), Ploegrois (en 1425), Plugroez (en 1437), Ploecroiz (en 1442), Ploegroix (en 1461), Ploecras (en 1490) et Plougras (en 1600).
Note : la commune de Plougras est formée des villages : Botlan, Trénouet, Penenec'h, Keréidré, Trovern, le Sollier, Louc'h-Isellan, Louc'h-Huellan, Garzou-Bras, Garzou-Bihan, Trogoredec, Nec'hguen, Scrapiar, les Plous, Keranguer, les Avregan, Kerantara, Menez-Riou, Coatillan, Kerniet, Crec'h-Goan, Kerisern, Penayun, Ménez-Guéric, Kaénor, Kerembellec, Barlandrès, Kervretel, Kergoulin, Manacty, Kergrec'h, Pen-an-Forest, Crec'h-Lean, Kerjolis.
![]()
PATRIMOINE de PLOUGRAS
l'église Saint-Pierre (XIV-XVIème siècle). L'église est mentionnée en 1330 dans un compte diocésain. Il subsiste de cette époque le fenestrage daté du XIVème siècle et réemployé dans la chapelle Sud de l'église. L'édifice actuel, qui porte la date de 1613 (date de sa restauration), est en forme de croix : le bas-côté nord comprend sept travées et le bas-côté sud comprend dix travées. Le clocher-mur est de 1681-1687, ainsi que le choeur. Le porche Ouest date du XVIème siècle et abrite une Pietà. Les sablières, en bois polychrome, datent du XVIème siècle : l'une d'elles représente un homme poussant une brouette chargée d'un mort. Elle contient une cloche de 1767 et un reliquaire en argent (1488) du bras de saint Gonéry, fils de sainte Eliboubane et qui vécut au VIème siècle. Le 16 février 1978, le clocher s'est effondré sur l'église ; | |
la chapelle Saint-Gonéry (XVIème siècle), restaurée en 1787. Elle est en forme de croix latine et elle est édifiée à l'emplacement d'un ancien édifice religieux qui est mentionné en 1456. Elle renferme des sablières sculptées représentant plusieurs scènes de chasse ; | |
le calvaire de Trénouel (XVI - XVIIème siècle) ; | |
deux croix présentant chacune un Christ (avant le XVème siècle), situées au lieu-dit "Le Solier" ; | |
le manoir de Menes-Riou (surnommé ainsi depuis le XIXème siècle) ou Ménez (XVII - XVIIIème siècle). Une inscription portant la date de 1675 se trouve au-dessus de l'entrée du bâtiment situé à gauche. Le logis de droite porte la date de 1763. Il s'agit du chef-lieu de l'ancienne seigneurie du Menez, ayant appartenu successivement aux familles Charuel ou Charruel, Mené, Perrier, Du Parc et Goësbriand (au XVIIIème siècle) ; | |
2 moulins ont été recensés dont le moulin à eau de rivière nommé Conan et le moulin à vent nommé Goariva (ruiné en 1853) ; |
A signaler aussi :
le menhir de Lesplouz (époque néolithique), aujourd'hui disparu ; | |
la motte cadastrale du Beffou (début du XIème siècle) encore appelée "motta comitis" (motte du comte) ; | |
la maison Le Mat (1707), située au lieu-dit "Le Solier" et édifiée par un certain Le Mat. On y voit un puits du XVIIème siècle ; | |
le pont charretier du château (XVII - XVIIIème siècle) ; | |
la borne de Goariva (vers 1740) ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGRAS
La seigneurie du Ménez possédait des biens en Plougras (manoir et métairie du Ménez, le moulin et l'étang du Guic, Kervretal, Kergolet, Kerbihan, Kerampriol, Kerolland, Penanech, Kerfiloch, Trovern, ..., ainsi que des biens au bourg de Plougras, ....). Les premiers seigneurs connus sont : Charuel (aux XIIème et XIIIème siècles), du Mené (du XIVème au début du XVIème siècle), du Perrier (du début du XVIème siècle à 1661), du Parc de Locmaria (de 1661 à 1745), de Goesbriand (de 1745 à 1752),...).
La seigneurie du Dresnay était la propriété successive des familles du Dresnay (aux XIIIème et XIVème siècles), de Quelen (à la fin du XIVème siècle et jusqu'en 1681), de Montigny (1681-1748), de La Rivière (1748-1770), de La Fayette (1770-1792). La seigneurie possédait jadis un droit de haute justice et fut réunie vers 1300 à celle de Traouénès.
On comptait dans cette paroisse de Plougras, plusieurs familles nobles :
- les Plougras, sieurs dudit lieu ;
- les Du Dresnay, sieurs dudit lieu. Marie, dame du Dresnay, héritière de la branche aînée en 1400, porta par mariage la terre de son nom dans la maison de Quélen ;
- les de la Fruglaye, sieurs de Kervers, possédaient en 1780, la haute justice de Kervern. Cette famille a fourni un abbé des Prières, mort en 1766, un évêque de Tréguier, mort en 1745.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Plougras (alors qu'en 1426, il y avait 27 nobles) :
Jehan DU DRESNAY de Kerradenec (300 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
Alain PLOEGROEZ de Plougras (300 livres de revenu) : comparaît en homme darmes. |
© Copyright - Tous droits réservés.