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PLOUER-SUR-RANCE |
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La commune de Plouër-sur-Rance ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUER-SUR-RANCE
Plouër-sur-Rance vient du breton « ploe » (paroisse) et, semble-t-il, de saint Hernin ou Hern.
Plouër est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plouër-sur-Rance, ceux de Pleslin, Taden, Saint-Samson et Dinan (la section de Saint-Malo). Plouër est mentionné en 1095, lors d'un enregistrement d'une donation à l'église et à l'évêque d'Alet par un certain Robert, fils de Bresel (Brecel) de Plouër. Parmi les témoins se trouve Hamon, prêtre de Plouër. Vers 1121, Robert est lui même témoin de la donation de l'église de Taden à l'abbaye de Marmoutier. L'abbaye de Saint-Jacut possède également des droits et des rentes à Plouër (aveux de 1703, AD 44 B 820).
Léglise de Plouër (Ploher) est citée dès 1181. La paroisse de Plouër (Ploher) existe dès 1187 (chartes de Saint-Magloire de Léhon : Anc. év. III, 362 ; VI, 135) et appartient sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Malo. L'ancienne paroisse de Plouër-sur-Rance avait pour subdélégation et pour ressort Dinan. Elle relevait du roi au moment de la Révolution. La cure était à l'alternative. Plouër-sur-Rance élit sa première municipalité au début de 1790 et prend le titre de chef-lieu d'un canton depuis cette époque jusqu'en l'an X.
Commune depuis 1790, Plouër-sur-Rance s'est vu rattacher en 1973 Langrolay, commune qui est redevenue autonome en 1983. Son nom devient Plouër-sur-Rance par décret du 26 octobre 1949.
On rencontre les appellations suivantes : Ploiern, Ploern (à la fin du XIème siècle), Pluer (vers 1221), Ploern (en 1179), Eccl. de Ploher (en 1181), Eccl. par. de Ploher (en 1187), Ploar (à la fin du XIIème siècle), Ploer (en 1218), Ploar (en 1231), Plouer (en 1277), Ploer (vers 1330), Plouarn (en 1371).
Note 1 : Le 25 novembre 1344, à la requête d'Alain de Rochefort, le duc Charles de Blois octroie un marché à la ville de Plouër (Arch. nat. JJ68, pièce 87). Le protestantisme est introduit à Plouër par suite du mariage de Charles Gouyon, seigneur de Plouër, avec Claude du Châtel, en 1571. Le 19 mars 1593, durant les guerres de la Ligue, le manoir de Rigourdaine est attaqué et Amaury Lambert, seigneur de Rigourdaine, est tué (registres paroissiaux). A la fin de juin ou juillet 1636, saint Jean Eudes vient prêcher à Plouër au cours d'une mission. Le roi ordonne la destruction du temple protestant en 1664. Par arrêté préfectoral du 2 mars 1973, Langrolay-sur-Rance lui est associé pour former Plouër-Langrolay-sur-Rance. Un autre arrêté préfectoral, du 30 décembre 1983, a séparé les deux communes, à compter du 1er janvier 1984.
Note 2 : la commune de Plouër-sur-Rance est formée des villages : la Guennerais, les Landes, Ville-au-Bault, les Eliots, la Nois, la Vallée, Lisnais, le Bas-Bout, Port-Saint-Hubert, la Chambre, la Pommerais, les Rocherets, la Moignerais, la Bouillie, le Chalonge, Plumazon, le Bouillon, la Matz, Brizard, la Giolais, Licouet, Couvé, Vildé, Métrie-aux-Anvalins, la Chiennais, la Renaudais, etc ...
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PATRIMOINE de PLOUER-SUR-RANCE
l'église Saint-Pierre et Saint-Paul (1779). Les trois retables datent du XVIIIème siècle. Le retable du maître-autel comporte des statues de saint Pierre et de saint Paul. On y trouve les gisants d'Alain de Plouër (XVème siècle), de Perrine Edder (XVème siècle) et de l'Inconnue (XVIème siècle) qui proviennent de l'édifice primitif ; | |
la chapelle du château de Plouër (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle du Chêne-Vert (1776) ; | |
la chapelle Notre-Dame (XIXème siècle) ; | |
la chapelle de la Souhaitier (XIXème siècle), bénie le 24 avril 1868. Une chapelle est mentionnée déjà à La Souhaitier au milieu du XVIIème siècle. La cloche de cette ancienne chapelle portait la date de 1450. Une nouvelle chapelle est reconstruite à l'initiative de l'abbé Pierre Thoreau, mais cet édifice religieux est utilisé jusqu'au milieu du XIXème siècle, date à laquelle une nouvelle chapelle la remplace ; | |
une dizaine de croix anciennes datées du XVIème siècle ; | |
la croix du cimetière (XVIème siècle), située place de l'Eglise ; | |
le château de Péhou (XIV-XIXème siècle), situé sur la presqu'île de Péhou. Le fief de Péhou, qui dépend dès le XVème siècle de la seigneurie de Vaux-Carheil, comprend, l'ancien château de Plumoyson et une ancienne chapelle dite "de Saint-Lunaire". Le fief de Plumoyzon passe de la famille d'Evran à celle des Tréméreuc, seigneur de Plouër, dès le XIIème siècle. Comme Alain de Tréméreuc avait pris le parti de Charles de Blois (lors de la guerre de Succession de Bretagne), Jean IV, pour le punir, décide de détruire son château en 1365 ; | |
le château de Plouër (XVII-XVIIIème siècle), édifié à lemplacement de l'ancien château féodal de Saint-Paul et propriété de la famille de la Villehuchet, dont un aïeul en a fait l'acquisition en 1695. La seigneurie avait été érigée en vicomté en 1574. Propriété de la famille La Garaye, puis de la famille du Breil de Pontbriand et de Larlan (vers 1778). Il appartenait, vers le milieu du XVIIème siècle à Henriette de la Tour-d'Auvergne, soeur du grand Turenne. Le bâtiment principal est entouré de douves, autrefois traversées par un pont-levis. La façade principale porte les armes de la famille La Haye de Plouër ; | |
le portail du manoir de Boisane (1629) ; | |
le manoir de La Villeaubault (XVIIème siècle). Ancienne propriété de Pierre Lerouillé. Cet édifice est reconstruit à la fin du XVIIème siècle ; | |
le manoir des Planches (XVIIème siècle), remanié et agrandi dans la première moitié du XVIIIème siècle. Propriété de la famille Denis ; | |
le manoir des Guérandes (XVIIIème siècle). Cette demeure est vendue vers 1775 par Marie Eugénie Lemesle (épouse de Jean François Gaudron) à Guillaume Mathurin Desguets (époux de Laurence Lemesle) ; | |
la maison du marin (XIXème siècle), située à La Mettrie-Pommeret ; | |
la maison du Capitaine (1821), située à La Villée et édifiée par la famille Colas ; | |
6 moulins dont le moulin à vent de Pehoux et les moulins à eau du Marais, de Rochefort, Rouault, de Coutance, de Plouer ; |
A signaler aussi :
l'allée couverte de Bel-Even (époque néolithique). Elle comporte une chambre funéraire d'environ 10 mètres de longueur sur 1,50 mètre de large ; | |
les tours du Chêne-Vert, vieille forteresse féodale ; | |
le cadran solaire du Repos (1537), provenant certainement de l'ancien manoir de Vaux-Carheil (XVème siècle) détruit à la fin du XIXème siècle ; | |
le cadran solaire de Plumoyson (1605) ; | |
l'ancien château de la Roche-aux-Anes, aujourd'hui disparu. En 1350, c'était une place de guerre assez forte, qu'occupait une garnison anglaise ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUER-SUR-RANCE
Les premiers seigneurs connus sont les Plouër, dont Robert Brecel, cité dans une charte de 1095, de même que son fils Hingand de Plouër. Catherine de Plouër épouse en 1490 Amaury II de La Moussaye, et la terre de Plouër est érigée en comté par Henri III en 1575, au profit de la famille Gouyon-La-Moussaye. Charles-Auguste de Gouyon (1647-1729), comte de Gacé, maréchal de France en 1708, achète le comté de Plouër en 1684 et le revend en 1695 à Pierre de la Haye.
Les maisons nobles de Plouër-sur-Rance étaient : la seigneurie de Plouër dont nous avons parlé, Tressaint, la Dommeraye, le Pargat et Kercabin.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 7 nobles de Plouër :
| Guillaume AMYOT (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Ruallan AMYOT (60 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Pierre DE PLOUER de Plouer (700 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
| Raoul DE ROCHEFORT de Rigourdaine (400 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jacques DE SAINT-POUL de Sct Poul (800 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
| Guillaume LE LEONNAYS, seigneur du Ponthays (300 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
| Berthelot LUCAS (10 livres de revenu) : défaillant ; |
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