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L'OEUVRE CONSTRUCTRICE DE LA PAROISSE DE PLOUBEZRE. |
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La fabrique ne s'est pas contentée d'administrer les biens de la paroisse et d'intenter des procès chaque fois que ceux-ci étaient menacés, elle a aussi entretenu et embelli l'église paroissiale, les chapelles et le presbytère, réparé et construit chaque fois que la nécéssité ou le désir s'en faisaient sentir.
Les comptes de la fabrique, des chapelles ou des confréries mentionnent les dépenses diverses effectuées au cours de l'année : achat de cierges, d'encens, paiement du droit de tiers au recteur, blanchissage des linges d'autel, entretien du sacristain : ce sont des dépenses courantes qui se retrouvent chaque année ; moins régulièrement on trouve des fournissements d'aveux aux diverses seigneuries. Ce qui amène une originalité dans la succession assez monotone des dépenses, ce sont les frais occasionnés par les réparations ou les constructions nouvelles. Pour l’église paroissiale comme pour les chapelles il y a d’abord des réparations courantes qui reviennent périodiquement tous les trois ou quatre ans ; il s’agit de travaux partiels à la couverture, travaux peu importants puisque le coût ne s’éléve pas au dessus de 25 livres, toutes fournitures comprises ; il y a aussi, moins reguliérement, des réparations aux vitrages, surtout à la suite de tempêtes : les frais varient selon le nombre de panneaux à remplacer, en général c'est cher, par exemple en 1635 on verse à Maître Guillaume BAHIC, vitrier à Lannion, pour mettre dix huit panneaux de verre neuf blanc dans l'église et neuf dans la chapelle Saint Jean, 72 livres 10 sols.
Il y a enfin une autre sorte de réparation courante : c'est celle qui concerne les "bois, ferrages et cordes (ou chaîne) des cloches".
I. L’EGLISE PAROISSIALE.
L'église actuelle a été remaniée en grande partie au cours du XIXème, siécle : seule la tour et l'extrémité ouest de la nef ainsi que le retable du Rosaire ont été conservé de l'ancienne église : il est difficile d'imaginer l'aspect que ce bâtiment pouvait avoir au XVIIIème siécle : les acquisitions et améliorations qui y ont été faites peuvent aider à retrouver cet aspect.
En dehors des réparations courantes, il y a toutes sortes d'acquisitions et travaux : en 1638 les fabriques versent 65 livres pour un nouveau tabernacle. En 1649, on fait réparer la nef de l'église, réparation sans doute de peu d'importance puis qu'elle ne coûte que 10 livres 15 sols. En 1651 la paroisse fait l'acquisition d'un coq en cuivre pour mettre sur la tour de l'église, qui lui coûte 5 livres 10 sols. Dix ans plus tard en 1663, on fait venir une pierre d'Angleterre pour faire un cadran, pour la modeste somme de 9 livres [Note : Ce cadran existe toujours au pignon sud de l’église]. En 1664 les fabriques font faire pour 42 livres, deux statues pour mettre au pignon ; en 1667, ce sont quatre petits tableaux qui sont commandés pour le grand-autel et qui ne coûteront que 10 livres.
En 1670 les murs de l'église, de la chapelle Saint Laurent et de la sacristie sont blanchis et grisés pour 50 livres 10 sols y compris la fourniture de la peinture. La même année il est fait mention d'un couvreur d'ardoises qui a fait une grande lucarne au dessus du jubé de Ploubezre : mention tres intéressante et unique d'un jubé dans l'église paroissiale.
En 1671, Yves Le Gaulliés, maître doreur touche 11 livres 2 sols pour avoir doré les lettres au dessus de la grande porte [Note : Il s’agit de l’inscription qui domine le porche de la tour et qui a été rapportée par ailleurs]. En 1673 est faite une nouvelle chaire à prêcher qui est fixée contre un pilier et coûte au total 39 livres.
En 1703 des ouvriers travaillent à dresser le porche ce qui coûte 21 livres 15 sols à la fabrique. En 1708, le menuisier qui a fait une balustrade pour clore les fonts batismaux, et a refait le lambris reçoit 60 livres. En 1710 on "met en couleurs" deux petits autels et la chaire à prêcher (6 livres).
En 1712, le 14 Février, le recteur qui est alors "noble et discret missire Marc Chrestien" montre aux délibérants la nécessité d'un nouveau tabernacle au grand-autel, les fabriques proposent de faire faire en même temps un retable au fond du maître-autel, garni d'un tableau : pour trouver les fonds nécessaires, le recteur devra aliéner des places de tombes et enfeux ; dans les comptes on retrouve 300 livres payées en deux termes au sieur GUERIN pour ces travaux, le chapelle de Kerfaouez contribue pour 400 livres en 1712, Saint Jacques pour 92 livres en 1713, Saint Fiacre pour 60 livres en 1712.
Le 14 Avril 1721, les délibérants décident de la nécessité de la "teinture et blanchissage de l'église paroissiale, la chapelle du Sacre et le pignon de la chapelle du Rosaire". Le marché est confié à un couvreur d'ardoises de Lannion qui propose de "blanchir le tout du grand corps de l'église et les deux nefs aussi en longère de deux couches en bouchon et même le fond avec un griseure, et de rafraichir les piliers et leurs arcades et mettre dans les mêmes couleurs le pignon en bas de l'église, de faire dans la chapelle du Sacre un beau blanc poli tout neuf, même peindre en rouge les deux tirants et les deux montants, couleur de feuille morte le tout pour 84 livres payables en trois termes". Le 19 Septembre 1728, les fabriques dont les comptes doivent être assez largement excédentaires vont avoir le désir d'entreprendre une oeuvre plus importante : ils veulent rétablir le reliquaire qui était tombé en ruine et former une aile vers le midi de l'église "semblable à celle qui est au nord". Le 3 Octobre 1728 "Ollivier Jégou de Kervillio, évêque et comte de Tréguier, conseiller du roi en tous ses conseils", accorde la permission de rétablir le reliquaire et de construire l'aile sud. Malheureusement il n'y a aucune trace de ces travaux dans les comptes, si ce n'est en 1728 une réparation à la couverture de l'église et du reliquaire pour 47 livres ; les comptes de 1730 apprenent par ailleurs que le reliquaire était couvert de genêts puisque la fabrique a acquis pour 5 livres de genêts pour le couvrir . L'aile sud a-t-elle été construite ?
En 1731, les fabriques décident de reconstruire la sacristie au bout du grand-autel ; ce qui sera fait l'année même de leur charge mais ce ne sera qu'en 1764 qu'il sera fait une adjudication pour "plancher, boiser et lambrisser la sacristie".
En 1764 également, s'impose la nécessité d'une nouvelle chaire à prêcher: une bannie d'adjudication est effectuée pour tout sculpteur intéressé : le coût de la chaire ne devrait pas dépasser 600 livres avec fournitures ; cette chaire sera-t-elle faite ? encore une fois on ne peut l’assurer ; en 1772, un peintre est convoqué pour "peindre à deux couches et une couche de vernis la chaire à prêcher (est-ce l'ancienne ou une nouvelle ?) et raccomoder l’ange qui s’y trouve ; et pour mettre un Saint Esprit qui sera argenté avec des rayons or et argent et une peinture couleur de chataignier, le tout pour 72 livres".
Le 10 Aout 1781, Missire Jacques Toullic, recteur de Ploubezre se présente devant la cour royale de Lannion pour réclamer des héritiers de son prédécesseur, le feu sieur Guyomar, les réparations au choeur et chanceau de l'église. En Mars 1783, un acte établi devant le Parlement de Rennes spécifie que la succession du sieur Le Luron, prédécesseur du feu sieur Guyomar, recteur, servira aux réparations du choeur et chanceau, tabernacle et retable. Les 500 livres de la vente des biens du sieur Le Luron serviront à décharger des réparations les héritiers du sieur Toullic. Le 18 Août 1785, Maître Raoul Bodin, procureur au siége présidial de Rennes stipule que les recteurs de Ploubezre à l'avenir, en tant que décimateurs, feront les réparations au grand-autel tabernacle, retable, bancs du sanctuaire et au chanceau ; l'étendue du chanceau reste fixée à trente deux pieds de longère à compter du cul de lampe jusqu'à un pied au dessous de l'alignement des faces inférieures des piliers sur lesquels partent les poutres transversales qui soutiennent le crucifix.
En 1788, il faut faire paver la sacristie avec les pierres plates préparées à cet effet dans le cimetière (sans doute s'agit-il de pierres tombales). La même année on répare la tour : on la "chique du dôme au rez de chaussée" le tout coûte 96 livres.
Le 18 Janvier 1789 : les délibérants ordonnent aux fabriques de faire réparer l'église tant pour le pavage que le lambris, blanchissage et crépissage. Pour payer ces travaux, les fabriques sont autorisés à prendre la somme de 900 livres dans le coffre-fort. Pourtant ces travaux ne semblent pas avoir été exécutés en totalité puisque le 15 Mai 1791, le procureur de la commune a remontré que différentes parties du lambris tant de la nef que des bas-côtés et chapelles de l'église paroissiale sont en mauvais état, que "la peinture est ternie et presque effacée et qu'il faut la refaire". Les travaux ont été adjugés pour 317 livres pour les réparations du lambris, 440 livres pour la peinture : "en blanc à l'huile sauf à l'endroit du maître-autel qui est en rouge et qui sera peint en bleu et orné de figures de chérubins ; toutes les poutres et corniches ainsi que la grande croix seront peint en rouge ; l'adjudicataire devra de plus orner le lambris de nuées" ; enfin l'adjudication du blanchissage du lambris s'est élevé à 300 livres.
Toujours en cette même année 1791, la municipalité de Ploubezre décide de retirer de l'église les bancs "ci-devant patronaux et seigneuriaux, les titres et ceintures funébres tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'église".
Une grande part de l'activité et des dépenses de la fabricue sont absorbés par l'entretien de l'église paroissiale ; il est d'ailleurs curieux de remarquer que c'est vers 1789 et 1790 que les habitants de Ploubezre font le plus de dépense pour l’embellissement de leur église.
II. LES CHAPELLES ET CONFRERIES.
Comme pour l'église paroissiale, les comptes des chapelles et confréries comportent des réparations et constructions importantes.
La chapelle la plus importante parce que la plus belle, la plus riche et la mieux conservé jusqu'à nos jours est Notre Dame de Kerfaouez.
Les travaux pour cette chapelle commencent dès 1674 (avec le premier registre de compte de cette Chapelle), par la construction d'un retable sur l'autel de la Visitation du coté de l'évangile qui rapporte 168 livres à Jan Briand, menuisier.
En 1680-81, on redore les retables de Saint Yves et de l'Annonciation (172 livres). En 1684-85, Maître Jan Briand, sculpteur touche 35 livres 10 sols pour avoir fait deux niches pour mettre au bout du grand-autel. Bertrand Bahic, les dorera l'année suivante pour 130 livres.
En 1685-86, la statue de la Vierge de Kerfaouez est couronnée.
Dans la délibération du général du 4 Mai 1721, il est remonté qu'il manque des réparations dans la chapelle de Kerfaouez aux "images, lambris et teintures : il faut marbrer les colonnes de noir, repasser les marbres droits des niches et étoffer l'image de la vierge de la Salutation et l'ange au devant d'un beau blanc poli avec quelques bordures d'or" ; le tout sera fait pour 80 livres tournois ; dans les comptes de cette même année se trouvent 167 livres payées pour réparer le lambris.
En 1770, réfection totale de la couverture de la chapelle qui coûte 100 livres.
Il est étrange que ni les comptes de la chapelle ni les délibérations du général, ne parlent du jubé de Kerfaouez qui est la plus magnifique pièce de son mobilier et qui est daté de la fin du XVIème siécle : il est en bois polychrome richement orné et peut être comparé au magnifique jubé de Saint Fiacre du Faouët [Note : H. Waquet : L'Art Breton. R. Couffon : Notes sur la chapelle de Kerfaouez].
Saint Fiacre de Runefaou est une chapelle moins importante mais qui a été également conservée. Le pardon de cette chapelle avait lieu le dernier dimanche d'Avril selon l'autorisation obtenue en 1628.
En 1690 seulemont se rencontre une dépense importante : le gouverneur paie 60 livres à René Richard, Maître sculpteur à Lannion pour faire une statue de Saint Fiacre et Jan Briand et Hervé Cadiou menuisiers vont raccomoder les lambris, faire des balustres pour séparer le choeur de la nef et plancher le jubé : le tout pour 28 livres 11 sols. La même année également on fait pour 10 sols le charroi d'une chaire à prêcher de Kerfaouez à St Fiacre. En 1703, on commande la statue de Saint Tugdual qui coûte 60 livres.
En Mai 1755, le recteur remontre aux délibérants qu'il manque beaucoup de réparations à la chapelle Saint Fiacre et que ces réparations sont pressantes. Entre 1774 et 1782 il semble y avoir des travaux importants dans la chapelle : on paie 138 livres à Charles Le Guen, maître maçon, pour la réédification et 107 livres au même pour deux cent quatorze jours de travail avec trois compagnons.
A Saint Jacques Guirec : construction d'une aile du côté de l'épitre en 1655 ce qui revient à la somme de 63 livres 10 sols, somme très modeste.
De la chapelle Saint Christophe, détruite au cours du XIXème siécle, il existe un procés-verbal de l'état de cette chapelle en 1676, établi à la demande du seigneur de Kerier Keranroux pour la relever et la rebâtir "car la chapelle est à présent et depuis de longues années ruinée et en partie tombée par terre ; or plusieurs viennent en pélerinage à cette chapelle et se trouvent soulagés de leurs maux corporels". "L'aiguillon du pignon suzain est tombé à terre comme aussi la voute de taille de la maîtresse vitre. La pierre d'autel est tombée à terre contre le pignon. L'image en bois de Saint Christophe du pignon est tout défiguré de la rigueur des plaies ; la sacristie est sans doublure bois ni terrasse ; le pignon souzain est presque ruiné et en partie tombé à terre ; il est même nécessaire de reconstruire le clocher qui menace ruine et chute ; la chapelle est sans aucun bois ni couverture. Il n'y a aucune armoirie ni au dedans ni au dehors de la chapelle".
Les comptes ne commançant qu'à partir de 1680, et comnie il y a fort peu de travaux avant 1720, le seigneur de Keranroux a du faire reconstruire la chapelle à ses frais entre 1676 et 1680.
Entre 1715 et 1720, le gouverneur paie 75 livres au sieur Lorgerou pour avoir peint le Sépulcre de la chapelle et différentes autres images : il existait donc un groupe sculpté, sans doute en bois, qui était le matériau le plus fréquement employé pour ce genre de représentation ; ces sépulcres furent à la mode en Basse-Bretagne jusqu'au début du XVIIIème siècle [Note : Cf. H. WAQUET: L'Art Breton].
Il y a peu de choses sur la chapelle Sainte Thécle : en 1697-98 Kerfaouez paie 33 livres aux ouvriers qui construisent la chapelle Sainte Thécle ; vers 1715, le sieur Guérin fait une statue de la sainte patronne pour 14 livres 10 sols.
Quand à Saint Etrurien, à part de petites réparations à la couverture de la chapelle on ne sait rien.
Les confréries effectuent également des oeuvres de réparations et de construction à l'exception du Luminaire qui s'occupe en partie du maître-autel, les deux autres confréries possédent un autel dans l'église et une chapelle. En 1702-1703, la confrérie du Sacre établit un retable derrière l'autel qui lui est accordé : pour ce travail le gouverneur verse 25 livres 10 sols au sieur Le Floch qui a fait le tableau du retable, Kerfaouez contribue pour 57 livres à la façon du retable, Saint Fiacre pour 60 livres. Il n'y a pas de précisions supplémentaires sur ce retable ni sur des réparations ultérieures.
C'est avec la confrérie du Rosaire que sont donnés des détails trés intéressants sur la construction d'un retable, détails d'autant plus intéressants d'ailleurs que ce retable existe toujours dans l'église paroissiale.
C'est sous le "gouvernement" de Jan Le MILLEDER que ce retable fut construit, les archives paroissiales ont conservé toutes les pièces relatives à cette fabrication : la mise en chantier de l'ouvrage fut décidée le 5 Novembre 1679 ; le plan choisi fut celui de Jan Briand et Denis Boquilliou maîtres-sculpteurs à Lannion, le prix s'éléve à 300 livres, payables en trois termes ; ce retable doit être en chêne et chataignier avec deux crédences dont chacune porte deux colonnes entre lesquelles il y a une niche pour mettre les statues de Saint Jean et de Sainte Catherine au dessus de tout cela il faudra décorer "en observant les régies de l'architecture" ; au sommet de ce retable : une niche "où on mettra une belle image de Nostre Dame tenant le petit Jésus entre ses bras" ; il sera laissé un emplacement libre pour permettre de voir les armoiries des seigneurs de Kerdu dans la vitre derrière le retable.
C'est au mois de Décembre 1679 que les travaux commencérent dans la chapelle
de Kerfaouez transformée pour l'occasion en atelier de sculpture. En Avril 1680,
on décide d'allonger les colonnes pour un écu supplémentaire seulement. Au début
de Septembre de la même année on charroya le retable terminé de Kerfaouez à
l'église paroissiale où il fut fixé à sa place par des crampons de fer ; les
paroissiens déclarérent "qu'il est trés beau et parfaitement fait".
Pour parvenir au paiement du treisième terme, Kerfacuez dut payer 60 livres. Ce
ne sera qu'en Septembre 1681 qu'on fit appel à Bertrand Bahic pour le peindre et
à Yves Le Gauliez pour le dorer, le tout pour 260 livres. Après la fabrication
de ce retable, la confrérie n'eut plus que des dépenses courantes.
III. LE PRESBYTERE.
Autre source de préoccupation pour les recteurs et fabriques : le "manoir presbytéral".
En quoi consistait ce presbytère, qui est peut-être le bâtiment actuel ? Un acte de la juridiction de Runefaou établi le 19 Novembre 1705 donne une description assez précise : il s’agit du "procès-verbal de regnable [Note : Regnable : ensemble des objets qu’un fermier trouve au commencement de son bail et qu’il doit rendre à sa sortie] du presbytère fait à la demande de Vincent Prigent et Yves Cariou, fabriques, à Messire Yves de Coatanscoure, chevalier, sieur du Rest, héritier principal de noble Missire Alexandre de Coatanscoure, vivant sieur du Launay et recteur de la paroisse". D'après ce regnable qui expertise les réparations à faire, on peut déduire que le presbytère se compose d'une maison principale, une vieille écurie, une maison à four, une étable avec à son bout une soue à pourceaux. Ces divers bâtiments sont répartis autour de la cour et reliés par un mur qui ferme la cour : on y pénétre par "une huisserie à deux battants". Sur l'autre façade de la maison principale qui comporte une tourelle avec un escalier à vis, s'étend un jardin également clos de murs. Les diverses réparations, toutes nécessaires, (aux couvertures, maçonneries, boisages) ont été évaluées à 178 livres 4 sols. C'est l'exécution de ces réparations que Missire Marc Chrestien réclamera avec insistance en 1705 et qui ne seront effectuées qu'en 1709.
En 1765, les délibérants décident que la succession du défunt sieur Le Luron devrait être employée à faire les réparations les plus urgentes au presbytère à savoir : "la tourelle étant vers le jardin sera abattue ainsi que l'escalier y étant ; il sera fait un escalier intérieur pour y remédier ; l'appentis ou cellier étant au bout Nord sera supprimé ainsi que le four au bout du midi". Ces réparations vont être commencées mais la vente des biens du Sieur Le Luron se fera attendre plusieurs années et les fabriques ont dû trouver ailleurs la somme nécessaire à ces travaux.
En 1775, le recteur remontre qu'il manque encore plusieurs grosses réparations au presbytère dans les murs de la cour et la soue à pourceaux ; réparations qui vont être faites au mois de Septembre de la même année et qui vont coûter 450 livres.
En 1791, la municipalité de Ploubezre note dans ses charges : 200 livres pour entretien du presbytère, mais en 1792, le curé (constitutionnel) remontre qu'il manque encore beaucoup de réparations aux planchers, portes, fenêtres et couverture.
(M. E. Ugland).
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