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PLOUASNE |
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La commune de Plouasne ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUASNE
Plouasne vient du breton « plou » (paroisse) et, semble-t-il, dAnna (mère des dieux celtes).
Plouasne est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plouasne, ceux de Saint-Pern, Longaulnay, Bécherel, Saint-Thual, Trévérien (sauf la Chapelle-Trévinal), Saint-Judoce, Evran (la partie située au sud du Linon et à l'est de la Rance), Saint-André-des-Eaux (la partie située à l'est de la Rance), Le Quiou et Tréfumel.
Vers 1050, Quinhard, prévôt de Ploasne est mentionné comme témoin des donations faites à l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers par Josselin de Dinan et son frère Rivallon de Dol. L'église est concédée aux moines par un certain chevalier nommé Quirmarhoc. La paroisse de Plouasne (Ploasno) est mentionnée, dès le début du XIIème siècle, dans une lettre du cardinal légat à l'évêque d'Alet (Mor., Pr. I, 609), et en 1237 dans une charte de l'abbaye de Boquen (Anc. év. III, 237).
Cette paroisse englobe Bécherel (aujourdhui en Ille-et-Vilaine) en 1120, ainsi que Longaulnay, Saint-Pern (aujourdhui en Ille-et-Vilaine) et le Quiou vers 1130. Cette paroisse appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait de la subdélégation de Montauban et du ressort de la cour royale de Dinan. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plouasne dépend du doyenné d'Evran. Plouasne élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Ploasne (vers 1050), Ploasna (vers 1070), Ploasne, Ploasmus (en 1080-1096), Eccl. S. Brioci de Ploasno (en 1120-1143, en 1163), Par. de Ploasno (en 1144-1163), Ploasne (vers 1170), Ploasn (en 1187), Ploasne (en 1210), Ploane (en 1237), Ploasne (en 1288, en 1405).
Note : la commune de Plouasne est formée des villages : le Val, le Ribaudais, la Rodais, la Cour, la Baucherais, la Vairie, le Rocher, Callouet, Ville-Blanchet, Launay-Cramou, Ville-Guyon, la Vieuville, Berbossou, la Villase, Launay-Chapelle, Croix-Frotins, la Ville-Ogé, la Pierre, le Tertre, le Vau-Ruffier (ou Vauruffier), Lampouha, Caros, Landeneuf, Bois-Henigueul, la Saudrais, la Bufrais, les Cressonnières, Ville-Guérin, Gambelian, la Clache, Lantran, la Pondelais, Launay-Hellon, la Guehonnerais, la Bertaudière, le Trégou.
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PATRIMOINE de PLOUASNE
l'église Saint-Jacques (1870-1871), oeuvre de l'architecte Guérin. L'église actuelle est dédiée à saint Jacques-le-Mineur et saint Philippe. L'église primitive était dédiée à saint Brieuc et avait été donnée par Donoald, évêque d'Alet à l'abbaye de Marmoutier (acte daté de 1140 environ). L'église primitive est reconstruite par les moines de Marmoutier en 1432. Elle est endommagée durant la période révolutionnaire, mais la décision de la reconstruire n'est prise qu'en 1847 à l'initiative de l'évêque Mgr Lemée. Les travaux de reconstruction démarrent en 1870. Les bas-côtés et le chevet à trois pans sont édifiés en 1872. La première messe est célébrée le 25 décembre 1872. L'église est consacrée le 5 octobre 1876. La chaire, oeuvre du sculpteur rennais R. Bellanger, date de 1882 : en bas figurent Moïse, Isaïe, David et Jérémie, et au-dessus d'eux figurent les symboles des quatre évangélistes (l'ancienne chaire datait de 1655). Le vitrail (au-dessus du porche d'entrée), oeuvre du peintre verrier Fialex, date de 1872 : il représente saint Jacques et saint Philippe entourant le Christ. L'église abrite une statue en pierre de saint Jacques (XVème siècle) et des statues en bois polychrome de saint Roch (XIXème siècle) et saint Antoine (XIXème siècle) ; | |
la chapelle du Val (1542-1622), située à la Rodais et dédiée à Marie Madeleine. Elle contient une fenêtre du XIVème siècle. Au-dessus de la porte Sud, se trouve la date de 1541. Une grande partie de l'édifice a été construit au XVIIème siècle, comme l'indique la date de 1622 gravée sur un des linteaux de fenêtres. La chapelle abrite des statues datées des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles dont une représentation de sainte Marie Madeleine et saint Jacques (XVIème siècle). Une niche crédence date du XVIème siècle. On y trouvait jadis, à l'intérieur, un autel du XVIIème siècle ; | |
la chapelle du Vauruffier ou Vau-Riffier (XVIIème siècle), édifiée par la famille Coëtquen du Vauruffier sur l'emplacement d'une ancienne chapelle fondée on octobre 1427 par la famille Ruffier ; | |
la chapelle de la Saisonnais (1834), construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. Le retable date du XVIIIème siècle : il est orné des statues de saint Martin et de sainte Anne, et comporte un tableau, oeuvre du peintre F. Charles en 1849, représentant l'Assomption ; | |
la chapelle de Lantran (1841-1842), construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle démolie en 1840. Elle est en forme de croix latine. Elle est bénie le 23 août 1842. Le pignon porte la date de 1841. Le maître-autel date du XVIIIème siècle : il est orné d'une statue de la Vierge à l'Enfant et d'une statue de saint Pierre ; | |
la chapelle de la Boulays ou Boulaye-Ferrier (XVIème siècle). Elle a été transformée aujourd'hui en maison d'habitation. Cette chapelle dépend au XVIème siècle du manoir de La Boulaye-Ferrier, propriété de la famille de Vaucouleurs ; | |
la croix (XIIème siècle), située route du Quiou ; | |
la croix de Linclais (XVème siècle) ; | |
la croix du Chauchis (XVIIème siècle) ; | |
le château de Caradeuc (1723), situé route de Médréac et édifié à l'initiative d'Anne Nicolas de Caradeuc de La Chalotais, né à Rennes en 1667 et fils de Jacques Caradeuc de La Chalotais et d'Olive Thouvenin. L'édifice est restauré en 1898 par le comte René de Kernier. Le porche comporte les armoiries en alliance des Caradeuc et des Martel (mariage, en février 1821, de Raoul Marie Victor de Caradeuc avec Emilie Marie Charlotte de Martel). La façade Nord comporte les armoiries en alliance de Louis René de Caradeuc de La Chalotais (né à Rennes en 1701 et fils aîné d'Anne Nicolas et de Jacquette Françoise Antoinette de Penmarch) et d'Anne Paule de Rahier qu'il épouse en janvier 1726. Louis XVI érige la terre et seigneurie de Caradeuc en marquisat en 1776, en faveur de Louis Caradeuc de la Chalotais (décédé en 1785) et de ses descendants. On y voit aussi le monument (daté de 1913) du comte Frédéric Alfred de Falloux (1811-1886), rendu célèbre par la loi scolaire de 1850 et époux de Marie Charlotte Rosalie de Caradeuc. La famille de Caradeuc remonte à l'antiquité. En 1384, Raoul de Caradeuc, docteur en lois et en décrets, est ambassadeur de Bretagne à la cour de France, pour soutenir les droits de son souverain, Jean de Montfort. Le 19 mai 1386, le même seigneur assiste au parlement tenu à Nantes. Le 21 août 1543, Jean de Bretagne signe, à Lesneven, une déclaration portant que Julien Caradeuc était, pour le service du roi, présent en cette ville, dans la montre du capitaine Raoul Tizon de la Villedeneu ; | |
le manoir de Launay-Bertrand (XIV-XVIIIème siècle), propriété seigneuriale de Bertrand de Saint-Pern, parrain de Bertrand Du Guesclin (au XIVème siècle). Les fermes de la charpente datent du XIVème siècle. La chapelle privée a disparu en 1910 ; | |
le manoir du Vauruffier ou Vau-Ruffier ou Vau-Riffier (XIII-XVIIème siècle), propriété de la famille Ruffier, seigneurs du Vauruffier (aux XIIIème et XIVème siècles), de la famille Coëtquen du Vauruffier (du XIVème au XVIIIème siècle) et de la famille Caradeuc de La Chalotais (en 1750) ; | |
le manoir du Châtel (XVI-XVIIIème siècle), situé à Lantran et édifié, semble-t-il, en 1516, puis réédifié en 1717. Le linteau de la porte d'entrée comporte l'inscription "G. Chauvin, sieur du Châtel" ; | |
l'ancien manoir de la Saudrais (XVI-XVIIème siècle) et son puits (XVIIIème siècle), propriété de la famille Faisant de la Sauldraye (au XVIème siècle). Le manoir possède une tour carrée ; | |
le manoir du Plessis-au-Gat (XVII-XVIIIème siècle). Propriété de Guillaume Le Gac en 1480 et de Pierre de la Motte en 1500 ; | |
le manoir de la Roche et son four à pain (XVIIIème siècle) ; | |
le presbytère (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la maison du Tertre (XVII-XVIIIème siècle). Une fenêtre à grille porte, gravée dans un écusson, la date de 1722 ; | |
les maisons (XVI-XVIIème siècle) de La Saisonnais, oeuvre de l'architecte Pierre Le Sayge ; | |
la maison de tisserand (XVIIème siècle), située à Lantran ; | |
la maison de la Pierre (1721) ; | |
les moulins à eau de Rophenel, de Bedane ; |
A signaler aussi :
le menhir de la Vilaise ; | |
une statue gallo-romaine posée sur une marche de léglise ; | |
le site du Clos-Lory (époque gallo-romaine). Des pièces de monnaie à l'effigie des empereurs Trajan, Caracalla, Constantin et Théodose sont mises à jours sur le site du Clos-Lory. Le site comporte aussi des thermes gallo-romains ; | |
le four à pain de La Roche (XVIIIème siècle et du Tertre (XIXème siècle) ; | |
le barrage hydroélectrique de Rophemel (1931-1937). |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUASNE
Plouasne est, sous l'Ancien Régime, un fief de la famille de Coëtquen du Vauruffier. Deux terres de Plouasne ont été érigées en titre de dignité sous l'Ancien Régime : celle du Vauruffier, devenue baronnie en faveur de Jean de Coëtquen par lettres patentes de juin 1575, et celle de Caradeuc, érigée en marquisat par lettres patentes de décembre 1776 pour Louis Caradeuc de la Chalotais.
Les maisons nobles de Plouasne étaient : le château de Caradeuc, le Vau-Ruffier (avec haute et basse justice) qui appartenait à M. de la Chalotais, le prieuré de Vieille-Tour (avec haute et basse justice) qui appartenait au prieur de Vieille-Tour, Boulais-Ferrière (avec haute et moyenne justice) qui appartenait à M. de Vaucouleurs, Launay-Bertrand (avec moyenne justice) qui appartenait à M. de la Reignerais, le Plessis-au-Cat ou Gac (avec moyenne justice) qui appartenait en 1500 à Pierre de la Motte puis aux héritiers du Plessis Brin-de-Josse, Langevinais qui appartenait à Pierre de Saint-Pern, le Bois-Gernigon qui appartenait à René de Bintin.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 15 nobles de Plouasne :
| Guillaume BERTRAN de Haut-Aulnay (100 livres de revenu) ; | |
| Bertrand BOAISTRAVERS de le Prest (15 livres de revenu) : excusé ; | |
| Jehanne DE LA MOTTE (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Roland DE LA ROUE (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan DE LAUNAY (60 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Robert DU RESOUL (20 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan FERRIERE de Bouillaye (500 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie dordonnance ; | |
| Robert GAULTIER (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Charles GUY (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Charles HUART (7 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune épée ; | |
| Charles JOSSES (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Regnaud LANGLOYS (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Guillaume LE GAC de le Plessis (100 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du duc ; | |
| Bertrand MARTIN de Bertrandière (30 livres de revenu) : défaillant ; | |
| Jehan PIEDEVACHE (7 livres de revenu) : défaillant ; |
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