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PLOMELIN |
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La commune de Plomelin ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOMELIN
Plomelin vient du breton « ploe » (paroisse) et de Merin, un saint gallois.
Plomelin est une ancienne paroisse primitive qui a absorbé à la Révolution lancienne paroisse de Bodivit. Le V. Père Maunoir prêche à Bodivit en 1631 et 1632. Mission du V. Père Maunoir à Bodivit en 1656.
Le territoire de Plomelin appartenait jadis au Pagus du Cap Caval. La paroisse de Plomelin dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.
On rencontre les appellations suivantes : Ploemerin (vers 1330), Ploemelin (en 1574), Plouveil (en 1714).
Note : liste des recteurs de Bodivit : - 1586-1589 : P. Gourmelen. - 1592-1595 : Jan Moign. - 1596-1628 : Jan Bigon. - 1628-1632 : Martin Larzul. - 1632-1636 : Pierre Mynier. - 1636-1641 : François Lagadou. - 1641-1675 : Pierre Gueznou. - 1677-1678 : Guillaume Conan. - 1678-1689 : Pierre Picquet. - 1689-1691 : Olivier du Menez. - 1691-1714 : Jan Le Cor. - 1714-1763 : Noël Kernévez. - 1763-1790 : Corentin-Pierre Duval. - 1790-1791. Thomas-François Compagnon. Sur les registres paroissiaux du temps de M. Le Cor, recteur (1691-1714), conservés au presbytère de Plomelin, nous relevons les deux annotations suivantes : - En 1693, c'est une prière touchante qu'il adresse aux Recteurs, ses futurs successeurs, qui sont peut-être encore dans le néant, mais qu'il supplie de songer à lui quand à son tour il ne sera plus : « Domini successores mei, pro me si placet orate, equidem pro vobis in missa semper Deum precor ex corde. Ergo Deum oro pro vobis, tempore forsan quo non estis ; ad turnum vero, cum ero nihil, mei spero memineritis ». - L'autre note a trait à la révolte du papier timbré et du pillage du château du Cosquer : « Le quinzième jour de Septembre 1697, Mathieu Mendez, âgé de 63 ans, du lieu du Coet, a esté inhumé par moy prestre soussignant dans l'église paroissiale de Bodivit, en présence de François Mendez, son frère, de Michel Mendez, son fils, de René Droal, de René Jaury et de plusieurs autres. Ce fut celuy qui sauva le reste de vie qu'on laissa à M. de Kersalaun dans le temps de la révolte, le portant sur ses épaules du Cosquer en secret, tandis que les autres s'enyvraient dans ce manoir, jusqu'au bateau pour estre transporté à Quimper où il reçut ses sacrements et mourut tost après. En reconnaissance de quoy le duc de Chaulne, estant venu à Quimper avec des troupes, luy donna publiquement quelques pièces d'or et l'exempta de payer des tailles sa vie durant, par écrit avec son cachet, c'est ce qui est vrai, c'est ce qui s'est fait. Jan LE COR, recteur ».
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PATRIMOINE de PLOMELIN
l'église Saint-Mellon (1892-1896). Cette église remplace un autre sanctuaire. Elle est édifiée en 1892-1893 sur les plans du chanoine J. M. Abgrall par l'entreprise Le Louet et consacrée le 11 octobre 1893. La flèche n'est toutefois édifiée que du 28 mai au 11 juillet 1896. L'édifice actuel comprend, précédée d'un clocher, une nef de sept travées avec bas-côtés terminée par une large abside en hémicycle. Dans le pignon se trouve encastré un écusson aux armes d'Augustin Moreau (substitut à la cour de Quimper au milieu du XVIème siècle) et de son épouse Marie Lhonoré (héritière de Keraval), père et mère du chanoine Moreau. Les deux cloches datent de 1741. On y trouve trois anciennes statues : la Vierge Mère (XVIIème siècle), saint Mellon en évêque (XVIIème siècle), saint David en évêque (du XVIIIème siècle et qui provient de l'église ruinée de Bodivit dédiée à saint David) et saint Herbot. Dans le pignon du bas du transept nord, on voit un écusson et le blason de la famille Le Torcol de Kerdour. On trouve, dans le cimetière de léglise, la tombe de Monseigneur de Marchallach. En 1642, on voyait dans l'aile gauche de l'église de Plomelin, une chapelle dite de Keraval appartenant à Pierre Lhonoré, sieur de la Forest et de Keraval, et dans l'aile droite de l'église de Plomelin, une chapelle dite de Kerdour avec une vitre contenant les écussons, alliance des Le Torcol, Lhonoré et autres ; | |
l'ancienne église de Bodivit, aujourd'hui disparue. Jusqu'à la Révolution, l'église était le centre religieux d'une véritable paroisse d'Arcadie. Elle était sous le vocable de Notre-Dame et saint Avit et datait des XVème et XVIème siècles. Le choeur avait des piliers octogonaux du XVème siècle soutenant des arcades basses ; |
Nota : Voici ce que dit M. Abgrall en 1903 : Bodivit a cessé d'être paroisse au Concordat et a été rattaché à Plomelin. L'église est maintenant en grande partie ruinée. La nef, sans bas-côtés, assez sombre et d'une grande simplicité, conserve encore sa toiture. On y remarque un foyer, près de l'emplacement des fonts baptismaux. La partie orientale, qui devait être le transept et le choeur avec collatéraux, forme un ensemble de ruines pittoresques, au milieu desquelles poussent des herbes folles, des arbustes, et même de grands arbres. Des colonnes octogonales, à bases et chapiteaux moulurés, indiquant le XVème siècle, soutiennent des arcades qui sont réellement gothiques, quoiqu'elles soient en plein-cintre. Entre ces colonnes se trouve une tombe haute en granit, et dans le mur, au Nord, un ou deux enfeus à moitié éboulés. La statue de saint David, le patron, est maintenant vénérée dans l'église paroissiale de Plomelin. On voit dans le cimetière quelques chapiteaux provenant du cloître des Cordeliers de Quimper. En 1684 (G. 111), Mme de Sévigné revendique dans cette église les prééminences suivantes : « En l'église, un banc à double accoudoir joignant le balustre du côté de l'Evangile, avec tombe à cinq écussons, dont un chargé d'une levrette et les autres en alliance. En la vitre du pignon oriental elle y a les mêmes armoiries qu'à Pont-l'Abbé ». L'église paroissiale, dédiée à Saint-Divy ou David, évêque, avait un autel sous le vocable de Sainte-Ursule (G. III). Les ressources de la Fabrique devaient être peu considérables, car nous remarquons dans le procès-verbal de visite de 1782 (Archives de l'Évêché) la note suivante : « On supprimera la statue de saint Sébastien, qui n'est pas décente. On lambrissera et on pavera la nef. Nous défendons de se servir de l'ornement en papier et ordonnons de le brûler. La sacristie est fort incommode ». Etat des décimes en 1789 : M. Duval, recteur (8 livres 15 sols), la fabrice (7 livres 15 sols), Saint-Roch (2 livres).
la chapelle Saint-Philibert (XVII-XVIIIème siècle), de Kernavenn. Elle est bâtie en forme de croix avec chevet arrondi. La chapelle abrite les statues de saint Conogan et saint Philibert. Elle renferme aussi un tableau du XIXème siècle de Notre-Seigneur et la Samaritaine ; | |
la chapelle Saint-Roch (XVIème siècle), ancienne dépendance de Bodivit. Il s'agit d'un édifice rectangulaire du XVIème siècle avec stalles le long des murs latéraux. Elle renferme la sépulture de la famille Prigent de Kerallain. La chapelle abrite la statue de saint Pierre ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle de Saint-Conogan, la chapelle de Notre-Dame de Kerlot, la chapelle de Saint-Tudy (détruite au XXème siècle), la chapelle Saint-Nic (située jadis près de Kerdour), la chapelle du Perennou (ancienne chapelle privée) ; | |
la croix de l'église de Plomelin (Moyen Age), restaurée en 1866 ; | |
le calvaire de Hent-Keramer (1881) ; | |
la croix de Trébé (XVIème siècle) ; | |
la croix du cimetière de Plomelin (1884) ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Le Coat (XVIIème siècle), Croas-Kermel (fin XIXème siècle), Kerbernès (XIXème siècle), Lestrémeur (XIXème siècle), Lieuré ou Croix-du-Pérennou (1927), Croix-de-Penanguer (XIXème siècle), Saint-Philibert (1873), Saint-Roch (XVIème siècle) ; | |
le château de Keranbleiz (XXème siècle), édifié par la famille Rousseau ; | |
le château de Pérennou (XIXème siècle), édifié à lemplacement dun ancien manoir, propriété de la famille Du Marchallach ; | |
le château de Keraval (XVIème siècle), édifié par Guillaume Moreau. Ce château a été remanié en 1636 par Sebastien Le Gubaër. Il est la propriété de Général Cambronne de 1770 à 1842 ; | |
le cavalier à lAnguipède de lépoque gallo-romaine, visible au château de Keraval et trouvé près du manoir de Kerlot ; | |
les vestiges du manoir dAn-Estre-Veur (XVIIème siècle). On y trouve un colombier daté de 1682 ; | |
la fontaine de Penhoad-Bihan (XVIIème siècle) ; | |
la fontaine de dévotion de la chapelle Saint-Philibert ; | |
l'ancienne fontaine Saint-Mellon, située au sud de l'église de Plomelin ; | |
l'ancienne fontaine Saint-Roch ; | |
l'ancienne fontaine du Perennou ; | |
le manoir de Kerbernez (1890) ; | |
la maison de Rossulien (XIXème siècle) ; | |
l'ancien manoir de Kerlot (XVIème siècle). Pierre Jegado y fonde en 1653 un monastère de religieuses cisterciennes dont sa soeur Elisabeth Jegado, professe de l'abbaye de la Joie près d'Hennebont devait être l'abbesse. Ce lieu est confisqué par Michel Poulain de Pontlo en 1658 ; | |
9 moulins dont le moulin de Corrouarch (en mer), et les moulins à eau de Kerran, de Kerdour, Rossulein, Kerrun, Kergorantin, Boissarvan, |
A signaler aussi :
les menhirs de Pont-Menhir (époque néolithique) ; | |
le tumulus de Lezourmel ; | |
le souterrain proto-historique de Kervéo ; | |
des fours à sel à Rossulien ; | |
les ruines romaines du Pérennou (maison thermale) ; | |
les vestiges gallo-romains de Kervadiou ; | |
les anciens manoirs de Plomelin : Kerdour, Botsafarn, Kerambleiz, Rossulien, Le Pérennou, Lestremeur, Penanros ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOMELIN
(à compléter)
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