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PLEVIN

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La commune de Plévin (pucenoire.gif (870 octets) Plevin) fait partie du canton de Maël-Carhaix. Plévin dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLEVIN

Plévin vient du breton « ploe » (paroisse) et Saint-Ewin, frère de sainte Ia et connu en Cornwall. Il aurait été disciple de saint Samson, avant de se retirer dans un monastère appelé Taurac. Il serait mort en Irlande.

Plévin est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Plévin, ceux de Motreff, Tréogan et Paule et peut-être celui de Glomel (d'après certains historiens). 

Plévin (Plezvin) est cité comme paroisse dès 1371 (procès de canonisation de Charles de Blois). La paroisse de Plévin dépendait jadis de l'évêché de Quimper, de la subdélégation et du ressort de Carhaix. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plévin dépend du doyenné de Maël-Carhaix.

Plévin élit sa première municipalité en 1790. Par ordonnance du 16 août 1844, est érigée la paroisse de Tréogan, son territoire est emprunté à celui de la succursale de Plévin.

Une partie de la paroisse de Plévin relevait jadis de la baronnie de Guergorlay (ou Kergorlay) en Motreff, mais le blason de Saint-Abibon y rappelle aussi la mouvance de Rostrenen.

La paroisse de Plévin comptait, en 1779, 1.350 âmes, dont 900 communiants, et avait une valeur de 1.200 livres. Plévin possède deux chapelles : Saint-Abibon au Nord-Est du bourg, Saint-Emilion au Sud-Ouest, à la limite de Motreff, et un château, celui de Kerlouet.

On rencontre les appellations suivantes : Pleguin (vers 1330, en 1368), Plezvin (en 1371), Ploeizvin (en 1394), Ploeguin (en 1535-1536), Ploevin (en 1536, en 1599).

Plévin

 

Note 1 : le 14 juillet 1675, lors de la révolte du Papier timbré, les paysans de Plévin et de Tréogan obligent les religieux de Langonnet à accepter le retour aux anciennes coutumes pour la mesure censive de l'abbaye et les droits de lods et ventes.

Note 2 : la commune de Plévin est formée des villages : Kervigonan, Kerun, Kervouellaïc, Gartulan, Pen-Ven, le Quinquis, Kervoroguet, Kerbiriou, Lanilis, Poulloudu, Rest-Louet, Goas-an-Horet, Kerlouet, Tohou, Kerantal, Kervoalzé, le Rechau, Trêmes, Kerhos, Landeilleau, etc... Parmi les villages : Saint-Emilion.

Plévin

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PATRIMOINE de PLEVIN

l'église Notre-Dame (XVIIème siècle), reconstruite partiellement au XVIIème siècle et en 1885-1887. La façade occidentale et la nef sont restaurées entre 1885-1887 par l'entrepreneur Canivet de Coray, sur les plans de l'architecte Le Guerrannic. Edifice en forme de croix comprenant une nef avec bas côtés de sept travées, avec clocher légèrement encastré et chapelle en ailes au droit des deux dernières travées, et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant sur le transept. Le choeur et les chapelles datent de 1687-1689, ainsi que l'indique l'inscription suivante sur un pilier octogonal à l'entrée du choeur, sans doute copie incomplète d’une inscription plus ancienne : « Cette église est dédiée à la... Notre Dame. Ayant été réédifiée et augmentée du sanctuaire... à la mort du Père Maner. Elle a été consacrée par l'Illustrissime et Révérendissime François de Coetlogon, évêque et comte de Cornouaille, le 3 mai 1689 ». Sur l’autre pilier du choeur, une seconde inscription indique : « Le 3 mai 1689, Mgr. l’évêque de Quimper a consacré le grand autel et ceux du rosaire et de Saint-Laurent de cette église, y a déposé les reliques des saints Marc, Just, Modeste, Victoire, a assigné la solennité de la dédicace le dimanche d’après l’invention de la Croix ». Au XIXème siècle, la nef fut entièrement reconstruite. La première pierre fut bénite le 6 septembre 1885 ; et l'église, ainsi restaurée, bénite le 24 avril 1887. Sur la porte de la tour, réemployée, date de 1663 (R. Couffon). Elle renferme le tombeau du père Julien Maunoir (1606-1683), missionnaire breton de la Compagnie de Jésus. La porte et la tour datent de 1663. Le choeur et les chapelles datent de 1687-1689. Les sablières datent de 1672. Le transept date de 1689. L'église est consacrée le 3 mai 1689 par François de Coëtlogon, évêque et comte de Cornouaille (inscription située sur le pilier droit du choeur). Le maître-autel date de la fin du XVIIème siècle. On y trouve des reliques de saint Marc, saint Just, saint Modeste et saint Victoire, ainsi qu'une statue de Saint-Georges (XVIIème siècle) et une statue en bois de Julien Maunoir (1827) ;

Nota 1 : L’église paroissiale, bâtiment à trois nefs, sous le vocable de la Sainte Vierge, porte au fronton la date de 1663. Plus tard, elle fut rehaussée et on lui adjoignit un transept. La consécration de l’édifice restauré eut lieu le 3 Mai 1689. La Rêche du clocher semble du XVIème siècle. Au milieu de la nef centrale se trouve la tombe du célèbre missionnaire breton, le Père Julien Maunoir. Il mourut à Plévin, le 28 Janvier 1683 et fut inhumé le 10 Février suivant dans l’enfeu de la famille de Kerlouet. Vers 1825, les Jésuites firent don à la paroisse d’une statue en bois peint, représentant à genoux le Serviteur de Dieu. On la plaça sur son tombeau. Le 4 Octobre 1847 on procéda à l’ouverture du tombeau, et l’ancienne châsse fut replacée dans un nouveau reliquaire de chêne. Au-dessus du caveau on mit une pierre sépulcrale en marbre blanc, entourée d’un simple treillis en bois. Une épitaphe y était gravée, rappelant la carrière et la mort du Père Maunoir (Séjourné, Histoire de... Julien Maunoir, II, pp. 312, 335, 337).

Plévin

 

Plévin

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la chapelle Saint-Jean (1882) de Pontmen, édifiée sur les ruines d'un édifice datant de 1727 et dédiée à saint Jean-Baptiste. Edifice rectangulaire presqu'entièrement reconstruit en 1882-1885 et très diminué alors. Il s'agit d'une ancienne dépendance du Temple de Quimper et connue sous le nom de Saint-Jean de Pontmen. On y vénère aussi saint Corneille ou Cornély (protecteur des bêtes à corne). Une foire aux chevaux s'y tenait jadis chaque année jusqu'en 1945 ;

la chapelle Sainte-Anne (XVIIIème siècle). L’édifice actuel est rectangulaire avec chevet à pans coupés. Il renferme une statue ancienne de la sainte Vierge. On y voit les armes du vice-amiral Joseph-Aymar de Roquefeuil et de son épouse, Marie Gabrielle de Kergus de Troffagan, mariés en 1740 ;

la chapelle Saint-Abibon ou Saint-Diboan (XVI-XVIIème siècle). Edifice rectangulaire datant du XVIème siècle. Les carriers d'ardoises du voisinage, voyant que les pèlerins de Saint-Abibon donnaient de généreuses offrandes à Saint-Irly, firent une statue en ardoise de saint Irly avec un tronc qu’ils placèrent près des ardoisières. A côté de la chapelle, fontaine avec deux statues de saintes dont l'une tient un coeur et l'autre un livre (R. Couffon). On y trouve les armes de la famille Rostrenen. On peut y voir les statues de Saint-Adibon (disciple de l'évangéliste saint Jean), de Saint-Irly, de Notre-Dame de Délivrance ;

l'ancienne chapelle Saint-Thurian. Cette chapelle a été donnée à la fabrique de Plévin en 1826. Elle a été érigée en chapelle de secours en 1827, avant d'être détruite ;

l'ancienne chapelle de Coat-Laëz, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle, située jadis au village de Saint-Emilion et aujourd'hui disparue ;

l'oratoire ou l'ancienne chapelle du Père Maunoir (XVIIème siècle), établi au presbytère de Plévin après la mort du R. P. Maunoir ;

le calvaire de l'église Notre-Dame (XVIème siècle). Cet édifice, situé jadis dans le cimetière (aujourd'hui disparu), présente la Vierge Marie ;

Plévin

le château ou manoir de Kerlouet ou Keranlouët (1747 et 1752). Ce château a été en partie incendié par les Bonnets Rouges en 1675. Propriété de la famille Canaber en 1372, puis de Marie Gabrielle de Kergus, dame de Roquefeuil, en 1789. Le corps de logis principal est flanqué au midi d'une tour polygonale et au nord de deux pavillons portant les armes de la famille Canaber. Au pignon ouest se trouve encastré le blason de la famille de Roquefeuil ;

Nota 2 : Cet antique manoir qu'il ne faut pas confondre avec celui du même nom, en Quimper-Guézennec, appartenant alors aux Fleuriot de Langle, est situé dans la paroisse de Plévin (Côtes-d’Armor). Il est plusieurs fois question de ses nobles seigneurs dans les anciennes chroniques, où ils sont aussi désignés sous les noms de Keranlouët et Carlouët. Ils portaient : « D’argent au greslier de sable accompagné de trois merlettes de même » (Sceau 1369). Alias : « Fretté de six pièces » (Sceau 1374). Devise : « Araog ! Araog ! » (En avant ! en avant !). Outre Hervé de Kerlouët, croisé en 1248, le manoir de Kerlouët eut pour possesseur l'illustre Jehan de Kerlouët, capitaine de la Roche-Porzay en Poitou, « escuyer de vaillance », digne compagnon de de Guesclin, qu'il suivit sur tous les champs de bataille, et particulièrement en Espagne, en 1367, dans la rencontre où il vainquit Pierre le Cruel, dans la personne du loyal et magnanime Chandos, le plus brave de ses chevaliers, qui y trouva la mort. De la maison de Kerlouët, la seigneurie de ce nom passa aux Canaber, par le mariage de Constance, dame de Kerlouët, fille de Jehan de Kerlouët, qui épousa, en 1372, Yvon Canaber, de la maison des Canaber, d'ancienne extraction chevaleresque portant, après cette alliance : « D'argent au greslier de sable accompagné de trois merlettes de même, qui est Kerlouët, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles d'argent, qui est Canaber ». On trouve, en 1670, René Canaber, chevalier, seigneur de Kerlouët et gouverneur de Carhaix. Sa fille aînée, héritière principale et noble, Louise-Alexandrine de Canaber épousa, le 4 août 1672, messire Anne de la Haye, chevalier, comte dudit lieu et de Saint-Hilaire des Landes, évêché de Rennes (Registres de Plévin, greffe de Guingamp). Ils n'eurent qu'un fils qui mourut sans alliance. Madame de la Haye Saint-Hilaire mourut en 1711, laissant le château de Kerlouët à sa soeur et héritière. Mauricette-Vincente de Canaber, qui le vendit, le 14 mai 1714, à messire Pierre de Brilhac, premier président au Parlement de Bretagne, des mains duquel il passa entre les mains de messire, Jacques Aymard, comte de Roquefeuil, à qui succéda son fils Aymard-Joseph. Ce dernier avait épousé, le 23 octobre 1741, Marie-Gabrielle de Kerguz de Troffagan, née à Saint-Pol-de Léon le 30 avril 1717, fille et héritière de messire Louis de Kerguz, seigneur de Troffagan et d'Anne de Kermenguy. René de Canaber, seigneur de Kerlouët et sa seconde femme Anne Gourmil, qu'il avait épousée le 27 septembre 1666, eurent l'honneur d'être liés d'amitié avec le célèbre Père Maunoir, le grand apôtre de la Basse-Bretagne. Après quarante-deux ans de missions dans nos contrées, il vint mourir au presbytère de Plévin, âgé de 77 ans, le 28 janvier 1683. « Dès que Monsieur et Madame de Kerlouët sûrent qu'il était malade au presbytère de Plévin, ils vinrent le prier de se laisser transporter à leur château, qui n’est pas fort loin de l'église, et ils lui offrirent leur carrosse pour y aller plus commodément. Il les en remercia, et, après leur départ, il dit à M. Canant, recteur de Plévin, chez qui il logeait, qu'il ne convenait point à un pauvre religieux de mourir dans un château, et qu'après avoir passé sa vie parmi les pauvres gens et avec des missionnaires, il devait la finir chez l'un d'eux, loin de l'opulence qui règne dans les grandes maisons ». Il mourut en effet, à huit heures du soir, et, à cette heure, le recteur de Motreff aperçut une grande lumière éclairant tout le côté de Plévin. Dès qu'il fut mort, « Monsieur le comte de Kerlouët, dont le château joint le bourg de Plévin et qui était, depuis plusieurs jours, arrêté au lit par une goutte violente, vit, par trois fois, comme une ombre passer au pied de son lit ; les cloches qu'il entendit bientôt sonner lui firent connaître que le Père Maunoir, à sa mort, était venu prendre congé de lui ; le malade se recommanda à son ancien ami ; dès que l'on eut ouvert le corps du saint missionnaire pour en tirer le coeur, on porta à Madame de Kerlouët un linge trempé dans le sang du Père, elle en frotta les pieds du malade qui se sentant guéri dans le moment se leva et alla à pied au bourg. M. Callier, grand-vicaire de Quimper, prit sa déposition. Les habitants de Plévin s'étant soulevés pour empêcher que le corps du Père Maunoir fut transporté à Quimper d'après les ordres de l'évêque, M. Callier son grand-vicaire alla présenter au gouverneur de Carhaix (M. de Karlouët) une lettre du prélat par laquelle il lui demandait main forte. M. de Kerlouët, qui savait combien il est dangereux de révolter les paysans bas bretons, jugea que la voie de la persuasion était la seule qui convint en cette rencontre et, pour l'employer, il se rendit à Plévin avec le grand-vicaire. Madame de Kerlouët s'y rendit aussi et, pendant que son mari exhortait d'un côté les paysans à se soumettre aux ordres de leur évêque, cette dame, secondée secrètement du recteur de Plévin, suggérait beaucoup plus efficacement le contraire ». Les habitants furent en vain menacés d'excommunication. Il y eut une telle opposition que M. de Kerlouët fut d’avis qu'on fit l'inhumation pour contenter le peuple sauf à enlever le corps durant la nuit pour le transporter secrètement â Quimper. Mais, la cérémonie achevée, les paysans mirent une grande pierre sur la tombe et restèrent armés pour la garder. Le grand-vicaire n'eut plus qu'à protester de violence et à s'en retourner. On emporta seulement à Quimper le coeur du saint missionnaire. Son sépulcre ne tarda pas à devenir glorieux par le concours d'un nombre infini de pèlerins et la multitude des guérisons obtenues, dans presque toutes les paroisses de la Basse-Bretagne, par l'intercession du Père Maunoir. (Vie du Père Maunoir, Dom Lobineau. — Recueil des vertus et miracles du R. P. Julien Maunoir, par le R. P. G. Le Roux de la Compagnie de Jésus, 1848 ; — Notice sur le Château de Kerlouët en Plévin). La fille de Aymard-Joseph de Roquefeuil, demoiselle Jeanne-Jacquette de Roquefeuil, se maria, le 17 février 1765, au château de Kerlouët en Plévin, avec Messire Jacques-Claude de Cleuz, chevalier, marquis du Gage, grand voyer de Dol, lieutenant-colonel de la capitainerie des gardes-côtes de Lannion. Marie-Gabrielle de Kergus-Troffagan, comtesse de Roquefeuil, devenue veuve dès 1782, se retira pendant la Révolution, dans son manoir de Kerlouët où elle sut tenir tête à l'émeute des domaniers, venus pour brûler ses archives qu'elle défendit, dit-on, au péril de sa vie. Le château de Kerlouët, aujourd'hui (1905) abandonné et à moitié ruiné, appartient toujours au début du XXème siècle aux descendants de l'amiral et de la comtesse de Roquefeuil (J. Baudry).

le manoir de Quenquis (XV-XVIème siècle) ;

la fontaine de Saint-Diboan (XVIème siècle). La fontaine est constituée de deux bassins et comporte trois niches, dont deux abritent aujourd'hui des statues ;

les maisons de Landéou (XVIIème siècle), de Rechou (XVIIIème siècle) ;

9 moulins dont le moulin à vent de Stangannot et les moulins à eau de Penvenn, Coat-Meur, Kervern (1637), Kerlouet, Gonevern,…

A signaler aussi :

le tumulus de Kerleic (âge de bronze) ;

l'oratoire du père Maunoir (1884), situé non loin du presbytère ;

les fortifications ou retranchements de Kervern.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLEVIN

De Roquefeuil (originaire de Rouergue, y maintenu en 1701) barons dudit lieu et de Blanquefort, — seigneur de la Salle, comte de Nant, — seigneur de Londres, marquis du Bousquet et de Cahusac, — seigneur de Montpeyroux, — de la Dévèze, — comte de Milhars, — seigneur de la Roquette — de Sauveterre, — vicomte d'Isaguet, en 1755 — seigneur de Kerlouët, paroisse de Plévin, — de Kergoat, paroisse de Saint-Hernin, — du Bois-Garin paroisse de Spézet. Maison d'ancienne extraction chevalière, arrêt du Parlement de Bretagne de 1768, onze générations. Cette famille remonte jusqu'au onzième siècle et devient illustre, dès le treizième, dans les fastes de l'Espagne. Elle portait pour armes antiques : « D'azur à deux vierges de carnation, habillées d'argent, chevelées d'or, tenant une fleur de lys de même ». Et depuis 1227 : « D'azur à neuf cordelières d'or ; 3, 3, 3 », alias : « De gueules à quatre filets d'or, deux en fasces et deux en pals, cantonnés de neuf cordelières de même ». Devise : « L'honneur me reste, ça me suffit » (Nobiliaire et Armorial de P. de Courcy). Le changement apporté dans les armes de cette très ancienne famille viendrait, d'après certains généalogistes, de ce qu'un de ses ancêtres, Arnauld, religieux de Saint-François, se fit relever de ses voeux pour prévenir l'extinction de sa maison, et épousa, en 1227, Béatrix d'Anduze, veuve de Sanche, roi de Navare. Il substitua alors à ses anciennes armes la cordelière de son ordre. La branche de cette famille établie en Bretagne a fourni, à la marine française, des officiers des plus remarquables : Jacques-Aymard, comte de Roquefeuil, lieutenant-général des armées navales, en 1741, décédé en 1744 ; René, vicomte de Roquefeuil, chef d'escadre en 1771, décédé en 1780 ; Aymard-Joseph, lieutenant-général des armées navales, en 1781, comte de Roquefeuil, mort à Bourbonne-les-Bains, le 1er juillet 1782

Note 1 : Messire Charles-Balthazar de Roquefeuil (1752-1795), naquit au château de Livers, paroisse de Salles, en Bas-Languedoc, le 29 septembre 1752, Chevalier de Malte, chevalier de Saint-Louis et de l'ordre de Cincinnatus, capitaine des vaisseaux du Roi, il émigra, en 1791, et devint capitaine au régiment du Dresnay. Fait prisonnier lors de l'expédition de Quiberon, et condamné à mort, il fut exécuté à Vannes le 14 thermidor an III. Attiré en Bretagne par son illustre parent, le vice-amiral de Roquefeuil, il avait épousé, au château du Bois-Garin,  près de Carhaix, l'une de ses parentes, demoiselle Marie-Jeanne de Roquefeuil, née dans le Rouergue, mais élevée en Bretagne par la comtesse de Roquefeuil, née de Kergus-Troffagant, femme du vice-amiral. Charles-Balthazar de Roquefeuil était fils de messire Jacques-Philippe-Joseph, seigneur de Cahuzac et de Livers, et de Madeleine de Boisset de Glassac. De son mariage avec Marie-Jeanne de Roquefeuil, il eut trois fils et une fille. L'aîné, Aymard de Roquefeuil,devint colonel au 40ème régiment de ligne, sous la Restauration, et, donnant sa démission en 1830, se retira dans sa terre de Kergré. Un autre, Alexandre, mourut de la fièvre jaune à la Martinique, en 1828. A la veille d'être fusillé, Charles-Balthazar de Roquefeuil écrivit à sa femme une lettre pleine de philosophie et de résignation chrétienne. Ne s'occupant pas de son propre sort, il n'exhale aucune plainte au sujet de sa mort prochaine, et ne songe qu'à ses jeunes enfants qui deviennent de sa part l'objet des plus sages recommandations et de la plus tendre sollicitude. La baronne de Roquefeuille se remaria, en 1802, avec monsieur Jacques-Antoine-Marie de Cazalès, le célèbre orateur de la Constituante, autrefois capitaine au régiment des Deux-Ponts. Elle en eut un fils, M. l’abbé de Cazalès, écrivain distingué et représentant du peuple en 1848 et 1849, pour le département de Tarn-et-Garonne (J. Baudry).

Note 2 : Madame de Brilhac ... Louise-Thérèse-Marie-Adélaïde de Roquefeuil, fille d'Aymard-Joseph comte de Roquefeuil et de la comtesse, née de Kergus-Troffagan, naquit le 21 mai 1756 au château de Kerlouët, en Plévin. Elle fut nommée en l'église Saint-Sauveur de Rennes, le 14 février 1775, et eut pour parrain et marraine : « Monseigneur L. J. M. de Bourbon, duc de Penthièvre, gouverneur et lieutenant-général pour le Roi dans la province de Bretagne etc. ; et très haute, très puissante et très excellente princesse Madame Thérèse-Louise de Savoie Carignan, veuve de très haut, très puissant et très excellent prince. Monseigneur L. A. J. Stanislas de Bourbon prince de Lamballe ». Signé sur le registre : L. J. M. de Bourbon. Chacun connaît la fin tragique de l'infortunée princesse de Lamballe. Louise-Thérèse-Marie-Adélaïde de Roquefeuil épousa, le 16 mars 1775, dans la chapelle du château de Kerlouët, messire Charles-Dimas-Pierre de Brilhac, chevalier, seigneur du Crévy, Villeneuve. La Chapelle, le Coin-de-Lor, etc., officier du régiment du Roy-infanterie, fils unique de haut et puissant Pierre-René-Eugène de Brilhac, chevalier, seigneur dudit lieu, conseiller au Parlement de Bretagne, et de défunte haute et puissante Roberte-Françoise-Sylvestre Rogier, dame comtesse du Crévy, ses père et mère. — Ce mariage est signé par l'officiant : François Marie du Bois de Poilley, recteur de Bothoa, et J. Péron, recteur de Plévin (Registre de Plévin, Notice sur le château de Kerlouët en Plévin). Charles-Pierre-Dymas de Brilhac vendit l'office de son père au décès de celui-ci, en 1776. La fille de Charles de Brilhac et de Louise-Thérèse de Roquefeuil épousa, en 1813, Hippolyte Jégou, vicomte du Laz, fils du comte du Laz de Trégarantec et de la comtesse, née de Kersauzon (Note due à l'obligeance de M. le Conseiller Saulnier). De Brilhac, originaire de Touraine, seigneur de Nouzières, — vicomte de Gençay en 1655, — seigneur des Roches-de-Choisy, du Parc, — du Crévy, paroisse  de la Chapelle-sous-Ploërmel ; ancienne extraction chevaleresque, arrêt du Parlement 1779, douze générations. « D’azur au chevron d'or, chargé de cinq roses de gueules et accompagné de trois molettes d’or, qui est Nouzières, écartelé d'azur à trois fleurs de lys d'argent, qui est Brilhac » (sceau 1351). Jean épouse, en 1413, Guyonne de Nouzières ; Pierre, ambassadeur à Venise, en 1460 ; Charles, maître d'hôtel des rois Charles VIII et Louis XII, de 1490 à 1500 ; Christophe, archevêque de Tours en 1514-1520. Sept chevaliers de Malte depuis 1670 : un premier président au Parlement de Bretagne, en 1703 ; un maréchal de camp, en 1719 ; un abbé de Saint-Jean-des-Prés, en 1731. (Famille éteinte de nos jours) (P. de Courcy, Nobiliaire et Armorial de Bretagne, et J. Baudry).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1480, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Plévin.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivant de Plévin (Pleuvin) étaient présents :

Jehan de Canaber, archer en brigandine ;

Guillaume Canaber, archer en brigandine ;

Jehan Bertrand, archer en brigandine ;

Jehan Richard, représenté par Olivier le Coluffiec, archer en brigandine.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plévin apparaissent :

Jehan du Rest, sieur du Plessix, default ;

Olivier Canaber, sieur de Kerlouët, représenté par Alain Canaber son fils, dict faire arquebusier à cheval ;

Pierre du Vieuxchastel, représenté par son fils aîné, dict faire pique sèche

 

(à compléter)

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