Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue chez les Plésidiens

PLESIDY

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Bourbriac  

La commune de Plésidy (pucenoire.gif (870 octets) Plijidi) fait partie du canton de Bourbriac. Plésidy dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Plésidy, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de  PLESIDY

Plésidy vient du breton « ploe » (paroisse) et de « Seidi », nom conservé dans les légendes galloises (père de Kadyrieith vivant à la cour du roi Arthur) .

Plésidy, située jadis entre les bois d'Avaugour et de Léhart, est une ancienne paroisse primitive qui englobait à l'origine, outre le territoire actuel de Plésidy, ceux de Saint-Péver, Saint-Fiacre et Seven-Léhart. D'autres historiens y ajoutent les territoires de Bourbriac, Saint-Adrien, Coadout, une partie de Magoar, une partie de Kérien et prétendent que Saint-Péver, Saint-Fiacre et Seven-Léhart sont des démembrements de la paroisse primitive de Plouagat. Saint-Péver, Saint-Fiacre et Seven-Léhart faisaient semble-t-il à l'origine partie de la paroisse appelée Saint-Briac dont le siège était à Saint-Fiacre et ceci jusqu'au XIVème siècle.

Plésidy est cité dès 1284, lors d'un échange de biens entre le duc et l'abbaye de Coatmalouen (Anc. év. VI, p. 201). La paroisse de Plésidy comprenait jadis deux parties :

Plésidy en Goëlo ou Plesidy Léhart, comprenant la trève de Saint-Fiacre, Saint-Péver, Senven-Léhart et qui relevait de la châtellenie de Châtelaudren ;

Plesidy en Treguer ou Plesidy-Kerpezre, devenue la commune de Plésidy et qui relevait de la châtellenie de Minibriac. 

L'ancienne paroisse de Plésidy, qui avait pour trèves Saint-Pèver, Saint-Fiacre et Senven-Léhart, dépendait de l'évêché de Tréguier et ressortissait au siège royal de Lannion. Guingamp était sa subdélégation. Durant la Révolution, la paroisse de Plésidy dépendait du doyenné de Bourbriac.

On rencontre les appellations suivantes : par. de Plesidy (en 1284), eccl. de Plesidy (vers 1330), Ploezidi (en 1371), par. de Plesidi entre les dous bois (en 1378), Plesidy entre les deux bois (en 1428, en 1506), par. de Plezidy Lehart (en 1477), Plesidy Kerpezre (en 1581).

Note 1 : le 1er janvier 1944 est créé le maquis dit de Plésidy (capitaine Branchoux). Ce maquis subit une attaque allemande le 27 juillet de la même année.

Note 2 : la commune de Plésidy est formée des villages : Ruemorvan, Kerlouret, Izélan et Huélan, Kerbanel, Pors Chevannec, Lanlez, Tanegain, Garlouet, Claudrain, Kersière, Kerhars, Kerlan, Kerdanet, Kervénon, Kerfinit, Saint-Yvonnec, Lovancel, Trolland, Caillonan, Guernognon, le Guern, Ruemenet, Goascaradec, Kervoiziou, la Villeneuve, Kerhenry, etc...

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de PLESIDY

l'église Saint-Pierre (1886). L'église est bénite le 2 octobre 1887. Les seigneurs du Sullé étaient fondateurs de l'église primitive. Le seigneur de Keronnen possédait jadis des prééminences dans l'église paroissiale de Plésidy ;

la chapelle Saint-Yves (anciennement Saint-Jacques) datant du XVIème siècle et située place des Tilleuls. En ruines vers 1930, elle est restaurée avec élégance en 1954. Le clocher possède une chambre de cloche. La chapelle abrite une statue de saint Isidore et un Christ en croix qui date du XVème siècle ;

la chapelle de la Trinité (1799), fondée par les seigneurs de Keronnen-Kerliviou (mêmes seigneurs qu'à Bourbriac). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, restaurée en 1974. Le clocher mur a une chambre de cloche ;

la chapelle Saint-Michel du Médic (XVIIème siècle). La seigneurie du Médic possédait une chapelle placée sous le vocable de saint Michel située à peu de distance du manoir. Celle-ci, dont l'existence est attestée au XVIIème siècle, a été rebâtie à une époque indéterminée suivant un plan rectangulaire sans caractère particulier. Elle contient aujourd'hui encore le blason des Cormier dont la présence en ce lieu pourrait ne remonter qu'au XIXème siècle. Les Cormier des Longrais, plus tard nommés Cormier du Médic, sont présents à Plésidy au XVIIIème siècle. En 1738 le Médic est à Yves-Julien Cormier des Longrais, époux de Rose-Paule Alguier de Mézerac, qui possède aussi Trolan et une partie du lieu noble de Guernamelen. En 1771 cette seigneurie est à Rolland Fidèle Cormier du Médic, époux de Marie-Sainte Bual. Cette famille blasonnait « De gueules au chevron d'or, accompagné de trois croissants d'argent » (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000). Le clocher date de 1747. La nef date du XVIIème siècle. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée rachetée par la commune de Plésidy ;

la chapelle Saint-Alor (XVII-XVIIIème siècle), faisait partie de la châtellenie du Sullé dont les propriétaires successifs étaient les familles Sullé, Bleheben, Tréal, La Motte, Coligny, Rosmadec, Bégaignon, ..... Elle porte au-dessus de sa porte ouest un blason placé à l'envers qui est celui de la maison de la Motte de Vauclerc : « De gueules à trois bandes engreslées d'argent ». C'est avant 1525 que Jacques de la Motte était entré en possession de la seigneurie du Sullé par son mariage avec Anne de Tréal, héritière de cette terre. Son fils, Christophe de La Motte, ayant épousé Jeanne Bintin en premières noces puis Jeanne Visdelou succède à ses parents. La dernière représentante de cette maison à avoir possédé le Sullé est Renée de La Motte, douairière de Mareuil, épouse Jean de Poillé, qui vivait encore en 1624 (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000). La chapelle est restaurée à la fin du XVIIIème siècle ;

la chapelle Sainte Anne de Kerhenry (XVIIème siècle), restaurée en 1867 ;

le calvaire de Saint-Yves (XVème siècle), placé place des Tilleuls. Son socle présente de nombreux bas-relief ;

les croix de la route de Bourbriac (XVIème siècle), de la Trinité (XVIIIème siècle) ;

une croix située au cimetière et datée de 1731 ;

le calvaire fontaine (XVème siècle), dit Feunteun ar Ch'lan et situé rue de l'Etang-Neuf ;

les fontaines Saint-Pierre (située près du bourg) et Sainte-Anne (à Kerhenry) ;

le château du Médic (XVIIIème siècle), propriété de la famille Cormier du Médic. Ce château a subi un incendie vers 1960 et ses restes ont été déplacés en 1960 ;

le manoir de Toul-an-Gollet (XVI-XVIIème siècle), propriété successive des familles Pezron (au XVIème siècle), Bahezre (au XVIIème siècle), Du Fresne (au XVIIIème siècle) et de la famille Garspern (dès 1764) ;

les maisons du Médic (XVIIème siècle), de Kerfinit (l'une des maisons date de 1721-1725 et l'autre maison date de 1747) ;

A signaler aussi :

les menhirs de Toul-Dû (3-4 mètres de haut) et de Kailouan ou Caillouan (12 mètres de haut) de l'époque néolithique ;

la grange de Kernon (XVIIème siècle). Ancien vestige, semble-t-il, du manoir de Kernonnen qui lui, apparaît dès le XVème siècle, comme possession de la seigneurie de Kerliviou en Bourbriac. Aujourd'hui, propriété de la commune, l'édifice présente une façade puissante et un bel ensemble de cheminées, de portes, de fenêtres, sans oublier le puits ;

le village du Sullé. Il existe dans ce village un linteau de cheminée portant le blason des Lesmais, maison issue de la seigneurie de ce nom dans la paroisse de Plestin. Il n'apparaît pas qu'aucun membre de cette famille ait eu de rapport quelconque avec les possesseurs du Sullé mais en revanche il est établi que les Lesmais ont été possessionnés à Plésidy. Guillaume de Lesmais possède en 1690 les lieux de la Villeneuve-Grégoire (aujourd'hui La Villeneuve), Kerfinit et Kerseyer (Kersières). Charles de Lesmais en 1714 et Jean François de Lesmais en 1740 sont détenteurs de biens dont la nature est inconnue dans cette paroisse. Les Lesmais blasonnaient « D'argent à trois fasces d'azur, accompagnées de dix hermines de sable, 4, 3, 2 et 1 » (publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Yannick Botrel, 2000) ; 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de PLESIDY

La seigneurie de Keronnen-Kerliviou (en Kernon) possédait jadis un droit de haute justice à deux piliers qui s'exerçait au bourg de Plésidy. Propriété d'Alain de Kerliviou (Kerlevyou) en 1427. Elle devient au XVIème siècle possession de la famille de Kermabon (suite au mariage de François de Kerliviou avec Geffroy de Kermabon), puis possession de la famille de Bégaignon.

La seigneurie du Sullé, parée du titre de châtellenie, possédait jadis un droit de haute justice à quatre piliers et s'étendait sur les territoires de Plésidy (propriété d'un château en ruine dès la fin du XVIIème siècle), sur Bourbriac (propriété du manoir de Kerborzic) et sur Saint-Adrien. Propriété de la famille du Sullé, au début du XIVème siècle, puis des familles Bléheben (suite au mariage, avant 1378, de Thomasse du Sullé avec Pierre de Bléhében), Rames, au début du XVème siècle (suite au mariage de Guillemette de Bléhében avec Guillaume des Rames, sieur de Landigné), Tréal, à la fin du XVème siècle (suite au mariage de Marie des Rames avec Jean de Tréal), La Motte, au début du XVIème siècle (suite au mariage de Anne de Tréal avec Jacques de La Motte, sieur de Vauclerc). Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Coligny, Rosmadec, Derval, Jégou de Kervilio, Bégaignon (en 1644), Botherel, au XVIIIème siècle (suite au mariage de Jeanne Hyacinthe de Bégaignon avec Jean Julien Botherel de Quintin) et La Lande (en 1754, suite au mariage de Jeanne Françoise Thérèse Botherel de Quintin avec Claude Louis de La Lande de Calan).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 20 nobles à Plésidy (il y en avait 23 en 1426) :

Geoffroy ABIOU (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Henry BERNARD (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Prigent BERNARD : défaillant ;

Pean GOURMEL (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand JEGOU (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillemet JEGOU (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Nicolas KERMOYSAN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE BAHEZRE de Tennanguin (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Roland LE BRETON (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Prigent LE COLOSSUES (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LOSTIS (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Jehan OLLIVIER (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Yvon PEAN (15 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Bertrand PERENNES (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Robin PERENNES (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Prigent PERSON (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Roland PEZRON de Toul an Gollet (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

François PRIGENT (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Guillaume RIVALLEN (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Roland RIVALLEN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge.

© Copyright - Tous droits réservés.